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Patacide
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4,5
Publiée le 27 juin 2015
J'ai été très intrigué par ce film et ce montage. Quelle belle pépite! Auparavant, j'ai vu quelques films muets assez sympathiques mais dont certains manquait de rythme. Bref, le film débute sur un Jean Dujardin tête à claque, énervent. Mais la rencontre avec Peppy, Berenice Bejot que j'ai pas remarqué dans Nid d'espion, va tout changer. spoiler: J'ai adorer le moment où l'on pense que le coup de feu est parti alors qu'en faite c'est c'est la voiture qui prend chère. C'est un jeu très bien pensé.
Oser faire un film en noir et blanc, et en plus muet relève d’un pari insensé alors que la 3D inonde de plus en plus notre actualité visuelle. Conscients de cela, les producteurs se sont lancés dans un abattage médiatique pour promouvoir ce film "logiquement" voué à l’échec commercial. Et c’est avec une certaine appréhension que je l’ai regardé. J’ai tout de suite constaté une très belle qualité d’image, formidablement balancée de contrastes. Des contrastes qui peuvent être mis en parallèle avec le fait que le cinéma muet entre en contraste avec le cinéma parlant. Evidemment, je ne reviendrai pas sur les performances de Jean Dujardin, à priori dans son élément avec son visage rempli de mimiques qui en disent long. Mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il était fait pour le cinéma muet. Il n’a pas volé les prix qu’il a gagnés. Cela dit, Bérénice Bejo lui donne parfaitement la réplique (si je puis dire). En réalité, même James Cromwell, Penelope Ann Miller et surtout John Goodman sont étonnants. Mais le mérite revient aussi au réalisateur, qui a su respecter les codes du film muet. On notera une certaine influence de Charlie Chaplin, cet immense artiste qui a eu bien du mal accepter l’arrivée du parlant. Cette comédie dramatique se suit sans aucune difficulté, sous une bande originale parfois proche des tonalités chaplinesques. Tantôt excellente, tantôt moins bonne, elle accompagne néanmoins le film assez efficacement la plupart du temps, faisant d’elle un personnage à elle seule. J’ai parfois noté malgré tout des baisses de rythme, laissant un peu trop de place à la dramaturgie, ce qui explique que je ne donne pas la note maximale. Inutile de dire que le film muet offre de beaux clichés question photographie, et "The artist" ne déroge pas à la règle. Donc oui la réalisation est fort bien maîtrisée, ce qui pourrait amener certains cinéphiles à découvrir cet art malheureusement disparu, scellant au passage le sort de comédiens véritables artistes. Car faire du cinéma muet, c'est de l'art, c’est savoir exprimer les émotions et les paroles avec le langage du corps, le visage, les yeux. Et ça, Jean Dujardin et Bérénice Bejo ont su le faire, ces deux-là qui nous amènent une scène finale d’anthologie à travers un numéro de danse, magistral, qu’on peut considérer comme étant le bouquet final de ce feu d’artifices qu’est "The artist". A découvrir absolument.
Ce mélodrame emprunt de romance signé Michel Hazanavicius possède un scénario original, émouvant poétique et superbement écrit, et une éblouissante mise en scène, illuminée par les extraordinaires prestations du duo Jean Dujardin/Bérénice Bejo. Un chef-d'œuvre.
Ce film est ce que l'on pourrait définir comme un OVNI du cinéma contemporain, une pure perle qui s'est perdue dans le temps et qui parait à l'écran avec pas moins de 80 ans de retard, puisque l'apparition du cinéma "talkie" date de ~1930, tout comme ils l'ont indiqué dans le film. Le scénario n'est pas une tuerie mais il met tout de même joliment en profondeur la transition subite et le virage qu'a pris cette industrie à cette époque.
Je me répète un peu, mais le cinéma muet est un bijou du siècle précédent, et beaucoup de personnes de notre époque ne l'apprécient pas à sa juste valeur alors que les films sont généralement plus intéressants et plus profonds puisqu'ils ne se basent pas sur des effets de folie et des dialogues "de ouf" comme c'est le cas maintenant.
Ensuite, le fait de choisir Dujardin... Je n'aime pas du tout l'acteur. Il est inintéressant, lourd, il ne joue pas forcément bien, il ne me fait pas rire et j'ai envie de massacrer ceux qui le comparent à Belmondo... Mais en acteur muet, je n'ai d'autre mot que Parfait. Le fait de ne pas l'entendre le rend parfait. Sa gestuelle est superbe et Bejo lui rend bien la pareille. J'aurai tant aimé voir De Funès en acteur muet aussi... Bref.
Ce film est magnifique, il m'a même fait verser une larme, ce qui Titanic n'a pas réussi. Si vous êtes un casual, passez votre chemin, ce film n'est pas pour vous. Si vous êtes un grand amateur ou un cinéphile... ne le ratez pas.
Je ne pensais vraiment pas aimer... Pourtant j'ai adoré ! Ça change vraiment des films actuels, tout en restant dans la modernité ! Je trouve que ce film garde tous les codes des vieux films muets mais est vraiment actuel !
Ce film est un très bel hommage au cinéma des années 1920-1930 à travers la chute d'un grand acteur du muet et l'ascension d'une actrice de talent dans un genre cinématographique nouveau. Les clins d'oeil au cinéma sont nombreux, entre les multiples scènes jouées par Dujardin (Zorro, le mousquetaire, l'aventurier, la réalisation de son film, etc...), les passages avec les affiches, les dialogues écrits, le dernier plan parfait et beaucoup de créativité (les petits personnages dans la tête de Dujardin, le rêve introspectif de ce dernier qui commence à entendre des bruits, le plan devant la boutique,...). Si le côté noir et blanc et muet peut être assez repoussant à la base, il s'avère au final très dépaysant et réussi, grâce à l'humour omniprésent (le chien, John Goodman, le Bang!, le flic), les très bons choix musicaux qui accentuent les émotions, les mimiques excellentes de Jean Dujardin, le charme et la fraîcheur de Bérénice Bejo, ainsi que des moments burlesques typiques de ce style de film. Le scénario ne manque pas d'originalité, avec une histoire d'amour pas banale, de bonnes idées (les enchères, la conduite approximative, la bobine sauvée, ...) et une plongée dramatique maîtrisée quoiqu'un peu longue autour de George Valentin. Les dernières scènes permettent une très belle transition vers le cinéma parlant et montre le talent pur de Michel Hazanavicius, qui est parvenu à rendre The Artist extrêmement intéressant, malgré le muet et le noir et blanc.
Ce film est un immense hommage au cinéma muet. Il est parfaitement interprété et réalisé. Mais je me souviens du vent qu'il y a eut autour et qui m'en a dégoûté. Dans la mesure où je m'attendais à beaucoup beaucoup mieux. Le scénario est médiocre, je dois l'avouer Mais le film raconte davantage une histoire cinématographique. Et tourné dans les années 20, il n'aurait pas eu autant d'oscars. Il n'en aurait même peut-être eu aucun. Mais je trouve remarquable qu'il semble avoir été tourné justement dans les années 20 avec des acteurs d'aujourd'hui. Il sonne authentique et résonne d'un drôle d'air révolu. Lorsque le cinéma formait de très grandes stars vite déchus avec son évolution. Ici, le parlant. Il a quelque chose de magique, lorsque je le revois. Dans sa gestuelle, ses décors, ses costumes, son aspect technique et lumineux, enfin sa musique. L'hommage de Michel Hazanavicius se transforme aisément en chef d'oeuvre.
Hommage au premier âge d'or du cinéma autant qu'une réflexion sur la célébrité, The Artist est un numéro de charme à tous les niveaux. Ultra référencé et parfaitement maîtrisé, le film d'Hazanavicius sublime son duo principal quasiment à chaque plan et constitue une sorte de bréviaire sur l'histoire du muet. Anachronique et rafraîchissant, il est à la fois classique dans sa réalisation et son scénario, mais aussi plein de sous-entendus, glissant du burlesque au mélancolique avec facilité. Une très belle réussite.
"The Artist" est avant tout un formidable exercice de style et un hommage révérencieux au Cinéma. L'ambition de M. Hazanavicius de faire un film muet, en noir et blanc, était prometteuse et au final bluffante, moderne et réussie. Les premières minutes attisent notre curiosité, des questions nous taraudent: l'importance de notre regard sur ces images pas si muettes, ces "grimaces" sans paroles, la transmission des émotions sans les mots. L'imagination bouillonnante du réalisateur-scénariste nous gratifie dans une bonne première partie de film de jolis moments magiques et d'humour. Malheureusement, le film ne tient pas sur la longueur question scénario, la descente aux enfers de George Valentin entâche la bonne humeur communicative du début, on y perd en malice, en originalité, la curiosité stylistique s'essouffle et l'histoire apparaît assez mince, redondante et moins passionnante. L'interprétation impeccable de J.Dujardin et B. Bejo monopolise notre sens de la vue et nous rend tout ouïe. Le silence est si grandiose et magnifié que le couac scénaristique résonne comme un écho qui gâche un peu l'ensemble. Mais quel joli et subtil exercice !
J'avoue qu'avec The artist, je m'attendais à quelque chose de long et d'ennuyeux, vu que le film est muet et en noir et blanc. J'avais tort et j'ai été agréablement surpris. Hazanavicius rend un bel hommage au cinéma muet des années 20, à travers le personnage de Georges Valentin, qui voit sa vie basculer lorsque le parlant arrive sur grand écran. Le plus grand point fort du film, c'est l'émotion. J'ai eu de la compassion envers Valentin lorsque celui-ci, triste te oublié chez lui, essuie l'échec de son nouveau film. L'histoire d'amour entre les 2 personnages principaux est bien travaillée, la mise en scène est belle et le jeu de lumière est digne d'un film en noir et blanc d'époque. La musique qui accompagne tout du long l'action dynamise le film, aide à ressentir les sentiments des personnages, et on ne s'ennuie pas une seule seconde. Jean Dujardin est vraiment incroyable, avec son jeu utilisant le faciès pour exprimer ses sentiments, et son oscar est mérité. Même si je ne suis pas fan de Bérénice Béjo, je dois reconnaître qu'elle se débrouille. Idem pour les acteurs secondaires. Un film magnifique à voir, qui a mérité son oscar, ou du moins sa nomination.
Une certaine beauté artistique avec de beaux costumes et une certaine mise en scène. Le duo Dujardin-Bejo est excellent pour un film qui se veut avant tout un hommage au cinéma muet et à ses équipes. Après il est dommage que le film pâtit d'un scénario beaucoup trop futile et peu recherché.
L'évocation du Noir et Blanc et muet d'antan avait déjà été tentée par Mel Brooks dans une de ses fantaisies satiriques (et jubilatoires) : "silent movie"... La tentative n'est pas neuve. Ce qui est caractéristique, ici, est le "happy ending" bien de notre époque et de celle qui est narrée ici. Effets de miroir... On peut aussi regretter que le dernier quart du film soit bercé par la musique de Bernard Hermann illustrant le Vertigo d'Hitchcock, sans que cela apparaisse de manière explicite dans le générique de fin au titre des musiques additionnelles... (je tenais à l'exprimer). Pour le reste, tout a été dit. Et par la critique, et par nos amis cinéphiles, ici présents. Un beau (et nostalgique) spectacle filmé en "véritables caméras" (Arriflex argentiques, ça change !) dont le message profond est moins qu'offrir une vision originale et surprenante du point de vue du scénario qu'un superbe film qui sera la récompense du spectateur sensible.
Un hommage propre et sympathique envers les films muets des années 1920... Certes l'intrigue ne casse pas des briques, et les longueurs sont très récurrentes, mais les deux acteurs français sont bien dirigés (Dujardin est parfait dans son rôle avec ses mimiques qui font mouche, et Bérénice Béjo est très élégante), même si au final le meilleur acteur du film est ... le chien, qui nous tient en haleine et nous amuse. La musique, elle, nous fait tenir le rythme. La réalisation est maîtrisée, et l'image (en noir et blanc) est soignée... Un coup de coeur non, mais une réussite oui.
Une énorme déception que ce film qui me semblait, au départ, ambitieux et un vibrant hommage au cinéma muet des années 20 et à des acteurs comme Buster Keaton mais à l'arrivée on a là une œuvre que j'ai trouvée arrogante, pleine de cabotinage, sans saveur et ne dégageant aucune émotion. Un raté dans lequel je ne suis jamais entré.