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Lilali_111
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3,0
Publiée le 28 juin 2026
J’avoue avoir eu du mal à accrocher à ce film. J’ai trouvé l’intrigue somme toute assez mince et le récit met beaucoup trop de temps à démarrer. Certes, la réalisation est particulièrement soignée et bénéficie d'une photographie en noir et blanc absolument sublime. De plus, Orson Welles apporte un véritable magnétisme dès qu'il apparaît enfin à l'écran. Malheureusement, la musique m'a semblé casser l’ambiance générale, ce qui rend le film, au bout du compte, assez difficile à suivre.
Avec Le Troisième Homme, Carol Reed transforme le film noir en labyrinthe moral fascinant, où chaque rue de Vienne semble encore hantée par les ruines physiques et spirituelles de l’après-guerre. La mise en scène joue magnifiquement avec les ombres, les angles déformés et les profondeurs urbaines, donnant au film une tension visuelle presque expressionniste. Orson Welles, bien qu’apparaissant relativement peu, imprime chaque scène d’un charisme ambigu et cynique qui rend Harry Lime immédiatement mythique. La célèbre musique à la cithare crée un contraste troublant entre légèreté apparente et corruption généralisée, renforçant le malaise singulier du film. Un chef-d’œuvre d’élégance et de noirceur, dont la dernière scène reste l’une des conclusions les plus amères et parfaites de l’histoire du cinéma.
Hier j'ai fini l'énorme et le mondialement reconnu Third Man de Carol Reed avec notamment Orson Welles que j'avais découvert dans Citizen Kane et qui m'avait tout particulièrement bouleversé de justesse et de précision.
Cette oeuvre est considérée comme l'une des plus mythique du cinéma anglais, de part ses prises de vues, ses acteurs mais aussi l'intrigue, très mystérieuse qui nous plonge dans une ambiance singulière et prenante. J'ai beaucoup apprécié le duo Joseph Cotten et Alida Valli, ils sont très humains et ne semblent que très rarement jouer un rôle, ils l'incarnent. Le premier et comme dans beaucoup de film, cet individu qui se démarque, qui pousse la réflexion et l'enquête à son paroxysme, certains que la vérité n'est point dans l'évidence. La seconde reprend les traits de cette femme qui semble perdue mais qui pour autant possède un caractère unique et bien marqué. On ressent qu'elle ne se laissera pas faire, que certes elle aimait Lime mais que celui-ci ne définissait pas sa vie. On la voit combattre cet état de deuil, cet état de stupéfaction et de révélation où elle se rend compte de la tromperie, de la faiblesse de son amour et son hypocrisie.
De plus, je trouve les plans vraiment parfaits, que ce soit les grands angles mais aussi les plans plus rapprochés où on sent la tension monté, où on semble apercevoir la vérité, notamment ce moment dans la grande roue où Orson Welles nous délivre un moment exceptionnel d'acting, prouvant son talent unique. Cette ambiance dans un Vienne détruit par la guerre et divisé entre plusieurs puissances permet d'amplifier ce mystère, on à l'impression de s'aventurer dans un monde à part, un monde où mensonge et coups bas règnent en maître.
Fin bref, on ne peut que saluer la beauté de ce film tellement il réussi à nous faire ressentir tant d'émotions. Ce sont ce genre de thriller qu'il faudrait mettre en avant, une réelle prestation du casting, des plans utiles et progressifs, tout ce qu'on aime. Je comprends totalement pourquoi ce film peut être considéré comme l'un des meilleur de l'histoire, il est vraiment singulier et se démarque particulièrement.
Un film que j’ai trouvé très ennuyeux et peu captivant. La musique, une mélodie jouée au ukulélé, est redondante et finit par devenir insupportable. La prestation d’Alida Valli est moyenne, trop froide, et ne transmet que peu d’émotions.
Le troisième homme est un film d espionnage, et fascinant, pourquoi, tout simplement pour son ambiance, tourné juste après la fin de la seconde guerre mondiale et au tout début de la méfiance envers le communisme. L action se situe à vienne, qui est pour moi considéré personne important du film, blessée, en ruine, coupée en zone, filmé par Reed comme ville défiguré d après guerre qui reflète bien comme un desarroi de tous les protagonistes ou la méfiance fait rage. Holy Martins écrivain à succès d autrefois se rend dans la capitale autrichienne à la demande d un vieil ami lui promettant un a son arrivée il apprend que son ami a été assassiné, il va donc essayer de connaître la vérité. Un bon polar avec une mise en scène propre avec des plans à majorité debulle pour accentuer le malaise qu éprouve le personnage principal qui en fait un point fort du film.
Adaptation du roman de G. Greene, une bien étrange enquête, avec beaucoup de bavardages et un montage aléatoire. Mais le comble est la musique de sérénade quasi permanente qui ne colle pas du tout et décrédibilise une intrigue déjà bien peu vraisemblable, sans tension. Si le final dans les égouts de Vienne est bien réalisé, l'ensemble de l'oeuvre est surestimée.
Ce film fait incontestablement partie des chefs d'oeuvre du cinéma français. Tout est superbe, l'histoire qui tient en haleine, le jeu des acteurs épatant, Vienne admirablement filmée, tous les personnages secondaires, la mise en scène, la bande son inoubliable. C'est un film que l'on peut revoir encore et encore sans jamais se lasser et on garde toujours dans la tête des plans culte, le chat sur les chaussures noires, la grande roue, le gamin qui crie dans la rue, la poursuite dans les égouts, le dernier plan au cimetière. On parle souvent du film d'Orson Wells, remarquable sans le rôle de Harry, mais c'est bien l'oeuvre de Carol Reed, sur un scénario de Graham Greene. Palm d'or à Cannes, bien méritée et certainement l'une des plus brillantes. C'est non seulement un film dont on se souvient longtemps mais très certainement l'un des meilleurs films de tous les temps. A voir et re-revoir sans modération.
Superbe chasse à l'homme dans une Vienne ravagée par la guerre, déserte et transformée en théâtre d'ombres. L'intrigue est prenante, le montage nerveux et la photographie superbe avec cadrages obliques à la Citizen Kane. Musique célèbre et poursuite dans les égouts d'anthologie. Reed reprendra la même ambiance dans L'homme de Berlin en 1953. Quel plaisir de voir apparaître Orson Welles, mince et cynique et d'admirer la beauté d'Alida Valli. Chef d'œuvre.
Film connu dans le monde entier pour le morceau joué à la cithare par Anton Karas, Le Troisième Homme ne doit pas être limité à sa musique entêtante. Effectivement, le film de Carol Reed est un chef-d’œuvre à tous les points de vue. Son histoire jouant avec la situation très particulière dans laquelle se trouvait Vienne à l’époque est originale et passionnante de bout en bout. La réalisation de Carol Reed est sublimée par ses inspirations expressionnistes dans ses jeux sur les lumières et les ombres et ses décadrages. À tel point que, même si elle est au final assez différentes de ses films (sauf pour quelques plans notamment dans la séquence de la grande roue), certains ont voulu y voir une participation d’Orson Welles. En effet, ce dernier est présent en tant que comédien dans ce film et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il dégage un charisme incroyable alors que son rôle n’excède pas la dizaine de minutes à l’écran (il l’a d’ailleurs incarné nettement plus longtemps dans le préquel radiophonique fait de 1951 à 1952 puisque celui-ci comprend 52 épisodes de 30 minutes et est totalement centré sur le personnage). Son rôle et sa première apparition sont tellement mémorables que les premières images qui viennent à l’esprit quand on évoque le film sont celles de ce rôle. Toutefois, il ne faudrait pas minimiser les interprétations des autres comédiens car on est ici encore dans du très niveau puisque ce sont des pointures telles que Joseph Cotten, Alida Valli, Trevor Howard ou Bernard Lee (le premier M des James Bond). Il est ainsi difficile de trouver le moindre point faible à cette œuvre majeure du cinéma britannique et il n’est pas étonnant qu’il fût récompensé par le Grand Prix (l’ancêtre la Palme d’or) au Festival de Cannes 1949.
Un monument à plusieurs titres. Par ordre chronologique : - Un humour British immédiatement du plus haut niveau : dès la séquence d’ouverture, avec le télescopage entre le commentaire (dans un monde où le trafic est roi, les amateurs ont beaucoup de peine à concurrencer les professionnels) et l’image ; ensuite, la notoriété bien différente, selon le niveau du public, du personnage principal en tant qu’écrivain de romans de série Z. - Un rythme parfait dans la découverte des personnages et des éléments constitutifs du « mystère ». - Une atmosphère oppressante héritée des grand films expressionnistes Allemands. - La place de la ville de Vienne, à la fois dévastée et pleine de vestiges artistiques, composante essentielle du film. - Quelques plans inoubliables comme celui de Lime (campé par Orson Welles) apparaissant dans la lumière d’une fenêtre subitement ouverte ; ou celui des doigts du même personnage, dépassant d’une bouche d’égout qu’il est impuissant à ouvrir. Quand on voit la carrière de Carol Reed, on peut s’interroger sur la part de Welles dans cette réalisation, qui entretient des rapports avec plusieurs films du Maître (comme « La dame de Shangaï », avec les plans « déséquilibrés », représentatifs de la psychologie du personnage ou de la société montrée, ou « La soif du mal ») Une date dans l’histoire du film noir et un vrai plaisir de cinéphile !
Film noir avec une histoire bien solide, mais assez simple. Bien joué et intelligent. Prises de vues originales avec effets d'ombres bien pensés. Avec un côté romantique naïf et une vraie femme de l'époque. Policier sympathique.
Un très bon film ! Le scénario est très sympa bien qu'au début j'ai trouvé que c'était assez lent à se mettre en route (mais ça n'a pas duré longtemps). Le cadre d'une Vienne en ruine colle parfaitement avec l'histoire sombre à laquelle on assiste, mais cela n'empêche pas quelques traits d'humour par ci par là comme lorsque Holly se retrouve à devoir donner sa conférence. Les acteurs sont bons, et je souligne la scène de course poursuite dans les égouts que j'ai beaucoup apprécié !
Réalisé après-guerre, "Le troisième homme" s’avère un peu mou comme film noir avec ses rebondissements qui ne sont pas toujours efficaces. Il y a pourtant quelques séquences qui sortent du lot, notamment dès qu’Orson Welles apparaît, et une superbe photographie.
Ce n'est pas faute d'avoir essayé mais, je n'ai jamais réussi à être pleinement convaincu par ce "Troisième homme". Bien entendu, l'histoire en elle-même est touffue et, comme dans tout film noir de bonne facture, reste obscure sur certains points. Il y a aussi de vrais bons moments de cinéma, à ce titre, la poursuite dans les égouts de Vienne serait à montrer dans toutes les écoles de cinéma, tant la maîtrise y est parfaite. Joseph Cotten et Orson Welles (même si on ne le voit pas énormément) y sont grands mais, il faut aussi composer plusieurs fois avec des temps faibles, qui s'offrent le mauvais luxe d'être bavards plus que de raison. A voir ? Oui, dire le contraire serait, je crois, ahurissant, mais pour ce qui est du plaisir à en retirer, on pourrait en débattre plus longuement.