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bruno E.
21 abonnés
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5,0
Publiée le 2 mars 2015
un vrai coup de cœur pour ce policier qui se veut le plus réaliste possible. véritable documentaire sur le quotidien d'une brigade des mœurs,d'une grande pudeur et de profondeur en même temps.on en ressort secoué.
le synopsis était prometteur et les critiques élogieuses. Malheuresement les scènes s'enchainent sans aucune consistance faisant du film une suite de clichés. Les acteurs ne sont pas non plus tous fabuleux, Joey Starr en policier est particulièrement peu crédible. Quant aux scènes censées nous dépendre le côté humain de ces policiers c'est également une catastrophe, à croire que toute leur vie perso tourne autour de leur sexualité. une vraie déception
Un film assez fort très proche du documentaire et qui donne la part belle aux acteurs qui sont formidables. La fin est bouleversante. Il mérite d'être vu
Le partage de la vie de cette brigade de protection des mineurs. Le film s'attache autant à leurs vies personnelles, à leurs relations de groupe qu'aux missions des fois très limites qu'ils affrontent. Bonne surprise de Joey Starr pas mauvais du tout. En revanche Maiwenn en tant qu'actrice...
Attention film pouvant être éprouvant pour les personnes sensibles. Ce film tourné tel un documentaire nous plonge lentement dans un univers glaçant et effroyable : celui de la brigade de protection des mineurs. On découvrira les pires facettes de l'Homme ici et la réalité est parfois incroyablement asphyxiante... Chef d'œuvre unique en son genre à voir absolument. La performance des acteurs est troublante de réalisme, mention à Joey Starr et Marina Foïs. Maïwenn nous signe là une toile de maître... 5/5
Un film dégoulinant de bons sentiments, de scènes forcées d amitiés pour faire cool. Un film de star qui font leurs stars, avec le plaisir malsain de maiwén à se filmer sous tous les angles. Essayant de mettre de l émotion chaque secondes ne faisant jamais appel à l intelligence donc démagogique. Le film d une fille de bonne famille qu on se doit d aimer parce que les puissants nous l ont dis.
Maïwenn a ceci pour elle qu'elle n'a pas son pareil pour transformer ses films en des documentaires poignants et réalistes. Et elle récidive après l'étonnant "Le Bal des actrices" (sorti en 2008) avec ce long-métrage sur le quotidien de la Brigade de Protection des Mineurs de Paris, que l'on suit pendant quelques mois. La pléiade d'acteurs (et de vedettes) présents à l'écran est complémentaire et nous livre une interprétation générale homogène de bonne qualité (ce qui est rare pour ce genre de film). Si le scénario n'évite pas certains écueils inhérents au thème traité, il a suffisamment d'intelligence pour les traiter avec la plus grande sobriété possible, et la fin, bien qu'un peu expédiée, est brutale et réussie. Le côté docu-fiction, maintenant exploité à merveille par Maïwenn, renforce la force et la portée psychologique et émotionnelle de "Polisse", au point que le film marque encore longtemps après son visionnage. Très bon cru français de 2011.
Un film choc, tourner a des moments comme un documentaire. Joye starr rayonnant, c'est vraiment impressionnant. Triste et touchant et semble coller à la réalité. Fortement recommandé.
Filmé comme un documentaire, ce film est extrêmement réaliste. Dans la lignée du « L.627 » de Bertrand Tavernier ou de la série TV « PJ », « Polisse » montre non pas le quotidien de la Brigade des stupéfiants de Paris ni la vie d’un commissariat de quartier, mais le travail pas toujours facile des agents de la Brigade de protection des mineurs de Paris. Il dresse un catalogue assez exhaustif de tout ce qu’un mineur peut subir comme outrages. Les scènes dérangeantes (interpellations musclées en présence d’enfants), les dialogues crus (interrogatoires des auteurs, témoignages poignants des victimes) mais aussi les crises de nerfs, les rares moments de détente, les fous rires nerveux des policiers (spoiler: les fellations d’une adolescente pour un portable ! ) font de ce « Polisse » une œuvre cinématographique à la fois dense et percutante. A cela s’ajoutent les problèmes personnels (vies familiales souvent désastreuses, divorces) et le mal-être des policiers du fait de leur travail psychologiquement éprouvant. JoeyStarr, l’écorché vif (en flic !, qui l’eût cru…), Karin Viard, Marine Foïs et tous les autres sont criants de vérité. Il y a beaucoup de scènes marquantes dans ce film-vérité tels spoiler: les hurlements d’un enfant enlevé à sa mère SDF pour être placé en foyer devant un JoeyStarr révolté mais impuissant ; l’énervement d’une policière maghrébine qui sort le Coran en hurlant en arabe à un père musulman : « Où est-il écrit dans le Coran qu’une jeune fille doit être mariée de force et ne pas travailler ? » ; le clash violent entre deux policières à bout de nerfs qui en viennent aux mains etc. Et évidemment, la scène finale, choquante et brutale, nous rappelle que spoiler: plus de cinquante policiers se sont suicidés rien que cette année. On sort de la projection épuisé et vidé. Bien sûr, tout n’est pas réussi dans ce film. Ainsi, le personnage de la photographe qui suit l’activité des policiers est sans intérêt. Dans le rôle, la réalisatrice s'avère une piètre comédienne. Mais surtout, toutes ces successions de drames qui défilent devant les policiers peuvent lasser comme plusieurs numéros d’une émission TV genre « Enquête d’action » mis bout à bout. Malgré tout, on tient là un film coup-de-poing qui nous plonge le nez dans la bassesse humaine. Cela sans oublier de rendre hommage au dévouement des policiers qui se donnent à fond malgré le manque de moyens et de soutient de leur hiérarchie.
Un réalisme bluffant d'un film d'une grande simplicité mais d'une grande force, montrant que chacun peut être heurté par quelque chose et touchant à un grand nombre de sujets compliqués comme la corruption, la violence, les limites des policiers que ce soit au niveau professionnel ou dans leur vie privé...
Des séquences fortes, poignantes, criantes de vérité, tournées à la manière d'un reportage. On en sort bouleversé et il y a l'image finale qui fait le lien avec l'actualité de ce que l'on peut imaginer être la vie de ce type de commissariat.
Super film montrant le quotidien des équipes de la brigade des mineurs. Super jeu d'acteurs, bon scénario et bonne réalisation, dommage que cela tourne à la dérision quelques fois...
"Polisse", c'est, sur le papier la force du réalisme documentaire face à l'arsenal de la fiction. Mais à l'écran, ce qui intéresse vraiment Maïwen, c'est moins le sujet du film (le fonctionnement de la brigade de protection des mineurs), que la mise en scène de sa troupe d'acteurs tel un magma caractériel et contradictoire, qui vibrionne dans tous les sens du terme. C'est ça, le véritable enjeu de "Polisse", les diverses scènes d'interrogatoires au contenu cru ou dérangeant ne servant finalement que de canevas aux réactions des personnages de flics, le commissariat devenant alors le grand théâtre de la cruauté. C'est la vraie réussite du film. Malheureusement, Maïwen a cru utile de développer autour des personnages des histoires hors-sujet et d'étirer son projet sur deux heures, sans parler de la fin tragique que je trouve ratée, (pas dans l'intention mais dans l'exécution...). De même, elle choisit maladroitement de mettre en avant Joeystarr dans une scène lacrymale alors qu'il n''en avait pas besoin. En effet l'acteur/rappeur convainc en effet sans peine, dans une partition pleine d'humilité et de sincérité. Dans la foulée, tous les acteurs sont excellents mais pas tous servis de la même façon. Il y a en réalité un quatuor central qui tire vers le haut (Karin Viard/Marina Foïs/Joeystarr/ Frédéric Pierrot...) et autour, des seconds couteaux pas ou peu sollicités comme Jérémie Elkaim, Karole Rocher, Nicolas Duvauchelle (dont on entend enfin la voix, d'ailleurs)... Quant à Maïwen, elle incarne une photographe qui, elle, n'apporte aucune utilité à l'histoire. Mais "Polisse" reste un film assez recommandable pour son urgence à mettre en scène des morceaux de vie et des caractères à défaut d'un d'être un véritable argument sociologique.
Polisse est un film en demi-teinte. S’il est vrai que l’intérêt du film tient à son aspect « témoignage », et que cet aspect est irréprochable, le film est pollué de scènes dont on comprend mal l’intérêt (cf. l’histoire d’amour entre Didier Morville et Maïwenn, entre autres). Les acteurs sont globalement tous énervants, quoiqu’assez justes par ailleurs, mais Joey Starr est tellement au-dessus du lot qu’il porte sur ses épaules une grande partie de la réussite du film. Sans doute exploite-t-il son caractère au mieux, écorché vif, sensible et violent. Quoi qu’il en soit, les situations extrêmement dérangeantes sont légion et alliées au sentiment d’impuissance du personnage de Joey Starr, le film achève finalement de nous convaincre. Polisse est donc un peu boiteux, mais se révèle d’une beauté qui tient à son humanité profonde et naïve.