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Un visiteur
5,0
Publiée le 15 mars 2010
Que dire de ce film légendaire, sinon qu'il est l'un des meilleurs films noirs qui soit et un exemple à suivre ! Les cadrages obliques sont fascinants, les acteurs sublimes, la musique de la cithare inoubliable, l'intrigue envoûtante, et Orson Welles omniprésent. Même s'il n'en est pas le réalisateur attitré, on ne peut nier que l'ombre cinématographique wellesienne colle irrésistiblement au film tant par son aspect esthétique que narratif. Les jeux d'ombres et de lumières sont envoûtants, la scène finale labyrinthique dans les égouts de Vienne mémorable, et la claustrophobie vertigineuse de la grande roue à tomber. On a le souffle coupé. La ville viennoise est inquiétante et resplendissante à la fois ; elle est un théâtre d'ombre qui dérobe la vedette aux acteurs parce qu'elle subjugue, fascine dans le chaos de ses décombres d'après guerre. C'est elle l'actrice principale du film à l'instar du film Manhattan de Woody Allen. Le troisième homme est un film qui n'a pas volé sa réputation et ses récompenses (oscar de la meilleure photo et palme d'or en 1949). A ne pas manquer, ou à revoir pour les convaincus.
Bouzi Bouzouf aime « Le Troisième Homme » de Carol Reed (qui, comme son prénom ne l'indique pas forcément, est de sexe masculin), sorti en 1949. Oui, en 1949, ce qui doit surprendre une bonne partie d'entre vous, persuadée que l'on ne tournait pas encore des films à cette époque reculée et que le cinéma a vu le jour il y a une dizaine d'années avec « Titanic » de Cameron ou « Le Seigneur des Anneaux » de Jackson. Aïe aïe aïe. « Le Troisième Homme », donc, beau film noir (non, lecteur, un long métrage n'appartient pas au genre du « film noir » parce qu'il est en noir et blanc) avec Joseph Cotten, Alida Valli (petite mais belle) et, bien sûr, Winnie l'Orson Welles. Mais le véritable personnage principal du film n'est pas l'un des acteurs susmentionnés ; il s'agit de la ville de Vienne, où l'action prend place, une Vienne angoissante, mystérieuse, gothique, regorgeant de recoins obscurs et sur les murs de laquelle dansent des ombres inquiétantes. Bref, une Vienne superbement mise en valeur par Carol Reed qui, Bouzi le répète pour les deux du fond qui n'ont pas écouté, est un homme. Sinon, il faut saluer l'édition DVD proposée par une célèbre chaîne à péage, au dos de laquelle l'identité du personnage d'Orson Welles est révélée dès la première ligne du résumé alors que cette identité constitue le mystère central du film. Bravo pour ce travail d'amateur (de toute façon, Bouzi Bouzouf s'en fout car il lit toujours le texte au dos de la boîte après la séance). Si l'on fait un tour sur la page Wikipedia consacré au film on apprend que celui-ci est « généralement connu pour avoir innové avec des cadrages obliques ». Intéressant. De même, on nous dit que « la musique demeure très célèbre et se classa durant onze semaines en tête des meilleures ventes de disques américaines entre avril et juillet 1950 ». C'est bien. Bouzi Bouzouf termine par une info que lui seul connaît : Welles portait des chaussettes de marque Gammarelli pendant la course-poursuite finale dans les égouts.
Un tres grand chef d'oeuvre, signé Carol Reed, qui réunit Joseph Cotten et Orson Welles, tout deux exceptionnels, aux cotés de Alida Valli... Un film noir parmi les plus grands qui soit ! Un scenario bien ficelé avec une part importante de suspens et d'émotions, et une mise en scene impressionnante ! Un photographie mythique, un noir et blanc splendide et parfaitement maitrisé, avec des plans fascinants... c'est d'une beauté incomparable... Et ces magnifiques images sont bercées par les airs de guitare italiens tres entrainants ! Un film splendide, du grand art !
Quand LE TROISIEME HOMME est au service du SEPTIEME ART... La bande-son fort célèbre, est assez surprenante ; jazz manouche pour un film dont l’intrigue est des plus sombres…mais ces répétitions entretiennent une atmosphère tendue, où l’humour n’en demeure pas moins présent. La distribution des rôles est sans fausse note ; les acteurs sont tous éblouissants, irradient la pellicule ô combien noire. Et la scène finale…oh, quelle scène ! Il y a de quoi tomber à la renverse… Un grand film, un très très grand film !
La réalisation est impeccable, l'intrigue pas mauvaise quoique manquant de punch. On n'accroche pas, pendant une bonne heure au moins. L'interprétation de Cotten manque de saveur, tandis que Welles est très bon ; c'est sans doute pour ça, et pour les très bonnes scènes dans les égouts, que le film prend une autre dimension la dernière demi-heure.
Ce film d'espionnage qui met en scène Orson Welles ( Harry Lime) recherché par Joseph Cotten (Holly Martins) dans les bas fonds de Vienne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, m'a plutôt donné l'impression d'être surestimé du fait que cette histoire reposant sur un mort imaginaire, n'apparaît pas forcément de nos jours comme extraordinaire, ni spectaculaire. L'intrigue où on devine très rapidement que Harry Lime est le troisième homme n'est pas si compliquée qu'elle y paraît. Cependant, l'inéluctabilité du déroulement de l'histoire à travers un jeu du chat et de la souris, au cours de laquelle un défunt supposé apparaît au beau milieu de ce film noir, a nulle doute marqué émotionnellement le public de l'époque, à l'instar des principaux thèmes que ce thriller aborde puisqu'il s'agit de l'irrationalité de l'homme, de trahison que ce soit en amour, en amitié ou au niveau du code moral, ainsi que de montrer la séduction du mal. Orson Welles pour cet aspect, interprète Harry Lime un être effroyable par son cynisme, son manque totale de scrupules et d' humanité, qui continue de rendre aveugle et amoureuse une femme ne réalisant pas ce qu'il est, tan disque son vieil ami Holly Martins, homme loyal qui se sent trahi et déçu, est confronté à un choix moral. Ajouter à cela, une esthétique poussée dans un décor crépusculaire, accompagné d'une musique d'Anton Karas et la scène mythique se passant dans les égouts, on peut alors comprendre pourquoi ce film réalisé sur un scénario du romancier Graham Greene a eu autant d'impact à l'époque et obtint la Palme d'or du Festival de Cannes en 1949. Par ailleurs, le succès du film fut tel qu'il fit l'objet par la suite d'adaptation de nombreuses nouvelles sur les aventures de Harry Lime et d'une série télévisée de la BBC qui dura de 1959 à 1965.
Orson Welles = 4 étoiles ? oui... Pour une fois, un film dépasse largement le roman dont il est tiré (Graham Greene a qui Carol Reed avait demandé l'écriture d'un scénario, se voyant dans l'impossibilité de le faire opta finalement pour l'écriture d'un roman) . Ceci est suffisament rare pour être souligné. Le troisième homme : l'histoire d'un écrivain raté de romans de western (Holly Martins) menant une enquête dans les ruines post 2GM de Vienne sur la mort accidentel d'un ami d'adolescence (Harry Lime)... Holly Martins ira de découverte en découverte jusqu'à connaître l'horrible vérité... Chef d'oeuvre du cinéma noir, considéré par le British Film Institute comme meilleur film britannique de tout les temps. Des scènes cultes (poursuite dans les égouts, affrontement entre Lime et Martins dans la grande roue du Prater), musique entetante (qui n'a pas fredonné après avoir vu le film l'air joué à la cythare par Anton Karas?), richesse de sénario...que demander de plus ? à voir et à revoir de nombreuses fois.
Comment dire ?… Il s’en est passé des choses dans la construction des intrigues entre ce « Troisième homme » et aujourd’hui. Or, désolé de le dire aussi crument, mais ce film regardé avec des yeux de cinéphile contemporain fait aujourd’hui un peu pitié. Certes, l’historien, le documentaliste, trouvera surement des raisons de s’extasier. Mais pour ceux qui voient les films avec leur sens avant de les voir exclusivement avec leur intellect, ce « Troisième homme » est juste dépassé en tout. La réalisation est certes propre, mais ce n’est pas ce qui fait un film. L’intrigue est aujourd’hui devenue totalement banale. Mais surtout, des erreurs stratégiques aussi incroyables que la musique de ce film, sont des facilités de l’époque qui aujourd’hui peuvent totalement plomber la crédibilité de ce « grand classique ». Pour moi, il n’y a rien d’intéressant à découvrir là-dedans…
Je ne pensais pas qu'un film au scénario Harakiri existe et pourtant tel est le cas. Qui est ce troisième homme ne tiendra pas la route le brave Orson figurant au générique et tardant à apparaître à l'écran. Dommage. Sinon, c'est noir blanc, il paraît que l'image est travaillée et que les acteurs sont immenses. Si vous l'dites.......
Avis plutôt mitigé après le visionnage de Le 3ème homme... S'il y a bien des choses à se mettre sous la dent en terme d'esthétique et d'ambiance, je garde un sentiment général de non satisfaction et, pire que tout, d'un ennuie assez sévère sur la fin.
Cette ennuie arrive principalement avec la longue, TROP longue, scène de la fuite dans les égouts... Elle m'a plus fait penser à une course poursuite Benny Hillesque que course pour la survie de sa petite personne. Et cette scène a réellement brisé totu le reste et tout ce qui a pu être construit. L'autre gros regret, c'est le fait que le film soit venu et estampiller "avec Orson Wells"... Ok... D'accord... Bof... Non, po vraiment ! Mais son apparition reste quand même imposante. Cet homme arrive, par son simple visage, à montrer un charisme énorme.
Sinon, bin l'histoire de cet Américain arrivant à Vienne d'après guerre, découvrant son ami/hébergeur et se lançant dans un enquête pour comprendre le pourquoi du comment et totu simplement confuse. L'enquête n'est pas claire et demande un peu de concentration avec des galeries de personnages pareillement confus et peu intéressant.
C'est plus finalement l'aspect de la présentation historique du Vienne d'après guerre qui apporte un attrait au film. La gestion des langues Allemande / Anglaise est bizarre.
Bon, ça fait beaucoup de critique totu ça, noyée dans quelques compliments. J'en garderais pas un grand souvenir mais accorderais tout de même 2 étoiles...
Sans aucun doute, le meilleur film de Carol Reed visiblement fort inspiré par son acteur Orson Welles. Un vrai suspense remarquablement construit, des scènes inoubliables filmées avec brio, des acteurs inspirés et attachants, une musique incontournable peut-être aujourd'hui plus connue que le film, un grand classique.
Film en apparence classique, d'après un bouquin de G. Greene, The third man se détache sur plusieurs points qui finissent par en faire un grand film. Tout d'abord la Vienne d'après WW2, où se mêlent romantisme artistique et chaos, ainsi que la collaboration des divers occupants. Ensuite, il y a la musique, enivrante et inattendue. Elle créé un décalage déstabilisant avec le sujet. Et puis il y a surtout Orson Welles, qui a écrit entièrement ce personnage culte et ces répliques mythiques. S'il n'est pas le meilleur réalisateur à mes yeux, il est le plus grand interprète masculin du cinéma. Enfin, le film propose une réflexion passionnante sur le tiraillement entre Justice et Amitié. Le fait que Lime fasse confiance à son ami malgré les risques dont il n'ignore rien portent à son paroxysme ce sentiment de ne plus savoir où se situe le "vrai". Une grande réussite, dont la séquence (presque) finale, dans les égouts (dans laquelle on croit reconnaître fortement l'empreine d'Orson réalisateur) est le feu d'artifice final.
Dans le Vienne de l'après-guerre, un minable écrivain américain enquête sur la mort de son vieil ami. Meurtres, femme fatale, trahisons, trafics en tout genre : "The Third Man" contient tous les éléments du film noir. S'il s'agit d'un thriller captivant, le film est également un portrait sans détour et presque à chaud des pays anéantis après la guerre. Une atmosphère qui est brillamment retranscrite, avec des décors presque expressionnistes (rues en ruines, égouts, manèges délaissées...) et surtout la mise en scène de Carol Reed. Le montage est réussi, tandis que les jeux d'ombres ou de plongées, les plans inclinés, et l'utilisation de grand angle rendent l'ensemble imposant. Sans oublier Joseph Cotten, parfait en étranger complètement perdu, et Orson Welles, qui en seulement 10 minutes d'apparition apporte une classe incroyable au film. Un grand classique.