Le Miroir
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Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2016
Premier film de Tarkovsky que je vois, ça faisait longtemps qu'il me faisait de l'oeil et je dois dire que je ne suis pas déçu. Je vais d'ailleurs me précipiter sur la filmographie du réalisateur. C'est un vrai chef-d'oeuvre, une claque de bout en bout. J'exagère peut-être un peu, j'ai surtout été emballé par le début et la fin du film, ce qu'on y trouve au milieu beaucoup moins. Je me suis un peu ennuyé même, mais rien de bien gênant, le film est là pour dégager aussi cette ambiance. En fait tout est dans ce mot : ambiance, et j'aime tellement ce qu'elle dégage, c'est même tout ce que j'aime au cinéma : de l'onirisme, de l'étrange, du mystère, de l’ambiguïté, une certaine latence, de la poésie, de la beauté - cette femme magnifique -, des souvenirs, etc. j'en passe. C'est plutôt virtuose par moments, avec une utilisation du travelling toute particulière, une vraie leçon de cinéma. Le montage aussi est très fort, on a plein de plans magnifiques, et je pèse mes mots, la scène qui suit le générique avec ce vagabond qui vient parler à la dame c'est juste grandiose, la manière qu'il a de filmer l'un et l'autre, avec ce couché de soleil. Je peux m'amuser à énumérer toutes les scènes qui m'ont plu mais on y passerait la journée. Je ne sais pas trop quoi dire sur ce film, c'est très abstrait, très sensoriel. Je crois que c'est à vivre plus qu'autre chose, après je suis sûr que c'est très profond et que si on se penchait sur l'analyse ça pourrait se montrer vertigineux. Mais là je préfère ne pas le déflorer, c'est beaucoup trop beau pour ça. En tout cas c'est une sacrée claque et une sacrée leçon de cinéma.
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2013
"Le miroir" est certainement le film le plus personnel de Tarkovski. Véritable chef-d'oeuvre, il traite des souvenirs forts de son enfance et de son couple. C'est beau, poétique et exécuté de main de maître. Touchant et inoubliable.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 14 octobre 2017
Généralement hermétique aux films qui ne disposent pas d'un « vrai » scénario, ou du moins d'un fil conducteur solide, Le Miroir ne m'a pas fait changer d'avis sur le genre. Si vous êtes adeptes d'un cinéma lent et contemplatif, ou bien féru de poésie, alors oui peut-être, pourquoi pas. En d'autres cas j'ai du mal à voir comment on ne peut pas trouver le temps extrêmement long. Le film dispose néanmoins de certains atouts à mon sens, la beauté des images d'abord, puis la manière dont le film est tourné, avec des prises longues et des points de vue nous plongeant intensément dans les scènes représentées. Le Miroir fut ma première oeuvre d'Andreï Tarkovski, et il ne m'a malheureusement pas donné envie de me plonger davantage dans le reste de sa filmographie.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2018
“Que celui qui le désire se regarde dans mes films comme dans un miroir, et il s’y verra�, disait Tarkovsky. Tout est une question de désir, effectivement...et un peu de volonté et d’intelligence, tout de même. Pour avoir vu quelques unes de ses oeuvres jusqu’à présent, le cinéma de Tarkovsky me donne l’impression d’être de ceux qui nécessitent impérativement d’être dans les dispositions idéales pour être pleinement appréciées...et ces dispositions idéales, cette appréhension du cinéma en tant qu’art total et transversal, cette obligation de maîtriser l’art et l’histoire à un degré suffisant pour comprendre et ressentir ce qui se passe à l’écran, sont devenues des compétences en sommeil, rarement mises à contribution dans le monde d’aujourd’hui (en tout cas, certainement pas à ce niveau et pour ces rausibs). A l’instar de ‘Stalker’, si vous contentez de regarder distraitement la chose, si vous en attendez une histoire, avec un début et une fin, des personnages et des faits aisément identifiables, vous risquez d’être déçu : ‘Le miroir’, c’est un voyage, qu’on devine être largement autobiographique, dans les souvenirs épars et désordonnés d’un homme aux portes de la mort, une déambulation dans laquelle le passé et le présent s’entremêlent, les rêves n’ont pas moins de substance que la réalité et où toutes les femmes ont le visage de la mère. Ni la continuité des scènes, qui sautent alternativement de l’enfance à l’âge adulte, bercées par les créations musicales de Edouard Artémiev et les poèmes de Arseny Tarkovski (le propre père du cinéaste), ni leur représentation, en couleurs ou en sépia, ne répondent à une logique bien déterminée. ‘Le Miroir’ n’obéit en rien au processus narratologique traditionnel du “Voyage du héros� mais à la logique du “Flux de conscience� : Tarkovski lui-même estimait d’ailleurs que construire le film avait exigé de lui des compétences de compositeur de symphonies bien plus que de raconteur d’histoires. Cette particularité du ‘Miroir’ suscita d’ailleurs quelques complications dans la mise sur pied du projet : le Goskino, l’organisme officiel de financement du cinéma soviétique, n’accorda des fonds à Tarkovsky qu’avec réticence, et se montra le moins généreux possible. Imperméable aux arguments du cinéaste qui défendait l’idée que le cinéma n’était pas qu’une question d’esthétique ou d’agencement des scènes mais de “représentation du temps�, le comité jugea que ‘Le miroir’ était non seulement incohérent mais ne dégageait en outre aucune signification politique, et la critique occidentale, pourtant plus ouverte aux expérimentations, fut elle-même partagée dans un premier temps. Pour en revenir en toute simplicité aux deux heures dont je disposais pour assimiler ‘Le miroir’, inutile de préciser qu’elles se sont avérées bien insuffisantes. Même en écartant le constat qu’on se sent toujours frustré et dans une position inconfortable de ne pas être instantanément ébloui par ce qui est considéré aujourd’hui assez unanimement comme un chef d’oeuvre, il reste que ‘Le miroir’ est tout sauf évident à comprendre, apprécier, raconter, restituer, pour ne même pas évoquer le fait de l’analyser. Evidemment, on peut décider de couper au plus court, refuser la promenade méditative proposée par le réalisateur, s’irriter de ses prétentions et de sa méthode et décréter qu’il ne s’agit là que d’un chaos incompréhensible de scènes éparses, certaines très belles, d’autres très quelconques, généralement reliées selon le principe éminemment subjectif de l’association d’idées. On peut aussi décider de s’y atteler avec la patience d’un maître zen, de plonger sans appréhension au plus profond de l’océan de réflexions foisonnantes que constitue le film et d’en remonter avec une clé de compréhension différente à chaque fois, ici une évocation de l’image primale de la mère qui poursuit l’homme tout au long de sa vie, pour le meilleur et pour le pire, là une introspection sur ce que recouvre le fait d’être russe. Sans verser dans un de ces deux positionnements extrêmes, il faut tout de même noter que même une approche “raisonnable�, qui ne cherche ni à tout comprendre du premier coup, ni à rejeter toute forme d’écartement de la norme, sera marquée par une certaine ambivalence. ‘Le miroir’ pourra susciter une sensation d’ennui et d’inconfort, dans le cas de certaines scènes qui paraîtront interminables, triviales et vides de sens, faute d’avoir déjà eu le temps et l’énergie de démêler leur raison d’être et de les relier à autre chose, ...et l’instant d’après, émouvoir soudainement, greffer quelque chose de durable en vous, sur le constat que les paroles, vaines et superflues, ne rendent que très imparfaitement la complexité du ressenti intérieur ou à la découverte de l’ère du bilan, du pessimisme et des regrets amers qui se conjugue comme par magie à l’âge de tous les possibles et de l’innocence perdue.
max6m
max6m

78 abonnés 180 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 octobre 2006
Comme toujours avec Tarkovski, mais plus particulièrement encore avec Le Miroir, ce film n'est pas un film au sens commun que l'on donne à ce mot. Ce film est une oeuvre d'art utilisant le support cinématographique. C'est un film à ressentir, non à comprendre. On se souvient tous d'images de notre enfance, des moments particulièrement forts qui ont marqués notre vie.. mais comment pourrait-on adapter çà au cinéma? Inutile ici de chercher une trame scénaristique ou une quelconque narration, Tarkovski nous envoie des morceaux de vies, des souvenirs, au gré de leur apparition naturellement décousue dans sa tête. Résultat: l'un des plus beaux films de l'histoire du cinéma et certainement le meilleur film autobiographique jamais réalisé. Le tout accompagné d'un travail de recherche, d'imagination, et d'innovations sur les techniques mêmes de cinéma proprement hallucinant. Charnel, complexe, intelligent, visuellement sublime et profondément humaniste, Le Miroir est un film, pardon une oeuvre, indispensable.
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 774 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 mars 2023
Souvenir d'un passé tumultueux. "Le Miroir" est un film semi-autobiographique où Andreï Tarkovski revisite son passé à sa sauce. Peut-être n'aurais-je pas dû débuter mon parcours initiatique du réalisateur russe avec ce film. Mais les choses sont ainsi faites et "Le Miroir" est mon premier Tarkovski. Pour un homme si acclamé par la critique, je m'attendais donc à pouvoir moi aussi faire partie de ce petit cercle très privé. Mais force est de constater que je ne suis pas du tout réceptif.
Avec une réalisation non linéaire, on finit complètement perdu, comme il n'y a pas vraiment de scénario, on ne sait pas trop où on va, les acteurs sont globalement tous mauvais, enfin seule la mise en scène parvient à proposer quelques idées intéressantes. Ce fut donc 1h30 de profonde déception, mais peut-être que je pourrais me rattraper avec le reste de sa filmographie.
Musomuse
Musomuse

12 abonnés 237 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2020
Typiquement je pense qu'il s'agit ici d'un film poétique sur l'ensemble. Création d'images et bien d'autres. On a tout de même une ligne directrice, le reflet et l'essence de ce reflet. Tout cela s'articulant autour du thème récurent chez Tarkovski la Russie. En opposant la campagne et la ville. Donc tradition et modernisme. Mais aussi les âges, jeunes et vieux. On a donc un dualisme omniprésent dans le film. Cela ne semblant pas linéaire je pense que le but de Tarkovski était véritablement d'expérimenté un portrait comportent une listes des choses qu'il souhaite montrer. Et Franchement y a un véritable rendu.
Seulement c'est pas très intelligible. On a pas vraiment de symbolique. C'est plus de la poésie. Pas de critique particulière autre que l'on sent bien la préférence pour le champêtre.
Je ne ne vois donc pas Le Miroir comme un film pure jus. Il s'agit d'une expérience audio-visuel. Et pour ma part je pense que le réalisateur est ici en train de mettre en place ses prochains films qui auront un message autre que les choses s'oppose. D'ailleurs c'est remplie d'idées de mise en scène se retrouvant ailleurs dans sa filmographie. Notamment dans Stalker. Ce qui est vrai comme faux.
Au fond c'est une œuvre à part entière, seulement pour moi ça me semble moins intéressant de traiter le cinéma comme un simple laboratoire. Il faut aussi savoir faire construire de manière plus traditionnel. Le concept a des limites que l'on doit considérer. Donc c'est bien beau et temps mieux. Profitons de choses plus captivante.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 26 février 2010
Certes, la réalisation est superbe, les acteurs excellents, et certains plans, beaucoup même, relèvent plus de l'oeuvre d'art que du simple cinéma. La scène où l'héroïne se lave les cheveux est tout simplement formidable. Lynch a beaucoup copié ce film dans Inland Empire, et Hideo Nakata n'a en fin de compte pas inventé Sadako, Tarkovski a crée cette image en premier. Mais, malgré tous ces nombreux avantages, c'est à mon sens un film très ennuyeux. Beaucoup vont hurler à l'hérésie et penser que je suis un stupide béotien, néanmoins, je continuerai d'affirmer haut et fort que je préfère de loin Conan le Barbare, qui, quant à lui, ne laisse guère de place à l'ennui.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 septembre 2012
Le miroir est au-delà de la fiction, au-delà du documentaire. Le miroir révèle le reflet brûlant de notre mémoire intime.
Caverneux Boutonneux
Caverneux Boutonneux

8 abonnés 55 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 août 2022
Je suis fan du style d'andreï Tarkovski, cependant je dois bien admettre que j'ai vraiment du mal avec Le Miroir. Si la scène d'intro m'emballe totalement, la narration non-linéaire me perd bien vite et je décroche au bout d'une heure. La réussite esthétique ne m'aide même pas à me maintenir éveillé face à ce somnifère sur pellicule. Peut-être est-ce seulement la vie du réalisateur qui ne m'intrigue pas, en tout cas je n'ai clairement pas été passionné par cette autobiographie originale certes, mais trop pénible à regarder.
David Chollet
David Chollet

7 abonnés 21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 février 2023
L'aboutissement de l'art si singulier de Andrei Tarkovsky. Petit avertissement : si vous n'avez rien vu de ce cinéaste, il est préférable de ne pas commencer par ce film si énigmatique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 août 2012
En effet, vouloir décrire ce film semble un peu vain, tant les pistes pour le décrypter entièrement sont indénombrables. Les facettes de ce Miroir sont nombreuses: discours humaniste, dernière confession d'un mourant, poème cinématographique hautement érotique (au sens de vertige) et sensuel, prière hérétique, métaphore de l'histoire de la Russie, grande messe païenne et mystique dans laquelle Tarkovski semble offrir son âme. L'un des rares films à intégrer la notion d'espace et de temps dans son montage, ses mouvements de caméra presque aquatiques et sa bande-sonore. Ce qui donne au film un aspect toujours fuyant et crée un sentiment d'inquiétante étrangeté rare. Le Miroir rappelle au spectateur des sensations liées peut-être à son enfance et qu'il pensait avoir oublier. L'oscillation entre rationnel et rêve plonge dans un état de demi-conscience. Le cinéaste suggère ici quelque chose de sauvage, d'intime, lié à tout ce qui fait que nous sommes humains ou plutôt tout ce qui nous rend notre humanité. La foi en quelque chose d'invisible, de puissant. Ce qu'on appelle parfois dieu. Le Miroir interroge sans cesse. Qu'est-que la mémoire, intime, collective ? Qu'est-ce que la Russie ? Qui sommes-nous ?
En bref, l'une des œuvres majeures de l'histoire de l'art. Oui. Carrément.
Vi.Carlito
Vi.Carlito

5 abonnés 11 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 novembre 2014
Une mise en scène virtuose et un concept intéressant mais Tarkovski semble oublier son spectateur et se perd dans de trop longs dialogues que l'on peine à suivre.
TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2025
Punaise, alors là il va être difficile de faire une review correcte et qui a du sens car, j'ai envie de dire que, “Le Miroir“ de Tarkovski m'a laissé avec un sentiment très étrange, voir inconnu. J'ai plongé pendant 1h40 dans un monde parallèle ou même plusieurs, je ne sais pas. J'ai compris le film sans le comprendre.

Déjà, au bout de 20 minutes, j'ai été obligé de mettre pause tant ce que j'observais me paraissait si irréel. Je ne comprenais pas où j'avais atterri. La mise en scène de Tarkovski est parfaite. Chaque plan est voué à être iconique comme si c'était finalement des images de notre vie qui nous avait marqué.

Andreï Tarkovski nous perd dans son récit et il réussit à dilater l'espace et le temps. Qu'est ce que le passé, le présent et le futur ?
Il joue sur ça et nous manipule comme le montre la première scène du film avec la séance d'hypnose à la TV. Je pense que, selon Tarkovski, le cinéma est une issue unique pour manipuler le spectateur, si il en ressort grandit intellectuellement après la sortie du cinéma, c'est que cette séance a parfaitement fonctionné. C'est comme cela que je l'interprète.

C'est là que rentre aussi un autre point fort du film c'est son montage. On navigue entre toutes sortes de séquences: des flashbacks, des images d'archives....

Finalement, Tarkovski avec tout ce dispositif essaye de montrer que racontait sa simple vie n'est pas forcément le moyen le plus pertinent pour la comprendre. Il est nécessaire de parler aussi de tout ce qui a orbité autour de notre vie et des personnes qui ont contribué à ce qu'elle existe. Une vie, elle est construite par des millions, des milliards d'individus tous égaux. La vie n'a pas de sens si on est seul, faut-il encore être adapté à vivre dans le monde dans lequel on vit.

Voilà, une envie très nette de le revoir pour mettre tout ça bien en ordre car tout cela reste encore très flou dans mon esprit.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 mars 2008
Le chef d'oeuvre de Tarkovski, meilleur que Solaris.Un film qui se ressent autant qu'il peut se comprendre. Laissez-vous emporter...
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