Derniers Avis : La Chevauchée fantastique - Page 4
La Chevauchée fantastique
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Samuel S.
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1,0
Publiée le 21 septembre 2013
Un chef d'œuvre ? mmouai... pour moi c'est surtout vachement désuet, aucune péripéties trépidantes, sa ne décolle jamais, sa m'a l'air fortement dépassé depuis ces 70 années déjà au compteur, pas la référence du genre à mon gout....
Alors c'est vrai, je ne suis pas un grand amateur de western!! Mais bon, j'avais un très vague souvenir de ce film, et je l'ai revu hier dans une salle de cinéma, hé bien, j'ai été ravi, comme quoi avec le temps, on peut changer d'opinion!! Bien sur les films de John Ford sont souvent excellent, et celui-ci est un monument, je le recommande aux cinéphiles avertis, il faut le regarder avec la vision d'un spectacteur de 1939, bravo à toute l'équipe du film:-))
Le western fondateur, fondateur pour le genre, dont tous les codes sont représentés (lieux et caractères), fondateur pour John Wayne, qui y acquiert ses galons de star. Si la thématique du film (la dénonciation des préjugés et de l'intolérance, le droit à la rédemption) est magnifiquement traitée, l'accent étant mis plus sur la relation entre les personnages que sur l'action pure, on reste avant tout ébloui par la scène de l'attaque de la diligence, d'une véracité étonnante au regard des moyens techniques de l'époque.
"La Chevauchée fantastique", voilà un titre bien connu et pour cause il marqua la consécration d'un certain John Wayne - alors inconnu du grand public et qui allait devenir LE cowboy par excellence - et d'une longue collaboration fructueuse entre ce dernier et le grand John Ford. Alors on a ici un bon vieux western bien troussé avec un scénario simple mais inventif; neuf "citoyens de l'Ouest", charismatiques, venants tous d'univers différents ; la prostituée, la bourgeoise, le joueur, le médecin, le banquier, le ténébreux bandit ... qui se retrouvent cloitrés les uns avec les autres le temps d'un voyage meurtrier en diligence. Le point fort du film ce sont les personnages, tous plus ou moins caricatures des habitants du Far West. Les rapports entre ces derniers sont le coeur du film mais ce que l'on pourrait regretter c'est qu'il n'y ai pas plus d'action. Une des seules scènes d'action c'est la scène de la poursuite de la diligence par les indiens qui est superbement filmée. D'ailleurs on sent bien une mise en scène très soignée. Parlons aussi du casting qui est excellent; John Wayne, John Carradine en tête. Une dose d'action, un peu d'humour et une dose de romantisme; voilà un savoureux cocktail que nous offre "La Chevauchée fantastique". Un classique.
Il est évident que Ford est l'un des rares réalisateurs de western les plus talentueux. Ayant plus d'une centaine de longs-métrages à son compte, il réalise l'un de ses fils majeurs, la Chevauchée Fantastique, qui inspirera Morris et Goscinny pour la BD la Diligence. Une aventure dans l'Arizona en compagnie des archétypes du Far West pour un but à l'encontre de celui voulu. Le film a malheureusement vieilli, les effets sont devenus presque lourds, mais la réalisation de Ford est très bonne avec la poursuite diligence/Indiens très bien filmée, pour un excellent divertissement qui n'égale toutefois pas ses films les plus récents.
La chevauchée fantastique est une grande déception, elle aura été ennuyeuse pour moi. Une seule séquence retiendra mon attention : l'attaque des Indiens. Le reste n'est que parlotte (pire que Hawks), relations sociales vraiment inintéressantes surtout pour arriver au final au message niais que la prostituée n'est finalement pas mauvaise et qu'il ne faut pas juger les gens trop vite sur leur rang social...On a connu Ford en meilleur forme concernant la réalisation également. C'est plutôt sobre. John Wayne campe le rôle du solitaire au grand coeur qui s'est juré de se venger quitte à passer par la case prison. Il faut avouer qu'il est charismatique. Je redis, le vrai problème c'est que pendant une bonne heure (soit les 3/4 du film) il ne se passe rien de passionnant si ce n'est un début de relation amoureuse, la naissance d'un bébé, un rigolo de service bien lourd, des Indiens qu'on ne verra finalement que trop peu. Bref, on s'attendait à plus d'aventures, quel dommage.
Pour un western de 1939, John Ford montre déjà une maîtrise du genre, notamment dans le cadrage et le choix des décors naturels dans le magnifique site de Monument Valley en Arizona. Le démarrage est un peu long mais les différents personnages se mettent en place. Les rapports entre les personnages sont particulièrement bien abordés. Ford nous offre l'un des premiers grands westerns du cinéma américain avec un John Wayne dans un rôle de héros loyal et séducteur. Ce film marquera d'ailleurs le début d'une fulgurante carrière. Le meilleur second rôle revient, pour ma part, à Thomas Mitchell, dans la peau du facétieux Dr Boone, ivrogne invétéré au cœur d'or. Hormis, les scènes à l'intérieur de la diligence qui sentent le studio à plein nez avec un décor filmé en arrière-plan, le film est bien monté, avec des séquences qui s'enchaînent admirablement. Le noir et blanc permet des jeux de lumières et d'ombres particulièrement bien contrastés. Voilà un excellent western qui me rappelle les bons vieux classiques du genre. Certes, le film a vieilli et souffre du passage au temps moderne, mais la cavalerie arrive toujours à temps… Un grand moment de cinéma.
70 ans après il faut quand même regarder avec un oeil neuf les oeuvres légendaires, westerns compris. C'est indiscutablement un beau film qui a apporté beaucoup au genre par son équilibre parfait entre les tensions extérieures et le vase clos qu'est la diligence. Le mettre trop haut, c'est focaliser l'attention des nouveaux cinéphiles sur un spectacle qui est loin d'avoir la perfection que Ford saura mettre dans sa grande période de 1950 à 1965.Nous sommes quand même bien loin de ''la prisonnière du désert'' Disons que c'est un magnifique brouillon avec des grands moments et quelques faiblesses. Dans la deuxième partie, l' histoire de vengeance ne s'imposait vraiment pas même avec la pudeur visuelle de la conclusion. Cela étant dit comment ne pas admirer la finesse psychologique de Ford et son humour à travers le plus intéressant de tous les acteurs: le docteur alcoolique? Comment ne pas voir que pour Ford le pire des défauts est l'appât du gain puisque Berton Churchill n'a plus rien d'humain? C'est le personnage le plus ''pauvre'', celui qui n'a aucune chance de bonheur car il ne s'intéresse strictement plus qu'à lui. Ford continuera jusqu'au bout de sa carrière de réalisateur à penser ainsi, et aller même jusqu'au sacrifice final du docteur Cartwright par amour pour son prochain
Western sans doute le plus célèbre réalisé par John Ford avec la Prisonnière du désert, La Chevauchée fantastique marque également la première collaboration entre le réalisateur et John Wayne, qui deviendra une star grâce au succès du film. Si la bonne partie du film se déroule dans l’espace exigu de la diligence, Ford exploite tout de même les fabuleux décors naturels de Monument Valley qu’il refilmera de nombreuses fois par la suite. Le scénario est une adaptation de la nouvelle Boule de suif de Maupassant dont il reprend l’idée d’un groupe d’individus de milieux très différents qui doivent coexister par la force des événements. Ce principe permet à Ford de composer le portrait de personnages parfois iconiques (as de la gâchette, joueur professionnel) parfois hauts en couleurs (docteur porté sur la bouteille) et surtout de pouvoir varier les tons régulièrement (action pur, drame, comédie, romantisme). Le voyage de cette diligence et de ses occupants et si agréable que la conclusion du film, qui voit Wayne régler ses comptes dans un duel, fait presque l’effet d’être de trop, d’autant que cette fin est précédée du véritable climax du film, une attaque spectaculaire de la diligence lancée à plein galop par les indiens.
Transposer une nouvelle de Guy de Maupassant dans un western était sans doute un pari osé mais tenté avec succès par John Ford en 1939. Mais si on veut bien se rappeler que la diligence était un des symboles du western on se dit que le rapprochement n'était pas si incongru. Toujours est-il que cette équipée est composée de personnages pittoresques dont on se souvient encore aujourd'hui et qui furent maintes fois repris par la suite. En premier lieu le médecin alcoolique joué par l'inégalable Thomas Mitchell toujours prêt à se jeter sur un fond de bouteille et qui passe son temps à vider les fioles de démonstration du vendeur de whisky poltron incarné par Donald Meek. La scène mémorable où Thomas Mitchell doit dessaouler pour mettre au monde l'enfant de la femme partie à la rencontre de son mari, officier en mission lui vaudra l'oscar du meilleur second rôle. Le filandreux John Carradine personnifie à merveille ce dandy, joueur invétéré qui est sans doute l'unique de la bande qui aurait eu sa place dans le fiacre de Maupassant. Un acteur précieux qui n'a sans doute pas eu la reconnaissance qu'il méritait de son vivant malgré une filmographie forte de 250 pièces. Au sein de cet équipage chamarré George Bancroft incarne l'autorité du shérif bourru et entêté chargé de ramener en cellule le bandit Ringo Kid. Claire Trevor et John Wayne respectivement la prostituée au grand cœur (allusion directe à "Boule de Suif") et le renégat repenti, Ringo Kid, vont unir leurs deux destins chaotiques par cette promesse bien connue de l'imaginaire américain symbolisée par le ranch dans la vallée où la famille pourra prospérer. Le tout est parfois narré avec une certaine naïveté qui rajoute encore au charme du film et on eput constater que John Wayne avait encore des progrès à faire pour asseoir son jeu. John Ford qui l'emploiera à moult reprises se chargera avec bonheur de cette formation. En effet grâce à ce coup d'essai réussi les deux hommes vont accéder à la célébrité et poursuivre pendant plus de 25 ans une fructueuse collaboration. Pour ce qui est de la maîtrise de la caméra notamment lors des scènes d'action, Ford n'est pas encore à son apogée et la différence avec "Le massacre de Fort Apache" de 1948 montre tout le travail accompli en moins de dix ans.
Un western efficace porté par un très bon John Wayne. L'histoire est intéressante et John Ford fait un travail remarquable à la réalisation notamment spoiler: l'attaque de la diligence qui est particulièrement bien filmée.
La chevauchée fantastique est considérée comme un chef-d'oeuvre signé par le légendaire réalisateur John Ford qui fait jouer pour la première fois son acteur fétiche J.Wayne.
Un excellent rythme, des dialogues irrésistibles.
Le récit est passionnant et très bien construit.
C'est très bien filmé pour l'époque, je retiens l'attaque de la diligence.
On regrettera que tous les acteurs ne soit pas au top niveau et que l'histoire ne rend pas service au peuple Amérindiens qui sont montrés comme des sauvages sanguinaires. Un classique.
Un tournant dans la carrière de Ford et de Wayne. Car c'est avec la "Chevauchée fantastique" que John Wayne atteint définitivement le rang de star et de plus grand "cowboy" de l'histoire du cinéma américain. Tourné la même année qu' "Autant en emporte le vent" (qui lui ravira les statuettes des oscars), la "Chevauchée fantastique" n'en reste pas moins un film majeur du traditionnel western américain. Il est vrai que le film a de quoi séduire. Par son scénario tout d'abord qui vient dépoussiérer le genre : une prostituée au grand cœur tombe amoureuse d'un repris de justice ayant soif de vengeance, un joueur amoureux d'une femme mariée et enceinte, un médecin alcoolique épris de justice et de liberté, de conducteur maladroit et un shérif un peu borné, un banquier malhonnête et peureux, le tout rassemblé dans une caravane traversant les plaines désertiques de Monument Valley, dans le Nouveau-Mexique et poursuivie par une horde d'indiens commandés par le mythique Géronimo. excusez du peu ! Ajoutez à cela, un règlement de compte final digne des plus grands duels du cinéma (incontournable avec "L'homme qui tua Liberty Valence") et vous avez sous les yeux l'un des plus grands monuments du western américain. Repris, remis à la sauce du jour, parodié parfois, "la Chevauchée fantastique" demeure l'archétype même du western de Ford, décalé, sombre, épique, déconcertant parfois, où les méchants ne sont pas vraiment des méchants, où les hommes bons restent victimes de leurs faiblesses...
La Chevauchée Fantastique constitue un film important dans l'histoire du western et relança l'intérêt du public pour ce genre. C'est aussi la première véritable collaboration entre John Ford et John Wayne. Au-delà de son importance historique, ce film n'est sûrement pas ce qu'on a fait de mieux dans le genre, mais il se laisse regarder ; les personnages sont suffisamment approfondis, les acteurs sont tout à fait corrects et les paysages sont naturels. Seul bémol, la menace indienne qui est tant redoutée pendant tout le film n'est pas forcément à la mesure de ce que l'on attendait.
Film typique de l'image action où le montage est organique et converge vers un duel conduisant ainsi la situation de base S à une situation S'. De très grande qualité, autant dans le scénario que dans la mise en scène.