La Dernière Piste
Note moyenne
3,0
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122 critiques spectateurs

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selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 février 2014
La réalisatrice de "Old Joy" (2006) retrouve son actrice de "Wendy et Lucy" (2008) la charmante Michelle Williams pour un western qui se veut hors des sentiers battus. La réalistrice retrouve également Jon Raymond, romancier et scénariste déjà auteur de ses propres adaptations, à savoir les précédents films de Kelly Reichardt. Ce dernier a écrit le scénario à partir des cahiers intimes des protagonistes de cette histoire vraie qui se serait déroulée en 1845... Ils auraient remarqué que dans ces cahiers les hommes décrivaient surtout leur route et les femmes leurs tâches ménagères (?!) dites moi pas que c'est pas vrai (?!), tout ça pour inspirer à la réalisatrice un western très et trop contemplatif, pour un rendu très et trop lent. Derrière la volonté affichée de réaliser un western hyper réaliste la cinéaste signe surtout un film dont l'histoire est aussi vide que banale ; une petite caravane de colons qui est obligée de faire confiance à l'insu de leur plein gré à un sale peau-rouge... Bref dans le fond rien d'extraordinaire si ce n'est que la forme prend le parti d'être aussi épuré qu'ennuyeux. Les états d'âme sont d'un commun aussi classique que le style veut faire illusion. Le choix de tourner en format carré 1:33 au lieu du traditionnel 2:35 est tout aussi prétentieux, rappelons que nombre de westerns mythiques ont déjà utilisés ce système comme plusieurs films de Anthony Mann. En vérité sous couvert de faire un western hyper réaliste Kelly Reichardt a surtout signé un western d'un ennui certain, dans le genre mieux vaut voir "Gold" (2013) un western allemand de thomas Arslan.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juillet 2011
Avec "Old Joy" et "Wendy et Lucy", la réalisatrice Kelly Reichardt est devenue une des révélations majeures du jeune cinéma américain. C'est sans doute pourquoi "la dernière piste" vient d'être couvert d'éloges par la critique française dans sa grande majorité. Est-ce mérité ? Ayant adoré "Wendy et Lucy", je partais avec un apriori favorable face à ce qui était présenté un peu partout comme un western. En fait, "la dernière piste" est au western ce que le mouvement slowcore est au rock : on avance lentement, rien n'est souligné, la tension nait d'une certaine forme de somnambulisme. Dans ce film la conquête de l'ouest redevient ce qu'elle a dû être dans la réalité : un lent cheminement dans lequel il est important de ne pas se perdre, avec la peur de manquer d'eau et la crainte de se trouver face à face avec une tribu indienne. Ici, un guide, Stephen Meek a entrainé un petit groupe de colons sur ce qu'il a présenté comme étant un raccourci. ils se sont donc éloignés des autres colons qui suivent la piste de l'Oregon. L'indien qu'ils rencontrent va-t-il les conduire vers leur salut ou vers la mort ? Le film alterne plans fixes et mouvements de caméra très limités. Parfois, la caméra observe de très loin ce petit groupe, parfois, au contraire, elle scrute en gros plan les expressions des personnages. Petit à petit, le spectateur a l'impression de faire partie de cette poignée de colons, au point qu'on a du mal à quitter le film. Il n'empêche que la première demi-heure du film est quand même quelque peu soporifique !
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2011
Ceux qui essayent de vendre La dernière piste comme un western n'y sont pas, il s'agit d'un road movie passionnant, en costume. A travers des paysages magnifiques, des colons américains tentent de rejoindre l'Oregon. Une épopée magnifiquement filmée.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2026
Le cinéma peut être une proposition de connexion émotionnelle par le visuel mis au service de l'action spectaculaire, il peut aussi l'être par le partage de l'intériorité émotionnelle par le partage de la mémoire implicite ( émotionnelle ) du cinéaste à celle du spectateur.

C'est à cette dernière proposition que s'inscrit la cinéaste nord américaine Kelly Richards, au même titre que d'autres cinéastes artisans du slow cinéma ( Lisandro Alonso, Bela Tar, Lav Diaz, Sharuna Bartas, Pedro Costa pour ne citer que quelques noms ).

La dernière piste c'est une tranche de parcours effectué par trois couples de pionniers, au travers de l'extrême ouest américain, en 1845.

Rencontre en deux sociétés closes ( pilgrims et celle d'un indien ) incompréhension mais ouverture possible l'une à l'autre, construite sur le respect, la bienveillance et la réciprocité. La thématique présentée dans " La dernière piste " -2010- est intemporelle, inscrite dans l'histoire de l'humanité.

On retrouve la coloration marron, celle de la terre, des origines telluriques de la planète, qui renvoie à celle du caractère archaïque, originel des comportements humains, que l'on retrouve aussi comme un fil conducteur, dans le récent " The mastermind ".
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 août 2011
Kelly Reichardt signe un troisième film d’une indépendance encore marquée tout en s’aventurant sur la pente du western. Cette avec l’identité visuelle qui la caractérise depuis son premier long que Reichardt décide de traiter ce parcours de « colons » de l’Ouest. En ressort un film à l’espace infini et à la portée immense. Précise dans la captation des gestes courants, le film est lent et ne fonctionne que par ce rythme. La réalisatrice dans cet espace du Grand Ouest n’avait d’autres choix que d’affiner ses cadres, de leur donner des aspects de tableaux. Cela offre à son cinéma un nouveau traitement qui peut perturber pour qui n’est pas préparé à cette façon de faire, ce cinéma là, aride, vif, où dans une pseudo improvisation tout est finalement très préparé. A la fin, comme une promesse, seul reste l’espace ouvert à tous les possibles. Le chemin parcouru et le temps passé avec eux fait figure d’un cinéma utile, voir nécessaire. La dernière piste où la parabole inconsciente de ce qu’était le cinéma « avant ».
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 août 2022
"La dernière piste" donne à voir une image réaliste et pas toujours sympathique de ces migrants vers le grand Ouest, à l'époque de la conquête. Vanité, lâcheté, racisme sont des tares déjà bien présentes dans ce 19ème siècle pendant lequel l'homme "civilisé" a décidé de s'installer sur des terres hostiles, souvent vues à tort comme des eldorados, au détriment des peuples qui les habitent déjà. Le film de Kelly Reichardt ne contient pas une once de gras : il est sec et direct, comme le jeu de Michelle Williams, encore une fois parfaite.
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 août 2011
Avec La Dernière Piste, l’américaine Kelly Reichardt continue d’exploser – et de la plus belle des façons – l’imaginaire du voyage et des grands espaces américains. Tourner pour elle un western ne semblait mieux tomber, mais elle s’en approprie les codes et la mythologie pour les passer au tamis de ses thèmes habituels. Cela donne un film extrêmement contemplatif et lent, où l’action quasiment réduite à néant se niche dans la répétition des gestes et des corvées quotidiennes. Dans les montagnes désertiques et rocailleuses de l’Oregon, une caravane composée de trois familles tente de retrouver sa piste, menée par un trappeur hâbleur. Lorsque leur route croise celle d’un Indien, alors que les conditions du voyage se sont déjà considérablement dégradées, c’est l’instinct de survie qui est ici engagé. Filmé en format 4/3 qui emprisonne volontairement le décor en y enfermant les personnages à l’horizon bouché, La Dernière piste est un film sur l’errance d’un groupe d’individus, la quête d’un avenir meilleur. Le film réussit la double gageure de démythifier la légendaire conquête de l’Ouest et de redonner leur juste place aux femmes dont Kelly Reichardt épouse constamment le point de vue. Pacificatrices et conciliatrices, elles évitent le pire en gardant la tête froide. D’abord documentaire en dépeignant le cheminement lent et épuisant des caravaniers, le film se charge peu à peu d’une tension palpable. Parfait exemple d’épure, l’aridité et la linéarité des paysages se communiquent à l’atmosphère envoûtante du film. La sobriété et la rareté des dialogues confèrent à La Dernière piste une dimension spectrale et lui font toucher la grâce.
SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 février 2013
En 1845, dans l'Oregon, trois familles engagent Meek, trappeur, pour les guider à travers les hauts plateaux désertiques. Très vite, ils s'égarent sur cette terre hostile. Les rations d'eau diminuent et l'angoisse s'installe peu à peu.

Ce qui surprend immédiatement c’est le format carré de l’image, sa qualité vidéo très moderne et les costumes qui sonnent un peu faux. On a l'impression de regarder une reconstitution filmée plus qu'une pure oeuvre cinématographique.
Ensuite, on remarque la place que la réalisatrice donne au silence et au vide, vide qu'impose l'immensité de l'espace, vide que commande la routine de cette marche sans fin. L'ennui fera donc partie du voyage de ces pionniers du grand ouest et du spectateur.
Cette marche longue, pénible et inquiétante, habillée d'austérité, illustrée de paysages impressionnants et de visages marqués pourrait être intéressante si elle était ponctuée de quelques évènements autres que les gestes du quotidien. La seule évolution réellement marquante est celle de la place des femmes, reléguées aux rôles d'observatrices silencieuses en début d'aventure qui évoluent vers le rôle de décideur au fur et à mesure de l'aventure.
C'est un peu juste pour passionner vraiment.
www.zabouille.over-blog.com
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mai 2025
La Dernière Piste est un film où l’on avance pour reculer. Où l’horizon, au lieu de libérer, enferme. Kelly Reichardt ne filme pas l’Ouest, elle en filme la perte. Elle ne cherche pas l’Amérique, elle la questionne dans ses oublis.

Le format carré () étouffe d’emblée toute velléité d’expansion. Il n’encadre pas un territoire à conquérir, mais cerne des corps, des figures comprimées, ralenties. Le paysage, au lieu d’ouvrir l’image, la referme. Plus on avance, plus on doute de l’avoir jamais quittée.

Reichardt choisit l’abstention comme poétique. Elle retire les éléments du western comme on gratte la peinture pour retrouver la toile : la violence, le cavalier solitaire, les fusillades, le fantasme de la frontière. Ce qu’il reste, c’est le grain, la poussière, les gestes infimes, l'attente. Une femme qui regarde. Des hommes qui se trompent.

Meek, le guide, est un personnage trompeur : non parce qu’il agit, mais parce qu’il parle. Il parle trop. Il comble l’inconnu par des récits absurdes, des anecdotes coloniales déguisées en expérience. Il incarne le verbe dominateur, celui des vainqueurs de l’Histoire. Mais ici, cette parole ne séduit plus.

Et face à elle, l’Indien capturé reste muet, non pas comme un mystère à déchiffrer. Un refus de se faire traduire. Un refus d’entrer dans la fiction du colon.

La Dernière Piste n’est pas un film historique, mais un film d’archéologie : une fouille lente dans les strates du mythe américain. Reichardt ne filme pas les pionniers, elle filme ce qui les traverse : la peur, la fatigue, l’opacité de l’autre, l’ignorance crue.

Et pourtant, malgré cette austérité radicale, il y a dans ce film une beauté qui résiste. Une beauté sèche, osseuse, dépouillée, mais profondément habitée. Chaque plan, chaque regard, chaque silence porte en lui une densité tragique.

Alors oui, La Dernière Piste est bien un western. Mais c’est un western vu depuis le seuil. Depuis la marge. Depuis les silences. Un western désorienté, désarmé, qui ne cherche pas à reconquérir le genre mais à le laisser s’éteindre doucement, dignement.
Vixare
Vixare

43 abonnés 369 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2013
La Dernière Piste est un OVNI dans le genre du western. Un film très original qui renonce au spectaculaire pour privilégier le plausible, l'authentique. L'ambiance de ce film est d'abord très intéressante, le paysage et l'environnement au sens large y tient un rôle prépondérant, et les silences ont une importance clé. Kelly Reichardt nous parle ici des relations entre l'homme et la nature, de la survie de l'homme dans un environnement qui lui est inconnu. Les relations entre personnages sont assez intéressantes à analyser, notamment après l'apparition du personnage indien. L'ensemble se laisse regarder avec un réel intérêt, cependant le manque de rythme peut parfois gêner.
Fbienne D
Fbienne D

16 abonnés 95 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juillet 2011
Amateur d'action, s'abstenir. Ce magnifique western est centré sur les femmes. Pas de combat, juste la lente et douloureuse traversée d'un désert sans fin, au rythme des tâches quotidiennes.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 avril 2011
Après son excellent Wendy et Lucy (2009), la réalisatrice Kelly Reichardt retrouve pour la seconde fois l'actrice Michelle Williams et nous entraîne en plein coeur d'un western pas comme les autres et qui devrait à coups sûr, en dérouter ou en rebuter plus d'un ! La Dernière piste (2011) part à la rencontre d'une poignée de pionniers à la conquête de l'Ouest, trois chariots traversant des déserts arides et où les points d'eau se font rares. Trois couples qui ont engagés un pisteur afin de les guider à travers les montagnes décide d'empreinter un raccourcit sur une piste non tracée. Plutôt beau-parleur alors que son sens de l'orientation lui fait défaut, la caravane commence a tourner en rond et les esprits s'échauffent, ne sachant plus à qui faire confiance, la soif et l'instinct de survie n'étant plus que leur principales préoccupations. A cela s'ajoute la capture d'un indien qui rôdait près de la caravane, un étranger qui est très mal vu auprès d'eux (la peur de l'inconnu et ne comprenant pas son langage). Kelly Reichardt filme l'errance de ces colons, durant plus de 100 minutes, elle nous renvoie en 1845 au coeur de magnifiques décors arides, terres sauvages vierges de toute civilisation. A tous ceux qui s'attendent à voir un western conventionnel vont être déçu car il n'en est rien, la mise en scène est apathique et risque de faire sombrer certains dans une somnolence partielle. La fin quant a elle s'avère très frustrante, d'autant plus que l'on ne s'y attend pas et qu'on l'aurait préféré moins déconcertante.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 juin 2011
Wouaaaaaaah. Gros baillement.

Des femmes traversent une rivière avec des paniers sur la tête. Une autre lit la bible. Un essieu casse, il faut le réparer. Un oiseau passe dans le ciel. Un chapeau s'envole, il faut courir pour le ramasser. Des nuages passent devant la lune. Dans le ciel il y a aussi le soleil. Un homme grave "LOST" sur un bois mort. Un indien apparaît, qui va tomber amoureux d'une boîte à couture. La nuit il fait noir. Les femmes ont des jolis bonnets. Une femme est gentille. Un homme est méchant. Il y a aussi un oiseau dans une cage et une horloge qu'il faut jeter. A la fin, il n'y a pas de fin.

Wouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah. Plus gros baillements. La critique s'extasie sur ce petit bout de film au format carré, sans que je m'en explique la raison. Si Le désert des Tartares au far west revu par Antonioni vous dit, le film est pour vous. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 août 2011
Beau western contemplatif et humaniste. Le rythme peut paraître long mais s'inscrit pleinement dans l'esthétique du du film qui combine tradition hollywoodienne (hommage à un genre presque disparu) et modernité de style. Michelle Williams trouve l'un de ses meilleurs rôles.
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 octobre 2012
Peu de choses à dire de ce film, à l’image de son scénario assez plat et manquant de tension. Kelly Reichardt, la réalisatrice, nous invite à faire un bout de chemin avec trois familles de pionniers qui tentent de rallier l’Ouest à travers les déserts des Rocheuses guidés par un ancien trappeur, las ce dernier semble rapidement perdre son chemin et les doutes commencent à apparaître parmi les pionniers. De longues marches dans des paysages arides et souvent plats où la seule chose vivante semble être une herbe anémique et jaune, voilà ce qui constitue le seul horizon de ce film durant une heure quarante. Les péripéties de nos aventuriers se révèlent plates et même l’arrivée d’un indien, qui va se retrouver charger de les guider en remplacement du trappeur, ne change pas la donne et l’on de retrouve dans le même paradigme de doute quant au chemin et à la survie du groupe qu’avant son apparition. Le film déjà pas bien passionnant donne alors carrément l’impression de tourner en rond. On ne retire qu’ennuie et agacement devant ce spectacle aussi aride que le paysage et seule l’interprétation de Michelle Williams semble donner un peu de vie à ce long métrage neurasthénique. Au finalement seuls les paysages et leur mise en scène donnent une valeur à ce film, même si leur monotonie, qui fait bien ressentir le désespoir de ces naufragés, finit aussi par lasser. Un film désespérément plat qui ne parvient jamais à donner une émotion que ce soit aux personnages ou aux spectateurs et se traîne comme les premiers sans vraiment donner l’impression qu’il sait où il va. Visionnage hautement dispensable.
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