Le psychopathe du film joué par un très convaincant Luis Tosar justifie en permanence ses actes par le fait qu'il n'a jamais réussi à être heureux. Pour donner un sens à sa vie rien de mieux que de pourrir celle des autres, ainsi on se sent moins seul et le fardeau devient automatiquement plus léger à porter. C'est une explication comme une autre. Jaume Balaguero a cherché ces derniers temps à faire fructifier la reconnaissance acquise grâce à ses premiers longs métrages avec des projets recyclant la mode des films reportages lancée en 1999 par le "Projet Blair Witch" . Il y a gagné une popularité accrue hors d'Espagne mais sans doute pas une crédibilité renforcée de son statut de petit maître de l'épouvante. C'est sans doute pour cette raison qu'il n'oublie pas de s'atteler comme avec "Malveillance" à des films plus en rapport avec le genre traditionnel de l'épouvante. Son héros, concierge d'un immeuble chic d'une grande ville espagnole profite de sa position pour pourrir un peu chaque jour la vie des propriétaires. Il est particulièrement énervé par la jeune Clara pour qui chaque jour semble être un bonheur renouvelé. Son opposé en quelque sorte. Croyez vous qu'il lui demanderait sa recette ? Non il va s'évertuer à faire disparaître ce large sourire. César ne va pas lésiner sur les moyens et avec lui Balaguero sur les invraisemblances. Mais l'atmosphère ouatée de l'immeuble et la méticulosité du tortionnaire vont finir par emporter l'affaire. Du solide travail qui montre qu'avec une économie de moyens et d'effets sanguinolents, Balaguero sait être efficace. A vrai dire on en doutait pas vraiment.
Balaguero surf sur la vague de son propre succès, tranquillement, sans trop se la péter, et il a raison. Après l'immense ovation donnée à son dernier film, Balaguero décide de s'exercer au Thriller psychologique, avec du suspens, et une horreur subtilement "suggérée", ce qui change des malpropretés sanglantes qu'il nous avez servi avec "[REC]". Étonnement, ça marche pas trop mal. Luis Tosar est d'une perfection inquiétante et parviendrait presque à nous faire oublier le vide qu'empeste le scénario, ainsi que quelques champs/hors-champs un peu lourdauds. "Malveillance" est, somme toute, un exercice de style pas trop mal foutu.
Ce réalisateur excelle réellement dans ce genre de film, bien qu'on soit loin de "[REC]", on arrive à desceller quelques merveilles, rien que pour ce qui est de la narration qui créé une véritable schizophrénie entre le concierge tel que tous le voit, et la démence qui l'incarne. Puis ce n'est pas tant l'horreur qui est poignante mais plutôt la force de persuasion qu'impose la façon dont les choses vont se dérouler! Ce qui est remarquable, c'est que le film porte absolument parfaitement son titre puisque que le personnage principal est on ne peut plus mauvais, bien qu'il n'en paraisse pas une seconde! Bon pour le coup, ici, les acteurs jouent assez mal, sauf bien sur le héros qui se défend plutôt pas mal, mais les autres personnages sont bien implantés, et voir même originaux, mais mal interprétés pour une majorité! Et quand à la fin...c'est ça la véritable douleur! Vraiment, une réussite qui laisse pas indifférent!
j'adore!!!! scenario rien à dire, suspense omniprésent, le film est juste génial!! a voir! pour moi, c'est un classique maintenant' .....dans le genre 'suspense' (sans esprit ou démon, rien d'surnaturel)....c'est the best!!!
Après avoir lu bon nombre d'avis favorable sur ce film je me suis empressé de le regarder...conclusion: ce film est tout simplement plat, des longueurs, aucun suspense ni même angoisse... Autrement dit déçu. L'idée n'est pas mauvaise mais aurait mérité davantage de rebondissement afin d'en faire un film recommandable.
Film bien réussi avec une histoire bien ficelée et une fin remarquable qui ne laisse pas le spectateur sur sa faim. Je lui reproche quand même de ne pas être angoissant, ça en aurait un chef d'oeuvre, dommage. Très bon film quand même.
Un film aussi marquant que dérangeant. L'histoire (originale et très bien écrite) nous entraîne dans le monde cynique d'un personnage marginal et anormalement méchant, sournois et hypocrite (joué à merveille par l’excellent acteur Luis Tosar). Le réalisateur réussi à la fois à le rendre effrayant tout en nous incitant à ressentir étrangement de la compassion, de la pitié pour cet homme seul, en quête d'une raison de vivre. Cette obsession (vitale à sa survie) qu'il a de faire du mal aux autres et de s'en réjouir, derrière sa sympathie incroyablement hypocrite, jouent avec nos nerfs pendant tout le film. Jusqu'au dénouement affreusement (et superbement) dérangeant qui en bluffera et marquera plus d'un(e) à vie. Vous ne sortirez pas indemne de ce film (toute apparition de paranoïa notamment au sujet de dormir en toute sécurité chez soi est à prévoir). En résumé un film dont on aimerai en voir plus souvent, et qui montre (confirme ?) la récente suprématie des espagnols pour les films de genre.
Ayant manqué sa sortie au cinéma, cela faisait un moment que je voulais voir ce Malveillance, en tant qu'adepte de films de psychopathe. Sur ce point de vue, on peut dire que le personnage principal remplit sa fonction bien malsaine. Dans l'ensemble, on ne s'ennuie pas malgré quelques longueurs tout de même. Mais l'histoire s'installe de manière progressive, doucement mais sûrement, durant tout le long du film pour atteindre un final en apothéose pour notre détraqué mental. Ce thriller se démarque par le fait qu'il n'y ait finalement que très peu de scènes de réelle angoisse pour laisser à place une analyse de la psychologie de César plus poussée. Une approche qui m'a personnellement plutôt plu, bien que différente. On peut aussi souligner la performance très convaincante de Luis Tosar dans ce rôle de déséquilibré qui ne connaît le bonheur que par le malheur des autres. Il s'agit donc d'un bon film dans l'ensemble, qui cependant, d'après moi, n'exploite pas pleinement tout son potentiel.
On ressent un plaisir un peu comparable à celui ressenti en voyant "le Couperet" de Costa Gavras. C'est mené avec brio, interprété de manière magistrale et le tout coiffé d'un scénario très original. Le parfait exemple de l'ingéniosité du cinéma espagnol contemporain.
La bande-annonce joue parfaitement son rôle, dans la mesure où elle intrigue, mais les images ne donnent strictement aucun indice sur l’intrigue. Les acteurs sont très bons, et le personnage de César m’a fasciné. La réalisation et la musique sont classiques, c’est donc au niveau du scénario que j’ai trouvé que le film parvenait à se démarquer. Le thème abordé, la recherche du bonheur, est ici traité d’une manière tout à fait originale. Petit à petit, le personnage de César parvient à véritablement pourrir la vie de ses victimes, avec un détachement implacable, et je me suis surpris à féliciter son génie malveillant. Entre coups de chance et stratagèmes audacieux, l’intrigue est riche en rebondissement, même si le début du film m’a paru un peu lent. En visionnant ce film, on peut même se demander si le personnage de César est vraiment différent, et si nous-mêmes, nous ne tirions pas quelques satisfactions du malheur d’autrui. Au final, c’est un drame terrible et excellent.
Mouais.. Je n'ai pas compris tout l'engouement pour ce film. Ca manque de rythme mais surtout de crédibilité. Cependant une fin très déroutante qui vaut le détour! A part ça, suis je la seule a avoir trouvé un problème de douche chez le réalisateur? :)
Jaule Balaguero nous refait le coup de l'immeuble clos, comme dans REC! Là, pas de zombies, juste un gardien déplacé et malheureux qui ne peut se sentir bien qu'en voyant les autres souffrir... C'est en partant de ce pitch que le réalisateur nous narre l'histoire, tordue, de ce César (exceptionnel Luis Tosar) qui s'efforce d'être heureux en cherchant à faire souffrir la jeune Mademoiselle Clara (très frêle Marta Etura, parfaite). Alors que le film s'ouvre comme un couple qui se réveille au matin, on découvre quelques instants plus tard, effaré, que ce couple n'est pas ce qu'on pensait. Tout s'enchaîne pour qu'on déteste cet homme et pourtant on espère qu'il va s'en sortir, bizarrement... Et là où l'ensemble devient interessant, c'est que Balaguero ne cherche pas à en faire ressortir une morale quelconque. Qu'elle souffre cette gonzesse, et basta....