J’étais assez emballé au départ par cette nouvelle adaptation par Netflix du célèbre roman allemand « A l’Ouest Rien de Nouveau ». Tout d’abord, parce que contrairement à ce que pense la doxa, il est vrai que le streaming américain a su proposer au fur et à mesure des années, des œuvres cinématographique d’une belle ambition, que j’avais lu le roman, et que je n’ai pas vu les deux premières adaptations faîtes précédemment. Je partais donc sur de bonnes prédispositions. Cependant, au fur et à mesure que le long-métrage déroulait son intrigue, j’ai pas mal déchanté. Et j’en suis sorti assez mitigé, voire déçu.
D’un point de vue purement technique, il n’y a pas grand-chose à redire. La mise en scène d’Edward Berger (qui a réalisé quelques épisodes de la série Deustchland 83) arrive parfaitement à nous restituer l’horreur des champs de bataille, le quotidien des soldats, etc. À titre personnel, alors que mon envie de départ se portait davantage sur les scènes de guerre, j’ai été bien touché par toutes les parties qui abordent le quotidien des soldats que les batailles. Notamment la conversation entre le héros et son ami illettré est d’une belle humanité. Le réalisateur multiplie aussi les plans d’ensemble dans tout ce qui est les paysages. Ces derniers rappellent pas mal d’ailleurs, le cinéma de Terence Malick, en particulier «Le Nouveau Monde ».
Hormis Daniel Brülh qui est assez étonnant de justesse et de retenue, c’est sans doute la performance de Félix Kermerer qui incarne le jeune héros qui nous épatent. Il a en effet réussit à s’imprégner du climat d’horreur que ressent son personnage, mais aussi à traduire la joie qui se transforme en cauchemard éprouvé par Paul. Mais malgré ces atouts, mon sentiment reste mitigé voir déçu. Pourquoi ?
Certes, toute adaptation d’un livre est mauvaise à l’origine. Quoiqu’il arrive on, sera toujours déçu par l’adaptation d’un livre. J’ai trouvé que «Blonde» récemment était un film génial sur de nombreux points, mais même si Andrew Dominik a réussi à en extirper une synthèse intéressante, l’adaptation est en soi très mauvaise tant de choses sont passés sous silence. C’est encore le cas ici. Et ce n’est même pas cela le problème. Le véritable problème, c’est à qu’à part de belles images, « A l’Ouest rien de Nouveau » n’offre rien. Le sujet du livré s’axer davantage sur l’horreur de la guerre, et finalement peu sur le fait que les soldats ont était des personnes quasi-exploiter à des fins politiques. Je trouve cela intéressant de la part d’Edward Berger d’avoir voulu axer son film sur cette deuxième thématique. Mais pourquoi faire dire à un récit, ce qu’il n’a pas dit, et ainsi nous montrer des choses erronées voire fausses. Mais pourquoi faire dire à un récit, ce qu’il n’a pas dit, et ainsi nous montrer des choses erronées voire fausses. Mais de ces jeunes soldats qui sont tous des benêts, s'attarder sur le sexe, lâches etc. Non franchement, je trouve que le film fait des obsessions, qui n’ont pas lieu d’être. Là, ou Andrew Dominik à défaut de suivre à la ligne le roman « Blonde» en extirper l’essentiel de son message, «A l’Ouest Rien de Nouveau» ne suit ni le message du roman ni les événements, mais reste purement dans la réécriture tout du long. Je trouve cela malsain, voire malhonnête.
En conclusion, Edward Berger signe un premier long-métrage en solo vraiment intéressant d’un point de vue technique soutenu par un montage classique, mais plutôt de bonne augure. Pourtant à force de miser sur la technique, et d’insister tout du long sur des choses qui ne sont pas dites dans le roman, « A l’Ouest rien de nouveau » n’est qu’une énième adaptation bâclée qui vomit à la fois son héritage et son sujet. Je lui préfère largement "1917" qui est beaucoup plus juste et a mieux su traduire l'horreur de 14-18.