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Laurent B.
25 abonnés
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4,5
Publiée le 14 septembre 2026
C'est dans un climat oppressant que Jaume Balaguero nous installe dans un immeuble cossu barcelonais dans lequel se déroule son quasi-huis clos : "Malveillance" ("Mientras Duermes" dans la langue du Pape). Sans aucun scrupule et sans déranger, le cadre exploité est un copier-coller de celui de "Rec" sa précédente œuvre horrifique co-réalisée avec Paco Plaza.
Malveillance est un thriller psychologique redoutablement efficace, basé sur une idée simple mais parfaitement exploitée.
Le film installe un malaise constant sans jamais en faire trop, porté par un personnage principal particulièrement dérangeant, dont la banalité rend l’ensemble encore plus inquiétant.
Le rythme est fluide, sans temps mort, et maintient l’attention du début à la fin. La conclusion est très juste et renforce l’impact global du film.
Au final, un film tendu, malsain et maîtrisé, qui laisse une impression durable.
Véritable plongée dans l'intimité la plus dérangeante, ce thriller espagnol parvient à instaurer une tension psychologique rare grâce à l'interprétation magistrale de Luis Tosar. Le film réussit son pari en nous forçant à suivre le quotidien de César, un concierge dont la noirceur n'a d'égale que sa banalité apparente, rendant l'angoisse d'autant plus efficace qu'elle s'immisce dans un cadre domestique sécurisant. La mise en scène est d'une précision chirurgicale, jouant habilement avec les silences et les espaces restreints pour étouffer le spectateur au rythme des intrusions du protagoniste. On apprécie particulièrement la manière dont le récit évite le spectaculaire gratuit pour se concentrer sur une manipulation psychologique perverse et subtile. Cependant, le film n'est pas exempt de certains défauts, notamment quelques facilités scénaristiques dans la gestion des personnages secondaires qui semblent parfois un peu trop aveugles face à ce qui se joue sous leurs yeux. De plus, si l'ambiance poisseuse est une réussite totale, le dénouement pourra en laisser plus d'un sur sa faim par son cynisme extrême ou son manque de renouvellement dans le dernier acte. En somme, c'est une œuvre marquante et inconfortable qui remplit parfaitement son rôle de thriller horrifique urbain, même si une écriture plus nuancée sur les réactions de l'entourage aurait pu hisser le film au rang de chef-d'œuvre absolu du genre.
Quelques bonnes choses dans ce film mais je n’ai pas réussi à rentrer dedans… les longueurs qui étaient censé être angoissante n’ont pas eu cet effet là sur moi.
Malveillant est un film profondément sombre, et cela ne fait aucun doute dès le synopsis, puis dès les toutes premières minutes.spoiler: Le personnage principal annonce clairement la couleur : il n’a jamais été heureux dans sa vie, pour rien, à aucun moment. Et c’est exactement à cela que le spectateur va assister tout au long du film.
Le cœur du récit repose sur un non-sens volontairement dérangeant : le protagoniste s’en prend exclusivement aux personnes qui sont gentilles avec lui, bienveillantes, souriantes, celles qui cherchent à le considérer ou à l’aider. À l’inverse, face à des individus méchants, agressifs ou méprisants, il ne réagit pas, comme si cela glissait totalement sur lui. On est donc face à un personnage profondément instable, aux troubles psychologiques évidents, qui cherche avant tout à détruire ce qu’il ne comprend pas : le bonheur des autres.
Le problème, c’est que le film ne propose aucune respiration, aucune nuance, aucune morale. C’est sombre du début à la fin, oppressant, et surtout, ça ne fait pas du bien. Le malaise est constant, et le film laisse une impression désagréable durable, sans réelle réflexion constructive derrière. En résumé, Malveillant est un film qui met mal, qui fait du mal, et qui ne cherche jamais à éclairer ou à apaiser. À titre personnel, je conseille clairement de passer son chemin. La note que je mets pour ce film est en rapport, non pas à la performance pour traiter le sujet, mais plutôt à ce que cela m'a apporté et à ce que j'ai ressenti
Malveillance, c’est la preuve glaçante que le pire monstre peut être celui qui possède les clés de chez vous. Un concierge trop poli pour être innocent, une vie ordinaire qui bascule, et un huis clos suffocant où chaque geste du quotidien devient une menace. Subtil, tendu et dérangeant.
Le co-réalisateur de "[REC]" retrouve en 2011 l'ambiance d'un immeuble, non pas pour y mettre en scène un virus décimant tous ses habitants mais un concierge au comportement pour le moins douteux. En effet, ce dernier s'introduit toutes les nuits dans l'appartement d'une jeune femme pour lui faire subir tout un tas de choses sans qu'elle ne s'en rende compte. Bref, un synopsis qui donne envie mais qui apporte également avec lui ce sentiment de déception que l'on peut avoir à la fin. En effet, avec un tel sujet, on s'imagine forcément tout un tas d'évènements intéressants et si le personnage est effectivement très bien construit et effrayant rien que de par son double-jeu, le film reste tout de même assez plan-plan. Effectivement, passé la première demi-heure, on rentre dans une espèce de monotonie dans laquelle le schéma narratif ne change que très peu. Seule la fin va un peu plus loin mais ce dénouement aurait pu se produire plus tôt que ça n'aurait pas changé grand-chose. De plus, c'est une fin qui est, là aussi, un peu décevant car si elle est tout aussi cynique que le reste du film, elle en reste paradoxalement un peu faiblarde ! Et c'est encore une fois très dommage ! Effectivement car le film se distingue de ses pairs en mettant en scène une horreur non seulement purement psychologique et particulièrement insidieuse mais également avec cette absence totale de morale. Mais pourtant, ça ne choque jamais vraiment car le film ne parvient pas pleinement à exploiter son sujet, ce qui en est d'autant plus frustrant. Ainsi, même avec l'excellente performance de Luis Tosar, le film ne parvient jamais vraiment à rendre complètement mal à l'aise son spectateur (enfin, encore une fois, passé cette fameuse première demi-heure), ce qui est pourtant son but premier. Pire, il en devient même prévisible !
malveillance est vraiment un film qui vous tiendra en haleine, l'acteur principal joue formidablement bien dans son rôle de concierge dépourvu d'empathie. Un film noir ou le suspense et la musique joue un rôle important, je n'ai pas vu le temps passé.
Un thriller qui n aurait sûrement pas déplu à Alfred Hitchcock. Malveillance est un huis clos pervers, très bien construit qui crée une véritable tension et chose rarement réussie arrive à faire craindre pour le sort de son vilain, que rien ne peut pourtant sauver. Un suspens efficace jouant sur le malaise avec une grande réussite.
Un bon petit film angoissant avec un luis tosar au meilleur de sa forme en revanche je le déconseille si votre gardien d'immeuble à une tête de psychopate
Malveillance" est un thriller psychologique intense et captivant. La performance de Luis Tosar, dans le rôle du concierge perturbé, est remarquable, ajoutant à la tension et au malaise du film. La réalisation de Jaume Balagueró crée une atmosphère oppressante, rendant ce film non seulement divertissant mais aussi une réflexion provocatrice sur la nature humaine. Un véritable bijou du genre.
Malveillance est franchement un bon films ce qui fait sa force c'est surtout son pitch de base, avec cet espèce de dégénéré s'introduisant chez les habitants de l'immeuble où il est concierge. Là où Malveillance est bien moins incroyable qu'il aurait pû l'être, Cnest surtout dans sa mise en scène qui ne nous fait pas ressentir assez d'effroi et assez de stress. Je m'attendais à une sorte de film d'horreur un peu façon Don't Breath, mais au final c'est un film un peu à mi-chemin entre un drame et un thriller. Le casting reste excellent et le scénario est suffisamment bon pour nous tenir en haleine donc je ne vais pas cracher dans la soupe, mais Cnest vrai que je pense que Malveillance aurait facilement pu être beaucoup plus choquant.