Note moyenne
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Les décors sont splendides, l'histoire est bien bien qu'un peu longue. Mais c'est vraiment une belle leçon sur la guerre ! À voir une fois
Une qualité visuelle et sonore au top, une narration fluide, des plans courts et sobres, une émotion froide qui remplit l’entiéreté du plan. Un plébiscite mérité pour un film allemand sur la guerre. Juste dommage que toute cette maîtrise soit seulement au service d’une histoire intime sur l’absurdité. Le réalisateur tente de raconter l’Histoire en plus de son histoire (des allers-retours avec les généraux, rencontres avec l’occupé) mais ça reste trop vague et manichéen pour être pris au sérieux. En somme il fait les mêmes erreurs de biais que les films americains ou français, mais avec un style et une qualité indéniable.
Ce fil est un plaidoyer pacifiste et antimilitariste.
Il n'est pas totalement fidèle au livre et certains détails des combats sont irréaliste.
Néanmoins c'est un excellent film.
Il n'est pas totalement fidèle au livre et certains détails des combats sont irréaliste.
Néanmoins c'est un excellent film.
Très bon film avec plusieurs scènes marquantes (dont une très émouvante où Paul Baümer massacre un soldat français dans un trou d'obus). Bien entendu il y a des incohérences tant historiques que géographiques (paysages qui n'ont rien à voir à la Champagne crayeuse, l'usage massif du lance-flamme alors que c'est erroné et surtout une attaque à 15 minutes de la fin de la guerre le 11 novembre 1918 à 10h45 etc...) qui peuvent déplaire mais force est de constater que tout le reste est plutôt réussi (costumes, effets spéciaux, jeu des acteurs etc...).
Très inférieur au téléfilm de 1979, c'est un film de guerre. ni plus, ni moins. Je pense que ceux qui l'ont fait n'ont pas lu le roman. La mort de Paul n'a rien à voir avec l'histoire, le traité sur l'armistice n'a rien à y faire. La narration y est absente donc toutes les réflexions humanistes et le face à face avec le soldat français dans le trou qui un passage clé de l'histoire, bâclé.
Photo magnifique, mise en scène soignée et bande son inspirée, cette œuvre allemande est un excellent film qui appuie une fois de plus sur l'absurdité et l'horreur de la guerre. Côté original pour nous, l'intrigue se situe du côté de l'armée allemande et nous montre également qu'il n'y a pas de méchants ou de gentils mais juste des gamins de 20 ans morts de trouille et qui finissent par devenir des machines ou la sensibilité n'a plus sa place.
vu un week-end d'armistice. Bon support pedagogique, photo magnifique. Mais sans doute un sentiment de déjà vu et de légèrement scolaire.
Finalement, je m'attendais à mieux, sur la foi des extraits impressionnants de la bande-annonce.
Certes, je ne reproche pas au metteur en scène allemand les scènes de combat et de tranchée, toutes impressionnantes( l'apparition des chars de combat ; l'effroi devant les lance-flammes..), cependant le film n'est pas toujours fidèle au roman et surtout souffre de certaines approximations : les ellipses du scénario trahissent le roman de Remarque ; les plénipotentiaires sont caricaturaux ( le général allemand, les rencontres entre belligérants pour négocier un armistice), la dénonciation de la guerre est démonstrative et l 'offensive des cinq dernières minutes guère crédible, du point de vue historique.
Certes, je ne reproche pas au metteur en scène allemand les scènes de combat et de tranchée, toutes impressionnantes( l'apparition des chars de combat ; l'effroi devant les lance-flammes..), cependant le film n'est pas toujours fidèle au roman et surtout souffre de certaines approximations : les ellipses du scénario trahissent le roman de Remarque ; les plénipotentiaires sont caricaturaux ( le général allemand, les rencontres entre belligérants pour négocier un armistice), la dénonciation de la guerre est démonstrative et l 'offensive des cinq dernières minutes guère crédible, du point de vue historique.
Ça fait du bien de voir la guerre de l'autre côté du miroir, la vision française, anglaise ou américaine on la connaît par cœur, d'une part parce que cela fait partie intégrante de notre Histoire mais aussi parce que l'on est abreuvé de films sur la Grande Guerre. Avec ce remake allemand, on découvre la vision de nos "ennemis" intimes de ces affrontements sanglants. Et oui, d'un côté comme de l'autre ce ne sont que des Hommes ... ici des troufions, jeunes et naïfs, qui vont servir de chair à canon pour le compte des grands de ce Monde, qui décident de la guerre pendant que d'autres la font. C'est aussi là dessus que le film appuie, l'idiotie primaire d'une guerre et des décisions en haut lieux. Intéressant de ce point de vue donc mais aussi en terme de cinéma pur où les séquences dans les tranchées paraissent particulièrement réalistes et terribles. La boue et le sang, voilà ce qu'ils ont vécu les soldats de cette guerre et de tant d'autres, et il est bien de le rappeler de temps à autre. Dommage que le film soit un peu trop long, avec quelques scènes qui s'étirent en longueur et manquent d'intérêt parce que l'intention est excellente et la réalisation l'est tout autant. C'est à voir en tout cas.
Un film qui soulève bien tous les aspects de la première guerre mondiale, mais vu du côté prussien donne vraiment un œil neuf. La candeur des nouvelles recrues est jouée quelque peu dans l'excès, ce qui ne semble pas très réaliste mais ce n'est qu'une mise en place. La vision est fine comme souvent dans le cinéma européen, notamment la fracture entre le commandement et les soldats. Certaines scènes sont vraiment dures à regarder, mais cela va de pair avec le sujet.
oeil pour oeil dent pour dent. On l'a pas commencer cette guerre. N'en d'déplaise aux wok.
PS: je sais que je vais me faire disloque par les bobos. Et ça me fait plaisir...
A bientôt les P...D sur les champs de batailles...
PS: je sais que je vais me faire disloque par les bobos. Et ça me fait plaisir...
A bientôt les P...D sur les champs de batailles...
Remake impressionnant du classique de Lewis Milestone et de la version tèlèvisuelle de Delbert Mann, d'après le cèlèbre roman de Erich Maria Remarque! L'histoire d'un jeune soldat allemand qui dècouvre les horreurs de la Grande Guerre dont l'inèvitable comparaison avec "1917" donne l'avantage à l'oeuvre de Sam Mendes! Ce qui, chez Mendes, est technique et virtuositè, s'èlève chez Edward Berger en ultra-violence et en souffrance physique, prèsentant la guerre à la Elem Klimov! Ce qui ne va pas dire que "À l'Ouest, rien de nouveau" version 2022 n'est pas un excellent film de guerre! On est pour ainsi dire en apnèe durant les 2h30 de projection dans une suite remarquable d'observations sur ces jeunes soldats allemands et leur comportement, leurs actions et leurs rèactions, confrontès à l'enfer des tranchèes et à la mort dans ce qu'elle a de plus atroce! L'angoisse fait vite place à la folie de Paul Bäumer avec une èpoustouflante interprètation de Felix Kammerer qui porte le mètrage sur ses èpaules! Netflix produit le film, tandis que Hollywood lui dècerne à juste titre 4 Oscars! C'est maitrisè, immersif, âpre et bouleversant! Tout ce que l'on aime dans le genre...
Films bouleversant qui met en exergue l'absurdité de cette guerre où furent jeté dans l’enfer du combat des jeunes remplis d’innocence et d’illusions. Le film réussi avec justesse à se placer au-delà d’une prise de position manichéenne entre français et allemands et permet à chacun de s’identifier aux personnages, quel que soit leurs camps.
Les décors naturels et plans sont superbes. Les scènes d'action sont bien filmées et globalement bien réalisées.
Il n'en demeure pas moins que le film souffre de plusieurs problèmes qui me paraissent assez importants :
-si le film porte le titre du fameux livre de Heinrich Maria Remarque, les scènes sont tellement mélangées dans le film que l'on en arrive parfois à des incohérences complètes : spoiler: exemple, les soldats s'empiffrent en ayant double dose, puis ensuite le lendemain vont voler, le dernier jour, une oie : complètement illogique
J'ai assez souffert de ce décalage
-le film fait un choix curieux de se placer dans les derniers jours de guerre, alors que le livre quant à lui, s'arrêtait en octobre 1918 ; cela a pour effet d'avoir des événements qui auraient pu être réalistes durant les années de guerre, mais qui apparaissent déplacés dans les ultimes jour. Surtout, cela a pour conséquence de nous infliger des scènes de négociation diplomatique, totalement absentes du livre, et qui n'apportent absolument rien à l'histoire
-Mais la principale critique que je ferais à ce film est que, dans sa volonté de dénoncer l'horreur de la guerre, il le fait de manière tellement caricaturale et manichéenne que cela en perd toute crédibilité, et partant, cela amoindrit considérablement la force de dénonciation. Du coup, cela agace plus qu'autre chose, de voir un scénario aussi truffé d'invraisemblances.
Au bilan, ce n'est pas désagréable à voir, mais on peut s'en passer aussi.
Il n'en demeure pas moins que le film souffre de plusieurs problèmes qui me paraissent assez importants :
-si le film porte le titre du fameux livre de Heinrich Maria Remarque, les scènes sont tellement mélangées dans le film que l'on en arrive parfois à des incohérences complètes : spoiler: exemple, les soldats s'empiffrent en ayant double dose, puis ensuite le lendemain vont voler, le dernier jour, une oie : complètement illogique
J'ai assez souffert de ce décalage
-le film fait un choix curieux de se placer dans les derniers jours de guerre, alors que le livre quant à lui, s'arrêtait en octobre 1918 ; cela a pour effet d'avoir des événements qui auraient pu être réalistes durant les années de guerre, mais qui apparaissent déplacés dans les ultimes jour. Surtout, cela a pour conséquence de nous infliger des scènes de négociation diplomatique, totalement absentes du livre, et qui n'apportent absolument rien à l'histoire
-Mais la principale critique que je ferais à ce film est que, dans sa volonté de dénoncer l'horreur de la guerre, il le fait de manière tellement caricaturale et manichéenne que cela en perd toute crédibilité, et partant, cela amoindrit considérablement la force de dénonciation. Du coup, cela agace plus qu'autre chose, de voir un scénario aussi truffé d'invraisemblances.
Au bilan, ce n'est pas désagréable à voir, mais on peut s'en passer aussi.
"Les Damnés de la terre !"
Auréolé de son récent Oscar - amplement mérité (avis perso) - du meilleur film étranger, “Im Westen nichts Neues” (2022) (“A l’Ouest rien de Nouveau”), cette relecture moderne des films éponymes de Lewis Milestone (1930) et de Delbert Mann (1979) - tiré lui aussi du roman d’Erich Maria Remarque - fait montre d’une incroyable force dénonciatrice sur la guerre en général et le Premier conflit mondial en particulier (le roman étant sorti en 1929). Ce plaidoyer pour la paix de plus de 2h20’ diffusé sur la plateforme au “N” majuscule, restera - pour ma part en tout cas - l'un des plus frontaux et l'un des plus impressionnants films de guerre que le 7e Art nous a donnés depuis le pamphlet anti-militariste “Hacksaw Ridge” (“Tu ne tueras point”) de Mel Gibson (2016). Le réalisateur Edward Berger lors du prologue ou plutôt lors du chapitre un (le film en comptera 12 au total), nous présente la future “chair à canon” de la nation prussienne en la personne de Paul Bäumer et ses amis, tous soumis à un bourrage de crâne patriotique et idéologique prodigué par leurs professeurs.
Partis - eux aussi - la fleur au fusil pour devenir des hommes, grisés par l’aventure et l’inconnu, soutenus et commandés par une arrière-garde de lâches et d’opportunistes dont l’inhumanité n’a d’égale que le cynisme, cette génération sacrifiée va côtoyer l’enfer sur terre ! Parcouru par des paysages tellement dévastés, qu’ils en deviennent oniriques - rappelant certaines scènes de “1917” de Sam Mendes - le film est d’une violence inouïe, mais d’une nécessité salvatrice.
Le spectateur averti se voit, malgré tout, malmené comme rarement jusqu’à la nausée, par des visions et des images effroyables qui viennent se fracasser - tel le ressac sur les rochers - contre notre inconscient collectif, ce qui fait de “Im Westen nichts Neues”, une œuvre incontournable. De ce récit narré du côté des grands perdants du traité de Versailles, Edward Berger, nous rappelle - à toute fin utile - que la guerre n’est qu’une défaite pour l’humanité !
Auréolé de son récent Oscar - amplement mérité (avis perso) - du meilleur film étranger, “Im Westen nichts Neues” (2022) (“A l’Ouest rien de Nouveau”), cette relecture moderne des films éponymes de Lewis Milestone (1930) et de Delbert Mann (1979) - tiré lui aussi du roman d’Erich Maria Remarque - fait montre d’une incroyable force dénonciatrice sur la guerre en général et le Premier conflit mondial en particulier (le roman étant sorti en 1929). Ce plaidoyer pour la paix de plus de 2h20’ diffusé sur la plateforme au “N” majuscule, restera - pour ma part en tout cas - l'un des plus frontaux et l'un des plus impressionnants films de guerre que le 7e Art nous a donnés depuis le pamphlet anti-militariste “Hacksaw Ridge” (“Tu ne tueras point”) de Mel Gibson (2016). Le réalisateur Edward Berger lors du prologue ou plutôt lors du chapitre un (le film en comptera 12 au total), nous présente la future “chair à canon” de la nation prussienne en la personne de Paul Bäumer et ses amis, tous soumis à un bourrage de crâne patriotique et idéologique prodigué par leurs professeurs.
Partis - eux aussi - la fleur au fusil pour devenir des hommes, grisés par l’aventure et l’inconnu, soutenus et commandés par une arrière-garde de lâches et d’opportunistes dont l’inhumanité n’a d’égale que le cynisme, cette génération sacrifiée va côtoyer l’enfer sur terre ! Parcouru par des paysages tellement dévastés, qu’ils en deviennent oniriques - rappelant certaines scènes de “1917” de Sam Mendes - le film est d’une violence inouïe, mais d’une nécessité salvatrice.
Le spectateur averti se voit, malgré tout, malmené comme rarement jusqu’à la nausée, par des visions et des images effroyables qui viennent se fracasser - tel le ressac sur les rochers - contre notre inconscient collectif, ce qui fait de “Im Westen nichts Neues”, une œuvre incontournable. De ce récit narré du côté des grands perdants du traité de Versailles, Edward Berger, nous rappelle - à toute fin utile - que la guerre n’est qu’une défaite pour l’humanité !
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