The Visit est typiquement le genre de film d’horreur qui promet beaucoup sur le papier, mais qui au final laisse un gros sentiment de “mouais”.
Dès le début, l’histoire avait pourtant du potentiel : deux enfants envoyés chez leurs grands-parents qu’ils n’ont jamais connus, une ambiance un peu chelou, une atmosphère censée monter en tension… sur le principe, ça pouvait vraiment fonctionner.
Mais très vite, le film choisit la voie la plus safe possible, clairement pensée pour plaire au grand public plutôt que d’assumer une vraie proposition horrifique.
La grand-mère est sans aucun doute le personnage le plus marquant du film. C’est elle qui porte presque à elle seule le malaise… sauf que ce malaise n’aboutit jamais vraiment.
Personnellement, aucune peur, aucun vrai stress, même pas un malaise profond. Le film ne provoque aucune des émotions qu’un film d’horreur est censé faire ressentir.
Le plot twist ?
On le voit arriver de TRÈS loin. Tellement loin que quand il arrive, il ne surprend absolument pas. Zéro choc, zéro impact. Et c’est dommage, parce que tout reposait quasiment là-dessus.
Les enfants, en revanche, sont plutôt réussis : ils sont attachants, ont chacun leur personnalité, et fonctionnent bien à l’écran. Mais le problème vient du choix narratif principal :
tout le film repose sur leur ignorance volontaire face aux comportements ultra chelous des grands-parents… et franchement, c’est vite énervant. À force d’ignorer l’évidence, ça casse complètement l’immersion.
Au final, The Visit ressemble à un film d’horreur trop lissé, qui n’ose jamais aller au bout de ses idées. Il aurait pu être plus sombre, plus dérangeant, plus ciblé… mais il préfère rester accessible, quitte à devenir fade.