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titusdu59
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3,5
Publiée le 3 mars 2011
Carol Reed réalisait avec "Le troisième homme" probablement son plus grand film. Il faut dire que ce dernier est mis en scène de manière virtuose, à la frontière entre l'expressionnisme allemand et le polar noir, entre Lang et Hitchcock, pour un résultat prodigieux, et en avance sur son époque. Le scénario est également une pépite: on se perd dans d'innombrables fausses pistes, les personnages proposent tous une dualité intéressante (surtout celui d'Orson Welles, qui campe ici à la perfection un personnage assez mystérieux et terriblement troublant), tous cela dans les décors magnifiques d'une Vienne dévastée par la guerre. Mais le problème ne vient pas de là. En fait, je n'ai pas supporté la musique, pourtant très réputée, je ne l'ai pas trouvée appropriée au rythme, ni même au ton du film. Alors, l'entendre pendant une heure et demie m'a un peu gâché ce film, qui pourtant, je dois l'avouer, à défaut d'être brillant, était tout de même très bon.
C'est un super thriller mais qui manque un peu d'intrigue, malgré cela, nous sommes face à un grand génie du cinéma j'ai nommé Orson Welles dans le rôle d'un intriguant personnage. L'histoire est assez intérressante et les rebondissements sont assez surprenants,les acteurs sont biens et les jeux de lumières aussi. C'est un grand film qui est à voir.
C'est un bon film noir avec d'excellents acteurs et un scénario plutôt bon. Le jeu sur les lumières lui aussi est travaillé. j'ai été assez étonné du montage, il était assez original dans son ensemble. Mais le film met du temps à démarrer et Le troisième homme met du temps à venir. La musique d'Anton Karas est mythique mais ne correspond pas vraiment avec le genre du film. ça reste un bon film avec une scène finale excellente
C'est un des films les plus sur-côté qui m'ai été donné de voir, peut-être ne l'ai-je pas bien assimilé. D'accord pour dire que les décors de la Vienne d'après guerre sont glauques mais pas moins génial, et alors ? D'accords pour dire que l'intrigue est bonne, que le casting l'est aussi mais alors ? Non clairement il aurait fallu changer le réalisateur ou couper une demi heure de film, les longueurs et l'ennuie sont donc bien au rendez-vous. Du fait de son rôle Orson Welles, il aurait fallu le mettre en personnage principal ça n'aurait pas fait de mal à l'ensemble. Non clairement j'ai du mal à trouver ce film génial malgres toute la volonté du monde.
Cité parmi les meilleurs films de l'histoire du Cinéma et classé meilleur film noir, "The Third Man" est loin de m'avoir pleinement convaincu. Tourné autour du trafic de pénycilline, médicament rare à l'époque de la seconde guerre mondiale, en plein marché noir autrichien à Vienne, le long métrage de Carole Reed reste personnellement une cruelle désillusion. Déçevant mais loin d'être désemparant car le récit est tout d'abord inovant, on quitte les sombres rues haletantes américaines pour se retrouver dans les ruelles sombres et silencieuses de Vienne , autour d'un sujet jamais vu , le trafic d'une drogue rare,donc. Ca tourne rapidement en rond, entre mensonges et manipulations de la police, on est comme le personnage principal essayant de comprendre ce qui est arrivé à un récent ami défunt , on n'y comprend plus grand chose. L'histoire manque beaucoup de rythme aussi remplacé par une musique trop envahissante qui donne un aspect de film noir à cette oeuvre, jamais vu. Je soulignerais aussi l'énorme absence de séquences inoubliables si certains parlent de chef d'oeuvre , moi je n'ai retenu aucune scènes si ce n'est la dernière , l'imparable course poursuite dans les égoûts autrichiens , ainsi que le personnage d'Orson Welles , intriguant à chaque apparition avec son franc parler que seul un réel acteur peut l'exprimer aussi proprement. Pour ce qui est du reste, on suit convenablement cette enquête personnelle sans autant y être subjugué totalement toutes les secondes. Voilà ce que j'en dirais, un bon film noir mais loin d'être un chef d'oeuvre pour ma part.
Un vrai bon classique du cinéma, des images et des plans superbes des rues de Vienne en ruines. Des acteurs légendaires (Joseph Cotten et Orson Welles). Une très bonne intrigue même si l'histoire a un peu de mal a démarrer je trouve et aussi une musique culte.
Un très bon film ! Le scénario est très sympa bien qu'au début j'ai trouvé que c'était assez lent à se mettre en route (mais ça n'a pas duré longtemps). Le cadre d'une Vienne en ruine colle parfaitement avec l'histoire sombre à laquelle on assiste, mais cela n'empêche pas quelques traits d'humour par ci par là comme lorsque Holly se retrouve à devoir donner sa conférence. Les acteurs sont bons, et je souligne la scène de course poursuite dans les égouts que j'ai beaucoup apprécié !
Sans aucun doute, le meilleur film de Carol Reed visiblement fort inspiré par son acteur Orson Welles. Un vrai suspense remarquablement construit, des scènes inoubliables filmées avec brio, des acteurs inspirés et attachants, une musique incontournable peut-être aujourd'hui plus connue que le film, un grand classique.
Bien mis en scène, bien joué et bien écrit, "Le 3e homme" est un film noir qui sait surprendre avec des revirements de situation, des personnages bien construits suivis d'une bonne interprétation. spoiler: Même si l'affiche spoil presque le film, puisqu'on finit par comprendre Orson Welles joue Harry et donc qu'il est encore vivant, il paraitrait bizarre d'avoir des flashback au milieu du film.
En dehors de ça, c'est un important film policier même s'il ne capte pas forcément toute l'attention. En revanche, la bande originale est très bonne et reste en tête.
Film noir avec une histoire bien solide, mais assez simple. Bien joué et intelligent. Prises de vues originales avec effets d'ombres bien pensés. Avec un côté romantique naïf et une vraie femme de l'époque. Policier sympathique.
Bouzi Bouzouf aime « Le Troisième Homme » de Carol Reed (qui, comme son prénom ne l'indique pas forcément, est de sexe masculin), sorti en 1949. Oui, en 1949, ce qui doit surprendre une bonne partie d'entre vous, persuadée que l'on ne tournait pas encore des films à cette époque reculée et que le cinéma a vu le jour il y a une dizaine d'années avec « Titanic » de Cameron ou « Le Seigneur des Anneaux » de Jackson. Aïe aïe aïe. « Le Troisième Homme », donc, beau film noir (non, lecteur, un long métrage n'appartient pas au genre du « film noir » parce qu'il est en noir et blanc) avec Joseph Cotten, Alida Valli (petite mais belle) et, bien sûr, Winnie l'Orson Welles. Mais le véritable personnage principal du film n'est pas l'un des acteurs susmentionnés ; il s'agit de la ville de Vienne, où l'action prend place, une Vienne angoissante, mystérieuse, gothique, regorgeant de recoins obscurs et sur les murs de laquelle dansent des ombres inquiétantes. Bref, une Vienne superbement mise en valeur par Carol Reed qui, Bouzi le répète pour les deux du fond qui n'ont pas écouté, est un homme. Sinon, il faut saluer l'édition DVD proposée par une célèbre chaîne à péage, au dos de laquelle l'identité du personnage d'Orson Welles est révélée dès la première ligne du résumé alors que cette identité constitue le mystère central du film. Bravo pour ce travail d'amateur (de toute façon, Bouzi Bouzouf s'en fout car il lit toujours le texte au dos de la boîte après la séance). Si l'on fait un tour sur la page Wikipedia consacré au film on apprend que celui-ci est « généralement connu pour avoir innové avec des cadrages obliques ». Intéressant. De même, on nous dit que « la musique demeure très célèbre et se classa durant onze semaines en tête des meilleures ventes de disques américaines entre avril et juillet 1950 ». C'est bien. Bouzi Bouzouf termine par une info que lui seul connaît : Welles portait des chaussettes de marque Gammarelli pendant la course-poursuite finale dans les égouts.
Voilà un classique qui vaut le détour. Scénario passionant, ambiance réussie, musique devenue culte et acteurs de classe internationale, vous m'avez compris, c'est du solide. Pour peu que vous ne soyez pas rebuté par les vieux films, celui-ci est un indispensable.
Les cordes vibrent sous le doigté d'Anton Karas, et sa cithare délivre un air obsédant qui nous emporte vers des horizons lointains d'antan...Ainsi commence le Troisième homme, superbe film policier qui marqua durablement le genre. Signé Carol Reed, la présence d'Orson Welles partiellement ou non à la barre de la réalisation fut longtemps un sujet polémique, mais qu'importe, concentrons nous sur le film lui même en admettant aveuglément les informations fournies par le générique. Le petite introduction qui lui succède témoigne déjà de la volonté d’exécuter un travail d'orfèvre : un narrateur nous présente succinctement, efficacement tout en étant poétique, le cadre de l'intrigue, à travers une poignée de plans dont chacun porte une valeur esthétique et riche de sens extrêmement importante. Vient ensuite les personnages d'une profondeur classique (j'entends par là qu'ils ne sont pas très originaux mais nuancés) mais habilement développée au fur et à mesure. Ce qui relève du talent c'est d'en avoir fait exister avec panache autant à la fois : Joseph Cottens en héros peu sûr de lui et prompt à se remettre en question, Trevor Howard confirmant qu'il est un acteur hors pair (voir sa prestation dans Ryan's Daughter de Lean, immense!), Alida Vali convaincante et Orson Welles qui n'apparaît que tardivement éclipse tout les autres à lui tout seul ! Conduisant une trame assez complexe mais assez maligne pour laisser le loisir au spectateur de deviner la clef avant sa révélation, l'écrivain Holly Martins commence en simple détective menant une enquête d'une manière somme toute plutôt banale mais qui fera monter durablement le suspense par la suite, et dès l'arrivée d'Harry Lime le film prends un essor considérable qui lui fait côtoyer la vraie grandeur cinématographique. Quoiqu'il en soit, on est servit tout du long par une photographie magnifique qui nous offre une Vienne d'époque mariant réalisme et artistique à la perfection, une mise en scène qui ne fait pas le moindre faux pas (chaque plan est calculé pour avoir une utilité maximale). On débouche à la fin sur des séquences où l'on retient sa respiration tellement le film nous agrippe, tel la rencontre dans la grande roue, le rendez vous au café et enfin la fameuse poursuite finale dans les égouts. Longue, haletante, jamais en perte de souffle, et se concluant par une détonation sans que l'on voie l'issue du duel (tel certains westerns), cette perle est l'une des plus grands poursuite de l'histoire du cinéma, cela ne fait aucun doute. A vivre absolument avant de mourir. Quant au plan final, il termine ce chef d’œuvre par une chute digne de ce nom. Voici le 7ème art dans toute sa splendeur.