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Un visiteur
3,0
Publiée le 13 septembre 2010
De très bon acteurs, un très bon scénario, excellente mise en scène, mais deux bémols (qui sont pour moi importants) : 1- Des longueurs 2- J'ai l'impression que pour un film sensé être noir, la musique n'était pas du tout appropriée. Cela me frappe d'autant plus que je suis de ceux qui croient que la musique est un des éléments clés d'un film, qui déterminent si un film va plaire ou non. Là j'ai l'impression qu'une musique à l'air exotique ne donne pas une ambiance stressante, pesante que ce film aurait pu me faire ressentir. A moins que j'aie loupé quelque chose, elle aurait plus convenu aux "Bronzés".
Un polar empreint de philosophie avec un bon scénario, une photo splendide, très bien interprété. Une musique superbe de Karas. Chef d' oeuvre à voir et à revoir.
Assurément un des plus grands chefs-d'œuvre du 7ème Art ! Des noirs et blancs sublimes ! époustouflants ! une partition musicale envoutante à la cithare signée Anton Karas. Un bon scénario et un Orson Welles mystérieux ! On se laisse entrainer dans la Vienne d'après guerre et ses sombres secrets…
Que dire de ce film légendaire, sinon qu'il est l'un des meilleurs films noirs qui soit et un exemple à suivre ! Les cadrages obliques sont fascinants, les acteurs sublimes, la musique de la cithare inoubliable, l'intrigue envoûtante, et Orson Welles omniprésent. Même s'il n'en est pas le réalisateur attitré, on ne peut nier que l'ombre cinématographique wellesienne colle irrésistiblement au film tant par son aspect esthétique que narratif. Les jeux d'ombres et de lumières sont envoûtants, la scène finale labyrinthique dans les égouts de Vienne mémorable, et la claustrophobie vertigineuse de la grande roue à tomber. On a le souffle coupé. La ville viennoise est inquiétante et resplendissante à la fois ; elle est un théâtre d'ombre qui dérobe la vedette aux acteurs parce qu'elle subjugue, fascine dans le chaos de ses décombres d'après guerre. C'est elle l'actrice principale du film à l'instar du film Manhattan de Woody Allen. Le troisième homme est un film qui n'a pas volé sa réputation et ses récompenses (oscar de la meilleure photo et palme d'or en 1949). A ne pas manquer, ou à revoir pour les convaincus.
Ce film est absolument splendide. Les scénes tournées de nuit dans cette Vienne dévastée sont magnifiques; Cotten et Welles sont tous deux magistraux; l'intrigue est rondement menée; la photo est superbe. Bref, un superbe film, surement un des meilleurs de son époque.
La musique dAnton Karas et les images nocturnes dans la Vienne de lAprès Guerre ont fait du Troisième Homme un symbole viennois au même titre que la roue du Prater !
Il fallait être patient comme un moine tibétain pour supporter la fameuse Cithare Balkanique. Je dois dire que le choix de cette partition a diminué considérablement de la qualité de ce thriller!! Par moments, je me suis dit que tout cela est une parodie ou peut être une tentative de déconstruire le genre du film noir; why not ?" Bref, que peut-on dire finalement sur ce "Third man"? Nous avons une excellente prestation de Joseph Cotten, de sublimes décors post-apocalyptiques d'une Vienne fantomatique, quelques prises de vue à couper le souffle (comme celle de la grande Roue / prise en plongée ) Le reste?? J'ai trouvé assez ennuyeux; peu de rebondissements, Théâtral et relativement bavard!! et ma foi, le tout manque de vie et de tension!
que dire de plus sur le troisième homme?palme d'or à cannes en 1949, la bande originale d'anton karas qui envoute le film de reed, la scène finale, la rencontre entre harry lime et holly martins dans la grande roue de vienne, fait du troisième homme un pur chef d'oeuvre du cinema!
Ce film est un petit bijou. C'est simple, tout est génial : la mise en scène, l'interprétation, l'atmosphère, l'histoire, la musique, les dialogues, et j'en passe ! Pour les fans, je conseille le livre de Graham Greene.
"Le troisième homme", de Carol Reed, détenteur du Grand prix du festival de Cannes de 1949 et de l'oscar de la meilleure photographie de 1951, se révèle comme étant l'une des œuvres majeurs du cinéma de l’après-guerre. En 1949, Vienne est partagée entre la France, la Russie, l’Angleterre et les états-Unis, à l'aube de la guerre froide. C'est dans ce contexte historique compliqué que se déroule l'intrigue du Troisième homme. Holly Martins, un auteur policier américain à succès, se retrouve plongé dans l'affaire du meurtre de son ami, Harry Lime. Cependant, la police s’inquiète plus des activités douteuses de Mr. Lime que des circonstances étranges de sa mort. Je donne à ce film une note de 4/5, car malgré un scénario très bien ficelé, une très bonne direction artistique et des personnages bien exploités, ce film souffre de quelques défauts mineurs par rapport à ses nombreuses qualités. Si le Troisième homme mérite amplement ses prix, son titre manque de pertinence et la fin nous laisse nous demander si le destin de Harry Lime est bien celui que l'on pense. Carol Reed a très bien utilisée le noir et blanc pour accentuer le ton quelque peu sinistre, malgré une musique unique, répétitive et hors contexte.
Un des plus grands films noirs. Welles est effectivement génial pendant 10 minutes mais n'oublions pas J.Cotten également excellent ainsi que Alida Valli. Porté par un N/B somptueux et une atmosphère nocturne remarquable dans la Vienne d'après guerre, le film est également riche en scènes cultes (la grande roue, la scène finale dans les égouts et évidemment l'apparition de welles...). Un classique indispensable !
J’avoue avoir eu du mal à accrocher à ce film. J’ai trouvé l’intrigue somme toute assez mince et le récit met beaucoup trop de temps à démarrer. Certes, la réalisation est particulièrement soignée et bénéficie d'une photographie en noir et blanc absolument sublime. De plus, Orson Welles apporte un véritable magnétisme dès qu'il apparaît enfin à l'écran. Malheureusement, la musique m'a semblé casser l’ambiance générale, ce qui rend le film, au bout du compte, assez difficile à suivre.
Avec Le Troisième Homme, Carol Reed transforme le film noir en labyrinthe moral fascinant, où chaque rue de Vienne semble encore hantée par les ruines physiques et spirituelles de l’après-guerre. La mise en scène joue magnifiquement avec les ombres, les angles déformés et les profondeurs urbaines, donnant au film une tension visuelle presque expressionniste. Orson Welles, bien qu’apparaissant relativement peu, imprime chaque scène d’un charisme ambigu et cynique qui rend Harry Lime immédiatement mythique. La célèbre musique à la cithare crée un contraste troublant entre légèreté apparente et corruption généralisée, renforçant le malaise singulier du film. Un chef-d’œuvre d’élégance et de noirceur, dont la dernière scène reste l’une des conclusions les plus amères et parfaites de l’histoire du cinéma.