La Dernière Piste
Note moyenne
3,0
652 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

122 critiques spectateurs

5
11 critiques
4
33 critiques
3
27 critiques
2
23 critiques
1
16 critiques
0
12 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
orlandolove
orlandolove

176 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juillet 2011
J'avais beaucoup aimé "Wendy et Lucy" le précédent film de Kelly Reichardt. J'ai également apprécié cette "Dernière piste", voyage sans retour dans le désert. C'est lent mais sans que l'on ne s'ennuie. Les acteurs sont tous très bons. La fin peut surprendre car très ouverte.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 3 septembre 2017
Loi des séries : comme pour « La taularde », « La dernière piste » a la même approche avec son point de vue sonore. Comme pour « La taularde », « La dernière piste » est réalisé par une femme. Devrais-je conclure que les femmes sont plus sensibles au réalisme sonore ? La mini caravane composée de trois chariots avance au rythme d’une roue qui grince, de sabots qui martèlent le sol, de pieds qui se traînent, du frottement des robes, du vent qui fait claquer la toile des chariots. La caméra prend son temps. Comme elle prend son temps pour capter les gestes de la vie au quotidien lesquels participent à cette ambiance sonore comme laver une écuelle au bord de la rivière, comme l’installation du campement, comme la collecte des fagots, comme le crépitement du feu, comme les voix étouffées des hommes en conciliabule, inaudibles aux femmes qui s’interrogent. A cela s’ajoutent la fatigue, la crasse que l’on devine sur les visages, les mains. Trois familles placées sous la confiance de leur guide, Meeks, qui paraît tout aussi perdu qu’elles. Et puis, il y a cet indien, seul, qui les observe de loin puis capturé. Entre bienveillance et méfiance, les familles sauvent l’indien d’une mort souhaitée par Meeks, grande gueule et raciste. On est loin des codes classiques du western. Ici, pas de bons contre des bandits, pas de cow-boy contre les indiens, pas de course poursuite. Ce film véhicule une once d’humanité. Je dis once parce que la fin me laisse sur ma faim ; on n’en saura pas davantage car la réalisatrice abandonne le spectateur assez subitement. A nous de nous interroger comme Emily (Michelle Williams) le fait en suivant des yeux l’indien qui prend l’initiative de continuer la route. A nous de penser si la part d’humanité de ces familles déshydratées se poursuivra. Ambiance sonore, film en format carré, « La dernière piste » pourrait être considéré comme un film radical ; c’est plutôt sa fin qui l’est. A voir en V.O malgré tout !
Charles G
Charles G

35 abonnés 627 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juillet 2011
Huis-clos en plein désert ? Quoiqu’il en soit, on voit ici que la peur est bien plus grande quand il ne se passe rien que dans l'action. L'attente, le doute, le désespoir de ne pas savoir où on est et où on va sont les pires ennemis que l'on puisse avoir dans le désert. Le rapport à l'étranger est également traité. Mettre sa vie dans les mains d'un inconnu complètement différent au lieu de la confier à un semblable clairement incompétent n'est pas aisé. Quelques longueurs malgré tout.
eliacam
eliacam

24 abonnés 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juin 2011
Un film a voir, une vraie creation, un regard nouveau sur le western, loin des heros a la john wayne, avec des hommes et aussi des femmes ordinaires qui ont peur, qui ont soif, qui sont sales et ont faim. Une description nouvelle de la ruee vers l'or.
Alasky

464 abonnés 4 740 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 novembre 2012
C'est un Western, mais pas un Western d'action. Donc adeptes de l'action attention, vous risqueriez de le trouver soporifique. Drame psychologique intimiste, La Dernière Piste écorne le mythe du rêve américain. Les images hypnotiques, sublimées par une musique aérienne, raviront les amateurs de l'Ouest américain. La lenteur de ce film est délicieuse et l'on croit vraiment faire partie de ce convoi de pionniers; bon casting, Michelle Williams est formidable et une fois de plus, j'applaudis Paul Dano.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

169 abonnés 1 796 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2014
1845 en Oregon, cet état est à conquérir, désert, non peuplé et ne fait pas encore partie des EU. Une caravane de trois chariots, hommes femmes et enfants traversent ces montagnes désertiques. Perdus dans ce désert ils font confiance à un trappeur pour les conduire à un point d’eau. Leur instinct de survie les poussera ensuite à faire confiance à un indien taciturne et isolé comme eux.
Au rythme lent de la marche de cette caravane, ce western très contemplatif hyper documenté se présente comme une scène originelle de la conquête de l’Ouest. Ici, on n’est très loin des westerns de l’âge d’or d’Hollywood où les indiens belliqueux mettaient systématiquement les caravanes en péril et les blancs étaient tous courageux. Fini depuis longtemps la vision glorieuse de la ruée vers l’ouest. Là, la réalisatrice s’attarde à nous montrer chaque objet, détail, geste avec beaucoup de précision ; on n’a très vite l’impression d’être avec eux dans cette lente procession. De plus elle nous montre ces gens perdus avec une économie de mots et d’effets, c’est quasi documentaire. Leurs motivations à se lancer dans une telle aventure ne sont pas abordées ; on est loin des flashbacks lourdingues utilisés dans un autre film minimaliste mais plus survival récent ; « Essential Killing ». La sobriété de cette œuvre peut paraître austère, elle renvoie plutôt à l’intensité d’une telle aventure. Ce film est plein de vide, de non événements, de personnages épurés ; la trame scénaristique est pauvre et cependant le moteur fictionnel dramatique tourne à plein régime. C’est surtout qu’à mi-parcours, avec l’arrivée de l’indien, il pose des questions morales, humanistes sur les rapports avec l’étranger très profondes malgré une maigreur quasi maladive du contenu. Quelques situations et quelques mots posent une nouvelle donne que chaque personnage à intériorisé ; très fort. D’autres films à ce moment là auraient basculés dans des dérives moralistes faciles ; là, Emily devient le personnage principal et montre au combien le besoin de survie guide l’être humain ; égoïste mais réaliste et juste. La scène où elle recoud la chaussure de l’indien dit tout de la situation. Emily répond froidement à une autre femme choquée par ce geste qu’elle prend pour un rapprochement par cette phrase : « je veux juste qu’il me doive quelque chose ». Le spectateur comprend que ce qu’il aurait pu prendre pour de l’empathie n’en est pas. Et tout est dit.
A voir absolument malgré un côté austère limite amish par moments.
Dans Critikat, Clément Graminiès écrivit à sa sortie : « D'une intelligence rare, le film saisit par sa pureté esthétique (les modèles hollywoodiens semblent revenir d'entre les morts) et son acuité – parfois déstabilisante – à poser de véritables questions morales. »
Kloden
Kloden

149 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 septembre 2014
Le western est mort depuis bien longtemps. Son agonie, les derniers grands classiques de John Ford l'avaient déjà bien comprise quand les western spaghetti de Leone ou Peckinpah se délectaient de ses restes, et ce ne sont pas les hommages appuyés d'Eastwood qui écrivait son propre mythe sur le souvenir du genre qui y auront changé quoi que ce soit. Aujourd'hui, mis à part quelques nostalgiques (Kevin Costner avec Open Range, Ed Harris avec Appaloosa...), plus grand monde ne semble croire à une possible résurrection quand la civilisation a laissé derrière elle la représentation constituée par ces vieux portraits de la conquête de l'Ouest. Dorénavant, l'utilisation d'un des plus iconiques des univers d'Hollywood est souvent un prétexte, purement mercantile (le remake de 3:10 to Yuma par James Mangold) même s'il est efficace, on encore simple appui sur lequel rebondissent des auteurs aux préoccupations finales bien différentes de ce que racontait le western (The assassination of Jesse James by the coward Robert Ford en est un joli exemple). Quelques exceptions malgré tout, persistent à perpétuer l'agonie d'un genre dont la conclusion ne semble toujours pas trouvée. La dernière piste est indéniablement de ceux-là, bien qu'il trace un sillon unique, qui le rend proprement incomparable. D'une intelligence certaine, ce troisième long-métrage de Kelly Reichardt saisit à bras le corps le début de la conquête du continent par un inattendu traitement crépusculaire qui fait de l'Amérique un pays mort-né, construit artificiellement par une peuplade qui n'aura jamais su s'emparer réellement de l'esprit de ses terres. Une terre dont la minéralité du film de Reichardt cherche bien plus à capter la réalité que celle des hommes qui se meuvent sur son sol, en inadéquation totale avec sa nature véritable. Un propos plein, assumé jusqu'au bout et mâtiné de quelques considérations morales neuves qui redonnent à penser entièrement les valeurs de l'Amérique toute entière. Le problème, c'est que la force implacable amenée par le minimalisme austère et le refus de toute progression narrative s'accompagne d'une lenteur qui menace tout l'édifice et en fera sans doute tomber plus d'un de sa selle. D'autre part, je ne vois pas la réelle plus-value d'un retour au format 4/3. Un choix qui il est vrai rajoute un peu de profondeur de champ à un genre qui s'y doit beaucoup, mais dont la volonté de se replacer dans le cadre du western originel parait aussi relever d'une once de suffisance. En tout cas, Meek's Cutoff est un O.V.N.I. à nul autre pareil, qui témoigne d'un vrai respect pour ce qu'est le cinéma et d'une vision nouvelle, posée avec envie et assurance. Je verrai d'autres Kelly Reichardt, c'est certain.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 juillet 2011
Je ne me suis jamais autant ennuyé durant un film , le jeu des acteurs ne vaut rien et l'histoire des pionniers est vraiment mal interprète ... Une catastrophe ! Ne perdez pas votre temps ni votre argent !
annatar003
annatar003

74 abonnés 852 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 octobre 2011
LE FILM que l'on ne peut regarder qu'une seule fois. Rarement film n'aura été aussi mou sur nos écrans. Le réalisme émanant de "La Dernière Piste" n'a pas son pareil dans le style western, mais de là à nous livrer cette promenade au cœur des grands espaces américains il y a une marge. Car en effet, le film est rythmé par le son des calèches qui avancent péniblement dans l'inconnu. Pas de dialogues (peut-être une page et demie), pas de musique ou du moins très peu et de l'action n'en parlons pas... Il est certain que ce film ne plaira pas à tout le monde. Malgré la présence de bons voire très bons acteurs, Michelle Williams en tête suivi du jeune Paul Dano et de Will Patton, le peu de temps qui est consacré au vécu des personnages les empêche de nous donner la profondeur attendue pour un long-métrage où les péripéties sont absentes. N'utilisant en majorité que des plans très larges, le spectateur se retrouve tel un aigle à surveiller la longue, très longue marche de ce petit groupe de personne au milieu de nul part. En clair, pas d'action, pas d'émotion, on se demande bien quel était le but de "La Dernière Piste", donner une idée du ressenti des personnes ayant braver la conquête de l'Ouest ? Si la réponse est un ennuie quasi mortel et bien Kelly Reichardt a bien réussit son coup.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 12 juillet 2011
Western atypique, et pourtant archi-classique dans la plupart de ses thématiques -relations colons/autochtones, soif d'or et ruée vers l'ouest-, La Dernière Piste, qui après Old Joy et Wendy & Lucy est définitivement la cinéaste du vagabondage,vaut surtout cette appelation de par sa mise en scène. A coup de plans fixes silencieux montrant l'avancée du groupe de droite à gauche, vers l'ouest, et des paysages toujours deserts. Malgré la cohérence d'un tel dispositif -montrer l'isolement du groupe au sein d'étendues sauvages in-civilisées- , l'ennui gagne peu à peu le spectateur qui ose faire montre d'impatience, et la volonté évidenté de Ricard de ne pas trancher peut agacer et montrer, malgré l'excellente prestation globale des acteurs, la vacuité d'un tel projet.
Gilles P
Gilles P

22 abonnés 553 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 juillet 2011
Une étoile pour les images et l'interprétation, puis pour le reste, c'est d'un ennui profond. Un film sans début ni fin et aucune histoire digne d'être raconter au milieu, la dernière piste est une voie sans issue !
traversay1

4 526 abonnés 5 441 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juin 2011
Le cinquième film de Kelly Reichardt, le second consécutif avec la toujours remarquable Michelle Williams, est un western. Choix surprenant, pour une réalisatrice qui aime à évoquer des destins individuels davantage qu'à intégrer la notion de groupe, en l'occurrence des "pionniers" en route vers l'ouest ? Oui, mais finalement, non. Le western est un genre majeur qui, au-delà de ses codes, permet à un metteur en scène de le modeler à son propre univers et de lui donner un style, comme une marque de fabrique. La dernière piste n'est pas autre chose pour la cinéaste, une occasion de peaufiner sa manière, si particulière, et, tout en restant fidèle aux fondamentaux du western, de lui fabriquer une forme, rarement, si ce n'est jamais vue. Un film lent et contemplatif, diront ses détracteurs. Certes, c'est exact, mais cette austérité et cette exigence nous offrent un film organique, proche de la nature, plus dans une veine mystique que mythique, avec un refus catégorique du spectaculaire. Kelly Reichardt a choisi les paysages plats de l'Oregon, plutôt que ceux, plus évidents, de l'Arizona ou du Nouveau-Mexique. Leur nudité et leur sécheresse contribuent à accentuer l'impression d'isolement et de perdition de cette petite troupe, d'où émergent peu à peu des figures fortes de femmes (encore un aspect peu traité dans les westerns classiques, hormis dans l'excellent Convoi de femmes de Wellman). Une communauté perdue en plein désert et un étranger auquel elle doit confier son destin. La fin du film est ouverte, elle n'en est que plus belle.
The Quiet Man
The Quiet Man

1 abonné 23 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 septembre 2014
Beuh C'est quoi ce film ?
Pas de début , pas de fin , pas d'action ..... Je sais bien que la réalisatrice a voulu priviligier l'authentique au spectaculaire ( histoire inspirée de faits réels qui se seraient passés sur la piste de l Oregon en 1845 ) .
Seulement il fallait le dire que c'était un simple documentaire et non un film !
Malgré un casting de rëve ( Will Patton, Paul Dano, Michelle williams, Bruce Greenwood .... ) , on s'ennuie ferme .
Une étoile pour Michelle Williams qui a un rôle un peu plus etoffé que les autres .
cinono1

376 abonnés 2 315 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 avril 2013
Le voyage de cette communauté s'avère langoureux, intriguant et est une habile métaphore du destin d'une poignée d'individu partagés entre les vertus d'un guide aux valeurs ancestrales mais redondant et l'inconnu representé par un étrange indien. Le récit pourtant se délite peu à peu et le scénario est aussi sec que le chemin parcouru. Et le film aurait pu au moins faire l'économie d'une fin ouverte
islander29

1 044 abonnés 2 709 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juin 2011
Quelle surprise ce western, très peu de violence, un scénario lent et précis, des paysages à couper le souffle, on est dans un autre regard sur le Western, dépassionné mais passionnant...Des dialogues et une atmosphère art et essai, le film est dans un registre d'une grande originalité qui défie les conventions du genre pour nous faire approcher un mythe moins inaccessible de cette période américaine..Il s'agit de traverser le désert en compagnie d'un guide trappeur en conflit avec la rudesse bienveillante d'un indien....C'est un film austère (un peu comme La Route)et réaliste mais d'une grace que j'ai trouvé très émouvante...J'ai vraiment aimé.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse