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Un visiteur
3,5
Publiée le 22 septembre 2011
Lorsqu'engagé dans un chemin sinueux et sombre, l'on souhaite s'y retrancher, est-il encore raisonnablement possible de faire marche arrière ou demeure accrocher à nous un passé, éternel ? La confiance, est-ce croire en l'autre ou croire en sa propre bonté et clémence ? .. Rare se font les westerns récents qui tiennent la route sans ennuyer ou faire dans le contemplatif outrancier ; Eh bien 'Blackthorn réussit ce tour de force avec brio et finesse. Tout d'abord les paysages, la photographie, sont magnifiques, grandioses et offrent ainsi un cadre génial pour le déroulement de l'action. Ensuite, les acteurs sont parfaits avec notamment un Sam Shepard, charimatique et plus que convaincant dans le rôle du cow-boy intrépide. Le scénario tient la route, le suspens, l'action et même la réflexion sont au rendez-vous, tout comme le côté sentimentale. Et si je ne mets pas les 5 étoiles, c'est que quelques longueurs viennent plomber certains parties du film et empêchent ainsi de s'en délecter sans vergogne. Malgré tout, c'est un western à voir pour les amateurs du genre et pour les autres : entre western et drame, 'Blackthorn' joue sur l'opposition des deux personnages principaux pour troubler, émouvoir, questionner, remuer et décevoir parfois; rarement. A vos colt !
Je n’avais pas du tout entendu parler de ce film avant sa sortie mais le bouche à oreille est très bon. Et comme La guerre des boutons ne me verra pas, je me suis laissé tenter. N’étant pas du tout fan de western, je n’attendais pas grand-chose et la surprise est d’autant plus belle. J’ai vraiment beaucoup aimé. Esthétiquement le film est magnifique. Chaque image, chaque plan est plus beau que le précédent. La mise en scène de ce second film de Mateo Gil, scénariste à succès, est une vraie petite merveille. Elle glisse, fluide, à fil de cette histoire prenante d’amitié, d’amour, de trahison et de vengeance. Le scénario, solide, nous tient en haleine d’un bout à l’autre sans une once d’ennui... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/
"Blackthorn" possède un certain nombre d'atout incontestable, en premier lieu desquels les magnifiques paysage sud-américain. Ou encore certaines scènes d'une mélancolie brulante, dans lesquelles l'interprétation de Sam Shepard fait des merveilles (un rôle en or pour l'acteur). Néanmoins, malgré un potentiel évident, ce western laisse un sentiment un chouia mitigé. La faute à la fois à certaines séquences mal exploitées voire non aboutis et à quelques acteurs moins convaincants (Eduardo Noriega, Dominique McElligott).
Belle surprise ! Moi qui ne suis pas franchement fan de western j'ai beaucoup aimé ce film. Paysages magnifiques, personnages bien travaillés et bons jeux d'acteurs (Sam Shepard notamment). A voir.
Pas convaincu par ce western, très (trop) classique à la réalisation molassone de Mateo Gil, et ou les personnages ne sont pas franchement intéressants (à part Noriega). Déçu.
Ahh voilà pourquoi j'aime aller au cinéma.. Un western qui frise la perfection ! Pour son histoire, ses acteurs, ses personnages, ses paysages, ses dialogues, ses silences, sa musique.. Un peu comme un hommage au genre.. magnifique.
L’originalité du film, c’est d’avoir imaginé ce que serait devenu Butch Cassidy (célèbre hors-la-loi né Robert LeRoy Parker en 1866 dans l'Utah) s’il n’était pas mort au début du XXème siècle en Bolivie. L’intrigue commence donc en 1908 en Bolivie, on y découvre un Butch Cassidy beaucoup plus vieillit que la réalité (une volonté de la part du réalisateur), qui souhaite regagner ses terres d’origine et entreprend donc de quitter le pays. Mais sa rencontre avec un jeune voleur espagnol va venir chambouler sa petite retraite paisible. Le sous-titre du film résume à lui seul ce qui vous attends durant ces 90 minutes, « La dernière chevauchée de Butch Cassidy », tel un western crépusculaire, on y suit de magnifiques chevauchées en plein désert de sel aride, en passant par d’époustouflants décors boliviens (en plein cœur des terres, où la verdure est omniprésente), sans oublier les règlements de compte. Mateo Gil nous prouve que le western n’est pas mort (il se fait si rare de nos jours au cinéma), il en profite pour offrir un très beau rôle à Sam Shepard, ce dernier se retrouve d’ailleurs en très bonne compagnie aux côtés de l’espagnol Eduardo Noriega et de l’irlandais Stephen Rea. Un western sublimé par une qualité photo soignée, d’impressionnants paysages et d’excellents acteurs, on regrettera simplement l’ajout de flash-back pour le moins inutile et mal agencé, mais cela ne nous empêchera pas de profiter pleinement de ce magnifique western.
Ambiance au top, paysages magnifiques et atypiques, personnage principal légendaire, histoire bien ficelée : La recette parfaite pour cet excellent western.
20 ans après sa mort officielle en 1908, l'envie prend au célèbre Butch Cassidy de quitter la Bolivie et de rentrer chez lui, aux Etat-Unis, pour y retrouver son neveu présumé, auquel il envoie des lettres depuis plusieurs années... C'est un western atypique, oui. Et c'est un western magnifique, oui. Par la magie du cinéma, Mateo Gil fait revivre le mythe Butch Cassidy, remettant sur le plancher donc la fameuse et superbe histoire contée par George Roy Hill en 1969, "Butch Cassidy & The Sundance Kid". Et quelle virtuosité ! Dans la plus grande modestie et simplicité, le metteur en scène réalise un western hors du temps, tout à fait singulier, presque un ovni. La véritable bouffée d'air frais du genre cette année s'appelle "Blackthorn" et non "True Grit". Car Gil a la courtoisie de raconter quelque chose de passionnant et d'original, les Coen n'ont tiré qu'un remake d'un bon bouquin. Il n'y a rien à dire de très négatif sur ce western enchanteur, crépusculaire si l'on puis dire, et filmé avec un talent fou. Le réalisateur magnifie les paysages, et fait dégager toute la grandeur des grands espaces du Far West plus si loin que ça en 1928. Là où "True Grit" ne choquait pas tellement visuellement, "Blackthorn" tape dans l'oeil. Les acteurs sont parfaits, Sam Shepard est génial, et la ressemblance avec son acteur ego de jeunesse est troublante. Déjà un bon point. En fait, tout ce que je peux reprocher à ce film, c'est la personnalité de Butch dans ses flashs back. Oui, car dans ce film, c'est plutôt le Sundance Kid qui adopte le caractère désinvolte de Paul Newman dans le film de 1969. L'inverse de l'original donc, mais c'est un détail pour les cinéphiles, et plutôt un amusement pour les fans de westerns. Donc, je suis sorti de "Blackthorn" ravi, content, quelque chose comme rafistolé d'un peu partout, et le sourire aux lèvres. Je n'ai vaincu le film, c'est lui qui m'a vaincu. Et comment, car à la fin, on ne dira plus James Blackthorn alias Butch Cassidy mais plutôt Butch Cassidy alias James Blackthorn. Une illustration à qui on laisse le mot de la fin à John Ford : "Quand la légende dépasse la réalité, imprimez la légende". C'est fait.
Dans le terreau que constitue le renouveau permanent du Western, il peut être fertile de passer au tamis petites pépites et vulgaires cailloux. En inscrivant son récit dans l'Amérique du Sud du début du siècle, Mateo Gil délocalise les éternelles problématiques du genre. Il est ici question, en sourdine, de justice sociale ou tout au moins d'honnête voyouterie. En narrant un supposé après-Butch Cassidy, il marque son film dans la grande tradition, un peu à la manière de L'Assissinnat de Jesse James. Le rapport au temps qui passe, à la vie qui s'effiloche, à un homme face à sa légende et ses regrets, quoique standard, tissent un fil d'Arianne agréable et donne au film des faux airs de tragédie. Au delà, malgré quelques idées, souvent visuelles, qui évitent l'assoupissement, on reste dans une mise en scène sobre et dans une écriture vaporeuse, voire filandreuse.
Chouette western. L'acteur est très bon dans son rôle. Un peu déçu par la fin mais en même temps le mystére Butch Cassidi reste ainsi intact. Pas mal du tout