Sans grand intérêt, à voir pour se détendre quand on a rien d'autre sous la main. Le début des histoires d'amour...ou pas, dans différents couples. Des rencontres improbables essayant d'atteindre le stade d'une "relation". Classé dans le genre "comédie", je ne me souviens pas avoir esquissé un sourire. La moyenne pour ce film assez simple dans l'ensemble. (dommage, François Cluzet nous on habitué à mieux).
L'histoire de l'amour de nos jours Après le rire parfois gras des "intouchables", quel plaisir de reprendre de la joie de manière plus distinguée. Non pas que ce ne soit qu'une comédie, Mouret sait aussi être grave ou sensible sinon intelligent., mais dans l'ensemble on s'amuse beaucoup de ces marivaudages modernes. Certains acteurs sont plus ou moins à l'aise avec les dialogues très théâtraux et la caricature n'est jamais loin et pourtant l'originalité des situations sont crédibles. On retient surtout le travail de Cluzet dans un rôle justement pas beau, qui se sort du syndrome « sortez les mouchoirs » avec panache alors même qu'il n'imaginait sûrement pas le succès à venir qui le rend désormais « Intouchable » sinon bankable. Un excellent divertissement qui n'est pas au meilleur niveau d'Emmanuel mais qui devient plus grand public et très agréable et où tout le monde prend son pied...
Super beau! La tendresse des personnages, assez delirants, etaient droles a voir. C'est un film tres drole et leger, et tout d un coup toutes ces histoires m'ont touché. Et intelligent, ce qui pour une comedie se fait rare. Je recommande vivement!!!
Je note juste que cette énième variation du film type d'Emmanuel Mouret (ce qui en fait donc un film tout à fait sympathique avec des personnages qui proposent des idées totalement incongrues dans le seul but de réussir à s'envoyer en l'air) il ne choisit pas de faire une narration en analepses avec des personnages qui se racontent leur histoire comme c'était le cas dans un Un baiser s'il vous plaît ou dans Les Choses qu'on dit, les choses qu'on fait. Il choisit de nous faire un savant mélange entre un film à sketchs et un film choral.
Je trouve juste qu'au début les saynètes s'enchaînent trop vite, il a envie de présenter le début de trop d'histoires d'un seul coup et donc c'est un peu frustrant. Heureusement les segments suivants seront plus développés et permettront de plus s'investir dans l'histoire, notamment dans celle qui sera au centre du film.
Cependant je dois dire que Mouret a trouvé la bonne durée pour chaque histoire, il n'y en a pas trop et ça sait s'arrêter et ça ne s'étire pas trop non plus. Chacune prend la place qu'elle mérite. Disons qu'en général dans ce genre de film il y a toujours des personnages que l'on a moins envie de suivre que d'autres et là Mouret arrive à tous les rendre attachants et assez pathétiques comme il sait si bien le faire.
Donc si on aime son cinéma on passera un bon moment, c'est encore une fois la même chose, mais c'est encore une fois bien fait, sachant varier les moments de malaise, de comédie et plus dramatiques (j'aime d'ailleurs beaucoup le segment avec Ulliel pour ça). Même si je pense que c'est néanmoins pas son film le plus abouti.
Des scénettes sympathiques agrémentées de partitions de musique classique, une vision de l'amour très humoristique ; beaucoup de fraîcheur .Tous les comédiens sont parfaits .
Emmanuel Mouret présente une série de sketchs sur l’amour, très variables en durée. Certains sont expédiés en quelques minutes, le temps d’explorer une idée. D’autre constituent presque la moitié du film ! On retrouve les tics du réalisateur. Un verbe littéraire, théâtral pour ne pas dire par moment sur-intellectualisé. Une mise en scène conventionnelle. Des bourgeois parisiens en guise de protagonistes. Sur le papier, on coche les cases du cliché du cinéma d’auteur français… Néanmoins le réalisateur parvient à garder son ensemble simple et attachant, voire mignon. Grâce à des personnages frais et des situations cocasses. Dont ces échanges très amusants entre François Cluzet en séducteur candide, et Frédérique Bel en voisine sexy qui veut du naturel et du spontané dans ses relations, mais qui ne peut pas s’empêcher de tout intellectualiser. En résulte un film qui demeure attrayant de bout en bout.
Petites chroniques sur l'Amour, thème cher à Emmanuel Mouret et omniprésent dans toute sa filmographie. J'ai aimé le casting et les morceaux de musiques choisis. Film choral dispensable, composé de scènes tendres et très actuelles.
L'art d'aimer...Tout un programme. Certains y arrivent. D'autres pas. Ils s'interrogent. Se trompent. Font machine arrière. Ne savent pas sur quel pied danser. Et c'est assez amusant. Ça dépend des couples. Certains intéressent. D'autres m'ont laissé complétement indifférent. C'est un peu le problème des films à sketch. C'est souvent inégal. Là, c'est pareil. Le duo Philippe Magnan/Ariane Ascaride est assez touchant. C'est un couple qui s'aime. Qui a traversé les décennies. Il y a donc une routine qui s'est installée. Qui convient bien au mari. Beaucoup moins à elle qui a encore du désir et qui le revendique. Alors, que doit-elle faire ? Les assouvir mais faire du mal à son mari ? Et lui ? Que doit-il en penser ? Tempête sous un crâne. Tolérer ses infidélités ? La quitter avec, en contrepartie, de grandes chances de finir tout seul ? Donc, ce n'est pas parce que ça dure que c'est forcément ça l'art d'aimer. Même quand on croit aimer, si ce n'est pas réciproque comme pour Boris, c'est tout aussi compliqué à vivre. Alors quoi ? Mieux vaut rester seule comme Isabelle ? Peut-être. Parce que l'amour peut finalement débouler n'importe quand n'importe où. Y compris avec quelqu'un pour qui les sentiments n'étaient pas là au départ. Emmanuel Mouret a essayé de représenter la vie des couples, des célibataires, des amoureux, de ceux qui veulent aider mais qui font plus de mal qu'autre chose dans toute sa complexité. Tâche ô combien difficile car il n'y a pas de recette miracle et ambitieuse. Est-ce que ça représente vraiment le quotidien des français ? J'ai un doute ! Les peurs, les questionnements, les fantasmes d'Emmanuel Mouret, peut-être bien.
Déçue par ce film d'Emmanuel Mouret. Cela sonne faux, donc impossible d'y adhérer et la voix off n'y aide pas. Si le film du même réalisateur : « Chronique d'une liaison passagère » m'a plu, autant celui-ci, de onze ans plus ancien, semble maladroit et artificiel. Certains acteurs ont même du mal à entrer dans leur personnage, tant il est difficile pour eux de se situer pour trouver le ton juste.
Une bonne pléiade d'acteurs talentueux, une succession de capsules autour du désir plus que de l'amour, beaucoup de blabla... une sorte de pièce de théâtre filmé avec une narration un peu décousue. Ça se regarde; un peu long à la fin. N'apporte rien.
Mise en scène et écrite par Emmanuel Mouret, " L'Art d'Aimer" est une comédie légère et musicale sur le désir, l'infidélité, nous montrant comment garder sa liberté au sein d'un couple. On peut regretter le coté artificiel de certains dialogues et la forme film "à sketches" qui multiplie les scènes sans lien cohérents, si ce n'est l'inconstance de leurs personnages. Au delà du badinage on pourra apprécier la pertinence de certaines pensées et la pléiade d'acteurs brillants de la distribution.
Le cinéma de Mouret a toujours du charme mais se noie un peu dans la préciosité, les coquetteries de style (l'usage ostensible de la musique classique), les effets trop appuyés (les entrées et sorties hors champ), une hésitation entre le film choral et la suite de sketchs et un ton consensuel un brin agaçant. Reste que l'ensemble n'est pas déplaisant et permet de savoureux numéros d'acteurs dont ceux de Frédérique Bel, Ariane Ascaride et Gaspard Ulliel.