Époustouflant. C’est le premier mot qui vient à l’esprit lorsque s’achève Polisse, œuvre d’une rare force, à mi-chemin entre le pur documentaire et la tragédie sociale. Dans ce film, Maïwenn met en scène, à partir de faits réels, le quotidien de la Brigade de Protection des Mineurs (BPM) de Paris. Le pari était risqué, tant le risque était grand de sombrer dans la caricature, le portrait à charge ou, au contraire, l’hagiographie. Or, avec une intelligence rare, la cinéaste évite tous les écueils. Il faut souligner, d’abord, l’élégance de la mise en scène et la puissance de la progression dramatique. Le film parvient à faire monter la pression crescendo tout en alternant, dans un désordre subtilement organisé, les scènes d’interrogatoires les plus sordides avec des fragments de la vie personnelle de chacun des personnages. Tous les sentiments, dans Polisse, sont à l’état brut et passent directement du film au spectateur, sans filtre. Le style s’efface, et l’on sait que c’est dans ces cas-là que le cinéma frôle la perfection. Les lumières sont chaleureuses, tamisées, ou crues selon l’intensité de la scène ; la caméra, quant à elle, colle au plus près des personnages. De fait, à l’instar du personnage que la cinéaste incarne à l’écran, le film s’efface derrière son sujet et dévoile peu à peu son incroyable richesse. Le style, contenu tout le long du film par respect pour le sujet, n’explose que lors de la scène finale, virtuose. Une fois salué le talent de la cinéaste, il reste à mettre en avant, bien sûr, le talent des interprètes, masculins comme féminins : mentions spéciales à Joey Starr, impressionnant dans son rôle de flic « tordu » par la force de sa colère, et à Marina Foïs, impeccable en lieutenant féministe mal dans sa peau. Tous les autres sont justes. Servi par des acteurs incroyables, le film de Maïwenn réussit le pari fou de rester collé aux faits les plus terribles tout en s’envolant vers la poésie la plus transparente, la plus évidente. Ce faisant, il nous parle des Hommes, avec une force et une verve dont beaucoup d'autres manquent cruellement aujourd'hui.
Je suis allé voir ce film à reculons, le sujet ne m'attirait pas, la réalisatrice et les acteurs m'attiraient moyennement. Quelle gifle! Le film m'a scotché, le sujet est totalement maitrisé et Joey Starr est vraiment grandiose, chose qu'il ne laissait pas percevoir dans ses précédents rôles. A voir donc. Vous serez vraiment éblouis.
Avant je commence je veux dire que le français n'est pas ma première langue, alors sois sympa s'il vous plait.
J'ai pensé que "Polisse" était très bon. Mais la pire chose pour moi était que je ne savait pas qu'il y aurait des descriptions graphiques que les crimes sexuelle aux enfants. Aussi j'ai pensé que la fin était très triste aussi spoiler: parce-que la femme est morte.
Polisse est vraiment une grosse réussite. Ce film prend aux trippes. On est touché, on pleure et on entre dans l'histoire. Ce film montre une police que l'on connaît moins, celle des moeurs et redore le blason de la police. On suit des hommes et des femmes qui font tout pour aider des mineurs. Beau, sensible, tendre, dure, réaliste et bien plus. Vraiment à voir.
alors Maiwenn n'écrit pas ses scénaris elle matte la télé et dit ça sera dans le film comme la scène ou une flic se fait insulter dans une caisse par une meuf de la cité façon racaille voilà le lien pour youtube watch?v=74XHdBxZUX0 de plus le coté ouais nous els flics on est une famille tous potes ridicule en plus Joey starr en Flic lol , ce film est une arnaque
Vraiment un très beau film ! A voir et à revoir, il y'a de tout, amour, haine, violence, tendresse, suspens, etc... pourtant, moi qui n'aime que très peu les "romans à l'eau de rose", j'ai été scotché par la qualité du film. Malgré la gravité des sujets évoqués dans ce film, j'y ai trouvé avec grande surprise de l'humour, bien dosé mais certaines scènes m'ont bien fait rire en particulier deux :spoiler: la scène où Audrey Lamy (Marion dans scènes de ménages) explique aux policiers "que son assistante sociale lui avait dit qu'il fallait arrêter de branler son fils...", j'ai trouvé ça aussi fort en humour (j'y vois là une "cassoss" comme il doit y'en avoir des milliers) qu'une espèce de haine à imaginer qu'on puisse faire ça, curieux comme sensation. Autre chose, la scène où une jeune fille vient se plaindre d'avoir fait une fellation pour un portable, elle surenchérit en expliquant que son téléphone "était vraiment beau" pour qu'elle en arrive à faire ça ! Incroyable !! Vraiment un film à voir.
Il est facile de se laisser happer par le chaos émotionnel que Maïwenn, en manipulatrice surdouée, a monté de toute pièces dans "Polisse" : une troupe d'acteurs disparates, censés constituer un microcosme de la France épuisée par les années Sarkozy, lancés dans des happenings à la justesse plus que variable, au sein d'un scénario feuilletonnant, inévitable en notre époque de séries TV triomphantes... avec, en contrepoint, une vision relativement juste des perversions horribles auxquelles les parents soumettent leurs pauvres rejetons. Il est également facile de rire, de mépriser même cette vision idyllique d'une police toute dévouée au sauvetage, voire au bien-être des victimes, qui pousse certaines scènes à la limite du ridicule. Maïwenn louche donc sur le beau et vrai cinéma, mais se laisse entraîner par ses démons : narcissisme, sur-psychologisation des personnages, et au final, naïveté réductrice. Pourtant, "Polisse", qui n'est certe pas le chef d’œuvre émotionnel que beaucoup ont voulu voir, n'est pas non plus un mauvais film : l'énergie brutale qui l'anime et la réussite d'une poignée de scènes (la crise entre Karin Viard et Marina Foïs, la conclusion saisissante et paradoxale, rétablissant le doute là où trop de bons sentiments avaient affaibli le film...) sauvent in extremis de l'échec.
Une étoile pour le jeu d'acteurs (sauf Maïwenn!). Voilà, c'est tout pour le positif.
Encore un film largement surestimé pour faire croire que la créativité cinématographique française se porte bien... mais quelle déception!!! Ce film n'a aucun sens, il n'y a aucune intrigue, juste des bribes d'affaires criminelles sans aucun développement ni aucune conclusion. Les scènes s'enchaînent sans cohérence ni fil conducteur, sauf les histoires de cul et les engueulades des policiers ! La belle affaire! Donc, bien sûr, pas de fin digne de ce nom, pas de résolution si ce n'est une tournure dramatique qui tombe comme un cheveu sur la soupe ! Évidemment, trait du "génie" français - mais surtout du manque de moyen patent - la caméra à l'épaule est privilégié pour faire naturaliste ce qui permet de réduire le travail de mise en scène à sa plus simple expression. Bref, ce film est un fiasco total. Préférez-lui de loin "Délits flagrants" de Depardon ou "Engrenages", la série TV.
Bon film , bon moment, orienté a gauche évidemment . Un jeu d'acteurs touchant , et une virée au fin fond d'un service peu reluisant celui de la BPM mais essentiel .