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tuco-ramirez
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5,0
Publiée le 14 novembre 2012
Paris 1828 sur le boulevard du crime. Ce boulevard parisien est bondé de théâtre où se joue des vaudevilles ; çà grouille de monde, d’artistes et de maraudeurs de tout poil. Dans cette foule vont se nouer et se dénouer des histoires d’amour entre scène et vie réelle. Garance et Baptiste en seront les acteurs principaux. Chef d’œuvre du cinéma mondial figurant dans le top ten des meilleurs films de tous les temps ; même s’il fût moqué par la nouvelle vague le trouvant vieillot. Ce film à tiroir ; plaidoyer contre l’occupation, histoire d’amour impossible, frontière floue entre la représentation et la vie réelle ; reste tout de même accessible par tous car porté par un thème universel et intemporel. Quatre hommes se battent pour obtenir les faveurs de la belle insoumise et libre Garance. Au premier rang de ses courtisans, Baptiste est un jeune insouciant, tendre et éperdument amoureux de cette femme inaccessible pour lui. Tant d’émotion passe dans le regard de celui joué par un comédien de théâtre phare de cette époque (Jean Louis Barrault). Un jeu hors pair aussi bien dans le mime que dans le parlant ; il rend un vibrant hommage à Chaplin mais aussi au taciturne Buster Keaton. Pour la réplique, la sublime Arletty offre un effet miroir dans l’expression de ses émotions à Barrault : un des couples majeurs du cinéma. Et pourtant cette idylle est impossible pour celle qui fuit dans la foule à chaque fois que sa liberté pourrait être entravée. Arletty verra sa carrière brisée suite à une histoire d’amour avec un officier allemand. La chasse aux collaborateurs ne l’épargnera pas ; elle qui considérait le cinéma comme son argent poche dira à propos de son histoire d’amour dans sa gouaille naturelle : « mon cœur est français, mais mon cul est international ». Pour ce film, Marcel Carné, déjà auteur de plusieurs chef d’œuvres (Quai des brumes, les visiteurs du soir, Hotel du Nord, Drôle de dames), s’associe avec un grand poête : Jacques Prévert. Rarement des dialogues ont autant acquis d’intensité visuelle dans un film où la voix (Fréderick est shakespearien) cherche à s’imposer par rapport au geste (Baptiste est un mime) : « vos gueules là haut, on n’entend plus la pantomime ». Les enfants du paradis porté par la prose de Prévert est un monument du dialogue cinématographique. Ce film concentre un nombre de réplique innombrable porté à la postérité ; peut être Audiard fît aussi riche. La mise en scène de Carné, entre théâtre filmé et réalité théâtrale filmée est élégante et surtout très intelligente. Par sa réalisation, la scène traduit la vie ainsi que la vie ressemble à la scène. Il nous perd entre scène et vie réel : où est le miroir et son reflet. Une des plus belles scènes du film est donc celle ou sur scène Baptiste s’aperçoit que Garance, en coulisse, est amoureuse d’un autre ; tout cela sur scène devant les yeux de la femme qui l’aime lui. Une mise en abyme de haut vol. Un délice de film que je revoyais pour la 3ème fois en 24 ans environ… 3 fois, 3 âges différents, 3 plaisirs différents mais toujours plus fort. Un incontournable.
1 . VU EN DVD : Oui, pas terrible .... Comme d'autres , je trouve ce fim surfait , ennuyeux et convenu . Carné a fait beaucoup mieux , peut-être aussi plus modestement . Et les acteurs, eux aussi , en font des tonnes ... Bon, sorry, mais on peut oublier. 2. Revu au cinéma ( la filmothèque du quartier latin, décidemment un plaisir ) ... Et bien si, c'est pas mal du tout !!! Et ce qui m'avait ennuyé ne m'ennuie plus du tout, surtout dans la seconde partie ..
CONCLUSION : Mefiez vous comme de la peste du petit écran ( même comme chez moi ch'est un grand plasma..)
Il est facile de concevoir qu'à l'heure actuelle où nous sommes nourris aux blockbusters d'action ou de comédie (pour le meilleur ou pour le pire), un film comme Les enfants du paradis est assez démodé... On peut également le prendre sous un autre angle et se dire qu'on est passé d'une fresque sentimentale grandiose, impressionnante (par sa réalisation, ses décors, ses costumes...) à des immondices comme Les nouvelles aventures d'Aladin. Et alors c'est bien simple, quand on aime le cinéma on ne peut qu'admirer le savoir-faire de Carné, les prises de risque de l'homme, surtout à notre époque, où justement celles-ci sont proscrites, on ne peut que trouver les personnages sublimes, bien écrits et bien interprétés, et je pense que ce sont des qualités qu'on ne peut qu'objectivement reconnaître au film, que derrière on arrive à rentrer dedans ou non (pour ma part aucun problème, même si j'ai moins été fasciné par la seconde partie). Donc on peut parfaitement être réac en regardant ce genre de film, et c'est rageant parce que moi je hais les réacs, et pourtant pendant 3 heures je le suis presque devenu.
Les Enfants du Paradis est sans aucun doute l'un des plus beaux chef-d'oeuvre que le cinéma français ait pu nous offrir. L'histoire qui a pour thême principale: l'amour impossible, et qui est découpée en 2 parties: Le Boulevard du Crime et L'homme Blanc est tout simplement magnifique et est servi par une mise en scène royal de Marcel Carné. De plus, nous avons le droit a un casting d'exception, car que ce soit Arletty, Jean Louis Barrault, Pierre Brasseur ou encore Maria Casares, tous excellent dans leurs rôles et donne beaucoup d'émotions à ce film. Artistiquement, le film est d'une totale réussite également, notamment au niveau des décors, des costumes ou encore de la photographie, on peut dire de ce côté là que ce long métrage n'a vraiment pas mal vieilli, et qu'il arrive même à nous enchanter par son côté poétique. Bref, il s'agit pour moi d'un classique absolu et il est à voir et à revoir sans modération.
Nous avons affaire là à un beau film, un classique de comédie romantique, surtout porté par la prestation pour le moins théâtrale de ses interprètes. Hélas, la longueur de l'histoire finit par lasser à un moment, inévitablement. On notera surtout la qualité des dialogues écrits par Prévert. L'atmosphère générale et le cadre dans lequel se déroule l'action renvoient à une époque que Marcel Carné semble regretter. Un film nostalgique avant tout, donc.
La critique de la dénommée "Kumbaya" traite ce chef d'oeuvre d'arnaque et lui reproche sa froideur. Il n'en est rien, évidemment! Un vrai moment de sincérité et d'émotion qui mérite sa renommée! Pas d'excès hollywoodiens de mélo, un peu daté certes, mais beaucoup de charme!
Considéré comme un des meilleurs films de tous les temps par beaucoup mais je préfère largement La Belle et la Bête tourné la même année. Je crois que je m'attendais à quelque chose de tellement magnifique qu'au bout du compte je suis déçue. Mais beau film tout de même.
Véritable encouragement au chauvinisme. Ode aux artistes, aux comédiens, à l'amour, à la vie, à la liberté et à Paris. Tout dans ce film est magnifique.
Les Enfants du Paradis est un vieux film assez sympathique. L'histoire est assez intéressante, avec de bons rebondissements. Le milieu artistique est plutôt bien depeint. Malheureusement, ce n'est pas vraiment mon genre de film. Les acteurs (Arletty, Pierre Brasseur, Maria Casarès, Jean-Louis Barrault) sont plutôt convaincants. Malgré le caractère noir et blanc du film, il est assez esthétique. En revanche, il vaut mieux avoir du temps devant soi ou alors le regarder en deux fois (le film dure tout de même trois heures). Un bel hommage à la scène même si le tout ne m'a pas spécialement convaincu.
Beaucoup de critiques furent faites sur ce film, tout le monde s'accorde à dire qu'il est l'un des meilleurs, pourquoi pas. De mon coté, je vais simplement rester dans l'affectif, expliquer ce que j'ai aimé ou non et éviter de faire une critique qualitative. D'ailleurs pour en avoir lu quelques unes sur le site, je dois dire que c'est pas mal de branlette intellectuel, peu d'inspiration et beaucoup de s bien, parlons peu: les enfants du paradis est un film qui joui d'un excellent scripte, les dialogues sont d'une finesse rarement égalée, une douce alchimie qui nous porte et nous transporte (la considération masculine de la beauté). Mais c'est un couteau à double tranchant, car j'ai trouvé que par moment, il y'avait trop de blabla, on se lasse, un peu. La mise en scène est trop théâtral à mon gout, soutenu par des comédiens, on le sent, d'avantage habitués au public qu'à la caméra. Rien à redire sur les décors, ils sont vraiment bluffant. La musique également, mais à un degré moindre, qui ne se coupe pas alors même que le rideau est tombé. Et pour ceux qui considère le cinéma comme un art visuel, ils apprécieront le sourire coquin d'ARIETTY.