C’est une belle leçon de cinéma que nous prodigue ce long métrage. Enfin une France qu’il s’ouvre à l’internationale, et c’est peu être l’une des principales raisons des prix qui lui ont été décerné. Même si le film reste muet, on lit sur la bouche des acteurs qu’ils parlent anglais, tout comme les textes écrit sur les panneaux d’affichage, les enseigne, les journaux. Film français certes, mais c’est le fait qu’il se plie à la langue universelle qui fait sa force, je crois que le réalisateur, les acteurs et surtout les spectateurs l’ont compris.
En toute honnêteté, je m’attendais au départ à passé les 2 heures les plus longue de ma vie quand j’ai vu les 5 premières minutes…Mais finalement, le film m’a surpris ! Je ne pensais pas qu’on pouvait faire passer autant de choses à travers les gestes, et que le cinéma était un moyen d’avoir des émotions collectives fortes. Quand on voit les spectateurs s’émouvaient devant telle ou telle situation, avec une interaction spectateur aussi forte, on se demande si le cinéma ne s’est pas individualisé, et le fait qu’il y ait la parole change le comportement des gens, de manière à être moins connecté entre eux. On sait depuis longtemps que la communication non verbale importe beaucoup dans le dialogue et la communication (55% passe par la gestuelle), l’état d’esprit humain est conditionné pour cela, et travailler sur ce genre de chose amène à la réflexion. Jean Dujardin que l’on connaissait bien ces mimiques expressives et son charisme, nous montre tous ces talents dans ce long métrage, avec une facilité de compréhension bouleversante. Je crois que c’est pour cela que j’ai toujours apprécié Jean Dujardin, des expressions vraies et ressentis, il fait parti des rares acteurs français qui nous transmettent ses véritables émotions avec la conviction qu’elles sont réelles et non fictives. Je ne serais oublier aussi la performance de Bérénice Bejo avec des expressions authentiques et gracieuses, on a plaisir à la regarder à l’écran. Un duo du tonnerre pour un scénario recherché, avec une BO touchante, un bel hommage pour le cinéma international !