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Oxymetal
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4,0
Publiée le 6 janvier 2014
On attendait de pied ferme le réalisateur Sud-Africain "Neill Blomkamp" après la claque "District 9". Son nouveau projet de Science-Fiction intitulé "Elysium" puise clairement son scénario dans l'excellent Manga "Gunnm". Situé dans un futur éloigné (Plus exactement en 2154), où la population humaine riche vit désormais dans une station spatiale baptisée "Elysium", loin des pauvres, restés sur une Terre surpeuplée. "Max" (L'étonnant "Matt Damon"), simple ouvrier ayant été gravement irradié, apprend qu'il ne lui reste plus que 5 jours à vivre. Il va mettre à profit ce court laps de temps pour tenter de se rendre sur la station spatiale, car des "Med-Box" (Des cabines médicales) y ont été installées, permettant la régénération rapide et totale des cellules corporelles et la suppression des maladies. D'entrée, on retrouve la patte "Neill Blomkamp" filmant l'action caméra à l'épaule, donnant une impression de réalisme plutôt rare dans le registre de la Science-Fiction. Les effets spéciaux sont toujours aussi bien incorporés et procure une impression d'authenticité particulièrement subtile. Le scénario se révèle aussi très intéressant entre Suspense et Action et les têtes de série font le reste. Avec l'apparition au générique de "Matt Damon" mais aussi l'énorme "Jodie Foster", "William Fichtner" et (Cerise sur le gâteau) le méconnaissable "Sharlto Copley" (Le "Wikus Van der Merwe" de "District 9") hallucinant dans la peau du méchant de service. "Elysium" est une réussite indéniable et reste un divertissement de qualité (Forcément moins marquant que "District 9") mais qui prouve clairement le génie de "Neill Blomkamp" à l'origine révélé par le grand "Peter Jackson". Epreuve réussit haut la main pour le Sud-Africain qui rentre définitivement dans le cercle prisé des mastodontes du 7em art en attendant la suite très attendu du déjà emblématique "Distric 9" !
Neill Blomkamp renoue avec la science-fiction ambitieuse, toujours sur fond de discours politique après un essai convaincant : « District 9 ». Cette fois, le réalisateur donne une version possible des conséquences de l'accroissement continue de l'écart entre les riches et les pauvres, sur une Terre soumise aux maladies et à la surpopulation (ce dernier point étant un autre vrai problème pour notre futur). L'anticipation sociale est pour le moins crédible, dans un univers visuellement réussi et dans un style proche de « District 9 ». Les personnages sont intéressants bien qu'un poil caricaturaux, notamment Kruger (Sharlto Copley performe) et la ministre Rhodes. Encore plus généreux dans la forme en termes de dynamisme et d'action, Elysium commet cependant l'erreur d'être redondant comme dans la bataille finale, qui plus est trop découpée, parfois illisible, et manquant d'émotions.
Elysium : Hoooo la belle claque made in Blomkamp !!! L'attente fut longue mais elle fut également récompensée. Une histoire géniale, très complète et recherchée. Le pitch central a certes déjà été vu (on veut ce que tu possèdes à tout prix) mais c'est grâce à l'univers qui est tout autour que l'intrigue prend autant d'ampleur. Le monde futuriste présenté est débordant de réalisme, loin de l'aspect propre et net du futur comme on se l'imagine, c'est sale, violent, poussiéreux et technologiquement avancé en mode pièces détachées. On ressent bien les grands thèmes propres à Neill Blomkamp comme la séparation des classes et la discrimination le tout dans une ambiance crade, sanglante et vif. Le côté esthétique est assez brut, mêlant paysage dévasté et sale avec des environnements magnifiques, classe et luxueux. La première partie pose bien les bases de l'histoire, la vie des personnages, le monde etc. puis tout s'emballe et s'enchaine très rapidement dans la seconde moitié. Matt Damon fait très fort dans ce rôle assez différent de ce qu'il a pu faire auparavant, toujours très convaincant. La petite pépite niveau casting se trouve en la personne de Sharlto Copley, véritable monstre, il possède un talent fou et le met au service de ce personnage totalement psychopathe et dérangé, un grand rôle pour un grand acteur. Blomkamp fait encore des merveilles niveau réalisation, toujours très maitrisée, c'est très réaliste nous plaçant au coeur de l'action. Les effets visuels sont encore une fois de toute beauté, magnifique. Il n'y a rien à y redire, c'est parfait. Après la petite bombe qu'était "District 9", j'attendais ce nouveau film comme le messie et je n'ai pas du tout été déçu. Bien qu'ayant quelques similitudes avec District 9, c'est assez différent. Niveau action, on est pas mal servie même si ce n'est pas au centre du film, juste assez pour maintenir un bon rythme mais l'axe principal de ce film c'est véritablement l'histoire racontée qui est superbe, de la très bonne science-fiction et le tout dans une ambiance assez mature, violente et brute. Ce petit bijou restera dans mon top un bon bout de temps, très bon divertissement qui fait également réfléchir sur le monde que l'on construit petit à petit (certains passages font froid dans le dos quand on sait que c'est ce qui pourrait très bien se passer) !! A voir d'urgence.
Conformiste jusqu'à la caricature et loin de l'originalité de District 9, le propos d'Elysium déçoit. Blomkamp cède ici sa créativité artistique face aux enjeux financiers autrement plus considérables que pour son premier long-métrage, mis à part sur le plan visuel où on lui a laissé libre cours en lui autorisant son équipe technique habituelle. Dans le fond pourtant, bien trop de clichés hollywoodiens rappellent que l'argent et la volonté d'assurer de jolies retombées est roi au pays du blockbuster. Pourtant, si on y cherche bien, on retrouve beaucoup de District 9 en Elysium. Ses thèmes, tout d'abord (l'hybridation homme-machine, la ségrégation) mais aussi ses défauts (incohérences et manichéisme) le problème étant que, comme je l'ai dit, les premiers sont cette fois abordés sans l'esprit subversif qui avait rendu le traitement de District 9 si plaisant, alors que les seconds sont bien plus prononcés. On oublie aussi en partie le réalisme pour verser dans le tape-à-l'oeil (où Blomkamp confirme au moins son talent de faiseur d'images par séquences, quant à d'autres moments il frôle le grossier). Bref, une parfaite illustration de l'emprise des intérêts financiers, qui si elle ne dément en rien le talent de son auteur, souligne à merveille leur victoire sur une certaine forme de cinéma. Décevant.
Pas de suspens. Peu de grâce et de volupté alors que le monde dans haut méritait une confrontation qui n'aura pas lieu. Celle ci restera chez Blompamk intouchable nous montrant ainsi ses limites. Enfermé dans ses travers qui faisaient de D9 un hymne à la nouveauté il récidive d'un "déjà vu". Bien évidemment on en attendait beaucoup mais comme toujours la technique encore une fois étouffe le concept et la dose empathique versée à chaudes larmes cahin caha ne fait que glorifier une pathétique configuration à demi mot soufflé par le croissant rouge comme vous le voulez, y a le choix. L'idée aurait-été de nous surprendre avec ce monde tout la haut. Celui des riches qui ce soignent ayant tous une table d'opération dans leurs salons à la place d'un piano. Des le début le suspens disparait avec un effet de lustre orbital non suspendu alors qu'un cordon faisait toute la splendeur de Gunnm. Comme un cordon ombilicale permettant le lien inaccessible alors qu'ici le drame ne sera qu'un jeu de guerre genre Testuo et Terminator où là encore j'ai vraiment du mal à comprendre l'intérêt. Le script s'éloignant tellement du fond. La forme finalement avale comme une bouchée la trame avec des effets de synthèse le film qui promettait tant! D'ailleurs je me demande pourquoi j'ai mis tant d'étoiles en ayant eu si peut dans le ciel et trop dans les yeux, car il faut le souligner de très beaux carnages explosent l'écran. Mais pour Rambo j'ai déjà donné. Je reste donc sur ma faim car la fin et presque un début de film qui ne commença jamais.
Gunnm nous a fait rêver et le monde suspendu fut une valeur fondamentale ou l'espoir et la curiosité nous prend à la gorge. Elysium nous tranche la trachée plusieurs fois mais ne décolle pas et ne décollera jamais dans ce qui aurait pu faire de ce film un bijou mais ce sera un film que l'on oubliera vite, dommage.
Un bon film d'anticipation qui aurait pu être exceptionnel, sans un happy end qui vient pourrir le reste du scénario. C'est réaliste, cruel, et les dialogues sèment un certain malaise par instant. Monsieur le scénariste, il faudra m'expliquer comment on peut guérir l'humanité dans la boite à miracle, et lutter contre la surpopulation ???? Si vous avez la réponse, alors votre place est sur Elysium.....
Elysium reprend l'esthétique formidable de Distric 9 mais avec une intrigue plus prenante et un Matt Damon comme toujours très bon. Jodie Foster est également remarquable.
Hésitant entre SF, thriller politique, dystopie et cyberpunk cet hybride échoue à l'équilibre, traçant des lignes narratives qui se heurtent sans aboutir à une trame solide ou cohérente d'autant que leur intersection consiste en une improbable coïncidence! N'accusons pas les scénaristes de manichéisme puisque l'ensemble des personnages, puissants ou faibles, oeuvre par pur égoïsme ou par cupidité, ne permettant aucune empathie d'autant que nombre de réactions absconses les définissent... Par ailleurs le montage haché multiplie inutilement les plans avec une caméra tremblotante, cache-misères d'un manque prégnant de rythme. Ainsi les idées potentiellement porteuses du début s'étiolent rapidement, n'offrant pas de profiter des trouvailles technologiques ou esthétiques de cet univers dont les similitudes avec le nôtre restent inexploitées. Un blockbuster qui rate même sa visée de spectacle divertissant: un comble! Du marasme sauvons Wagner Moura et jetons le reste aux oubliettes!
Un excellent film de science-fiction dans un univers post-apocalyptique. Neil Blomkamp entraîne Matt Damon dans un futur robotique. Un bon divertissement futuriste sur un conflit idéologique entre les riches et les pauvres ( guerre politique).
En découvrant "District 9" je m'étais dit que le réalisateur avait la même hargne teintée d'ironie que Verhoeven. Avec "Elysium" il aurait pu nous faire la "guerre des classes" de l'espace, mais le film se contente d'être un excellent film d'anticipation, violent et nerveux, quasiment sans temps mort (sans pour autant avoir recours à un montage épileptique toc). L'univers du réalisateur est loin d'être aseptisé comme c'est souvent le cas avec les blockbusters, et si le scénario parait un peu naïf ou simpliste par moments, le temps passe vite et le discours social passe bien également, même s'il est peu développé. Il vaut donc mieux prendre "Elysium" comme une BD un peu caricaturale que comme un film subversif. Neill Blomkamp a confirmé le bien que je pense de lui, j'attends maintenant son prochain.
Très bon film d'action et de SF. L'action est puissante, la technologie des armes et des soins, j'ai juste adoré ! Mon personnage préféré est le méchant, Kruger (Sharlto Copley). Je lui trouve un super charisme, il tient trop bien son rôle, mieux que le héro Max (Matt Damon).
Un thriller SF d'anticipation sur fond de lutte des classes qui, même s'il est assez basique et prévisible côté scénario, est très efficace. L'univers visuel post-apocalyptique est saisissant, Matt Damon convaincant.
Comment ne pas penser au problème des migrants en regardant ce film ? Le réalisateur extrapole de brillante façon l'actualité. L'Europe actuelle a des relents d'Elysium. Avec son style proche du documentaire, son attirance pour la saleté et son goût pour le bricolage des corps (les exosquelettes), Neill Blomkamp filme un futur des plus effrayant et tellement réaliste. Les interprètes sont crédibles, notamment Matt Damon en humaniste involontaire et Jodie Foster en défenseur des privilèges.
Ce film sent beaucoup plus la patte "Hollywood" que District 9. Cela n'en fait pas pour autant un mauvais film. Oui on n'évite pas les gros clichés des blockbusters hollywoodiens, avec des scènes de dialogues vu et revues, des enjeux qui restent vraiment trop en surface et ne vont pas au fond des choses (pourtant il y avait matière). Dans le même registre je trouve le personnage de Jodie Foster peu exploité tout comme les "capacités" de l'exosquelette. Cela dit la narration est très fluide, j'ai pas vu le temps passé, la mise en scène est sympa même si le combat de fin n'échappe pas au montage épileptique. En tout cas l'ambiance retranscrite est vraiment sympa (enfin façon de parler hein!) grâce à de bons décors et des effets spéciaux de qualité. Je retiens également le personnage de Sharlto Copley (cette fois dans la peau du méchant) très réussi! Un bon petit film de SF.
Amateur de pur science-fiction, ce film est fait pour vous. Tous les ingrédients sont réunis ici pour vous faire adhérer à la l'histoire : un parti pris de réalisme dans un monde post-apocalytique super bien représenté, des effets spéciaux hyper réaliste, un casting solide et une réalisation très efficace. Sous couvert de dénoncer l'inégalité entre riche et pauvre, Neill Blomkamp signe un gros blockbuster (sans être péjoratif ici) brut de décoffrage et on en a pour son argent. Quel plaisir enfantin de voir Matt Damon se faire transplanter un exosquelette et batailler à grand coup d'arme futuriste pour sa survie. Une des bonnes surprises du film vient de Sharlto Copley qui excelle en méchant psychopathe, carrément au antipode de sa prestation de District 9. En gros, un bon film d'action futuriste, qui n'atteint peut-être pas la grâce du précédent opus du réalisateur, mais qui lui permet (à mon avis) de se placer en digne héritier d'un certain James Cameron.