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Tumtumtree
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4,0
Publiée le 11 août 2011
Œuvre magnifique que ce western des origines. Le cinéma américain, après avoir mythifié cette épopée ou n'en avoir gardé que les moments les plus spectaculaires, livre ici une vision historique et authentique de ce qu'a été cette lente colonisation d'un immense territoire quasi-désertique. Le film endosse le rythme envoûtant de ces journées où l'on marche dans le silence au milieu de paysages vides. L'attention est sans cesse relancée. Tantôt par l'aspect documentaire qui nous montre des familles dont on comprend qu'elles ne se connaissaient pas avant cette aventure et qui cohabitent comme des voisins en perpétuel déplacement. Tantôt par la magnificence de la mise en scène dont la lumière, le son et la couleur sont particulièrement travaillés. Tantôt par l'observation si juste du rôle des femmes sans cesse mises en valeur de plan en plan, par des gros plans de visage ou par des plans larges les montrant marchant seules derrière le cortège. Tantôt par les débats de plus en plus urgents pour savoir qui croire entre un vaniteux blanc et un homme-enfant indien. La fin, qui en décevra peut-être beaucoup, était probablement la meilleure façon de souligner la part philosophique et métaphorique de cette caravane que nous avons croisée le temps d'un film. Une nouvelle étape dans l'histoire d'un genre qui se réinvente sans cesse.
Le bon cinéma indépendant Américain renoue enfin avec le genre western.
La dernière piste réaliser par une femme comme quoi certaine savent faire des films.
Le festival de Cannes lui ne le remarque pas toujours et sélectionne des films de réalisatrices souvent pas très bons afin de contenter les associations féministes de plus en plus virulentes.
Ce film aurait donc fait bonne figure à Cannes à la place d'autres films.
Il raconte l'histoire de trois familles qui traversent l'Oregon afin de se rendre à la terre promise de l'or et de la richesse.
Mais entre temps tout ne va pas se passer comme ils l'attendaient, la faute à un guide mythomane qui perd la route et leurs fait aussi perdre la boule.
On retrouve dans ce film, une histoire ayant certaines similitudes avec des films cultes comme "Aiguirre la colère de dieux" ou encore "Apocalypse now"
Ou encore d'autres similitudes avec le cinéma indépendant Américain Contemporain qui semblent de plus en plus faire de l'étrangeté et du mystérieux, l'intrigue majeures " Martha Marcy May Marlene" et "Take shelter".
Réalisation très classique, photographie magnifique. Grand espaces que la réalisatrice arrive à s'approprier en créant une atmosphère de néant effrayante.
Le film nous met face à des questions primordiales.
Qu'aurions nous fait à leurs place dans leurs situations?
Ici pas de grands héros, ni de légende inventé, voici un témoignage de ce que fut la véritable conquête de l'ouest.
Si l'on juge ce film à l'aune des western classiques et des blockbuster, on est forcément déçu. C'est un film austère et difficile d'accès à plus d'un titre . Il faut sans doute d'abord le lire comme un film politique , métaphore d'une Amérique égarée confrontée à l'étrangeté de l'Autre . C'est aussi un hommage au courage dépourvu de tout lyrisme de ces pionniers de l'Ouest. Le réalisme du film ( minimalisme , éclairages naturels , ennui assumé , multitudes des détails , musique rare ... ) renforce cet hommage sans pathos et qui refuse la péripétie . Cette errance dans une nature âpre , belle , indifférente est aussi une quête : une quête de sens ( famille , richesses , foi...) , une quête de soi ( puis je survivre , me dépasser , me contrôler , m'oublier , faire CONFIANCE ?) . Une métaphore cruelle de l'existence aussi : venir de nulle part , partir vers nulle part , pour quoi ? , pourquoi? ; tandis que l'eau s'amenuise...Enfin ce film est un regard de femmes (réalisatrice ou personnages) où les hommes n'ont d'ailleurs presque pas de visages ( absences de gros plans ) sauf l'Indien , cet Autre absolu sur lequel chacun projette ses fantasmes et ses préjugés . Un Etranger absolu et un frère humain si proche... Film très intelligent donc , épuisant donc, sans aucune vocation à nous distraire . Mais quand l'ambition intellectualiste évite la prétention bouffie et la gratuité , on en redemande. [spoiler: spoiler][/spoiler ]
Un western singulier qui s'apparente presque à un retour aux source du genre. Loin des péripéties en tous genres, bien au contraire, la Dernière Piste demeure brillant essentiellement grâce à sa sobriété et son calme tempérament. Une mise en scène assez classique qui surprend par son efficacité. Le temps défile rapidement et, bien que l'intrigue mette un certain temps à décoller, on ne se lasse pas. Étonnamment, j'ai du mal à me faire un avis au sujet du casting. En effet, si on connaît déjà Michelle Williams (Blue Valentine, My Week with Marilyn...) et Paul Dano (The Ballad of Jack and Rose, Gran Torino...), on ne peut vraiment dire si, dans la Dernière Piste, tous les acteurs sont bons ou mauvais. Enfin, le format carré de l'image ajoute une bonne dose de charme à l'univers bâti par Kelly Reichardt et semble ainsi faire ressusciter les plus grands westerns de l'âge d'or (j'entends d'un point de vue esthétique). Bien entendu, ce charme est aussi dû aux fabuleux décors, grandement mis en valeur par une photographie de qualité. En bref, La Dernière Piste est un très bon western.
Film intense, austère, plein de silence, d’attente et de temps qui passe. La caméra s’attarde avec précision sur les gestes les plus simples du quotidien et donne une impression d’intimité avec les personnages perdus dans cette immensité. Filmé sans pathos, en évitant la péripétie et l’anecdote, ce western atypique, réalisé par une femme en privilégiant le point de vue féminin du groupe, pose des questions sur l'espoir, la confiance et le partage. Une réalisation classique impeccable : c’est superbement filmé avec minimalisme et précision et magnifiquement photographié.
Après Old Joy, Wendy et Lucy, Kelly Reichardt poursuit son oeuvre, singulière, autour des mêmes thèmes, l'errance, la solitude, une certaine forme de désespérance, ici celles d'un petit groupe perdu dans les grands espaces américains. C'est le genre choisi qui surprend le plus de la part de la réalisatrice. Mais du western, elle ne garde que le lieu d'action et le but, la conquête de l'Ouest. Bref, la plus simple expression. Dans ce film : pas de chevauchée fantastique, pas de règlement de compte, pas de souffle épique. Juste quelques pionniers qui en bavent dans un environnement vide, sec et poussiéreux. Image et son, très soignés, sont au service d'un cinéma-vérité : rendre compte du quotidien d'hommes et de femmes ordinaires, lancés dans un périple qui les dépasse. On est avec eux, on observe leurs gestes, on ressent leur incertitude et leur inquiétude. Le format carré de l'image participe de cette focalisation, limitant la "dilution" de l'action dans les grands espaces. Sur le principe, ce western-road-movie réaliste est à la fois original et intéressant. En pratique, il n'échappe pas aux écueils de son parti pris : longueurs, ennui... D'autant que le minimalisme de Kelly Reichardt se radicalise de film en film : son histoire est particulièrement pauvre en événements dramatiques. Malgré ce dépouillement narratif, la réalisatrice cultive tout de même un mystère, une tension, autour des questions de confiance, de survie. Mais elle les cultive... pour mieux nous laisser en plan. La fin, abrupte et totalement ouverte, distille le vague sentiment d'avoir été entraîné pour rien, presque d'avoir été floué. La sensibilité à l'originalité du projet, à la qualité de la réalisation, disparaît au profit d'une grosse frustration.
Voilà un film déroutant, comme en témoigne la diversité des appréciations des spectateurs. Bien que je ne sois pas un aficionados des westerns, je me suis laissé gagné par l'ambiance de ce film. Le jeu précis des acteurs, l'ambiance sonore, les paysages contribuent a créer une atmosphère très prenante. En outre, loin des clichés du genre, les colons hommes et femmes et l'indien donnent corps à cette histoire. Moins lyrique que True Grit, La dernière piste est un film original qui fait parfois penser à Into the Wild. Ne peut cependant plaire à tout coup.
Et si la limite de l'Homme était justement ce qu'il cherche, sans même y voir, à atteindre ? Et si le but était à la fois ce qu'il est et ce qu'il détruira ; la fin en somme ? .. 1 ) Ce film n'est pas un Western ! 2 ) Ce film est globalement ennuyant, les scènes à haute tension sont inexistantes, les face à face, propre au genre, quasiment insignifiants et le scénario tout à fait vide.. 3) Ce film est sauvé par la beauté de certains plans entrainant un sentiment d'insécurité toujours présent et ainsi une peur pour les personnages qui, peut-être, découle de ce que les Westerns spaghettis nous ont inculqués ; honneur, mort, gloire, peur, haine, vengeance.. Mais finalement, ici nous avons surtout le droit à de la lenteur.. Assez décevant sans être mauvais !
Voilà un film qui ose... le temps et l'espace! Une histoire sans enjeux à la pelle mais qui pose un regard simple et acéré sur une époque qui a encore beaucoup à nous apprendre...
Difficile de se passionner pour ce western languissant et contemplatif. Les partis pris de mise en scène, l’économie de dialogues, le statisme des situations, tout cela aurait pu être jugé audacieux mais malheureusement la sauce ne prend pas et l’ennui domine. L’intervention du personnage de l’indien en milieu de film nous fait quitter partiellement notre torpeur mais les insuffisances scénaristiques nous empêchent toutefois de compatir au sort de cette poignée de migrants en quête d’un monde meilleur. Sans début, sans fin, le récit s’enlise inexorablement mais nous offre tout de même la possibilité de pouvoir goûter, le temps d’une séance de cinéma, aux effets d’un anxiolytique sans la délivrance d’une ordonnance de médecin.
Admirablement filmé, ce western a la particularité d'être magnifiquement contemplatif. Les 7 premières minutes sont sans dialogue. Seules les paysages immenses de ces vallées désertiques parlent. Puis on découvre peu à peu la vie quotidienne de ces trois familles isolées, austères, croyantes, et perdues au milieu de nulle part, en compagnie d'un guide qui se révèle un fieffé crétin. On pense très fort à Terrence Malick, mais Kelly Reichardt a son esthétique propre et s'inspire sans copier. L'histoire devient passionnante quand les colons capturent un Indien isolé. Ils hésitent entre le tuer et se servir de lui pour trouver de l'eau. Commence une étrange épopée où les colons suivent cet Indien sans pouvoir communiquer avec lui. Ils hésitent à lui faire confiance. Prépare-t-il un piège? Les mène-t-il à une source d'eau, ou vers des guerriers qui les scalperont? L'effrayante altérité de l'Indien est admirablement rendue, ses rites étranges, son parler incompréhensible, sa totale indifférence face à la mort. En l'apprivoisant peu à peu, les colons apprennent aussi à comprendre la terre immense dans laquelle ils comptent s'installer, et prospérer. Très bonne réussite que ce western tourné sans un seul coup de feu. Seule réserve : la fin un peu abrupte et trop allusive. On aurait aimé un épilogue à la hauteur du reste du film.
Un des westerns , le plus nul de tout les temps ! Le scénario , l' histoire n'est pas terrible , pas formidable . Et en plus , il n' y a pas du tout d' action . Ce western est mou , lent et ennuyant ! Que du bla bla , de la parlotte !
« La dernière piste » est l’antithèse du western classique. Les amateurs de gunfights et autres poursuites endiablées à chevaux en seront pour leurs frais. Le film est une ode à la lenteur où la scène d’action la plus « violente » est un chariot de pionnier qui dévalent la pente d’une colline. Une fois cette mise au point faite, « La dernière piste » est un petit bijou de film contemplatif qui s’apparente à un documentaire historique. L’histoire met en situation trois familles perdues sur les pistes de l’Oregon à cause d’un guide raciste et incompétent. L’apparition d’un Indien (« à l’esprit d’enfant ») va bouleverser ce microcosme. Le plus intéressant dans cette « déambulation » est (a) le souci apporté par la réalisatrice, Kelly Reichardt, au réalisme et à la reconstitution historique (un couple qui parle dans la nuit à la lueur d’une pâle lampe à huile, les voix, la lumière, pas d’artifices) et (b) les rapports entre les protagonistes : pas de propos outranciers malgré les tensions, les avis des uns et des autres sont écoutés, et la résilience de chacun au bord de l’épuisement. La fin est la meilleure qui soit car elle ne résout pas le problème « par magie ». Ma seule réserve, le format carré qui sert certainement à donner un sentiment d’oppression dans un large espace. J’aurais préféré, à l’inverse, qu’on insiste sur l’aspect « perdus dans des espaces à perte de vue ». Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1).
Kelly Reichardt entre dans la cour des Grands avec ce western "au féminin" magnifique. Après le fort sympathique Wendy & Lucy elle signe ici un film plein de maturité avec une mise en scène très accomplie, les acteurs sont excellents (surtout la star montante Michelle Williams), et les paysages à couper le souffle sous fond de western "sans cowboys". La Dernière Piste aurait dû être primé au festival de Venise mais bon le père Tarantino voulait donner le prix à son ex...La Dernière Piste est un film à voir sans hésitation, savourer l'atmosphère de cet époque et vous en sortirez heureux !