Wow du lourd. Grosse dose de suspense de bout en bout, le scénario est excellent et les acteurs très convaincants. Ce huis-clos espagnol fait froid dans le dos, je le recommande.
Thriller captivant reposant sur l'excellent (double) jeu de Luis Tolsar. L'originalité vient du fait que pour une fois on s'identifie au spoiler: psychopathe et non pas à sa victime. .Petit bémol pour le [spoiler]personnage peu crédible de la petite fille qui parvient à faire du chantage à un concierge si machiavélique[/spoiler. Le scénario va crescendo dans la pression, titillant nos instincts inavouables de voyeur, jusqu'au final un peu trop convenu malgré tout.
Un concierge joue la malveillance discrète dans son immeuble. Nous assistons à sa malveillance envers une jeune et belle femme en couple. Le jeu d'acteur est parfait, la malveillance, bien que poussée, n'est ni vulgaire, ni gore mais parfaitement expliqué du point de vue du concierge qui se montre suffisamment intelligent et chanceux pour ne pas attirer les soupçons des résidents. Le scénario et les personnages sont tout à fait plausibles, le final est parfait
Un film très noir et très poignant , l'histoire d"un homme malade , seul , dépressif qui cherche une part d'existence et de réjouissance dans le malheur des autres .. comme quoi il faut se méfié des apparences 16/20
Franchement dans son genre il est vraiment pas mal du tout! Protagonistes convaincants, bon petit scénario . à voir en Espagnol ,beaucoup mieux qu'on le comprenne ou pas ,perso ,je suis une profane! Une vague connaissance de la langue Latine, le Français en est une, évidemment , ça aide ... pas besoin d'être bilingue pour aimer c'est à voir en Vo!
Malveillance, baptisé ainsi plutôt qu'une traduction de l'espagnol "Pendant que tu dors" pour des raisons sûrement commerciales, n'a en fait rien d'un film d'horreur, à part une scène étrangement gore, ni d'un véritable thriller. On devine rapidement que derrière ce gardien d'immeuble, ce monsieur tout-le-monde et son côté bienveillant, se cache une zone d'ombre, celui de vouloir en finir avec la vie et parallèlement sa volonté de pourrir celle qu'il désire, et qu'il jalouse : une jolie jeune femme, avenante et bien dans ses baskets. Le film est certes intéressant mais il est surtout dérangeant, car ce psychopathe est le personnage principal, à qui l'on peut facilement avoir une forme d'empathie, sans qu'il y ait pourtant quoi que ce soit de charismatique chez lui (Luis Tosar est impeccable dans ce rôle taciturne). Rapports peu approfondis (notamment avec la petite fille ou avec sa mère en fin de vie), une sensation bizarre de malaise et de rester sur sa faim.
Le scénario est original, il y a eu une recherche, on peut pas le nier, mais cela s'arrête là. Pourquoi je ne mettrais pas plus de 2,5 : détruire une personne gratuitement. ok. ( ses excuses sont pas recevables, hein ).
Gardien d'immeuble, en voilà un chouette métier auquel on ne pense jamais ! Être logé, rendre des petits services aux habitants avec une gentillesse absolue, disposer des clés de tous les appartements, s'introduire chez les gens pour faire plein de trucs louches... Si vous êtes un type avec une case en moins, c'est LA profession parfaite et, ça, César l'a bien compris, surtout qu'il a jeté son dévolu sur la jolie résidente du 5A, Clara...
Jaume Balagueró pose donc sa caméra embarquée parkinsonienne et épuisante de la saga "REC" en revenant à une forme de mise en scène plus classique qui lui a tant réussi par le passé. Néanmoins, le bonhomme continue sur sa lancée quasiment obsessionnelle de nous faire passer l'envie de signer un bail dans un immeuble en Espagne. Cette fois, pas d'infectés démoniaques ("REC") ou d'habitants dingos ("À Louer"), seulement un concierge dont la particularité est de trouver son bonheur dans les malheurs des autres. Bien évidemment, la grande idée de "Malveillance" est de choisir de se concentrer sur le point de vue de cet étrange personnage créant une sorte d'empathie complètement tordue entre lui et le spectateur. Le film développe ainsi un ton très particulier qui ne cesse d'osciller entre la comédie noire et l'horreur au fur et à mesure que les "vilains tours" chez les locataires laissent place aux pires ignominies. La remarquable trouvaille de l'exposition en nous faisant déduire un viol d'intimité d'une personne dans tout ce qu'il a de pire pose d'emblée le caractère pervers et les agissements sans limites de César. La suite nous délivrera une partition sans failles où l'esprit calculateur du personnage pour les plans machiavéliques sera mis à mal par des éléments externes (le propriétaire, la petite fille très roublarde, le petit ami,...) et autres imprévus (l'accident sous le matelas, quelle séquence, haha !) gravitant autour de son but ultime, Clara, pour notre plus grand plaisir.
Car, oui, entre les ténèbres et le rire, "Malveillance" trouve cet espèce de merveilleux équilibre de malaise voyeur en plaçant le regard du spectateur dans celui de son psychopathe presque contre son gré et en le rendant ainsi incapable de décrocher son attention jusqu'aux dernières minutes d'une efficacité redoutable. Un très bon cru de l'ami Balagueró à découvrir absolument.
Thriller édifiant et une fin..... Excellente! Le meilleur film d angoisse espagnol que j ai jamais vu Le concierge de l immeuble nous tient en haleine tout le long du film
Je vais un peu me démarquer des autres critiques négatives de ce film en ajoutant un point que je n'ai pas lu : ce film est profondément malsain. Ceci n'est pas un film d'horreur. C'est un film horrible. On peut discuter de ses lenteurs ou de son manque de tension, mais pour ma part j'étais vissé au fauteuil pris d'effroi ou de terreurs, m'identifiant au criminel, provoquant un malaise de m'intéresser à son sort. Ce n'est en cela pas un navet : c'est une des premières fois que je parviens à m'intéresser au profil d'un criminel narcissique sadique. Ce film nous rappelle les bons "thrillers domestiques" des années 80/90 comme "Jeune fille partagerait un appartement", "Fenêtre sur Pacifique", "Les nuits avec mon ennemi". Mais ces films au moins laissait le tueur dans l'ombre, nous obligeant à étudier le profil psychologique des victimes, provoquant souvent des crispations par leur réactions complètement débiles (dans la droite ligne des scream queens, je cours dans les couloirs, j'assomme mon assassin Au contraire ce film sur-expose le criminel dès le début, et par sa galerie de personnages sinon caricaturaux, sinon superficiels, il rend l'identification quasi-impossible aux victimes, et nous oblige à nous identifier au personnage central du criminel. De cette empathie incongrue naît une complaisance malsaine à imaginer la meilleure issue de survie pour lui, et on se blâme de trouver un intérêt à la psychologie de ce psychopathe.