Un film poignant tiré de la vie d' Omar R. On y découvre des infos qui n'avaient pas filtré dans la presse. On en sort bouleversé et révolté. Que fait la justice ? Beau jeu d'acteur.
Ce film est grandiose et poignant. Sami Bouajila, jusque-là très bon acteur dans sa carrière, a monté en gamme. Il est extrêmement talentueux et bouleversant : au-delà de la simple transformation physique, il s’est véritablement imprégné du personnage. Son interprétation est digne d’un césar, c’est incontestable. Il ne faut pas non plus oublier la prestation de Denis Podalydès. Il magistrale dans le rôle de l'enquêteur. Le second point fort est que le film pointe avec minutie les zones d'ombre de cette histoire vraie et, plus largement, de la justice française. Roschdy Zem met en avant un point de vue tout en retenant sa colère. Il expose les faits, ce qui conduit à un récit parfaitement raconté. Le cinéma utile, c’est ce cinéma. Bravo.
Le film est dense et court (1h20), peut-être un peu trop dense et un peu trop court pour que tous les aspects du dossier soient proprement exposés. Il est par exemple très peu question de la fameuse faute d’orthographe que Ghislaine Marchal, aurait fait au moment de son agonie. Ce « R » qui aura fait coulé tellement d’encre est à peine évoqué dans le film de Zem, et on ne peut qu’en ressentir une certaine frustration. Le scénario est entièrement à décharge, ce qui fera surement tiquer plus d’un spectateur mais Roschdy Zem n’a jamais prétendu résoudre à lui tout seul cette affaire tortueuse. Il prend le parti du doute et souligne avec une certaine efficacité les failles de l’accusation en omettant (c’est vrai) les éléments à charge qui ont surement été présentés à l’époque. Les reconstitutions du procès sont des scènes assez emblématiques de ce point de vue puisque seules les plaidoiries sont montrées, le réquisitoire étant carrément passé sous silence. Sur le fond, Zem ne présente pas Raddad comme évidemment innocent puisque magrébin, ce serait ridicule et contre-productif. Il montre en revanche que cet homme n’avait aucune chance face au système. Ne sachant ni lire ni écrire et parlant à peine le français (ce qui lui sera carrément reproché pendant le procès comme la preuve qu’il est un immigré n’ayant fait aucun effort pour s’intégrer, dans une scène très courte mais saisissante), Raddad était coupable idéal pour… Mais pour qui au fait ? Qui a trouvé confortable et rassurant (et pratique !) que le jardinier marocain soit l’assassin de sa riche patronne ? Là dessus, Roschdy Zem esquisse quelques pistes, de façon très ténue et évidemment très prudente ! Voilà pour le fond. Quant à la forme, c’est très bien réalisé (avec quelques gros plans très à propos et très beaux) et l’interprétation est formidable. Je passe rapidement sur les performances de Maurice Bénichou et Denis Podalydès très impliqués dans leur rôle pour souligner l’intensité inouïe de l’interprétation Sami Bouajila. Dans le rôle d’un homme digne, silencieux, écrasé par son destin, il serre le cœur dans chaque plan, faisant passer toutes émotions du monde dans son simple regard, une performance assez incroyable pour cet acteur qui n’a encore prouvé toute l’étendue de son immense talent.
A voir! Un très bon film qui retrace cette triste définition de l'injustice... La prestation de Sami Bouajila dans le rôle d'Omar est excellente. On n'en ressort pas indifférent
Très intéressant on comprends mieux l'affaire "omar m'a tué", aller voir ce film si vous vous intéressé à l'affaire. L'acteur principal joue avec un réalisme impressionnant.
Voila deux minutes que je suis planté devant mon PC pour savoir comment vous donner l'envie de voir se film. A première vue on se dit ouais on n'y va et là le film commence.... On est plongé tout de suite dedans de part le jeux des acteurs et surtout la compléxité de l'histoire. Sami Bouajila ainsi que le reste de la troupe nous met une vrai claque, les émotions positif ou négatif sont là.... On a cette impression d'être entrée dans l"intimité d'Omar et de sa famille à travers les plans du film ainsi que le le sénario. Ce film doit être vue de pour nous faire réfléchir car le réalisateur nous laisse indirectement le choix de penser qu'Omar est coupable ou non. Pour ma part, en sortant de se film la seule chose que j'ai envie de dire et Pardon Monsieur Raddad d'avoir put penser que vous êtiez coupable. Enfin se flm est sur le même registe qu'INDIGENE Merci encore pour se film...........
Encore un film polémique et démagogique. Trop de cliché, trop facile. C'est le gentil jardinier arabe contre le méchant état français raciste. Ce film manque d'objectivité et c'est bien dommage. Aucun intérêt.
Excellente interprétation ! PAr ailleurs je suis restée sur ma faim car la culpabilité ou pas d Omar reste encore en suspens dans mon esprit , car avec toutes les preuves présentées je n arrive pas a comprendre comment la justice n a t elle pas révise le procès .........
La trame narrative du film peut paraitre déconcertante, mais amène une ossature à ce film.Le film se positionne clairement du côtè d'omar en essayant mollement de démontrer les faiblesses de l'accusion.On notera cependant une extrême sobriété du scénario qui ne juge, ni accuse, il n'apporte aucune piste ni aucun point de vue.Autre point qui peut apparaitre négatif c'est ce sentiment flagrant du réalisateur contre la justice.Pour finir l'idée d'incorporer une enquête journalistique au récit n'est pas dénuée d' un certain intérêt .
Le film nous présente une fresque d'injustice dans l'affaire Omar Raddad. En effet, La vulnérabilité de certaines personnes pour des raisons sociales ou intellectuelle facilite la tâche à la justice pour désigner un coupable et aux journalistes pour braquer les caméras sur la nouvelle star du média. Ce qui est intéressant dans le film c’est la manière dont réagit les personnes qui sont censées de respecter le principe d'égalité et de la présomption d'innocence quelques soit l'origine et le statut social de l'accusé. Je pense au propos du juge sur la connaissance d’Omar Raddad de la langue française. Le film mérite de faire le déplacement pour le voir non seulement pour le côté emblématique de l'affaire mais pour le plaisir de vivre l'événement avec des acteurs talentueux.