1068 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
232 critiques spectateurs
5
20 critiques
4
43 critiques
3
100 critiques
2
49 critiques
1
16 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
2,5
Publiée le 2 mars 2012
Un film dont on comprend la fin dés le début....malgré tout il se laisse bien regarder, un grand Jean Pierre Darroussin, un peu trop de flash black a mon goût, il faut bien suivre pour comprendre le cheminements des relations entre les divers acteurs. Sinon le scénario reflété bien l'univers capitaliste ainsi que le fonctionnement d'une grande société et la pression exercé sur les employés dont on demande de faire toujours mieux que la veille jusqu’à ce que le citron ne puisse plus donner une goutte de jus...un film qui montre bien que rentabilité et productivité on remplacer les valeurs humaines d'antan.
film mou et lassant avec ses flashs backs à se perdre. un conseil:sortez du ciné après les 15 1eres minutes car la seule scène importante s'y trouve ce qui d'ailleur gache tout le suspense.
Réalisation assez terne et le système de flashback dévient lassant à terme. Il reste trop de zones d'ombre sur les raisons du malaise de Daroussin et trop de mystères sur les relations entre les personnages pour accrocher à l'intrigue.
Malgré l'interprétation toujours très juste de Darroussin,le film laisse un peu perplexe.Le réalisateur a manifestement retenu l’option d'un relationnel familial et professionnel un peu caricatural,passé cela le film se tient .Reste un sujet ,bien sur, brûlant d'actualité.
Un très bon sujet, sur la mise au placard, ou la pression exercée par le patronat, un jean pierre Darroussin très bon, toujours très juste.Malheureusement je ne trouve pas les autres acteurs à son niveau.
Il y a du bon et du moins bon dans ce film , d' où ma notation ; le bon , c' est d' abord son sujet , peu traité , me semble t-il au cinéma : les difficultés d' un cadre bancaire , avec une contestation de plus en plus vive de la part de sa hierarchie , débouchant sur une conclusion tragique . L' interpétation de Jean Pierre Daroussin est très bonne , avec beaucoup de subtilité et d' émotion . Le cadre , la région d' Annecy , si belle , surtout en été . Le moins bon , c' est d'abord un traitement décousu de l' histoire , et une mise en scène brouillonne , avec de nombreux défauts : des scènes inutiles qui n' apportent rien à la compréhension des situations , un script nul , qui met la fin tragique au début du film , avec d' incessants retours en arrière , procédé que je déteste au plus haut point . Cela nuit beaucoup pour comprendre les motivations qui conduisent à accomplir l' irréparable . Cela aurait eu plus de force et d' impact si le sujet avait été traité de manière chronologique . Enfin , une lenteur extrême du film , avec de longs plans qui endorment un peu à la longue . Donc un film à voir quand même , mais en sachant ce qui nous attend . A côté de cette lenteur , une scène -choc , à la fin du film , à laquelle on s' attend un peu , mais qui arrive si brutalement , sans préparation , si ce n' est quelques allusions épistolaires . Tout cela m' a vraiment géné .
Sur le thème du harcèlement moral qui commence avec une scène choc. Assez longuet au final et peut etre pas assez explicite sur le harcelement en lui même. De bonnes idées sur la construction du film.
Oui, un film de cinéma français (franco-belge), sans effets spéciaux ni scènes d'action. Et pourtant, la violence est bien là, au détour de chaque plan. Une violence sournoise, implacable, destructrice... et tellement banale. Ce film a réveillé en moi des souvenirs douloureux. Ceux qui n'ont pas vécu ce genre de situation, j'ai bien peur qu'ils ne puissent pas comprendre. Un Jean-Pierre Darroussin impeccable, comme toujours.
Jean-Pierre Darroussin dans un rôle où on ne l’attendait pas Partager et comprendre le malaise de cet homme Se poser sur un sujet de société : comment le travail peut rendre fou et donner des envies de meurtre
Ce matin là, Paul, cadre commercial à la BICF (Banque) se rend à son travail et abat à bout portant son patron de deux balles de revolver. Univers de la banque, la crise des subprimes à peine surmontée, nous somme plongés au fond du gouffre. Le propos est bien mené, la première demi-heure en mode thriller nous tient en haleine. Et puis les flash-back s'éternisent, se suivent sans nourrir véritablement l'intrique. Au bout des 1h30 on a l'impression d'avoir passé plus de 2h ; on se dit "ouf", c'est fini... Côté acteurs, Jean-Pierre Daroussin signe ici une remarquable interprétation. On l'attendait dans le rôle du « looser » aux épaules tombantes et à la démarche automatique ; il se révèle aussi très convaincant, lors dès retour en arrière, dans la peau du commercial senior, mur de son expérience et de son métier. Côté entreprise, on est dans la caricature, du début à la fin. Patrons voyous aux belles phrases conviviales et entreprise perverse et manipulatrice n'ayant que la réussite financière comme moteur et comme référence. Heureusement, les entreprises sont loin de correspondre à cet apriori idéologique.
Tout est dans la bande annonce. Aucune surprise. Personnages convenus, situations convenues voire caricaturales, clichés clichés clichés... Cela aurait pu faire peut-être un bon court métrage ? Dommage, parce que Daroussin et les autres acteurs sont au top, et qu'il y a un bon jeu de caméra et un très bon montage, tout dans la retenue.
vision froide de la dépression d'un homme dans un monde de requins où daroussin excellence une fois de plus,beauvois idem...j'aurais souhaité un brin de dérision mais rien ne vient nous tirer de cette descente aux enfers,c'est sans doute le souhait du metteur en scène,c'est respectable.
Film psychologique, voilà comment résumé ce film lent, lent, très lent. Jean-Pierre Darroussin joue très bien, il a la "gueule de l'emploi", dans ce film qui raconte l'histoire d'un banquier sous pression par sa hiérarchie suite à la crise. Mais c'est tout ce qui a de bien ! Le film commence par la fin, le jour où Darroussin tue ses collègues, puis tout le reste c'est des séquences de sa vie, mais ce n'est pas intéressant, j'ai envie de dire, qu'a la limite, on s'en fout car on se doute pourquoi il en est arrivé là : crise-banque-faillite. La fin aussi est sans surprise Ce film m'a fait pensé à "Les choses de la vie" avec Michel Piccoli et Romy Schneider. Même idée d'un homme entrain de mourir qui revoie sa vie passer. Mais n'est pas Claude Sautet qui veut.
La violence. Elle sourd de l'entreprise bancaire où travaille Paul. Mais il n'en a pas conscience. Il a réussi. A force de travail opiniâtre à accumuler les profits en vendant n'importe quels "produits financiers" aux clients, il a grimpé dans la hiérarchie sans se poser de questions. Il est reconnu (mais pourquoi ?), récompensé, comblé. Chez lui, rien ne dépasse. Bon petit soldat de la croissance, il est totalement banal et cela rend le film encore plus fort.
Et arrive la crise, c'est à dire le résultat logique, inéluctable, de la dérive des pratiques spéculatives à très haut risque (surtout pour les clients et l'intérêt général) dans lesquelles tous se sont laissé glisser douillettement. Et l'entreprise-mère nourricière se retourne contre ses personnels pour tenter d'échapper à la sanction. Arrivent des évaluateurs, des gestionnaires, des restructurateurs, des jeunes types sans connaissance ni expérience, idéalement infects, que Paul accueille avec la confiance du professionnel fort de sa carrière.
Les stakanovistes sont toujours les plus durement frappés quand ils découvrent la violence de la "gestion des ressources humaines", cette dégradation radicale des rapports humains introduite par la révolution néo-capitaliste à laquelle ils ont contribué sans conscience. Tout ce en quoi ils croyaient, tout ce qui les avait construit, tout leur monde s'effondre. Paul se délite sous nos yeux. Effaré, il découvre la lâcheté suicidaire de ses collègues quand il les invite à résister. Et il ne peut fuir vers une autre aventure car l'entreprise a pris toute sa vie. Elle est sa vie. Tout juste si un rêve du temps où il avait encore un peu de liberté lui revient. Partout où il cherche secours, il ne trouve qu'incompréhension, irritation et dérobade. Isolé, miné de l'intérieur par les techniques de harcèlement auxquelles il ne peut répliquer efficacement, Paul s'effondre sur lui-même. Le film commence par l'application de la seule solution qui restait à Paul : retourner vers l'entreprise la violence qu'elle a développée.
Film sobre, condensé, efficace, servi par un Jean-Pierre Darroussin coulé dans la peau douloureuse de Paul.
Qui s'est frotté au harcèlement en revivra les émotions et jouira de l'une des premières scènes du film. Qui ne connaît pas encore pourra s'y préparer ou reconnaître ce qu'il n'a pas encore identifié.