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Requiemovies
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2,0
Publiée le 26 juillet 2010
Le problème du film est sans doute le métrage lui-même puisque la série se suffisait à elle-même, étant conçu comme telle et ne pouvait être tronquée. On assiste alors à une tout autre œuvre, loin d’avoir l’intérêt de la série qui avait su par « des choix » judicieux de réalisation nous faire vivre un moment télévisuel non formaté et bienvenu de par son sujet. Nous sommes alors dans le trop récurrent cinéma d’argent voulant amortir au plus la production d’une œuvre télévisuelle, en somme Carlos version cinéma, version tronquée, n’existe pas. La forme est en beaucoup trop décousu, pourrissant ainsi le fond original.
Réalisé pour la télévision dans un format 3x110 minutes (5h30), le biopic d’Olivier Assayas présenté hors compétition a finalement pu bénéficier d’une sortie au cinéma, tronqué de la moitié pour l’occasion (2h45). Mais contre toute attente, le nouveau montage est une belle réussite qui, sans surprise, décevra ceux qui l’auront déjà découvert dans sa version intégrale sur Canal+. Olivier Assayas nous replonge pour l’occasion au début des années 70 et part à la rencontre de Ilich Ramírez Sánchez, surnommé de son "nom de guerre" : Carlos. Un terroriste d’une violence redoutable mais aux prises d’otages quelques peu ratées. Très médiatique, il a su se forger une image auprès des journalistes. Olivier Assayas réalise là un passionnant biopic aux ellipses inévitables pour ce format (qui n’en reste pas moins palpitant, de la prise d’otages de l’OPEP à son périple à bord du DC-9 avec tous les ministres). Olivier Assayas confirme son statut de réalisateur éclectique et prometteur.
Si vous en avez la possibilité, préférez la version de 5h30 à cette version raccourcie de 2h45. Car malgré sa longueur, Carlos était un bloc qui explorait un contexte politico-historique et la psychologie d'un personnage plus impliqué dans son image que dans les causes qu'il était censé servir de manière intolérable. Or ici, certaines scènes-clés sur la personnalité du personnage disparaissent, la scène de l'attentat à Orly est passée à la trappe, c'est surtout la dernière partie qui fut le plus amputée. Car si le téléfilm souffrait d'un affaiblissement dans sa seconde partie et de longueurs dans la fin de sa troisième, ici, les coupes faites déséquilibrent l'ensemble. Le début a trop d'ellipses et on s'y perd un peu, dans le film c'est accentué à cause des coupes. Paradoxalement, cette version, bien que plus courte, est beaucoup plus ennuyeuse car trop bancale : on sent le manque de certaines scènes, la personnalité de Carlos paraît trop confuse et insuffisamment approfondie. Le résultat n'est pas catastrophique, les qualités du téléfilm sont là, malheureusement il constitue un tel bloc qu'il est impossible de le couper sans nuire à l'ensemble ce qui est le cas ici. Encore une fois, si vous avez l'occasion, allez voir la version de 5h30 en salles ou alors investissez dans le DVD mais épargnez vous cette version "courte" qui ne présente que très peu d'intérêt.
Quelques semaines après la diffusion à la télé de la version longue du film (près de 5 heures!), il est difficile, après la sortie au ciné de cette version amoindrie, on ne peux plus se permettre de se plaindre de ses nombreuses longueurs ni de l'uniformité linguistique (le fait de voir tout le monde parler français rendait lui faisait perdre beaucoup de crédibilité!) et le jeu d’Edgar Ramirez est irréprochable. Certes Assayas n'a pas fait la bêtise de Soderbergh dans son Che de parler de révolution sans évoquer la politique, mais dans son film, et en particulier dans la seconde moitié, ce sont les actes illégaux, en l'occurrence pour le compte de l'Irak puis de la Syrie, qui semblent passer à l'impasse alors qu'ils étaient évoqués sur le petit écran: Aussi impressionnante que puisse sembler la prise d'otage de l'OPEP, c’est quand même dommage de voir ensuite Carlos ressembler d'avantage à un homme d'affaires qu'au criminel le plus recherché au monde... L’autre erreur que l’on peut faire à ce montage court est de nous priver également du personnage du maitre Vergès qui fait froid dans le dos!
Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos, est interprété par Edgar Ramirez qui donne le rythme à ce film, magnifique interprète, puissant, charismatique. Le film nous emmène dans l’univers de ce terroriste propalestinien, . Très documenté, il est authentique, mais cela reste une fiction. Je n’ai pas vu la version 5 heures mais celle ci est formidable. Le rythme est impressionnant, des moments d’accalmie et des moments d’une rare violence. Olivier Assayas ne juge pas le personnage, il se contente d’apporter la vérité et les faits. Carlos est un personnage égocentrique, haineux, manipulé par différentes organisations et très violent.
Film très instructif sur les groupuscules d'extrême gauche qui agitèrent le monde des années 70 ou 80, à travers ici la vie de Carlos davantage tournée dans la lutte pour la libération de la Palestine... Les événements et les rencontres semblent très fidèles à la réalité (Magdalena Kopp ou Nada et bien d'autres... d'ailleurs tous les noms de l'époque sont affichés), et le rythme est tonitruant pour faire tenir 20 ans en 2h45... L'acteur principal joue bien mais agace un peu avec son accent et son cheveu sur la langue. L'ambiance est crédible ainsi que les divers lieux ou Carlos s'est aventuré. Dommage qu'Olivier Assayas le réalisateur n'ait pas mis en scène Jacques Vergès, l'avocat qui défendit ce "hors la loi" sujet à polémiques.
En dépit de coupes assez importantes par rapport à la mini-série, un portrait assez incroyable, complexe et profondément analysé de l'un des terroristes les plus mondialement et tristement connus. Aucune folie dans la mise en scène mais un impressionnant travail de documentation pour un réalisation qui se veut réaliste et crédible. Edgar Ramirez est remarquable de justesse.
Version abrégée de la série en trois épisodes, Carlos light pèse quand même 2h45. Porté par un certain souffle dans ses deux premiers tiers -notamment comme cela a été signalé un peu partout lors de la prise d'otages de l'OPEP-, le film manque un peu d'air dans le dernier tiers: celui où Illich s'asphyxie petit à petit sous nos yeux. Armé de sa caméra sur l'épaule et d'une documentation intense, Assayas ressasses les même problématiques quant à l'émergence d'un espace mondialisé mais oublie peut être, cependant, de délivrer un véritable point de vue sur son objet, le gauchisme qui se mue en terrorisme.
Olivier Assayas nous dévoile Carlos, une passionante interprétation du célèbre terroriste. Entre reportage et thriller, on apprécie la surprenante prestation de Édgar Ramírez et son équipe tellement justes... Même si niveau intrigue, on préfère la série, les 2h30 ne vouent pas à l'ennui.
Bien réalisé, "Carlos" est doté d'un travail minutieux pour avoir de bonnes informations. En effet, le scénario est réaliste avec un côté fictionnel pour entraîner pleinement le spectateur. De plus, la mise en scène est satisfaisante et les acteurs sont convainquants. Ainsi, le film se voit comme une oeuvre intéressante et divertissante.
Le film est intéressant par l'authenticité des faits et le rythme bien cadencée de sa trame malgré ses 2h40! Les acteurs jouent très bien mais 2 choses sont pénibles pour moi: une bande son nulle, mais vraiment nul , les rythmes musicaux sont décalé avec l’époque du film, on y trouve un semblant de The Cure , du funk , du hard rock parfois bref une bande son qui gâche bien certains passage. Il aurait fallu du mélodramatique pour ce style de film non ? et la 2e (inévitable) chose, il y a trop de sous titres des discussions arabes et autre et c'est pénible à lire tant il yen a !
Beau boulot. Après avoir réalisé des films très atypiques, Assayas relate une histoire vraie avec une mise en scène beaucoup plus classique que par le passé. Minimum requis pour toucher un public plus large. Le film est bien foutu et intéressant, il mérite un deuxième visionnage pour en comprendre toutes les subtilités. En effet, on ressent par moment les coupes, il faudra que je regarde la version de 5h… Edgar Ramirez est excellent dans ce portrait de Carlos, très bonne trouvaille !
C'est la version ciné et condensée d'un téléfilm diffusé sur Canal+, fruit d'un important travail d'enquête. Olivier Assayas et Dan Franck, au scénario, ont dû faire avec les zones d'ombre de l'histoire pour s'approcher au mieux de la réalité, sans se fourvoyer dans la "mythologie romanesque" de Carlos. Cela semble réussi. En matière de reconstitution d'attentats, Olivier Assayas s'arrête à la prise d'otages lors du sommet de l'OPEP, à Vienne. La suite est un itinéraire géographique complexe, où se superposent les stratégies opportunistes du terroriste et les ambitions géopolitiques de divers États (Algérie, Irak, Libye, Syrie, URSS, Soudan...). D'un réalisme captivant, sur le vif, le film d'Olivier Assayas plonge avec une énergie et une passion communicatives dans l'histoire trouble de Carlos. Le récit n'est pas toujours limpide (à cause, probablement, des coupes opérées dans le téléfilm) et ne lève pas le mystère Carlos, mais permet de mieux cerner les contradictions et paradoxes de l'homme : monstre froid et jouisseur, militant dévoué mais égocentrique, "démocrate" et tyran, manipulateur et manipulé, servant des idéologies opposées, cédant à tous les extrémismes politiques... Bref, une personnalité insaisissable, donc un beau personnage de cinéma, interprété par un acteur, Edgar Ramírez, dont la performance physique est impressionnante (César 2011 du meilleur espoir masculin).