Un film qui dégage une impressionnante et indéniable sensation de référence absolue dans le genre du western avec un éventail de personnages classiques du pistolero avide de vengeance à la prostituée au grand coeur mais aussi sa diligence, ses Indiens... Après une longue première partie qui met en place son canevas des relations entre les divers protagonistes faisant ainsi lentement monter la tension psychologique, une seconde moitié absolument captivante par la chorégraphie de ses scènes d'action. Ma quatrième incursion dans la filmographie de John Ford et une autre claque cinématographique au casting de choix de John Carradine à un tout jeune John Wayne mais déjà terriblement charismatique. Une grande oeuvre.
Premier de ses quatorze westerns parlants (1939), John Ford tourne pour la première fois dans la Monument Valley qu'il rendra légendaire.
Le scénario de Dudley Nichols s'inspire de " Boule de suif et autres nouvelles" de Maupassant.
Ford ne cache pas sa préférence à travers les portraits des neuf protagonistes : les exclus de la bonne société. Il ne doute pas que dans des circonstances exceptionnelles, les préjugés à leur encontre fondent comme neige au soleil.
Seuls les hommes d'argent, vivent dans un monde à part, ou l'indifférence à l'égard de leurs semblables est le le trait de caractère qui les distingue.
Revu pour la Xeme fois, en conditions idéales à l'occasion du 130 ème anniversaire de la Gaumont, " la chevauchée fantastique" est une réussite totale.
Les plans sur les indiens en surplomb sur la montagne, la fameuse poursuite sont entrés dans la légende du septième art
John Ford ou la plus belle forme du cinéma classique! Ou tout est simple, tout est construit selon les règles établies et archi connues mais ou tout fonctionne. Et un John Wayne qui est ici au début de sa collaboration avec Ford démontre l'étendue de son talent dans le role du cow boy!!
Un western des années 30, j’avoue que j’y allais à reculons, n’étant pas un passionné de cette décennie ni de ce genre. Pourtant, j’y ai pris du plaisir et même si je ne suis pas le public idéal pour ce film, ça reste le meilleur western que j’aie vu jusque là. La grande scène d’action est une petite merveille qui n’a jamais été égalée (à ma connaissance) par les héritiers du genre. Le reste est agréable, grâce une galerie de personnages attachants et un humour qui a plutôt bien vieilli.
C’est grâce à La Chevauchée fantastique (1939) que John Wayne est véritablement devenu LA vedette que l’on connaît tous. Bien habitué du cinéaste pour avoir fait bon nombre d’apparitions dans ses films, notamment dans Rio Grande (1950) où il tient le rôle principal. John Ford ne tarda pas à lui confier d’autres rôles plus ou moins importants et ce, dans une dizaine d’autres films. La Chevauchée fantastique est un road-movie en diligence qui a l’intelligence de réunir au sein du même endroit, un médecin alcoolique, un représentant en whisky, une prostituée, l’épouse enceinte d’un officier, un banquier, un shérif et enfin, un hors-la-loi. Tout ce beau monde réuni dans la même diligence, avec laquelle ils doivent parcourir un long voyage vers l’Arizona, ce trajet qui devait être sans encombre va finalement s’avérer dangereux avec les Indiens aux alentours. De nombreux rebondissements, où les scènes d’action s’accumulent tout au long, le film de John Ford nous réserve bien des surprises. Nominé à sept reprises aux Oscars de 1940, le film n’en remporta finalement que deux (Meilleur Second Rôle & Meilleur Musique). A noter enfin qu’il existe un remake, réalisé par Gordon Douglas et intitulé La Diligence vers l'Ouest (1966).
Ce film est indéniablement un de ceux qui ont participé à construire la légende de l'Ouest sauvage américain. Film-référence du western, il n'en reste un vrai film de cinoche car J. Ford était avant tout un grand réalisateur tout court. Maître de l'action, il l'est aussi dans les dialogues et dans la direction d'acteurs. Le scénario opère une montée progressive de la tension tout en développant ses personnages et nous montrant peu à peu leurs diverses facettes. Les acteurs sont magistraux, J. Wayne en impose grave, les 2nds rôles sont truculents et quand il s'agit d'emballer le rythme, le film nous offre une course-poursuite incroyable, exécutée à une vitesse impressionnante et diablement rythmée. La fin s'étire un petit peu mais elle demeure l'aboutissement de tout le reste. Indiens belliqueux (menés par Geronimo), cavalerie qui arrive toujours à l'heure, duel au pistolet, poussière, violence tout y est et c'est bougrement bon. D'autres critiques sur
La chevauchée fantastique est un très bon film de John Ford. La mise en scène du réalisateur est irréprochable, le film est divertissant et le scénario est travaillé et intéressant. De plus, les acteurs comme John Wayne, Claire Trevor ou encore Thomas Mitchell sont très convaincants dans leurs rôles. Bref, c’est à voir…
Très grand film, tous les attributs du western mais des personnages fort bien dessinés. L'aventurier hableur, le Toubib alcoolique, la prostituée au grand coeur, le beau cow boy vengeur sensible à son charme, Le banqier ignoble. Et tout ces gens evoluent au cours de ce voyage certains devenant plus humains, telle la bourgeoise.
Difficile, à défaut de jubiler, de ne pas être impressioné par un long-metrage qui tient, dans ses grandes lignes, l'essence du film américain dans le midwest: le voyage, la prostituée, le cow-boy, et, à terme, une course poursuite fabuleuse. Mythique.
Un film passionnant et de toute beauté. Stagecoach c'est avant tout le symbole d'une grande maîtrise technique. La mise en scène y est fabuleuse, et pour un film ayant plus de 70 ans les scènes d'action sont impressionnantes. La poursuite de la diligence par les indiens est un grand moment de cinéma, fort bien filmé et au rythme et au suspense haletants. Mais tout le film, aussi bien dans ses moments paisibles et dans ses moments mouvementés, est comme ça. John Ford maîtrise la mise en scène à la perfection, il montre qu'il est un grand maître en la matière. La photographie est également des plus agréables, même si l'image vieillit un peu, ce côté old school donne encore plus de charme au film. Après l'histoire m'a bien plu, elle est belle mais pour ma part on pouvait faire mieux. La romance est amenée avec un gros manque de subtilité et se devine dès la première apparition de John Wayne. Celle-ci n'évite pas non plus quelques clichés mais après tout qu'importe, l'histoire est quand même belle, mon côté fleur bleue me perdra un jour. Surtout que les deux interprètes, John Wayne et Claire Trevor, jouent avec une grande justesse. Les acteurs en général sont très bons même si les personnages sont un peu clichés (même pour l'époque), je retiens l'interprète du docteur ivrogne et John Carradine. Après je pardonne au film ce que j'ai moins aimé dans le scénario, parce qu'après tout c'est normal qu'on y voit déjà du déja-vu car ce film est un de ceux qui ont posé les bases du western classique. Je retiens surtout que ce film m'a comblé visuellement, il a vraiment une classe folle et est un des westerns les mieux mis en scène. Il me tarde de voir encore d'autres westerns de John Ford, mais au prochain je veux un chef d'oeuvre! Là pour ma part j'ai adoré celui-ci, un très bon western qui confirme que j'adore le genre.
La Chevauchée Fantastique est un film datant de 1939 et réalisé par le grand John Ford. A cette époque, le réalisateur n’en est pas à son premier film, puisque sa carrière s’étend de 1917 à 1965. Mais La Chevauchée Fantastique fait partie de ses premiers très grands, à l’image d’Hitchcok qui, la même année, quittait l’Angleterre pour Hollywood et tournait Rebecca. Dans La Chevauchée Fantastique, le cinéaste des grands espaces filme Monument Valley dans un noir et blanc sublime ; la mise en scène est effectivement très belle, pour exemple la meilleure scène : la superbe apparition de John Wayne filmé en travelling avant - tout un symbole puisque c’est sa première collaboration avec John Ford et son premier grand rôle. Autre grande scène, celle de l'attaque des Indiens, aux cascades impressionantes. Comme toujours, John Ford dépeint une communauté dans son film ; dans La Chevauchée Fantastique, elle part d’une situation de départ, subit des actions mouvementées (toute la partie dans la diligence, c’est-à-dire les ¾ du film), pour finalement arriver à une situation finale différente. Entre les deux, John Ford aura pris plaisir à dépeindre des personnages le plus humainement possible (le docteur alcoolique, le banquier voleur, l’homme galant mais joueur), chacun symbolisant une Amérique différente (le banquier qui souhaite le libéralisme pour son pays... afin de mieux voler le coffre), pour montrer au final que personne ne devrait être exclu de la société. En effet, les personnages les plus honnêtes sont ceux jugés hors-la-loi (Ringo) ou de mauvaise vie (Dallas). Pour conclure, La Chevauchée Fantastique est un film très réussi ; l’image est sublime, les acteurs très bons, le scénario oscille entre comédie, drame et aventure et l’intrigue est entraînante ainsi que la musique. Néanmoins, c’est une œuvre plus modeste et sympathique que les œuvres futures de Ford, au souffle épique et majestueux, comme La Prisonnière du désert. Ma note : 8.5/10
Premier long-métrage parlant de la nombreuse et légendaire collaboration entre John Wayne et John Ford, "La Chevauchée Fantastique" est une œuvre remarquable avant tout pour l’équilibre instauré par le grand Ford. Equilibre parfait entre scènes intimistes, passages d’un sens comique exquis et batailles spectaculaires. Sur un rythme effréné ou l’on ne s’ennuie pas une seule seconde, on y suit la singulière traversée du désert d’une diligence faisant route sous la menace d’une tribu Apache. Le cinéaste construit son "huis clos" de la manière la plus cohérente qui soit ; grâce à une grande maîtrise de son espace alternant à la fois les paysages amples et les scènes intérieures (on peut dire que les beaux plans ne manquent pas !). Le metteur en scène maîtrise aussi son sujet d’un point de vue scénaristique compte tenu de la belle brochette de personnages qu’il offre à son spectateur, tous mémorables et décalés ; on pensera surtout au médecin alcoolique absolument irrésistible de bout en bout. Donc même si il s’agit là d’un classique du western "La Chevauchée Fantastique" est avant tout un vrai bon film bien interprété (John Wayne alors à l’aube de sa carrière possède déjà un visage marquant) et confectionné avec tout ce qu’il faut d’humour et de grand spectacle.
Ce film est le premier à avoir été tourné dans le majestueux décor naturel, devenu instantanément emblématique, de Monument Valley. « La Chevauchée Fantastique » aspirait au renouveau d’un genre, qui ne trouvait plus grâce aux yeux du public à la fin des années 30. L’histoire, rondement menée, de l’épopée d’une diligence et de ses passagers au cœur d’un environnement propice aux agressions indiennes, bénéficie d’une mise en scène qui en impose et qui insuffle un enrichissement psychologique en se servant adroitement des rapports entre les différents personnages, aspect quasiment inexistant jusqu’alors. Un grand classique qui inaugure la fertile collaboration entre John Ford et John Wayne, qui, à eux deux, symbolisent le western et une partie de l’histoire du cinéma américain.
Le classique des classiques du westerns bien sur. Une micro-société en danger, un territoire hostile, de la vengeance, un périple et une légalité à transgresser, de nouvelles chances pour des proscrits, des honorabilités ignobles (belle satire du conservatisme américain)… La grande œuvre du western est aussi issue de la grande fiction littéraire naturaliste française : « La chevauchée fantastique » est inspirée de « Boule de suif » de Maupassant et de sa prostituée sublime. Pas grand-chose à ajouter. Dommage que les apaches restent purement et simplement un élément du décor bien sur.