Ce soir je serai la plus belle, pour te trépaner... Merci au Festival de Gerardmer de nous faire découvrir, grâce à son nom sur les pochettes DVD du fin fond de la médiathèque, des films uniques en leur genre. The Loved Ones est une grande (et bonne) surprise, loin du film d'horreur bébête pour ado que la pochette ("avec l'acteur de Twilight" : cible d'ados ?) laissait entrevoir. Ici vous avez un savant mélange de torture sadique (sans trop en montrer, pour ne pas tomber dans la facilité du baquet de sang balancé partout), d'intrigue dérangeante (spoiler: la relation incestueuse entre fille et père, les gens déshumanisés à la cave qui dévorent les victimes qu'on leur jette ...) et d'un grand sentiment de pitié pour ce pauvre gars qui n'a rien demandé. Xavier Samuel, impeccable, nous arrache souvent un juron de compassion, et Robin McLeavy, également douée pour jouer son personnage ignoble, nous donne envie de l'étouffer avec sa couronne en papier... Le personnage du père, plus caricatural, ramène le film dans des platebandes plus humoristiques (humour noir, évidemment), ce qui n'enlève rien aux surprises du scénario (spoiler: la cave aux monstres est une idée que l'on n'attendait pas ! Bien trouvé !). Les petites bémols sont toutes les scènes avec le couple de jeunes qui vont au bal (cela ne sert à rien dans l'histoire, à part faire du remplissage pour obtenir pile poil 80 minutes de film et ainsi les producteurs dédiés au "long-métrage") ainsi que l'arrivée de la cavalerie (spoiler: le shériff ) dont on sait exactement comment cela va se passer (et on ne se trompe pas...). Mis à part ces deux sorties de route, The Loved Ones est une petite production australienne qui rassemble du gore sadique (sans excès), du glauque dérangeant, un soupçon d'humour noir et un casting brillant. Une bonne surprise !
J'avais une bonne intuition sur ce film avant le visionnage, et je peux dire que je n'ai pas été déçu. Le réalisateur avait la volonté de faire un film sortant des sentiers battus, ce qui pour moi est très bien réussi, aussi bien pour son scénario, ses décors et son ambiance. Il n'y a finalement qu'un seul vrai point négatif à mes yeux, c'est l'histoire parallèle que nous suivons au cours du récit qui se révèle maladroite car plongeant plutôt le film vers un drame (parfois une comédie), ce que je ne cherchais pas spécialement dans ce film. Mais il n'empêche que je comprends les motivations du réalisateur/scénariste.
6 193 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
0,5
Publiée le 4 avril 2020
Ce film a beaucoup de bons moments de tension, mais ne vous méprenez pas, ce film est stupide. Terrible intrigue sans profondeur du tout. Assez mauvais acteur débordant de moments stupides et de décisions des personnages aussi stupide. Une histoire parallèle complètement déconnectée et assez boiteuse qui a quand même réussi à être plus agréable que l'intrigue principale. Pas de dialogue intéressant. Encore une fois, je ne comprends pas pourquoi ce film reçoit une note aussi élogieuse. C'est juste un film prétentieux, lent avec des personnages inintéressants et une histoire pleine de blabla. J'adore l'horreur, j'adore le gore, j'adore les scènes de torture et l'horreur corporelle. Mais ça. Vous feriez mieux de regarder l'une des suites de Saw...
Grindhouse, voilà à quoi l'atmosphère de ce film m'a fait penser (rien à voir avec tarantino)
Un très bon film d'horreur, possiblement inspiré de l'oeuvre de ce grand malade de Jeffrey Dahmer, de sorte que l'on se trouve face à quelque chose de vraisemblable, aussi fou que cela puisse paraître (à l'exception toutefois du spoiler: cannibalisme des zombies de la cave , encore que...). Le film propose d'ailleurs une atmosphère sobre et sérieuse, dense sans être pesante ni austère (comme pouvait l'être l'indigeste Love Hunters), ni obscène en ce qui concerne l'horreur: le gore y est finalement peu présent, plus suggéré que montré, et c'est tant mieux. L'acting (surtout Lola) est très bon. C'est tout simplement du bon cinéma de genre par quelqu'un qui connaît, respecte et maitrise ce registre.
A noter que le film suivant de Sean Byrne était lui aussi à classer parmi les réalisations originales et atypiques.
Je suis mort de rire, en regardant la filmographie du réalisateur j'ai vu que c'était lui qui avait réalisé The Secret, une sorte de docu navet où on t'explique "la loi de l'attraction", si tu veux un truc il faut juste y penser très fort... Je n'étais pas préparé...
Et je crois que je n'étais pas préparé à voir the loved ones. Je pensais voir une sorte de film d'horreur pour ados où en fait c'est plus drôle que terrible. Surtout que le synopsis laissait réellement présager une connerie pour ados à savoir une fille blessée dans son amour propre car rejetée par un gars qui se met à vouloir se venger...
En fait non, en fait c'est un peu quand même un torture porn, gentillet hein, mais quand même. Disons que le film va beaucoup plus loin que ce à quoi je m'attendais. Je suis sacrément surpris.
Alors, le problème du film c'est que ce n'est pas très bien réalisé. Disons que jamais ce n'est très beau ou très inspiré et c'est un problème. Parce qu'enchaîner des scènes de torture assez crades et qui ont réussi, avec une utilisation du hors champ qui arrive à être parfois assez habile, à être un peu forte, c'est facile. Mais globalement le film est assez fade en terme d'esthétique... Disons que c'est tourné sans génie. On filme ce qu'il faut filmer, mais c'est tout...
On va dire que ça manque un peu de folie. C'est un film correctement exécuté, mais sans audace...
Néanmoins, je dirais que j'ai malgré tout pris un peu de plaisir à voir cette débauche de trucs malsains, même si on aurait pu aller encore plus loin. Mais surtout il y a eu la surprise de me retrouver face à un truc plus radical que ce à quoi je m'attendais. Malheureusement au niveau de l'histoire ça ne va pas plus loin que le concept de départ et on est loin de révolutionner le genre ou de piéger le spectateur en lui apportant quelque chose d'imprévisible. Disons que le film a un cahier des charges et qu'il le remplit. C'est tout.
Je ne pourrais pas dire que j'ai trouvé ça fondamentalement mauvais... mais c'est juste un cahier des charges.
Je dirais juste qu'avoir un héros aussi antipathique c'était pas gagné... parce que l'ados rebelle qui se scarifie et qui écoute du metal tout en tirant la tête, c'est plus une caricature (même si c'est justifié par l'introduction du film) qu'un réel personnage auquel on peut s'attacher. Donc en fait sa survie ou non, on s'en fout un peu. Même si, lorsqu'il se met à donner lui-même des coups, c'est assez jouissif... Œil pour œil, dent pour dent...
Bref, une production horrifique qui ne sort pas fondamentalement du lot, mais qui se regarde... sans plus, sans moins...
Un film de torture aux ambitions limitées. L'intérêt de The loved ones est se limite à des scènes particulièrement gores dont l'impact visuel est réel mais à quoi bon puisqu'il n'y a aucune mise en perspective ni aucun message. D'autant que le crade ne crée aucune peur, juste du dégoût. Dommage, l'idée des loved ones était bonne et nos deux tarés amoureux de la perceuse, plutôt sympathiques. D'ailleurs Lola, l'héroïne m'a rappelé la chanson éponyme de Noir Désir. Les paroles semblent avoir été écrites pour ce film c'est assez incroyable : She really wants to take me [...] I've seen the door And the walls cry [...] I will find the outside / I will try to run / [...] Home again / Sing that song of pain / Oh I try to kill her / [...] All night, spitting blood and soul / You can scream it, Lola, / Just go away.
Je me suis plongé dans ce film après avoir découvert The Devil’s Candy un autre film de Sean Byrne que j’avais trouvais excellent. Son premier métrage mélange film de psychopathe et torture porn avec film d’ado sur fond de bal de lycée. Un mélange qui rend son film assez unique alors qu’il est somme toute assez classique dans tout ses aspects. Il a quelques défauts de maîtrise notamment au niveau du rythme et il manque quelques surprises pour être plus marquant mais c’est tout de même un film d’horreur de bonne facture.
Mieux avoir le coeur bien accroché pour apprécier ce film, les nombreuses scènes gores sont du plus bel effet... Le pauvre Brent et la tortionnaire Lola sont parfaitement bien interprétés, le scénario nous propose une histoire bien glauque, parsemée ça et là d'humour, de quelques clichés, de quelques facilités, mais dans l'ensemble, on passe un "bon" moment...
L'Australie : la patrie de Mad Max et de Wolf Creek. Un territoire grand comme 14 fois la France qui semble inspirer les réalisateurs locaux lorsqu'il s'agit de mettre les mains dans le cambouis. Sur une trame usée jusqu'à la moelle, The Loved Ones réussit l'exploit de nous surprendre! Avec une réalisation soignée et une impeccable production design, le film de Sean Byrne s'impose immédiatement comme un petit classique du genre. Film d'auteur malsain et dépravé, le cinéaste ne se focalise pas sur le côté gore du métrage mais plus sur sa "bizarrerie". Un peu à la manière de All the boys love Mandy Lane, Byrne tient particulièrement à faire ressentir l'étrange beauté de la mélancolie adolescente. Ce film, malgré toute la violence qu'il peut contenir, reste "beau". En 1h20, le metteur en scène prouve que l'on peut encore faire un film original avec des jeunes qui se font kidnapper par une famille de braques. Tout dans ce film à déjà été fait ailleurs, chaque personnage a plus ou moins existé dans un film antérieur, mais Byrne réussit la digestion de toutes ces influences pour livrer au final un film unique et maîtrisé. Le film tient ses promesses du début à la fin. Dégraissé de tout superflu, le film est une bonne petite tarte dans la tronche qui redonne foi dans le cinéma de genre. The loved Ones, c'est Virgin Suicides qui rencontre Carrie au bal du diable. C'est beau, c'est dérangeant, c'est malsain, c'est australien...
Sans être exceptionnelle, The Loved Ones fait du bien dans le cinéma d'horreur qui aujourd'hui fait n'importe quoi surtout grâce à BlumHouse Production. J'ai trouvé que le scénario de ce film était très bien ficelé, les acteurs jouent bien, l'horreur et très bien représentée sans trop de jumpscares et la tension monte. Par contre, j'ai été vraiment très déçu par la fin qui m'a semblé bâclé.
Excellent film d'horreur australien. Très bien joués par d'excellents acteurs. Surprenant, violent, original...et puis une bonne b.o. Vraiment excellent.
Entre Carrie et Massacre à la Tronconneuse, ce film très dérangeant fait preuve d'une audace scénaristique (on pense à la radicalité de certaines scènes) et graphique qui permet de fermer les yeux sur quelques longueurs. En outre, il bénéficie d'interprètes bluffants, en particulier du côté des méchants.
1h33.C'est le temps que vous perdrez dans votre vie si vous avez l'audace de regarder ce doux navet. Un film qui ose même attirer le chaland en nous offrant en tête d'affiche Xavier Samuel.Comme un Blockbuster nous vendrait Will Smith. Xavier Samuel parlons-en est sans saveur.A croire que lui non plus ne croit pas en ce film.Quant aux autres,ils varient du moyen au ridicule. Du côté du scénario,c'est simple il n'y en à quasiment pas.50 minutes du film se passe en huis clos entre un "héros" amorphe,une "méchante" insipide et insupportable et son incestueux de père. Un film à déconseiller, même aux personnes sous morphine.