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Henrick H.
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1,0
Publiée le 1 septembre 2014
Deux longues heures dans la jungle auprès d'un groupe de captifs sans que le réalisateur ne centre son propos sur aucun personnage en particulier, comme pouvait le laisser penser le titre. Sur la durée totale du film, la moitié est consacrée à des fusillades et Mendoza tente donc d'en faire un banal et sans intérêt film d'action. Isabelle Huppert se contentant de pousser des cris d'orfraies pendant les trois quart du film. Aucune empathie pour les personnages malgré leur captivité. Bref, un ratage total.
Long et ennuyeux. Voilà le résumé de ce qui aurait pu être un bon film sur la relation entre otages et terroristes, voir comment ressentent la situation d'un point de vue objectif, sans diaboliser les tortionnaires. Je pense que c'est ce qu'à tenter le réalisateur mais c'est un gros échec! Je n'ai absolument rien ressenti lorsque ceux-ci se faisaient attaquer! aucun attachement à un seul personnage alors pendant plus de deux heures c'est dur de rester attentif à cette accumulation de fusillades, et de scènes de marches à travers la jungle, on se fout un peu de ce qui va leur arriver, c'est tout dire! Dommage, c'était un bon sujet....
Mendoza a pris le parti de filmer son histoire d'enlèvement à la manière d'un reportage d'où aucune personnalité ne ressort. L'évolution des relations entre les personnages, au fil de leur captivité, aurait pourtant permis de maintenir l'intérêt, même s'il s'agit d'une vieille recette scénaristique. C'est très long et très répétitif, par exemple les interminables fusillades. Le réalisateur a tenté d'éviter le manichéisme en nous montrant que les ravisseurs sont eux aussi des êtres humains, pas des monstres, mais, en l'absence du contexte social et politique des Philippines, c'est plutôt raté. Son film a tout de même un côté "occidentalo-centriste" : méchants terroristes islamistes contre pauvres touristes et missionnaires. La scène des bibles jetées à la mer est particulièrement ridicule. La charge contre le gouvernement et l'armée des Philippines prêts à massacrer tout le monde ne suffit pas à rattraper le coup. Et on se demande ce que Isabelle Huppert est venue faire dans cette jungle, on ne l'a jamais vu jouer aussi faux...
Le moins qu'on puisse dire avec Mendoza c'est qu'il ne brille pas par la finesse de son propos. Le film avance par empilement de moments hétérogènes, ne trouvant jamais de liant, de d'incarnation. On passe de "Oh les beaux dauphins" à "Oh les gardes côtes maladroits ils vont tout faire capoter" puis 'Oh les vilaines sangsues" puis "Oh le bon repas dans l'hôpital qu'est-ce qu'on avait faim", pus "aidons cette jeune femme à accoucher pendant que les tirs redoublent d'intensité dehors"... Bref tout est rythmé par des anecdotes assez pauvres (comment se laver quand on est otage et entouré de ses ravisseurs) et d'une musique lourde et minimaliste... Quant à Isabelle Huppert, elle fait à quelques hurlements près la même tête que dans White Material... Après l'Afrique, les Philippines, on a enfin notre Tintin au féminin. Car c'est bien de son personnage aux trois mimiques qu'elle est captive...
Une réalisation inégale avec de beaux moments et d'autres presque risibles (la petite colère d'Isabelle Huppert après le viol). Plus agaçant pour un athée convaincu, le manque de parti pris par le réalisateur.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire en regardant l’affiche « Captive » ne relate pas le rapt et la captivité d’Ingrid Betancourt par les FARC dans la jungle colombienne, mais ceux de missionnaires chrétiens par un mouvement séparatiste musulman dans les îles des Philippines. Si le film s’avère intéressant, le réalisateur ne fait rien pour baliser le chemin et c’est au spectateur de trouver qui sont ces otages et ce que veulent les kidnappeurs. De même la construction du film est très particulière avec des alternances de flashbacks et de flashforwards qui parfois égare un peu le spectateur dans les différentes temporalités. Le film retrace cependant de façon convaincante les conditions de vie des otages entre faim, humidité, constants déplacements, tyrannie plus ou moins forte de leur ravisseur et peur d’être tué soit par ces derniers, soit pas les forces armées philippines qui sont plus enclines à l’élimination des rebelles qu’à la libération des otages. Un film captivant donc, mais dont la mise en scène est un peu étonnante et qui vire carrément dans l’étrange quand, à une demi-heure de la fin, des séquences déjà vues (fusillade dans les bois, viol, interview) se répètent deux fois consécutivement. Là j’avoue n’avoir pas vraiment compris ce que le réalisateur chercher à exprimer… Du coup on a un film de deux heures qui pourrait ne fait en fait qu’à peine une heure quarante. À voir, néanmoins, pour apprendre l’existence d’un conflit peu médiatisé et voir un film d’action qui ne sacrifie pas les personnages et l’atmosphère sans tomber dans l’œuvre introspective.
Dernier film du réalisateur de "Serbis" (2008) et "Kinatay" (2009) qui change un peu de style avec un docu-fiction sur des faits réels, à savoir les enlèvemenrts par le Groupe Abu Sayaf de l'hôtel Dos Palmas à Palawan en 2001. Le réalisateur indique que seul 25% de son récit est fictif. On peut dire que Brillante Mendoza ne perd pas son temps dès les première sminutes du film il nous immerge dans la tragédie et la violence le tout caméra à l'épaule. Seul la présence au casting de Isabelle Huppert nous informe que ça reste une fiction car le film fait dans l'hyper réalisme allant jusqu'à tourner la première scène (celle des enlèvements donc) sans avoir présenter au préalable les acteurs entre eux. Le problème réel du film est que jamais Mendoza ne prend parti, il évite peut-être le manichéïsme mais il ne prend également aucun risque dans la dénonciation, il se pose en simple témoin et nous en simple voyeur. La jungle (la même où fut tourné "Apocalypse Now") omniprésente est filmée sans conséquence, elle n'est ni un personnage hostile (ou pas d'ailleurs) ni un paysage magnifié. Le dialogues sont pauvres et certaines scènes sont surjouées même parfois par Isabelle Huppert elle-même dont les cris d'effroi ne sonnent pas toujours vrais. Au final on se demande surtout ce qu'a vraipment voulu montrer ou démontrer Brillante Mendoza car rien de transparait, on suit le quotidien et la "vie en communauté" entre otages et guerilleros djihadistes. Un film vain et dénué d'intérêt à moins de pouvoir le prendre comme un simple témoignage documentaire.
(...) Film inabouti qui finit par se transformer en une réflexion bas de gamme sur une condition de détention extrême, Captive déçoit et ennui profondément de la première à la dernière seconde. Pire encore, Mendoza plombe définitivement son film avec une fin bateau qui ne veut mettre la faute sur personne, surtout pas sur les coupables de tels actes. La barbarie a une portée humaine ? C’est ce que semble croire Mendoza. Triste tentative qui ressemble fortement à de la propagande mal placée.
Un film ennuyeux, présentant peu d'intérêt. Le scénario est décousu, et rien n'est vraiment exploité. Bien qu'Isabelle Huppert n'ait plus à prouver son talent, son doublage dans ce film ne fonctionne pas. Cela en vient à gâcher son interprétation, et ruine le seul intérêt du film qu'elle ne parvient pas à sauver. A noter: une scène mémorable avec un oiseau en images de synthèses, probablement échappé d'un film d'animation.
Très bon film, qui me rappelle les rapts des Fracs en Colombie,spoiler: ici ce sont des intégristes musulmans d'une des îles des Philippines qui sont les ravisseurs et le périple des otages, à travers la jungle et toutes les peurs qui en découlent de tous ces fanatiques et les journées interminables que tout le groupe d'otage va endurer. Isabelle Huppert que j'adore est comme toujours éblouissante. Un film à voir pour son côté réaliste de tous ces preneurs d'otages et la manière dont ceux-ci vivent au jour le jour . J'ai trouvé ce film sans longueur vue la situation de celui-ci = Je note ce film 5 étoiles sur 5.
Dans le fouillis de la jungle et des sentiments, guidée par le jeu magnifique d'Isabelle Huppert, je dis chapeau, c'est un condensé terrible d'humanité profonde où chacun révèle sa personnalité, dans le terrible de l'action, et où la fraternité prend le pas sur la cruauté.