Antoine Fuqua à qui Denzel Washington doit son oscar pour "Training Day" (2001) retrouve l'acteur pour un thriller inspiré d'une série des années 1980. Robert McCall alias The Equalizer est un ancien agent des services secrets américains à la retraite qui tente d'oublier la mort de sa femme en lisant les 100 livres qu'elle avait entrepris de lire avant de mourir s'arrêtant au numéro 91. Notre héros que l'on sent malgré tout l'esprit toujours en éveil passe donc ses soirées à lire tranquillement dans un bar que l'on croirait sorti d'un tableau d'Edward Hopper après ses journées passées comme manutentionnaire dans une grande surface de bricolage où il est le bon pote de tous ses collègues de travail dont un en particulier qu'il aide à maigrir pour réussir son examen de gardien de la paix. L'image d'Epinal du mercenaire revenu de tout a été largement étalée par Fuqua via un Denzel Washington qui n'aime rien tant qu'afficher son regard rempli de "zénitude". Mais on finit toujours par réveiller un agent secret en sommeil. Ce sera une jeune prostituée russe (Chloé Grace Moretz) à la dérive qui sera la mèche qui remettra en marche la véritable machine à tuer qu'est resté l'agent McCall. Antoine Fuqua n'innove en rien cherchant l'efficacité à tout prix ne reculant devant aucune invraisemblance ni aucun raccourci parfois douteux. Le film excellemment filmé est plutôt agréable à regarder si l'on parvient à garder le recul nécessaire devant ce déferlement de violence. Malheureusement on peut craindre que certains adolescents s'imaginent que ce jeu de massacre pourtant souvent cartoonesque leur indique une voie à suivre dans le règlement de leurs conflits personnels. On touche ici à la limite de ce type de films qui finit par brouiller pour un public non averti, gavé de jeux vidéos la frontière entre la fiction et la vraie vie.
Oui c'est pas mal, c'est bien foutu mais il y a quand même trop d'invraisemblances et trop de scènes d'actions et de meurtres. Au bout de 2 h 10 j'en suis sortie lessivée, dommage.
Denzel W. nous offre une fois de plus, une prestation à la hauteur de sa personne. Sous un scénario qui peut rappeler certains films ou la rédemption et la quête de celle-ci sont les causes principaux de ce qui va amener le film vers un bon film d'action ou l'on ne voit pas le temps passé. Equalizer serait une adaptation d'une série TV des années 80 mais évidemment remis au gou du jour dont je n'ais absolument pas connaissance. Mais pour le coup, je dois dire que le film se démarque assez bien et nous en met plein les yeux tout en restant sur une histoire qui se tient (mais façon Américaine bien sur^^). Entre son petit coté polar allié à des scènes d'actions tout aussi spectaculaire et musclé qui font plaisir à voir quant on apprécie ce genre. L'ensemble reste quand même très noir et mérite son interdiction. Pour le reste, on ne pourra pas passer à coté des jentils, des méchants et des rebondissements qui font leurs effets et se montrent efficace et même parfois relativement sanglant (dirigeant le film vers un style un peu plus "thriller" que polar à proprement parlé). Bref, on ne voit pas les 2h passer et cette nouvelle production et vraiment de qualité en terme de divertissement ou l'on comprend que le film à le potentiel pour devenir une franchise ou des questions seront à répondre dans les prochains épisodes... MAis là encore, faudra t-il que si la franchise continu. Qu'elle ne devienne pas trop commercial... A voir... Donc oui, on pensera parfois avoir des sensations de déja vu, et évidemment ; on retrouve ce qui fonctionne dans ce genre de film et une fois de plus ; cela marche. Du coup, on pourra mettre de coté quelques longueures qui se font légèrement sentir par moment. Mais sinon, un bon divertissement dans le genre comme on en voit pas trop souvent. Une agréable surprise dont je n'aurais penser apprécier.
Le justicier solitaire au grand coeur : tel est résumée l'histoire de ce film. Mais le justicier qui défend la bonne cause est aussi une vraie machine de guerre. Même la mafia russe ne lui fait pas peur. Equalizer est un polar très violent qui monte dans les tours crescendo. Tout le film est sous contrôle, maîtrisé et bien dosé. Un excellent film qui vous fera passer un très bon moment, pour autant que vous appréciez le genre !
Un bon thriller qui prend le temps de poser son intrigue et qui décolle vraiment à mi-parcours lorsque le personnage principal se retrouve aux prises avec un gang criminel. Denzel Washington apporte beaucoup au film de par son charisme indéniable, et particulièrement lorsque l'intrigue prend une tournure policière. Bon point également pour le casting et les décors, bien choisis, bien filmés, qui donnent une vraie consistance visuelle. Si l'on excepte l'idéologie un peu suspecte (les Russes...), The Equalizer ressemblerait presque à un film d'action "d'auteur" dans sa recherche du style qui en jette tout en douceur. En tout cas, jusqu'à ce final vraiment convenu qui laisse quelques regrets... Dans l'ensemble, le film vaut le détour pour les amateurs du genre !
Nous avons droit à un Antoine Fuqua très inspiré, en dépit de ses précédentes réalisations souvent inégales. Denzel Washington, toujours très en forme, campe encore une fois un justicier des temps modernes au passé trouble et aux méthodes trash et expéditives. Le tout nous offre plus de 2 heures de pure intensité!
Avec "Equalizer", Denzel Washington nous revient dans un de ces rôles où il est magnifique, jouissif, jubilatoire. Il nous régale dans son rôle de justicier défenseur de la veuve et de l'orphelin dans ce thriller musclé et très prenant. Face à lui, un certain Marton Csokas est également excellent dans un rôle d'affreux psychopathe. Ce film n'est certes pas exempt de défauts : quelques caricatures (les gentils américains contre les méchants russes, les ouvrières forcément chinoises), ainsi qu'un combat final convenu et légèrement décevant. Il n'en demeure pas moins qu'on vibre tout au long de cette aventure pêchue, savoureuse et extrêmement bien ciselée. De la part de Denzel, employé ici d'un magasin de bricolage, et du réalisateur, un travail de pro.
13 ans après Training Day, Denzel Washington retrouve le réalisateur Antoine Fuqua pour Equalizer, adapté de la série télé du même nom. Le film est vraiment bon. Denzel Washington est juste parfait dans son rôle de chevalier au grand cœur prêt à aider son prochain. Les scènes d'action sont excellentes, la réalisation est maîtrisée (Antoine Fuqua nous gratifie de quelques plans bien badass) et le duel que s'offre Denzel Washington et Marton Csokas est vraiment génial et plein de tension. On regrettera un léger petit détail, la présence minime de Chloé Moretz qui sert juste à déclencher les événements du film, j'aurais aimé la voir un tout petit peu plus. Ceci étant, le film est vraiment super et on passe un excellent moment devant celui-ci. Une suite serait en préparation, je dis oui, oui et encore oui.
Très bonne surprise dans ce cru 2014 ! Je ne m'attendais pas vraiment à un aussi bon film. Il faut dire que j'avais oublié que le réalisateur n'était autre qu'Antoine Fuqua, le réalisateur du génial "Training Day". Lorsque le générique est venu me le rappeler, j'ai alors compris d'où le film puisait cette force brute, cette violence réaliste et calme et cette vision des flics (tous pourris, tous ripoux). Maintenant que je le sais, il est vrai que l'on sent bien la marque d'Antoine Fuqua et c'est pour le meilleur.
Denzel Washington est extrêmement bien utilisé : autant physiquement que par sa présence. Doté d'un personnage peu bavard, il a pourtant une telle présence à l'écran qu'il inonde chaque plan et qu'on le suit sans hésitation deux heures durant, sans voir le temps défiler. C'est fort ! D'ailleurs, Washington est crédible dans son personnage un peu mystérieux mais ultra balèze : peu importe la personnalité qui nous est présentée, on n'a aucun mal à passer de l'une à l'autre. Côté méchant, le nemesis de Washington est aussi plutôt intéressant et m'a fait beaucoup penser, en un sens, à Kevin Spacey. En l'occurence, il s'agissait de Marton Csokas, acteur néo-zélandais discret mais à la filmographie pourtant impressionante.
Quant à l'histoire, on s'y plonge sans difficulté même si elle ne recèle pas une grande originalité. "Equalizer" est un thriller assez classique sur ce point. Là où le film se détache de la concurrence, c'est dans ses scènes d'actions largement basées sur une matière brute, sans chorégraphie outrancière et sans combat à rallonge. Le but, c'est d'arriver à tuer l'adversaire, pas à faire un magnifique combat de 5 minutes donc on va directement au but et on montre au spectateur un déchaînement de violence réaliste. C'est appréciable.
Voilà pourquoi Equalizer m'a surpris : de bons acteurs principaux, une histoire classique mais efficace, d'excellentes scènes d'actions réalistes et un réalisateur génial. Pas grand chose à redire en résumé.
Un bon film de justice qui fait du bien. Une tuerie juste, pour rétablir un semblant d'équilibre dans ce monde où vit beaucoup trop de personnes cruelles, qui tuent par intérêt, pour que les affaires roulent. On rêve d'avoir le savoir faire du héros, son courage et ses idées de génie pour éliminer ces tueurs. Dans le scénario il n'y a pas de grandes différences avec les autres films du genre, mais ce film en particulier a le super Denzel Washinghton, acteur génial qui rend son personnage ultra attachant, et hyper badass. Les scènes d'action sont top, quelques morts de mafieux bien trouvées, des séquences avec un visuel classe qui a été bien travaillé. Et avec tout ces ingrédients on a un excellent film d'action où on ne voit pas le temps passer. Vivement le 2!
Ah ! De la bonne série B qui tâche et qui fait du bien ! Antoine Fuqua, coutumier du fait ne s'embarrasse pas de ce qui est à la mode en terme de cinéma et continue de nous servir du bon film d'action à l'ancienne. Un ancien agent retraité d'on ne sait où, une prostituée sur la voie de la rédemption, un gang de méchants très méchant, on mélange tout ça et en sort une bonne salade de violence et de coups de poings à la carotide tout droit venue du fin fond des 80's ! C'est trop bon, ça défoule et on n'échappe pas non plus à la petite dose d'humour qui va bien, on en redemande !
Denzel Washington, dans un rôle à contre emploi, est, comme d'habitude, exceptionnel. Malgré spoiler: une certaine violence gratuite , l'intrigue est bien menée et le film se laisse voir facilement. On ne sens pas les plus de deux heures de films.
Antoine Fuqua livre à chaque fois des films d’action de bonne facture, classique mais efficace. Avec Denzel Washington devant la caméra, qu’il avait déjà embauché pour Training Day, le réalisateur américain livre cette année Equalizer, inspiré de la série Equalizer diffusée sur CBS à la fin des eighties. Equalizer porte bien son nom, c’est un film écrit sur des papiers à musique avec juste le bon tempo.
Robert McCall (Denzel Washington) est salarié dans une enseigne de bricolage. Il semble mener une vie paisible. Insomniaque, il sort la nuit pour lire dans un bar où il discute de ses dernières lectures avec Teri (Chloë Grace Moretz), une prostitué du quartier. Lorsque celle-ci se fait agresser par un client puis corriger par son mac prénommé Slavi (David Meunier), la vie de Robert McCall bascule. Il décide de la venger et s’attire les foudres de la mafia russe dont Teddy (Marton Csokas) un redoutable mafioso prend la tête.
Equalizer prend son temps pour installer son personnage principal. C’est tout simplement parfait à l’heure où les personnages s’efface au profit d’une intrigue bourrine. Sans nous révéler grand-chose de Robert McCall, Fuqua nous invite néanmoins à appréhender calmement son état d’esprit. On le retrouve en train de faire ses courses, de travailler et de plaisanter avec ses collègues même quand il le raille, de conseiller son ami Ralphie (Johnny Skourtis) pour l’obtention d’un poste d’agent de sécurité. Robert McCall est un bon vivant, volontiers avenant avec ses proches, mais on détecte aussi qu’il semble maniaque et très minutieux. Teri est une femme terrorisée qui n’envisage pas pouvoir faire partie d’un autre monde que celui de proxénètes véreux. Chaque soir les récits de Robert lui donne un peu d’espoir. Robert lit Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway et explique à Teri que la pêche du vieil homme a redonné un sens à sa vie. Juste avant la disparition de Teri, il entame la lecture de L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche de Miguel de Cervantes. Heureuse allusion au rôle de chevalier d’une époque révolue qu’il ne va pas tarder à porter à nouveau.
La réalisation d’Equalizer est surprenante et agréable s’appuyant sur une photographie en clair-obscur bien étudiée tirant profit des lumières de la ville pour ne pas sombrer dans la pénombre comme le font trop de polar ou de films d’horreur où l’on ne distingue plus rien. La musique de Harry Gregson-Williams est juste suffisamment présente pour accompagner le héros réfléchi et calculateur. En fond, elle semble juste incarnait la ville et ses bas-fonds. C’est étonnant que Chloë Grace Moretz ai été choisie pour cette distribution. Elle qui jouait l’apprentie super-héroïne dans Kick-Ass côtoie ici un homme apparemment ordinaire, au passé trouble, qui devient son héros sans même qu’elle le devine. Fuqua joue sur ce registre de multiples manières. Par exemple, lorsque Robert McCall visualise, du fond de l’œil, tous les détails de la scène, avant de régler leur compte aux méchants. Il y a quelque chose du super pouvoir là-dedans.
Pour faire aussitôt un pied de nez à cette initiative, la rapidité du vieillard justicier est mise à mal par le chronomètre qu’il actionne avant de passer à l’action, action dont il surestime toujours la rapidité d’exécution. Autre choix scénaristique intriguant, Equalizer fait parfois penser à The Toolbox Murders, slasher de Dennis Donnelly, sortit en 1978, où le tueur tue avec des outils de bricolages. C’est en effet, à l’exception notable de ce film (et son remake réalisé par Tobe Hooper en 2004), assez rare et cela paraîtra à certain néophyte comme relevant de l’inédit. Dans le même ordre d’idée qui ravira les nostalgiques du cinéma d’action des eighties, McCall ne cesse de bricoler des pièges comme le ferait McGiver ou John McClane. Héros moderne, et en prévision d’une suite probable, McCall ouvre son ordinateur à la place de son livre pour conclure le film. Il vient de recevoir un mail lui demandant de l’aide. Le héros a pris goût à l’uniforme de redresseur de tort.
Equalizer est porté haut par des idées scénaristiques parfaitement assemblées et par la maîtrise de Denzel Washington en justicier incorruptible, impitoyable mais sensible.
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