Depuis Laissons Lucie Faire, je n'ai pas raté un seul film d'Emmanuel Mouret...Je ne m'en plains pas ...Il y a une telle écriture qu'on croit à de la spontanéité...Depuis quelques films Mouret analyse les sentiments et plus particulièrement les sentiments amoureux...Il le fait avec une énorme fraicheur, des situations alambiqués et une ironie à la Woody allen...Ce film témoigne encore de son savoir faire...Merveilleuse distribution qui s'étoffe au fil de ses films (on trouve ici des ingénues, des amoureuses , de fausses écervelées, des timides et des angoissés)....Théatre vivant auquel participent pêle mêle ( Cluzet, Julie Depardieu,Frédérique Bel, Ariane Eascaride, Judith Godrèche, Philippe Magnan, Pascale Arbillot (excellente cette année dans UNE PURE AFFAIRE)) le film est fait d'esprit et d'analyse qui fait découvrir et rire...Ce n'est pas à mon avis son meilleur film mais il vaut bien pour ceux qui connaissent ce réalisateur (ou pas) le prix d'un billet, bonne humeur asurée. Je conseille...
Je n'ai pas vu l'intérêt de ce film qui se veut être une réflexion sur l'amour. Vraiment bof pour moi et tiré un peu par les cheveux, pas vraiment d'histoire, un peu farfelu, pour ma part je n'ai pas accroché...
Super comédie. J'ai passé un excellent moment grâce à la fantaisie du film et de ses acteurs. Je suis allé le voir un peu par hasard sans trop savoir ce que c'était. J'ai trouvé le film raffraichissant par rapport à tout un tas d'autres films français. Je crois que je vais chercher les autres films de ce réalisateur.
Verbeux, dialogues "café du commerce", mise en scène nulle, niveau d'un mauvais téléfilm, CONSTERNANT!!! Le cinéma français est bien malade ! Je ne comprends pas les éloges décernés par la critique : la culture cinématographique des critiques de films se réduit-elle aux feuilletons télévisés ?
J'ai beaucoup apprécié ce film. Il m'a rappelé les films d'Eric Rohmer que j'aime beaucoup. Les situations sont pleines d'humour. Le sujet des échanges amoureux y est traité avec beaucoup de fraîcheur. Les acteurs sont tous très bons. Je le recommande chaudement.
Forcément, dans le choix multiple des situations, certaines séduisent alors que d’autres irritent : les atermoiements répétés d’une voisine guère pressée face à un voisin très pressant font d’abord sourire avant de franchement agacer. De façon plus globale, les stratagèmes mis en place pour attester ou non de l’authenticité du sentiment amoureux paraissent bien compliqués et frivoles et, du coup, mettent en scène une société privilégiée (domiciles, activités professionnelles et appétences culturelles) qui finit par ressortir comme vieillotte et surannée. Les dialogues très écrits sentent pour la première fois la naphtaline chez Emmanuel Mouret, peut-être parce que lui-même s’est abstenu de figurer plus que quelques minutes à l’image – syndrome de Woody Allen, pourrait-on ajouter – mais surtout parce qu’il a trop oublié le caractère loufoque et inventif de ses précédents opus, notamment avec le délicieux Fais-moi plaisir ! Tous les nouveaux comédiens aux côtés des fidèles Frédérique Bel ou Judith Godrèche ne semblent pas toujours à l’aise avec les mots de Mouret. Ce qui par le passé ne choquait pas et s’avérait naturel tombe à présent dans l’artifice et la pose, alourdissant un exercice dont le principal intérêt est justement la légèreté. Un regret d’autant plus vif qu’Emmanuel Mouret ne manque pas de très bonnes idées – Vanessa et William inventant une soirée avec un(e) autre pour mieux se retrouver donnent naissance à la plus belle séquence de L’Art d’aimer.
Quel ennui, que de mièvreries et de bavardages! Faire un film sur l'inconstance de l'amour, sur le badinage manque un peu d'originalité mais on aurait pu espérer qu'avec un casting aussi séduisant, Mouret réussisse un film choral joyeux et drôle, léger et rythmé. Nous n'avons vu qu'un pitoyable téléfilm soporifique ressemblant plus à "plus belle la vie" qu'à, ne serait-ce que du Lelouch.
Film complètement inattendu et ma foi agréablement surprenant, aux faux airs de Woody Allen de par sa narration. Des situations tantôt comiques, tantôt touchantes de justesse. Pavé dans la marre, le jeu consternant de Judith Godrèche, plus mauvaise que tout. C'est en irritant et triste et susciterait presque la pitié. A part ça, on passe un agréable moment.
"L'art d'Aimer" est loin d'avoir la fraicheur, la subtilité, la légèreté de l'opus précédent "Fais moi plaisir" du même Emmanuel Mouret... C'est plutôt une déception de ne pas retrouver l'humour pertinent, pétillant qui faisait la force de cette comédie très réussie où jouait d'ailleurs si justement Frédérique Bel ! Cette fois, cette espèce de collage de situations est fastidieux et artificiel... Les scènes sont trop nombreuses, fabriquées, ennuyeuses et pour beaucoup inutiles sauf celles, très drôles, où toujours Frédérique Bel, parfaite dans ce rôle, se trouve en compagnie de François Cluzet, qui sont les seuls à sauver le film ! C'était vraiment là, la piste à exploiter ! Pour le reste, on assiste à un nombrilisme de pseudos bobos à problèmes ! Qui sont d'ailleurs ces personnages qui peuvent se permettre de se libérer sans contraintes, sans poids du quotidien vivant qui plus est dans des intérieurs parisiens chics, spacieux, luxueux ? Il aurait été plus amusant de se calquer sur une vie faite d'obligations, une vie de tous les jours avec les limites qu'elle impose et donc, ses conséquences ! Il se dégage donc une impression de déjà vu en beaucoup moins bien, de réchauffé un peu tristounet, assez lourd sur les bords, d'où ressort un film bancal, maladroit et même prétentieux !
Un Mouret tout en finesse, servi par une distribution et une musique parfaites. Une quinzaine de minutes de plus n'auraient pas été de trop pour approfondir certains personnages.
La forme a changé mais le fond et le ton restent les mêmes, avec une échappée ponctuelle vers la gravité qui lui sied d'ailleurs peu. Comme un romancier qui se lance dans un recueil de nouvelles, Emmanuel Mouret se renouvelle en se pliant aux règles du film à sketchs, avec un bonheur inégal. Une suite de saynètes, toujours légères, dont le marivaudage et le badinage sont les deux mamelles, composent L'art d'aimer, variations atmosphériques autour des sentiments. Si l'on retrouve les dialogues ciselés, la mise en scène fluide et l'art des situations cocasses que l'on apprécie dans l'univers très parisien et très clos du cinéaste, la frustration nait de scènes trop brèves et de récits à l'intérêt variable. On apprécie cependant la musicalité de l'ensemble, harmonieuse et élégante. La dernière histoire est la plus probante, plus longue, plus amusante, plus à même d'offrir un écrin idéal à cette actrice d'exception qu'est Julie Depardieu qui écrase sans mal la concurrence. Une bonne conclusion pour un film mineur de Mouret, pas réellement convaincant sur des formats narratifs courts.