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Un visiteur
5,0
Publiée le 13 juin 2013
Excellent. Ce film est malsain au possible avec des acteurs géniaux notamment ce concierge antipathique. J. Balaguero confirme son statut de très bon réalisateur avec cette pépite.
Hé bé ce film est chiant à mourir ... IL faut attendre les 15 dernières minutes pour qu'il se passe enfin quelque chose. Bref grosse déception, ça manque de punch, de rythme, d'action.
Le réalisateur possède de réelles qualités techniques. Néanmoins le film est moins réussi sur le fond. En effet les personnages à force de caricature perdent tout intérêt si bien qu'on se moque pas mal du sort des protagonistes. L'intrigue bien mince déjà s'étiole au fur et à mesure et tombe dans le grand-guignolesque gore. En un mot, ridicule! Bien loin des réussites actuelles du cinéma espagnol dans le genre (les yeux de Julia notamment) passez votre chemin.
Pauvre garçon qui s'ennuie et qui déprime. Faut bien qu'il trouve de quoi s'occuper. Il fallait s'inquiéter? Pour ça, il faudrait qu'on y croie. Heureusement, il y a la lettre finale: excellente. Mais il faut tenir jusque là.
Un suspense assez machiavélique orchestré par un homme mystérieux et assez pervers qui en veut aux autres à cause de sa vie misérable. Le final est effectivement assez perturbant par ce qu'on apprend!!!
Un thriller qui n aurait sûrement pas déplu à Alfred Hitchcock. Malveillance est un huis clos pervers, très bien construit qui crée une véritable tension et chose rarement réussie arrive à faire craindre pour le sort de son vilain, que rien ne peut pourtant sauver. Un suspens efficace jouant sur le malaise avec une grande réussite.
Le scénario nous invite à nous mettre dans les pas de ce concierge, personnage assez ignoré dans son entourage et qui en ressent une sourde colère. On aurait dû le comprendre mais ce n'est pas franchement le cas, tant son approche psychologue reste assez sommaire. Le discours sur le plaisir de faire du mal est plutôt rare, et en cela bien vu Si le film sait créer un vrai suspense, il n'empêche qu'il y a pas mal d'invraisemblance chez les victimes du "héros" et que la psychologie. Pas mal mais c'est à mille coudés de JF partagerait appartement qui reste un de mes films préférés .
Cet immeuble est aussi rassurant que celui de Delicatessen. César est le concierge. Celui qu'on ne remarque jamais. A qui on ne dit pas toujours bonjour. Et pourtant, c'est lui qui s'occupe du courrier, de l'entretien, des petites réparations bien utiles. Sans lui, les habitants feraient comment pour régler les problèmes de fuite ou de serrurerie ? Peut-être que c'est à cause de cette existence misérable, morne, répétitive que cet homme a un sérieux grain. Il n'est pas heureux, ne l'a jamais été et, afin de l'être, il se doit de pourrir l'existence des locataires. Dire ses quatre vérités à la mamie du coin n'est rien. Il y a une part de vérité dans ses paroles même si elle est enrobée d'une bonne couche de méchanceté. Non, c'est sur la pauvre mademoiselle Clara qu'il va jeter son dévolu. Elle est jeune, jolie, pleine de vie. Ce qui est d'autant plus cruel. Je ne sais pas s'il était attiré physiquement par elle ou s'il en était amoureux. Il veut tellement faire de mal pour donner un sens à sa vie que c'est difficile à dire. Toujours est-il que scène après scène on basculera un peu plus à chaque fois dans l'horreur. Les péripéties morbides s'enchaîneront et, bien que l'étau se resserre au fur et à mesure, ce concierge ne semble pas en être perturbé outre mesure. Il a une telle confiance en lui que retomber sur ses pattes lui semble acquis quoi qu'il arrive. Un tel climat nauséabond, perturbant fait qu'on n'en ressort pas indemne. Combien d'existences a-t-il bien pu briser ? C'est la question.
Malveillance, de Jaume Balaguero, sorti en salles en décembre 2011 est enfin disponible en DVD. Après REC 1 et 2, le cinéaste espagnol s'attaque cette fois au thriller et nous gratifie d'une œuvre au suspense implacable et à la noirceur effrayante.
César est concierge dans un immeuble plutôt cossu de Barcelone. Toujours disponible, sympathique, il rend service aux locataires qui lui font une confiance aveugle. Mais César cache une part d'ombre ; l'homme va jeter son dévolu sur Clara, jeune femme souriante et pétillante et va s'amuser à commettre à son insu de petits actes de « malveillance ».
Le duo Jaume Balaguero-Alberto Marini (respectivement réalisateur et scénariste) livrent avec ce film un petit bijou de film noir à la perversité malsaine. L'histoire pourrait être comparée au Petit chaperon rouge, César représentant le grand méchant loup et Clara la jeune fille belle et innocente. Balaguero l'avouera lui-même, il a voulu se rapprocher du conte de fée et en subvertir totalement les codes. Ainsi, le grand méchant loup est encore plus sournois ; au lieu d'attaquer frontalement, il va user de stratagèmes pour nuire à la vie des locataires de l'immeuble et de Clara en particulier de façon incroyablement pernicieuse. La mise en scène épurée de Balaguero permet au film de distiller un suspense pétrifiant que ne dénigrerait pas Hitchcock lui-même. En ce sens, quand on découvre dans une scène a priori anodine, via un travelling saisissant, César caché sous le lit d'un des locataires, la peur quasi-atavique du monstre sous son lit résonne avec fracas dans notre tête.
Ironie dramatique oblige, le fait que l'on connaisse les agissements de César pendant que les locataires ne se doutent de rien et continuent de faire confiance au concierge rend le spectateur involontairement complice de ces petits actes insidieux. C'est précisément là que ce film devient extrêmement prenant. Tout y est raconté du point de vue de César, ce qui nous met en position de cautionner ses actes et de se ranger à ses côtés. C'est le tour de force que réussit le scénario d'Alberto Marini. Il emmène le spectateur où il veut et on se surprend à trembler lorsque César se trouve en mauvaise posture où que la police vient lui poser des questions. La subversion est totalement accomplie dans ce film à l'ironie perverse et à l'efficacité redoutable.
La distribution du film fait également partie des points forts. Que serait une histoire sans un « super-vilain » efficace? Sans un méchant charismatique? Ainsi, l'espagnol Luis Tosar est tout simplement impressionnant de machiavélisme. Sous ses airs de monsieur tout-le-monde à l'allure sympathique et débonnaire, le comédien campe un César formidablement angoissant et cruel. César est cet homme sans soucis, l'homme discret et respectueux dont on entend souvent parler dans les faits divers...celui qui a commis des meurtres horribles et qui était pourtant censé être au dessus de tout soupçon. Balaguero l'a bien compris, quoi de plus oppressant que la peur survenant dans le quotidien banal? C'est pourquoi l'espagnol a choisi d'appuyer son film sur cette donnée imparable. A noter les performances des seconds rôles, Marta Etura en tête. La jeune femme campe une Clara pétulante et a su rendre à merveille ce côté agaçant des personnes qui affichent leur bonheur de façon exacerbée. On croise donc les habitants de cet immeuble à travers le personnage central de César dont Petra Martínez qui joue une vieille femme célibataire vivant seule avec ses chiens et Carlos Lasarte en voisin odieux et acariâtre. Ambiance délétère et suffocante garantie pour ce thriller diaboliquement efficace.
Le film nous attache à son personnage malgré les atrocités commises par ce dernier, ce qui renforce la tension ressenti, bien filmer avec beaucoup de précision.