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Olivier L.
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2,5
Publiée le 30 septembre 2015
surestimé sur le fond... probablement novateur pour son époque , mais en dessous des films à suspense de notre époque .Reste les acteurs , et l'ambiguité quasi-permanente des êtres et des situations dans une époque chaotique ; époque qui me parait ressembler à celle vers laquelle nous nous dirigeons
Il y a beaucoup de longueurs dans ce film... On s'ennuie. On peut s'endormir... L'histoire n'est pas super originale, pas prenante et pas drôle. Bref, passez votre chemin, vous gagnerez votre temps !
Malgré des longueurs vers le milieu, voici un classique du film noir, dans le fond et la forme. L'aura d'Orson Welles a tellement marqué le film que l'on l'en croit souvent l'auteur. Certes, son apport n'est pas négligeable, tant au niveau du style que de la définition du personnage de Harry Lime. Mais "le troisième homme", c'est aussi le travail d'un grand romancier, Graham Green. Son univers de personnages ambivalents aux prises avec les soubresauts politiques du monde contribue largement au pessimisme cruel du film. De plus, peu de films restent aussi intimement liés avec une ville que le fut the third man avec la Vienne d'après guerre, entre champ de ruines et souvenirs d'une opulence passée. La capitale autrichienne convient à merveilles à cet hommage stylistique à l'expressionnisme germanique, tout en contrastes et en cadrages innovants (et appuyés). La musique à la cithare demeure surprenante, tant elle instaure une sorte de distance ironique avec l'intrigue. Ce choix non conventionnel n'empêche que partiellement la tension du film; à mes yeux, elle n'a que le tort d'être trop présente.
La réalisation est impeccable, l'intrigue pas mauvaise quoique manquant de punch. On n'accroche pas, pendant une bonne heure au moins. L'interprétation de Cotten manque de saveur, tandis que Welles est très bon ; c'est sans doute pour ça, et pour les très bonnes scènes dans les égouts, que le film prend une autre dimension la dernière demi-heure.
Je dois l'avouer, je n'ai pas du tout apprécié le film. La musique m'a beaucoup énervé, elle sonne beaucoup trop comédie alors qu'il n'en est rien. Et l'histoire, pire encore. Pas de charisme chez les personnages, pas de quoi accrocher à l'intrigue jusqu'au bout et rien d'inattendu dans le final. Ce n'est plus regardable.
Un grand classique qui reste toujours aussi puissant et intriguant. On rentre très vite dans cette intrigue oppressante , et cette ballade dans le Vienne , tout juste libérée du joug nazi. Une magnifique image en noir et blanc , une musique culte et un Orson Wells exceptionnel en misanthrope hors du commun. Un très bon polar pour un film culte.
Réalisé après-guerre, "Le troisième homme" s’avère un peu mou comme film noir avec ses rebondissements qui ne sont pas toujours efficaces. Il y a pourtant quelques séquences qui sortent du lot, notamment dès qu’Orson Welles apparaît, et une superbe photographie.
Adaptation du roman de G. Greene, une bien étrange enquête, avec beaucoup de bavardages et un montage aléatoire. Mais le comble est la musique de sérénade quasi permanente qui ne colle pas du tout et décrédibilise une intrigue déjà bien peu vraisemblable, sans tension. Si le final dans les égouts de Vienne est bien réalisé, l'ensemble de l'oeuvre est surestimée.
Film connu dans le monde entier pour le morceau joué à la cithare par Anton Karas, Le Troisième Homme ne doit pas être limité à sa musique entêtante. Effectivement, le film de Carol Reed est un chef-d’œuvre à tous les points de vue. Son histoire jouant avec la situation très particulière dans laquelle se trouvait Vienne à l’époque est originale et passionnante de bout en bout. La réalisation de Carol Reed est sublimée par ses inspirations expressionnistes dans ses jeux sur les lumières et les ombres et ses décadrages. À tel point que, même si elle est au final assez différentes de ses films (sauf pour quelques plans notamment dans la séquence de la grande roue), certains ont voulu y voir une participation d’Orson Welles. En effet, ce dernier est présent en tant que comédien dans ce film et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il dégage un charisme incroyable alors que son rôle n’excède pas la dizaine de minutes à l’écran (il l’a d’ailleurs incarné nettement plus longtemps dans le préquel radiophonique fait de 1951 à 1952 puisque celui-ci comprend 52 épisodes de 30 minutes et est totalement centré sur le personnage). Son rôle et sa première apparition sont tellement mémorables que les premières images qui viennent à l’esprit quand on évoque le film sont celles de ce rôle. Toutefois, il ne faudrait pas minimiser les interprétations des autres comédiens car on est ici encore dans du très niveau puisque ce sont des pointures telles que Joseph Cotten, Alida Valli, Trevor Howard ou Bernard Lee (le premier M des James Bond). Il est ainsi difficile de trouver le moindre point faible à cette œuvre majeure du cinéma britannique et il n’est pas étonnant qu’il fût récompensé par le Grand Prix (l’ancêtre la Palme d’or) au Festival de Cannes 1949.
Considéré par les "cinéphiles" comme un monument du film noir d'après-guerre, "Le troisième homme" est pourtant très imparfait, et ce à beaucoup de niveaux. Tout d’abord, certains choix de mise en scène m'ont paru terriblement ratée, à commencer par les plans obliques (qui font davantage série Z que film d’espionnage) ou l’utilisation du la musique d’Anton Karas (et sa légendaire cithare) qui est, certes, devenu un classique depuis, mais qui m’a paru en totale décalage avec le ton sombre du film. Ces erreurs sont d’autant plus voyantes que la mise en scène de Carol Reed est, malgré tout, l’un des points forts du film. En effet, Reed a su parfaitement exploiter l’image en noir et blanc dans ce Vienne dévasté par la Guerre et donne de la ville en reconstruction une vision délicieusement lugubre (les ruines, les égouts, la foule…). L’intrigue colle parfaitement à cette atmosphère, avec une paranoïa de chaque instant qui contraint le spectateur à se méfier de tous les personnages et à rester sur ses gardes quant à ses certitudes. Pour autant, on peut reprocher à l’intrigue d’être assez prévisible (qui peut imaginer que Harry ait vraiment été tué, ne serait-ce qu'en raison du titre et de l'affiche ?) mais également de cumuler les longueurs (essentiellement lors de l’amorce d’histoire d’amour entre Holly et Anna) et les incohérences. A ce titre, je me demande encore comment un escroc de l’envergure de ce fantomatique Harry, qui a orchestré sa mort et n’hésite pas à trahir ses amis, a pu faire preuve faire preuve d’une telle imprudence en convoquant un ancien ami à Vienne et en se confiant à lui au point de causer sa perte ? On est loin du caïd increvable qu’on nous promettait pendant les deux tiers du film où Harry est évoqué comme une légende. Heureusement, le personnage bénéficie de son aura mystérieuse (son absence à l’écran pendant une heure y est pour beaucoup), d’une première apparition extraordinaire (mention au jeu d’ombre et de lumière) et de l’interprétation toujours irréprochable du monstre de charisme Orson Welles qui, en quelques dialogues (voir la formidable tirade sur les bienfaits de la décadence sur l'évolution d'une société) et quelques scènes seulement, parvient à voler la vedette au reste du casting. Pourtant, les acteurs entourant le monstre sont impeccables, que ce soit Joseph Cotten en écrivain raté s'improvisant enquêteur, Alida Valli en émigré amoureuse, Trevor Howard en militaire autoritaire ou encore Bernard Lee en sergent dévoué. "Le troisième homme" est donc un film d'espionnage imparfait mais, surtout, une formidable photographie de son époque qui dépeint une Europe qui peine à se relever du terrible conflit qu'elle vient de subir et qui s'avère être un terrain de jeu propice aux escrocs en tout genre. En cela, le propos du film est incontestablement intemporel. Dommage qu'il soit si daté sur le plan formel...
Ce n'est pas faute d'avoir essayé mais, je n'ai jamais réussi à être pleinement convaincu par ce "Troisième homme". Bien entendu, l'histoire en elle-même est touffue et, comme dans tout film noir de bonne facture, reste obscure sur certains points. Il y a aussi de vrais bons moments de cinéma, à ce titre, la poursuite dans les égouts de Vienne serait à montrer dans toutes les écoles de cinéma, tant la maîtrise y est parfaite. Joseph Cotten et Orson Welles (même si on ne le voit pas énormément) y sont grands mais, il faut aussi composer plusieurs fois avec des temps faibles, qui s'offrent le mauvais luxe d'être bavards plus que de raison. A voir ? Oui, dire le contraire serait, je crois, ahurissant, mais pour ce qui est du plaisir à en retirer, on pourrait en débattre plus longuement.
Un film que les écoles de cinéma sont obligées d’inclure dans leur programme : photographie n&b magnifique, bande son originale avec une cithare lancinante, suspense, avec notamment une poursuite d’anthologie en fin de film dans les égouts de Vienne, enfin des acteurs au sommet de leur art. Seul le scénario m’a paru un poil limite, mais compensation par la fluidité du récit. Un classique qu’il faut avoir vu .
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1,0
Publiée le 12 mai 2021
Un film lent ne me dérange pas du moment que l'histoire l'exige. Mais dans le cas de Le Troisième Homme ce n'est rien d'autre qu'une histoire ennuyeuse. J'imagine que la grande révélation est que Harry Lime est joué par Orson Welles ai pu choquer lors de la sortie du film en 1949. Un peu comme Kevin Spacey étant le tueur dans Seven ne recevant aucun crédit sur les affiches ou dans la séquence titre afin de préserver le mystère. Cela me ramène au Troisième Homme. Avant de voir le film je ne savais absolument rien à son sujet si ce n'est qu'il a été élu l'un des meilleurs films britanniques de tous les temps et qu'Orson Welles joue (mal) un personnage appelé Harry Lime un fait qu'il est difficile d'éviter puisqu'il figure régulièrement sur les listes des grandes interprétations. Par conséquent j'ai passé la majeure partie de l'histoire à attendre qu'il apparaisse. Il ne reste pas de grand mystère en d'autres termes de plus la partie thriller est encore plus gâchée par une bande sonore de cithare toujours ennuyeuse...
Polar de haute volée de Carol Reed prenant place dans la Vienne d'Après-guerre, divisée par les puissances alliées. Sans être alambiqué, le scénario est bien ficelé et contient ce qu'il faut de suspens et de rebondissements. Rien de bien novateur pour un public averti mais le résultat est excellent. La plus value vient de la mise en scène du réalisateur, entre jeux d'ombres, effets de lumières et plans de caméras audacieux. Les acteurs ne sont pas à négliger et l'on retiendra, bien evidemment, la performance d'Orson Wells. Un must.
Dans le Vienne de l'après-guerre remplie d'ombre et lumière, un écrivain américain fauché enquête sur le meurtre de son meilleur ami qu'il venait rejoindre. Un classique du film noir, empreint de mystère, doté d'une mise en scène et photo sublimes (avec des plans d'anthologie dont celui de l'apparition d'Orson Welles dans le faisceau d'un lampadaire), et à la musique inoubliable de la cithare d'Anton Karas.