Une déception incontestable,alors qu'"Elysium" s'annonçait(par le biais d'une bande-annonce très prometteuse) comme un futur classique de la SF apocalyptique. Au lieu de cela,le Néo-zélandais au talent insolent,Neill Blomkamp,semble avoir été bridé par l'important budget accordé et l'influence hollywoodienne. Sa deuxième réalisation est un décalque de la première("District 9") à travers les thèmes abordés(ségrégation,fusion de l'homme et la machine...),mais en perdant au passage l'esprit subversif,anticonformiste et même émouvant. Pourtant,tous les éléments de départ étaient là,bien en place avec d'un côté une Terre dévastée,transformée en bidonville géant et régie par les agents robotiques et de l'autre,la station spatiale en forme d'hélice où se réfugient les nantis dans une sorte de cocon verdoyant et aseptisé. Matt Damon incarne un ouvrier laissé pour mort après une charge de radiations,qui accepte une mission-suicide pour guérir,et endosse un exosquelette puissant. La mise en scène impressionne,notamment lors de l'attaque de l'héliport avec des effets de ralenti ou de cadrages immersifs du plus bel effet. Mais l'éblouissement ne dure qu'un temps,surtout lorsque l'on constate que les promesses de SF intelligente et engagée,ont laissé place à de l'action pure,versant série B,sans autre but que d'épater la galerie et de multiplier les incohérences. Blasant.
J'ai pour habitude de toujours essayé de trouver une bonne chose à dire sur un film mais là... Ce film est une purge. Pourtant bien partit, avec une histoire digne des classiques de la SF (ça m'a beaucoup fait pensé à Gunm), le film n'est qu'un enchainement de cliché, à commencé par le méchant avec un accent allemand affreux (en tout cas en V.O) ce qu'on avait pas vu depuis très longtemps ( die hard ?). Pour ne rien arrangé le cadrage du film donne franchement la gerbe. Non vraiment à éviter...
Vécu comme une déception par beaucoup, Elysium a sans doute été mal compris. Peut être trop attendu après l'excellent District 9 qui abordait des thématiques sociales graves sans sombrer dans une moralisation outrancière, la seconde réalisation de Neil Blomkamp reste dans le même sillon sans le creuser d'avantage. Il devient néanmoins plus spectaculaire que politique ou engagé. L'efficacité du récit reste toutefois au rendez vous et on se sent enfin considéré par un réalisateur de Blockbuster S.F qui n'a pas souhaité truffer son film de justifications pesantes sur le pourquoi du comment ou d'une logique moralisante s'apparentant a du bourrage de crane. Loin d’être une fresque S.F (statut qui aurait pu être envisagé par Neil Blomkamp vu la densité de l'univers proposé) Elysium force les événements et ne s'attarde pas en route. Le rythme ne connait que peu de temps morts et calque sa course sur celle de son héros qui n'a jamais le temps de cogiter. On peut regretter le manque de développement que cela implique, quelques éléments largement dispensables (comme la petite fille malade) et les facilités scénaristiques qui peuvent heurter avec le recul. Pourtant, si l'on parvient a se laisser embarquer par cette bande dessiné live au relent de F.P.S (on sent fort bien que Blomkamp a travaillé des courts sur l'univers de HALO) il n'y a vraiment aucune raison de bouder son plaisir. Je n'oublie pas non plus que la dimension humaine d'Elysium est un de ses atouts majeur. On peut parfaitement considérer que le film accumule les clichés et les caricatures mais on peut de la même manière se dire que les situations manichéennes dépeintes ne sont que le triste reflet de l’évolution des hommes qui firent de leur singularité morale l'outil de leur propre bunkerisation ou ghettoïsation selon la classe dont ils sont issus. Chantre du multiculturalisme, Neil Blomkamp nous offre ici un divertissement haut de gamme très marqué par sa propre histoire de Sud Africain immigré au Canada. On adore ou on déteste. Moi j'ai adoré.
Le film est très réaliste. Il ne faut pas le regarder au premier degré, c'est-à-dire pour le raffinement ou l'originalité de son scénario, mais plus comme un documentaire d'anticipation!!
Ceux qui le regardent autrement passent à côté des enseignements et des intentions. Selon moi, il y a 2 axes d'appréciation principaux : => le premier est l'angle de vue scientifique (technologique), => le second est l'angle sociologique. ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Pour le second, les critiques parlent de manichéisme. Je suis désolé mais le monde tend a être de plus en plus manichéiste, de plus en plus binaire. Il reste tout aussi méchant. Nous autres avons déjà un mode de vie luxueux et finalement étriqué tout comme celui des Elyséens compte tenu des 3/4 de la population mondiale restants! Cette vision poussée à l'extrême dans le film pourrait donc bien être la réalité, si nous ne changeons rien à notre manière de vivre. ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Pour le premier angle, la ville en orbite est fascinante! C'est la première fois que l'on imagine un urbanisme spatial qui ne soit pas claustrophobe et rebutant. La conception même de la ville est incroyable: habiter la tête à l'envers sur la tranche intérieure d'un immense cerceau! La manière dont l'atmosphère "à ciel ouvert" est recréée, avec les parois latérales qui cantonnent le gaz....la manière dont le paysage est rendu avec les différents niveaux de perspectives: la sensation d'être sur un site plat avec une ligne d'horizon, mais en même temps la perception des fuyantes courbes de l'ensemble! Quel Talent! Le fait que la ville soit peu éloignée de la terre avec des navettes régulières, c'est très bien vu! Ça fait même un peu peur= je suis certain que de tels projets pourraient voir le jour! Peut être qu'un pays très riche soucieux de faire une démonstration technologique (genre Quatar), ou un groupe de multimilliardaires en plein délire de SF (genre le Boss de Virgin, avec le Boss de Redbull et d'autres!) pourrait se lancer ce genre de défi! En tous cas la pollution sur Terre peut clairement la rendre un jour beaucoup moins habitable si l'on poursuit la même cadence effrénée de production de masse concurrentielle. Pour le "bidon-ville" généralisé, c'est déjà le cas un peu partout sur la planète. Aujourd'hui Même en pleine nature on retrouve des détritus. Enfin pour le squelette extérieur, c'est super bien fait mécaniquement. Rien a dire ce film nous livre une vision assez préoccupante d'un futur proche potentiel! POUR MOI LE CINEMA c'est toujours du spectacle certes, MAIS aujourd'hui il se doit d'avoir une intention, qui réside ici dans le soin ultra réaliste apporté à l'environnement représenté. L'exemple de cette "roue" montre pour la première fois dans l'inconscient collectif cinématographique qu'un monde artificiel flottant peut être "attrayant", .......... ce qui laisse entrevoir une perspective d'avenir à l'humanité en cas de désastre écologique!!!!
Le film est très réaliste. Il ne faut pas le regarder au premier degré, c'est-à-dire pour le raffinement de son scénario, mais plus comme un documentaire !! Ceux qui le regardent autrement passent à côté des enseignements et des intentions. Selon moi, il y a deux axes d'appréciation principaux; => le premier est l'angle de vue scientifique (technologique), => le second est l'angle sociologique.
*Pour le second, les critiques parlent de manichéisme. Je suis désolé mais le monde tend a être de plus en plus manichéiste, de plus en plus binaire. Il reste tout aussi méchant. Nous autres avons déjà un mode de vie luxueux et cependant très étriqué par rapport aux 3/4 de la population mondiale (ne sommes nous pas quelque part des Élyséens d'aujourd'hui!) ! Cette vision poussée à l'extrême dans le film pourrait donc bien être la réalité si nous ne réagissons pas.
*Pour le premier angle, la ville en orbite est fascinante! La conception même de la ville est incroyable: habiter la tête à l'envers sur la tranche intérieure d'une immense roue! La manière dont l'atmosphère "à ciel ouvert" est recréé, avec les parois latérales qui cantonnent le gaz....la manière le paysage est rendu avec les différents niveaux de perspectives: la sensation d'être sur un plan horizontal avec une ligne d'horizon, mais en même temps la perception des fuyantes courbes de l'ensemble! Quel Talent! Le fait que la ville soit rapproché de la terre avec des navettes régulières, c'est très bien vu! Ca fait même un peu peur= je suis certain que de tels projets pourraient voir le jour! Peut être qu'un pays très riche soucieux de faire une démonstration technologique (genre Quatar), ou un groupe de multimilliardaires en plein délire de SF (genre le Boss de Virgin, avec le Boss de Redbull et d'autres!) pourrait se lancer ce genre de défi! En tous cas la pollution sur Terre peut clairement la rendre un jour beaucoup moins habitable si l'on poursuit le même rythme effréné de production de masse concurrentiel. Pour le "bidon-ville" généralisé, c'est déjà le cas un peu partout sur la planète. Aujourd'hui Même en pleine nature on retrouve des détritus. Enfin pour le squelette extérieur, c'est super bien fait mécaniquement.
Rien a dire ce film nous livre une vision assez préoccupante d'un futur proche potentiel! POUR MOI LE CINEMA c'est toujours du spectacle certes. MAIS aujourd'hui il doit être didactique
2,7/5 de la presse ?! Les gens sont fous ! Il est dans mon top 3 des meilleurs films de S-F de l'année 2013(avec Oblivion et Pacific rim). Les acteurs sont bons (surtout Sharlto Cooper). Les effets spéciaux sont bluffants et la mise en scènes très impressionnante (c'est géniale quand il dégomme le robot et qu'on voit les débris au ralenti). Le scénario repose sur un concept originale mais est un peu moins complexe qu'il n'y parait. La fin m'a beaucoup plu par contre. La violence est assez présente (mon oncle l'a montré à son fils de 7 ans en pensant que c'était un genre à Real Steel, le petit a été traumatisé !) et tant mieux ! Bref, très bon film.
Elysium : Un plagia qui manque de subtilité ! Pour les connaisseurs de la trilogie du jeu vidéo Mass Effect, vous aurez pu constater qu'une grande partie des idées y a été piochée. Ce film démarre très bien, décors, contexte et ambiances biens posés nous transportent immédiatement dans le film. Malheureusement, au bout de quarante-cinq minutes ce film vire au facile sous-couvert d'une belle histoire d'amour. Encore une idée qui aurait pu être bonne si elle avait été mieux exploitée. Ce long métrage m'a fait penser à Time Out, une superbe idée de départ gâché par une histoire d'amour trop importante qui ne laisse quasiment aucune place à un réel étayement de celle-ci, qui aurait plus du sens. Dommage car au final cela donne un pitch de départ extra pour un film tout juste bon.
Un scénario somme toute assez classique mais qui tient la route sans incohérence majeure bien que l'acteur principal bénéficie d'une chance incroyable pour faire les bonnes rencontres aux bons moments...Très bon divertissement dans un futur plausible quoique les personnages soient quand même un peu caricaturaux et sans beaucoup de nuances.
Une histoire intemporelle et puissante : ceux qui ont des privilèges ne veulent pas les partager et ceux qui n’en ont pas veulent en avoir eux aussi. De plus, cette belle histoire est traitée avec beaucoup de réalisme et d’humour (les scènes de dialogue avec les robots montrent que même si parfois on peut éprouver du mal à dialoguer avec certains fonctionnaires, on peut toujours faire pire…). Malheureusement, quelques scènes du film dont la fin sont trop prévisibles. Allez voir le film en version originale et vous craquerez comme moi pour Jodie Foster parlant un français impeccable sans accent.
Dans Elysium, les personnages sont les marionnettes du schéma classique de jeux vidéos. Max est le Bien et le champ des possibilités se réduit à un aspect très linéaire de suivi de couloir. Et c'est le cas aussi pour tous les autres personnages, très gentils ou très méchants.
Neill Blomkamp sait tout de même toujours bien y faire en terme de mise en scène. Ses trouvailles en terme de réalisation, tantôt drôles ou parfois inventives, nous offrent de sacrés bons moments.
Cependant, dans la magie au cinéma, le spectateur doit pouvoir prévoir pour un minimum la continuité de la trame pour apprécier son moment. Mais quand le fait de prévoir et d'anticiper carrément tout le film se fait sentir, l'ennui vient très rapidement toquer à la porte, sans compter les nombreuses incohérences, trop présentes.
Trop prévisible, légèrement prétentieux, Elysium reste un bon divertissement du dimanche soir grâce à sa mise en scène ingénieuse ...