OUI! Enfin un très bon Shyamalan! Ok, ce n'est pas "The Sixth sense" ou "Unbreakable", mais ça vaut presque "The Village", voir "Signs". En fait, ce qui manque à "The Visit", c'est cette capacité à être vu et revu. Je dis ça alors que je ne l'ai vu qu'une fois, mais je doute le visionner plus de deux fois, tandis que j'ai vu 3, 4 ou 5 fois les films précédemment cités. Mais ça demeure un très bon film, et un grand moment d'épouvante!
Pourtant, le postulat de départ n'était pas gagné. Une mère de famille un peu perdu qui suite à une dispute n'a pas vu ses parents depuis 15 ans accepte de leur envoyer ses enfants pour une semaine afin qu'ils fassent connaissance. Après 15 ans, autant dire que c'est envoyer ses enfants chez des étrangers. Passons.
On se dit au revoir sur le quai de la gare et tandis que les enfants rejoignent leurs grand-parents, la mère part en croisière. Passons encore (d'ailleurs, on ne s'attarde pas sur tout ça).
L'arrivée des enfants marque le début d'une semaine de huis clos dans une maison isolée dans un coin rural, entre fin automne et début hiver, dans un décor où le soleil ne brille jamais. Les quatre acteurs centraux jouent magnifiquement bien (particulièrement la jeune fille; le garçon semble prendre trop la confiance et devient parfois agaçant). C'est d'autant plus vrai que le film est tourné en mode found footage, aux plans fixes se succèdent les caméras embarquées (qui vibrent un peu) avec des zooms sur les visages.
L'ambiance est tout de suite angoissante. Pesante. Les scènes effrayantes s’enchaînent. Je suis un grand bonhomme, et pour a première depuis longtemps, jai eu peur! On a peur comme dans The Sixth Sense, on s'interroge comme dans The Village. Aucun temps mort.
Comme dans tout bon Shyamalan, le twist n'arrive pas nécessairement à la toute fin. Et comme dans tout bon Shyamalan, on n'a rien vu venir.
L'évolution psychologique des personnages ne vaut pas celle du dénouement de Signs, quand le prêtre retrouve la foi, que l'on comprend pourquoi la petite fille mettait des verres d'eau partout et que Joaquin Phoenix fait de nouveau swinguer sa batte. Mais tout finit par trouver sa place et en somme, la boucle est bouclée.
Pour finir, plusieurs commentaires évoquent l'humour présent dans le film... J'avoue que je n'ai même pas souri.