Ocelot confirme qu'il est, avec Miyazaki, le plus grand auteur actuel de film mondial de film d'animation : graphisme grandiose, imagination débordante, humanisme du propos. Même la 3D, gadget technique de ces dernières années, s'incruste avec merveille dans cet univers poétique. Indispensable !
Michel Ocelot est un créateur d'images, ces contes de la nuit sont visuellement splendids. Beauté des décors, côté artisanal des silhouettes découpées, l'univers visuel fascine de bout en bout cependant l'esthétique aussi sublime soit-il ne suffit pas à compenser les défauts du film inhérents aux autres oeuvres de Ocelot, c'est à dire une morale un peu niaiseuse (pas vraiment gênant, on reste dans un film pour petits enfants) mais surtout des doublages affligeants d'une molesse et d'une fausseté déconcertante. Accentuant le côté naïf des contes jusqu'à leur faire, par moments, froler le ridicule, les voix sont juste atroces. Mais certains contes sont franchement réussis notamment l'enfant tam tam original et très drôle ponctuée d'idées originales et amusantes. En bref, sans révolutionner le genre, le film d'Ocelot est agréable à défaut d'être inoubliable.
L'un des dessins animés qui ne prend pas les enfants pour des imbéciles! Un dessin animé au design surprenant et à l'ambition singulière! Quelque chose de féérique s'en dégage! Qu'on est 3 ou 85 ans on est presque obligé de de se laisser entrainer par ce sublime joyau d'animation! Les compliments manquent pour définir ce qui fait ce film. Il faudrait parler de sa facilité à faire rire et à faire pleurer, de sa capacité à multiplié les histoires dans un film qui s'adresse principalement à des enfants, de son envie d'aider à un monde meilleur en diffusant un message de paix universelle.
Film ennuyeux du début à la fin. L’option de faire évoluer les personnages en ombre chinoise ne résiste pas au format long métrage et s’avère rapidement rédhibitoire. La magie n’opère pas et les voix sont particulièrement plates. Laborieux.
l'originalité qui règne dans le jeu des ombres chinoises et des motifs colorés ouvre les portes d'un univers créatif, pas désagréable en soi. On assiste à l'enchaînement de 6 contes indépendants, pour ne pas donner le temps au spectateur de se lasser. Les histoires nous font voyager à travers les pays et les époques, mais manquent parfois de surprises, en s'adressant à un public relativement jeune dans la manière de raconter les choses. De même, on peut avoir quelques réserves sur un doublage troublant au début, avec des voix qui renforcent une tonalité de niaiserie. Cependant, le jeu sur les accents apporte aussi une richesse supplémentaire à l'animation de ces silhouettes simplistes. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé l'histoire antillaise. En résumé, j'ai trouvé le résultat assez positif, avec des histoires qui changent de l'ordinaire.
De belles images. Les personnages en ombre chinoises qui se superposent sur des décors très colorés et chatoyants nous offrent un joli spectacle. Quant aux contes....
La qualité graphique est presque toujours ahurissante, sauf quelques textures et des copier-coller en arrière plan. Globalement, c'est plutot un bon film, cependant le ton est parfois vraiment trop débilisant, et les histoires pas toujours si intéressantes. Finalement, je ne retiens qu'un ou deux contes, qui, individuellements valent 200 Kirikou.
De jolies histoires 6 ciselées avec subtilité et délicatesse cependant uniquement orientées sur de la magie et des animaux, êtres ou objets fantastiques. Le principe général est aussi l'amour entre deux jeunes gens plus ou moins révélé. Il y a la connaissance et l'imagination d'une époque et d'une esthétique avec des choix moraux précis assez consensuelsspoiler: accepter les différences et être gentil, condamner les sacrifices humains et être courageux, préférer les vivants aux morts et se faire des amis, ne pas mentir et rester fidèle pour éloigner les duperies, encourager les talents et ne pas se fier aux orgueilleux, ne pas rester sous l'emprise d'un tyran et ne pas se fier aux apparences . Le récit manie comme un art l'ombre associé à des couleurs, ou serait ce une facilité parce qu'ils ne savent pas dessiner les visages ? (just a joke) Un peu obscur donc malgré de bien belles qualités.
De nouveaux récits cours signés Michel Ocelot, mélangeant cette fois-ci le théâtre d'ombre avec le numérique. C'est bien fait, toujours très beau visuellement et scénaristiquement. Même si on reste toujours sur des récits enfantins, retourné en enfance est toujours très plaisant. La magie opère cependant, ces Contes de la Nuit sont légèrement en dessous de Princes et Princesses. Car on trouve des redondances dans les histoires qui malgré leur plus grande diversité, sont aussi moins intéressantes (car plus prévisible aussi) que celles de Princes et Princesses.
Un graphisme splendide, typique de la patte unique de Michel Ocelot, qui fourmille de détails et de jolies couleurs, mais qui bénéficie en plus d'une diversité de décors bienvenue due aux changements géographiques des différents contes. Les histoires sont excellentes, parfois cruelles (surtout pour les plus petits) mais elles ont l'immense mérite d'éviter la guimauve et d'affronter les tristes réalités telles que la mort, la guerre, les sacrifices, ou encore les trahisons. Bref, les côtés obscures de l'être humain. A noter aussi une 3D très élégante sur les premiers contes, qui s'avère encore plus jouissive et spectaculaire dans le dernier segment (logique puisque c'est le seul inédit, les autres étant déjà apparus dans le DVD "Dragons et Princesses", et qu'il est le seul à avoir été créé pour une exploitation en relief...). En un mot : magnifique, tant par le fond que par la forme, même si certains contes sont sensiblement meilleurs que d'autres. Le syndrome habituel des films à sketch...
Quelle écriture élégante....Michel Ocelot nous relate six contes allant du temps des aztèques à celui des cathédrales, du Tibet à la Martinique...Avec des graphiques à la fois sobres et sophistiqués se dégage du film et de la simplicité des scénarios un humanisme intransigeant et une révérence sensible à l'amour et à la beauté... Tout est à la fois primaire et secondaire, nuancé et brut et dégage des compressions du coeur un film d'animation qui peut ravir grands et petits (l'enfant au tam tam contre laguerre) ( la jeune file transformée en corbeau contre les apparences) etc...C'est beau, pur et simple, bref un film d'animation qui plaira aux éclaireurs, débrousailleurs de liberté...A voir.
S'il y a un point sur lequel on pouvait être sûr que Les Contes de la nuit ne décevrait pas, c'est bien dans son esthétique. N'ayant pas vu Princes et princesses, c'est donc avec ces contes que j'ai découvert la magnifique maîtrise de Michel Ocelot dans le théâtre d'ombres. Des ombres qui s'animent devant des décors somptueux, qui savent se renouveler à chaque histoire, en utilisant des influences différentes. Même si elle n'est pas indispensable, la 3D relief trouve également ici sa place, offrant une magnifique profondeur de champ à l'image.
C'est finalement sur le fond que le film déçoit. Bien sûr Michel a tout compris au potentiel éducatif des contes, et les utilise comme il faut pour faire passer des messages importants aux enfants. Mais si les plus jeunes y trouveront sans conteste leur compte, les adultes (ou même les enfants plus grands) se lasseront assez rapidement de ces histoires uniquement destinées aux bambins, et qui finissent par se répéter. Quelques jolies fables se détachent quand même du lot, dont la magnifique histoire du garçon qui ne mentait jamais ou celle de l'antillais dans la grotte des morts.