Moche, filmé avec très peu d'enthousiasme, mal joué, Agnosia accumule avec un dédain presque méprisable les fautes de goût pour se transformer en une soupe fade et immangeable. Une vraie déception.
La nouvelle vague du cinéma d'épouvante espagnol nous a gratifié de quelques pépites cinématographiques comme "Le Labyrinthe de Pan" de Guillermo Del Toro, "L'Orphelinat" de Juan Antonio Bayona et autres "Rec" du duo Plaza/Balaguero. Voulant s'inscrire dans cette lignée, voici qu'arrive en DTV cet "Agnosia" ou l'histoire d'une jeune femme subissant une terrible machination envers sa maladie, l'agnosie, afin de lui soutirer des informations conçernant l'entreprise de son paternel. D'après les dires, l'agnosie en question plongerait la femme dans un chaos fantasmagorique. Cachez votre joie, il n'y a rien de fantasmagorique ni de fantastique dans "Agnosia", il ne s'agit que d'un plan marketing visant à faire acheter le produit. Une fois compris que la magie alimentant ce genre de production espagnole ne serait pas de la partie, on joue le jeu et on tente de suivre l'histoire sans broncher. Quelques minutes plus tard, on se surprend à sentir nos paupières devenir de plus en plus lourdes. Mon dieu que c'est lent! Eugenio Mira n'a, pour ainsi dire, aucun sens du rythme et alterne entre séquences inutilement (trop!) longues et séquences présentant un intérêt plus en rapport avec la machination dont est victime l'héroïne. Dans l'absolu, cette idée de se servir de la maladie d'une personne pour arriver à ses fins n'est pas mauvaise, au contraire elle se révèle originale. Cette originalité se voit toutefois sombrer dans le banal à cause de ce manque de rythme mais aussi à cause de ces nombreuses incohérences qui viennent alimenter le récit et l'arrière goût de "pas fini" que donne ce long-métrage. Voulant insufler une intensité dramatique soudaine, Mira foire son objectif d'attendrir le spectateur et de lui faire verser une larme, tant l'ensemble reste baclé, puéril, sans aucune logistique. Guillermo Del Toro a dit de ce film qu'il faisait parti de la cour des grands, on espère que le réalisateur catalan ne s'abandonera pas à ce genre de série B bâclée, qui avait un réel potentiel de bon film mais qui se révèle être inintéressant.
Agnosia semble décevoir beaucoup de monde sans doute par le fait que ce film (sortie en DTV) fut présenté lors de sa sortie comme du fantastique dans la lignée du cinéma de Guillermo Del Toro mais si Agnosia se passe dans le passé c'est un thriller dramatique et je vous l'annonce sans aucune trace de fantastique mais c'est avant tout un très bon film qui aurait mérité sa sortie dans les salles de cinéma français. Une histoire d'espionnage industrielle, de manipulation d'une jeune héritière souffrant d'un mal mystérieux et même d'une histoire d'amour tout cela s'agençant parfaitement ; une mise en scène de qualité avec des décors fastueux et une ambiance intriguant quant aux acteurs peu sont connus chez nous bien qu'il y ait Eduardo Noriega et on peut reconnaître Jack Taylor (vu dans plusieurs Jésus Franco ouille...mais aussi dans La Neuvième porte de Polanski qui est un excellent film contrairement à ce que dit certaines mauvaises langues), l'actrice jouant l'héritière est Bárbara Goenaga que je ne connais pas, elle est très charmante et rend son personnage attachant. Agnosia est un excellent thriller injustement critiqué de manière néfaste.
Je ne sais pas ce qu'est ce que je viens de voir. Je pensais que ce serait un film fantastique ou d'épouvante. Il n'en est rien. La scène d'ouverture pose des promesses qui n'arrivent jamais. Il s'agit d'un film d'espionnage industriel dans l'Espagne bourgeoise du tournant entre le XIX et le XXème siècle. Le personnage central (la jeune femme qui subit une agnosie à la suite d'un malaise et d'un choc à la tête spoiler: dans cette scène elle semble très préoccupée, apeurée on ne saura jamais par quoi, puis un coup de fusil tiré sur un cheval la fait s'évanouir et elle se heurte la tête sur le sol d'un pontont en bois, ce qui altère sa vision . En dehors de la scène de la serviette qui semblait promettre des fantômes, rien de fantastique à se mettre sous la dent. Tout prépare avec lenteur à une séquence riche en dialogues chuchotés, encombrés d'une musique tourmentée qui ne va pas du tout avec aucune scène, un soupçon d'érotisme et c'est tout. Le reste montre maladroitement des personnages fragiles manipulés par des personnages dominants. Prévisible et trop long.
Le cinéma ibérique nous gratifie d’un film fantastique plutôt inégal, mise en scène avec une certaine forme d’élégance, mais qui souffre d’une histoire un peu trop brouillonne pour convaincre totalement. Le long-métrage laisse surtout un goût d’inachevé.
Un tout, assez vide... Partant d'un sujet plutot interessant. On s'attend à être émerveillé, stupéfait... Mais rien de tout ça. LEs acteurs jouent modestement, mais apparaissent là ; pour combler un vide. Manquant d'une certaine vitalité et de tonus pour nous surprendre. L4histoire met donc du temps à décoller et n'avance pas concrètement. On fait plus ou moins du surplace et l'on attend toujours d'être surpris par quelques émotions. Mais les seules émotions sont celle du final ; mais qui ne remonte pas le film ; malheureusement. LE visuel est donc beau mais le reste, parait plutot insipide, transparent... On auraitâimé être plus attendrit, touché par ce complot... Mais il manque vraiment quelques choses pour nous convaincre, dommage.
Visuellement superbe et particulièrement bien interprété, Agnosia poursuit cette percée Espagnole dans le fantastique psychologique. Si son réalisateur Mira a du talent, Agnosia est pourtant froid presque désincarnée et n'est au final qu'une tentative originale mais vaine condamnée à rester dans l'ombre de ses modèles.
Proche dans son concept et dans ses thèmes du cinéma de Christopher Nolan (on pense forcément à Inception), un suspense labyrinthique et romantique sur l'illusion et les apparences, d'une maîtrise visuelle indéniable malheureusement handicapée par un manque flagrant de surprise et d'émotion, le reléguant au rang de simple joli livre d'images.
Inégal, Agnosia réserve de jolis moments de mise en scène, comme cette fin aussi romantique que sobre. Pour le reste, il suit une route hermétique aux impératifs du grand public.
J'ai peu aimé malgré une bonne ambiance, et de bons effets-spéciaux et décors... puisque le scénario a beaucoup de mal à prendre et à captiver le spectateur. De plus, j'ai trouvé les personnages peu attachants. 'Agnosia' est un direct to dvd à éviter (comme souvent) ! Les espagnols m'ont habitué à beaucoup mieux (Rec, Les yeux de Julia, ect).
C'est long, long, long. Il ne se passe pas grand chose, et l'on se demande franchement pourquoi l'on a perdu près de 2h de son temps ! Et cela n'a rien de "fantastique" !
Long, flou, pas toujours intéressant pendant une bonne moitié, mais le final révèle la passion et la réalité des personnages, on attend donc pas pour rien ! visuellement c’est très agréable .C’est un petit drame psychologique très terre à terre revêtant une forme onirique et fantastique juste pour la forme, juste pour le plaisir et l’amour d’un certain cinéma made in Spain … Suivez mon regard