Monsieur Lazhar
Note moyenne
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228 critiques spectateurs

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horto
horto

11 abonnés 91 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 septembre 2012
Superbe film, et vu aussi avec ma classe (enfants de l'âge du film). L'absence, le deuil, la culpabilité, tout cela se croise à travers le parcours de ce professeur et cette classe bouleversée. D'autres thèmes en filigrane (le système scolaire, l'Algérie) sont amenés avec tellement d'intelligence qu'on suit cette aventure. Pas de mièvrerie, un jeu d'acteurs excellent du plus jeune au plus âgé! Il y a une scène avec le gamin, même pour ceux qui ont du mal à comprendre l'accent, où l'émotion est très juste! A ne pas manquer!
velocio

1 540 abonnés 3 502 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 septembre 2012
Il y a 6 ans, le réalisateur canadien Philippe Falardeau avait régalé les spectateurs de la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes avec un petit bijou intitulé "Congorama". Malheureusement, ce film n'avait pas réussi à trouver son public dans notre pays. 2 ans plus tard, "c'est pas moi, je le jure !" n'avait fait qu'une apparition au Festival d'Angoulême, non suivie d'une sortie nationale. Voilà qu'arrive "Monsieur Lazhar", couvert de prix dans moult festivals et présenté aux Oscars dans la sélection des meilleurs films en langue étrangère. Un film adapté de la pièce "Bashir Lazhar" d'Evelyne de la Chenelière et qui comporte 2 thèmes principaux : le système scolaire canadien et l'intégration d'un immigré. En l'occurrence, l'intégration d'un algérien venu spontanément se présenter pour remplacer une femme professeur qui venait, quelques jours auparavant, de se suicider dans sa classe. Pourquoi ce film m'a-t-il paru largement inférieur à "Congorama" ? Une évidence pour commencer : l'absence de sous-titres nuit considérablement à la compréhension du film ! Bien gentils, nos cousins québécois, mais, statistiquement, on ne comprend que la moitié de ce qu'ils racontent et, à partir de là, il faut essayer de reconstituer le reste. Par contre, aucun problème pour comprendre Mohamed Fellag, qui joue le rôle de l'immigré. Mais il n'y a pas que ce problème de langue. Il y a aussi le fait que, contrairement à "Congorama", qui était pétillant et enlevé, "monsieur Lazhar" souffre assez souvent d'une réalisation un peu mollassonne. Heureusement, il y a de temps en temps des scènes d'une grande force qui relèvent l'intérêt mais, globalement, on est en droit d'être un peu déçu par ce nouveau film de Philippe Falardeau.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 septembre 2012
Film plein de pudeur, de sensibilité, d'intériorité. Amateur de films d'action à l'américaine s'abstenir.
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 septembre 2012
Simple et émouvant. Une forte et très belle histoire à l'accent Québécois, qui ne devrait pas manquer d'émouvoir et de plaire à toutes celles et tous ceux en charge de l'éducation des plus jeunes. Tous les ingrédients, et contraintes de notre époque sont réunis, de la difficulté d'enseigner, à celle de l'intégration. Toutes les façons envisageables de porter un deuil sont exploitées avec délicatesse et sans aucun pathos. Mohamed Fellag est sobre et d'une incroyable justesse. Tout simplement magnifique, il a largement mérité toutes les louanges et récompenses pour son interprétation. Les enfants sont tous parfaits. Il manque toutefois un approfondissement des sujets traités qui aurait évité de tomber dans quelques clichés. Ce petit bémol n'est pas gênant, face au bon moment passé qui n'est pas sans rappeler des souvenirs d'enfance. http://cinealain.over-blog.com/article-monsieur-lazhar-109166365.html
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 septembre 2012
Excellent film, plein de retenu et de sensibilité sur un homme meurtri. A ne pas manquer.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 septembre 2012
Magnifique, tendre et formidablement bien interprété.Mohammed Fellag à un jeu d'acteur d'une extrême justesse.Une mention aux enfants qui ne sont pas en reste.Un grand film profond qui fait réfléchir sur la mort et sur notre condition.Je pense qu'un césar ne serait pas de trop pour M.Fellag...
Eldacar
Eldacar

64 abonnés 357 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 septembre 2012
Les bons sentiments ne suffisent pas à faire de bons films et "Monsieur Lazhar" en est la preuve. Bien sûr que, comme le défend Bachir, l'école devrait rester un sanctuaire ou les enfants seraient en sureté et que Martine, en violant se sanctuaire en se pendant dans sa salle de classe, a commis un acte impardonnable. De même, c'est tout à l'honneur du film de montrer qu'il faut laisser les enfants s'exprimer sur se drame quand ils en ressentent le besoin et ne pas leur cacher la vérité ou faire comme si de rien n'était sous prétexte que la vie continue. Et il est intéressant de faire un parallèle entre les situations par certains côtés similaires de Bachir, algérien réfugié politique au Québec faisant le deuil de sa femme et ses enfants, et les élèves, en particulier Simon et Alice (il faut saluer la performance de ses jeunes acteurs) gérants comme ils peuvent la mort de leur professeur. Mais si le sujet et les intentions sont nobles, le traitement est quand à lui bien trop banal et plat pour passionner.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 septembre 2012
J'ai vu ce film à Montréal bien avant que les Oscars ne s'emparent du phénomène....Bien que français, je dois souligner que le "parler québecois" du film n'est pas du tout majoritaire:ce film est donc facilement accessible...
Drame ou comédie dramatique?La frontière est étroite dans ce moment de vie où des enfants sont confrontés au décès inattendu de leur enseignante...Magnifiquement interprété par un Fellag tout en retenue et par des enfants plus vrais que nature, ce film est bien plus qu'un témoignage sur la manière d'enseigner au québec....ce film donne juste la pèche et par les temps actuels ce n'est pas un luxe...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 septembre 2012
Un film touchant qui va droit au coeur !
Belle interprétation, en particulier Monsieur Lazar et les deux enfants !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 septembre 2012
Un film frais, poétique, émouvant et plein d'humour qui aborde de vraies questions sur la pédagogie et l'école moderne. Le premier rôle est parfaitement incarné par Mohamed Fellag, et les enfants sont d'une justesse rare. Une leçon de vie qui pose plus de questions qu'elle ne propose de réponses, et c'est sacrement agréable de voir un film sans prétention a l'heure ou on nous rabat les oreilles avec la morale a l'école...
Christophe M
Christophe M

11 abonnés 18 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2012
Très bon film , émouvant, doux.
Fellag est excellent.
J'ai eu l impression de revivre mes années d'école primaire avec ce professeur qui aime tellement les enfants et son métier.
Robin M
Robin M

84 abonnés 283 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2012
/ http://lecinemaduspectateur.wordpress.com/2012/09/11/monsieur-lazhar/ / “Monsieur Lazhar” est un film léger au premier abord. Mais qu’est-ce qu’on entend pas légèreté au cinéma ? J’entend par là que c’est un film sans aspérité qui glisse sur ses personnages et son intrigue sans jamais vraiment mettre le doigt sur un sujet polémique de la société. La légèreté est aussi la caractéristique des films qui ne se retiennent pas, puisqu’il ne dispense aucun réel point de vue. Le film léger oscille souvent entre comédie dramatique et drame. Il tire du drame le côté sentiment à fleur de peau sans toucher aux sujets lourds des véritables oeuvres dramatiques. Malgré ce manque de consistance, la légèreté entraîne une douceur qui permet de toucher le spectateur en lui permettant de se confronter à des êtres souvent bons qui ne cherchent que le bonheur d’autrui. Ces saints modernes sont cependant des êtres trop parfaits pour n’être autre chose qu’une simple coquille vide que le spectateur perce dès sa sortie de la salle. Mais, l’oeuvre prend un tout autre visage quand au fil de son intrigue cette pseudo-légèreté laisse place à une retenue mise en place par Philippe Falardeau (le réalisateur) face à son sujet et à ses protagonistes. Cette retenue peut, certes, être vu comme une simplification des émotions humaines et d’une intrigue qui ne se compliquera jamais Mais, c’est justement cette simplicité qui permet au réalisateur d’accoucher de cette oeuvre sur l’enfance et la confrontation à la mort. Il fait l’abstraction d’un cinéma de spectacle qui favorise l’effervescence émotive et l’entremêlement d’histoires annexes et d’éléments faussement perturbateur. Falardeau confronte le spectateur à une réalité où tout ce qui touche à la mort est tabou, surtout lorsqu’elle touche le domaine de l’enfance.

Les questionnements qu’élaborent le cinéaste sont des problématiques sociétales auxquelles toutes civilisations est confrontées. Falardeau montre un nouvel angle d’attaque du film sur l’école qui semblait pourtant avoir épuisé ses possibilités. Il pose tout d’abord un regard sur la mort et l’enfance en immisçant entre des écoliers une notion si brutale. Falardeau ouvre judicieusement son film sur l’évènement qui créera le trouble: le suicide d’une enseignante de primaire qui décide de se pendre dans sa propre classe. Son but n’est pas d’expliquer ce geste, même s’il esquisse des raisons potentielles, mais de montrer ses répercussions sur ces enfants mis à mal par le destin, et qui si brusquement entrent dans les thématiques de l’adulte. Mais il évite de raconter une banale sortie de l’enfance. Falardeau s’intéresse plutôt à l’absurdité dont l’homme est capable dans de telle situation. Bien que ce traumatisme sera toujours un spectre qui maintiendra le trouble, le corps enseignant tentera d’insuffler une vie illusoire qui ne pourra fonctionner puisqu’elle se construira sur le déni d’une mort si violente. “Monsieur Lazhar” aura alors la lourde tâche de reprendre en main cette classe. En incluant à son histoire les thèmes de l’exil et du conflit des cultures (sans s’attarder dessus pour autant), Philippe Falardeau donne à son oeuvre un goût d’universalité. Une certaine poésie se dégagerait même de la relation qui se crée entre un vieil enseignant algérien et une jeune écolière québécoise. Mais, cette lueur d’espoir sera vite ternie. Monsieur Lazhar n’a jamais été enseignant, mais face à cet épisode tragique et le manque de personnel, il avait su passer à travers les mailles administratives.

Philippe Falardeau génère alors une réflexion sur l’enseignement. L’enseignant tient une place central dans le développement d’un enfant. Il est son référent adulte le plus présent, bien plus que les parents en terme d’heures. Mais qui peut se dire assez digne pour se dire un modèle à suivre ? Qu’est-ce qu’un bon enseignant ? Falardeau s’interroge sur ce qui légitimise ce positionnement: le diplôme. Un bout de papier est-il suffisant pour laisser nos enfants à de parfaits inconnus ? Son raisonnement repose sur la confrontation entre ces deux personnages qui se succèdent à la tête de cette classe. D’un côté, cette enseignante diplômée qui par un geste égoïste traumatise ses élèves ; et d’un autre, Monsieur Lazhar, “enseignant amateur”, qui apporte à nouveau la joie et permet à ses élèves de progresser tant scolairement que dans les étapes du deuil. Falardeau prend clairement le partie de Lazhar et tente de montrer que enseigner doit avant tout être une envie et non un moyen de trouver un travail.

“Monsieur Lazhar”, en lice pour l’Oscar du Meilleur film étranger en 2012 (remporté par le film Iranien “Une Séparation”), est un film profond qui donne l’impression d’avoir vu vivre. C’est dans un sentiment d’injustice, d’incohérence et regret que Falardeau décidera de clore son film, comme pour mieux laisser réfléchir son spectateur sur ses problématiques et les solutions à apporter.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 septembre 2012
C'est un film doux, intelligent et humain.
La mise en scène et le casting sont au top. Foncez-y !
Salim S
Salim S

57 abonnés 500 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 juin 2013
Encensé par la critique, primé dans tous le Canada. Deçevant, lent, peu intéressant. Ne se frôle pas au récents phénomènes québécois.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 septembre 2012
Vraiment sympa, mais un tout petit peu prévisible. Super bien joué, non seulement par les adultes, mais aussi par les enfants (la scène ou l'un d'entre eux "craque" en classe est hyper réaliste). A voir, ça change des super productions ;-)
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