Restauré en 2023, Pour le maillot jaune a été tourné durant le Tour de France 1939, le dernier avant l'interruption de la guerre. Ses images réelles de course, dans les cols ou en milieu urbain, lui donnent un côté documentaire appréciable. La fiction est elle plus convenue, prétexte à une histoire sentimentale sans grand relief, malgré quelques répliques incisives. L'environnement de l'événement est traité de manière réaliste et plaisante, évoquant les intérêts financiers de l'épreuve, à travers le journal organisateur, L'Auto, la liesse populaire, l'atmosphère de four de transe, le rôle des médias ou encore, brièvement, le dopage. Albert Préjean s'en tire plus que bien en dépit de ses 45 ans au moment du tournage, secondé par la pétillante Meg Lemonnier, actrice d'origine britannique, et quelques épatants seconds rôles. Les coureurs belges, eux, sont un tantinet caricaturés, avec un accent à couper au couteau, une fois ! Dans la réalité, ce fut bien un coursier d'outre-Quiévrain qui remporta l'édition 1939, Sylvère Maes.
Cette histoire charmante et pittoresque n'est pas une exaltation simplette des vertus du sport. Certes, si Albert Brégeon est lespoiler: vainqueur moral du Tour 39, c'est parce que l'épreuve a transoformé la vedette lasse et ombrageuse, antipathique le plus souvent, en un sportif modeste et courageux. En dehors de cet aspect assez conventionnel mais de toute façon accessoire, le film de Jean Stelli est surtout une intéressante évocation des coulisses du Tour de France d'avant-guerre, de sa popularité, de son caractère nécessairement désuet comme de ses pratiques aujourd'hui plus encore amplifiées, tels les rapports avec les médias et l'argent ou le dopage.
Le sujet et ses protagonistes ne sont pas forcément traités de façon réaliste, et la course est elle-même réduite à quelques péripéties. Le film alterne donc des scène de course et des petites histoires du Tour, extrasportives généralement, parmi lesquelles la querellespoiler: bientôt sentimentale entre une journaliste profane et la star Brégeon qu'elle a pris pour cible.
Comédie sportive attachante, "Pour le maillot jaune" peut être considéré finalement comme le témoignage quasi historique du Tour de France dans sa trentième année.
Un film sur le cyclisme cela est rare pas mal,mais il manquait de moyens et cela ce vois.Le film a mal vieillie,mais reste quand même d'assez bonne qualité pour l'époque.
Je m'attendais à un film vraiment désuet et faisant l'éloge de la compétition et de l'héroïsme, mais il est plus complexe que prévu. Il y a bien l'exaltation des héros du cyclisme, mais le personnage principal est présenté d'emblée comme égoïste et dilettante. Celui de la journaliste, à qui son patron demande de suivre le Tour de France, est intéressant pour l'époque ; elle ne connaît pas grand chose à ce sport de prime abord, mais apprend vite et doit s'imposer dans ce milieu misogyne qui ne la prend pas au sérieux. Le film montre aussi le découragement du héros, la tentation de l'abandon, les coups bas des adversaires, et aborde même le problème du dopage et ses conséquences désastreuses. Ainsi que la dureté des étapes et la stratégie des équipes, mais c'était le minimum pour un film sur le Tour. spoiler: Pas de victoire à la clé pour le favori, mais une victoire sur lui-même, présentée comme plus importante que la première place du podium.
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4,5
Publiée le 5 juillet 2026
Hommage au Tour de France! Le Cinèma de minuit vous emmène sur les routes de la Grande Boucle! Règlement modernisè et esprit nouveau! Le Tour 1939 comme si vous y ètiez avec ses grimpeurs, ses rouleurs et ses sprinters! Les coureurs sont dans une forme splendide, le moral est bon (la Seconde Guerre Mondiale n'a pas encore èclatè) et la confiance est grande chez tous les supporters français malgrè la prèsence (dèjà) d'une èquipe belge qui s'annonce formidable et redoutable! Le porte drapeau de la course se nomme Albert Brègeon et c'est l'un des plus gros attraits du peloton! Grosse vedette de l'avant-guerre, Albert Prèjean se glisse dans la peau de ce coureur nerveux et ombragè comme tous les coureurs de race! Les stratègies sont les mêmes qu'aujourd'hui, on perd des minutes pour ramener son leader en difficultè! Pluie, vent, chaleur, souffrance de l'effort...A l'aube, les coureurs roulent avec l'aide de leur directeur sportif! Surrèaliste [...] Dans la haute montagne, c'est le moment pour changer de braquet, on attaque l'Izoard et on descend à tombeau ouvert son versant vers Guillestre! Le dopage n'est pas non plus èpargnè dans ce film (cf. le masseur va chez le pharmacien et exècute une simple ordonnance). Bref, Jean Stelli en connait un rayon sur cette course et va à l'essentiel (la plus belle victoire n'est-elle pas celle qu'on remporte soi-même ?) Le message final, même banal, est beau : Dans la vie, quand on est modeste, loyal et courageux, on finit toujours par gagner! On n'abandonne pas même pour cause de blessure à l'âme! Pour les passionnès du boyau sur vèlo ancien, "Pour le maillot jaune" (1939) est une vraie raretè...
Un film plaisant à suivre même s il s avère un peu trop didactique sur le Tour de France d avant guerre. Co écrit par le frère du directeur du tour de l époque il est tout a la gloire des forçats de la route et de l épreuve populaire qui tient en haleine différentes strates de la population française pendant le mois de Juillet. Parlant déjà aussi du côté business de la compétition mais aussi du dopage, il souffre par moment du poids des années, notamment dans les scènes de rétro projection trop voyantes et quelques acteurs trop théâtraux.
Vaut surtout pour ses images du tour de France avant guerre, quasi documentaires. L'intrigue est cousue de fil blanc mais il faut reconnaître que Meg Lemonnier donne une réplique pleine de verve à la vedette Préjean. Son rôle de journaliste féminine couvrant la grande boucle est même le plus intéressant du film, déployant dans ses reportages humour, tempérament et grâce.
Réalisé en 1940 par Jean Stelli, ce long-métrage nous ouvre les coulisses du Tour de France d'avant-guerre. Les routes sinueuses et gravillonnaires n’ont pas encore cédé la place à de l’asphalte lisse et monotone. La compétition en elle-même relève davantage de l’amateurisme que de la haute exigence professionnelle d’aujourd’hui. Finalement, seuls l’engouement du public et de la presse ainsi que les suspicions de dopage subsistent. Cette histoire très convenue met en avant la rédemption d’un coureur cycliste orgueilleux lui permettant de retrouver de nobles valeurs. Le message demeure gentillet mais vertueux. Bref, un film qui fleure bon la nostalgie d’une autre époque.
Jean Stelli réalise son premier film situé pendant le Tour de France (qui sera suivi du plus abouti Cinq Tulipes Rouges) et parvient à restituer l’ambiance de celui-ci avant-guerre en offrant quelques scènes de course plutôt réussies pour l’époque.
Si on peut discuter la crédibilité d’Albert Prejean en champion cycliste et celle de l’intrigue, le film de Jean Stelli (inspiré par le vélo puisqu’il tournera après la guerre Cinq tulipes rouges qui perle de nouveau du Tour) donne des images exceptionnelles de la course. Et déjà il est question de dopage