123 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
17 critiques spectateurs
5
1 critique
4
1 critique
3
7 critiques
2
2 critiques
1
3 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Cadreum
77 abonnés
830 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 29 janvier 2025
Santiago 73 marque une nouvelle plongée de Pablo Larraín dans l’Histoire chilienne, mais cette fois, il se penche sur les jours sombres qui précèdent le coup d’État militaire de 1973. Avec une sobriété élégante, le film délaisse les figures politiques pour se concentrer sur des anonymes, témoins silencieux d’un monde sur le point de basculer.
Chaque scène, chaque silence, semble chargé d’un poids invisible. Le quotidien devient une tension permanente, où le banal – un repas, un trajet, une manifestation – annonce la tragédie. Larraín capture cette atmosphère oppressante avec un sens du détail qui touche à l’intime.
À travers ses personnages, Larrain montre les failles des divisions idéologiques, et la distance entre les élites politiques et le peuple. Larrain évite la glorification et adopte une perspective critique sur les deux camps, rendant le film plus réaliste et poignant.
Pourtant, derrière la beauté formelle, le film peine à se renouveler. Les motifs se répètent, les tensions s’étirent, et le récit tourne parfois à vide. Si la désillusion politique et les idéaux brisés sont traités avec nuance, ils finissent par étouffer sous un symbolisme un peu trop appuyé.
Avec Santiago 73, Pablo Larrafn continue d'explorer I'Histoire chilienne avec son style caractéristique, mêlant subtilité esthétique et gravité thématique. Larrain, connu pour sa capacité à humaniser I'Histoire, évite les récits grandiloquents ou didactiques, pour se centre sur l'intime.
Compañero ? Pablo Larraín mêle tragédie, humour noir et onirisme en reliant une tranche de vie de Mario (Alfredo Castro) à l’Histoire du Chili quand son pays natal bascule vers la dictature. Ce qui surprend d’abord dans Santiago 73, post mortem est le rôle attribué à Mario : un simple « fonctionnaire » comme il se décrit sobrement. Mario est bien plus spectateur qu’acteur de sa vie tant professionnelle que familiale. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/travelling/2023-2/#S73
Un film froid et dérangeant. Le spectacle est désagréable mais la complexité des personnages tient en haleine. Le message critique que veut faire passer le réalisateur à propos de la dictature chilienne est reçu : un pays malade et ravagé par les tueries.
Dans la filmographie de Pablo Larraín, il y a une parenté évidente, stylistique et thématique, entre ce film et Tony Manero. Côté esthétique : image “sale”, lumière glauque, mouvements de caméra chaotiques ou plans fixes étirés en longueur. Côté thématique : un arrière-plan politique (coup d’État ou dictature) qui influe sur le comportement du personnage principal (interprété dans les deux films par Alfredo Castro), véritable caisse de résonance des horreurs du contexte sociopolitique. Si Tony Manero est un marginal, Mario est bien intégré dans la société (avec un statut de fonctionnaire), mais tous deux sont gagnés par une folie meurtrière. Il n’y a rien de plaisant dans ce cinéma-là. C’est dur, froid et noir. Mais l’impact est fort dans la dimension réaliste de représentation d’une misère humaine, d’une violence politique et sociale, et dans la dimension symbolique de certaines scènes, notamment la dernière (où la séquestration et la dissimulation font écho à la privation de liberté d’un pays et à mille et un crimes cachés). On regrettera quand même l’aspect monolithique de la réalisation (cette constance dans la laideur) et on pourra questionner l’équilibre scénaristique entre drame amoureux et drame historique.
C'est l'histoire d'un célibataire qui dactylographie les rapports des médecins légistes, et qui a des problèmes avec le sexe et les femmes. Il est amoureux de la voisine d'en face qui doit être strip-teaseuse. Le coup d'Etat de Santiago du Chili passe par là et il soit s'adapter à cette nouvelle situation. Filmé d'une manière très détachée, lente et précise. Correct au niveau réalisation, le récit s'étire en longueur, avec des séquences parfois incompréhensibles sinon inutiles (scène de pleurs, scène de lit, de restaurant). Le peu de dialogue et la durée des séquences donnent au film un style étrange mais prenant. Bon point de vue sur la répression des militaires lors du coup d'Etat à Santiago en 1973. Néanmoins, un certain ennui s'installe car il y a peu d'action et les relations que le personnage principal entretient avec sa voisine sont incompréhensibles, et la fin paraît aberrante. Film d'une noirceur extrême.
Hyper chiant et péjorativement lent. Oui car il y a des films avec des lenteurs, comme ceux de Lars Von Trier ou certains Kubrick, mais où la lenteur est bonne. Ici, c'est une lenteur minable. Très peu d'allusions au contexte politique, film dépressif ... franchement, Costa Gavras et Ken Loach font bien mieux que ça !
Si j'avais à faire un film sur le putsh de 73.... je prends Alan Rickman dans le rôle de Pinochet et De Niro dans le rôle d'Allende, et un film avec une vraie histoire politique, dramatique et dérangeante ! Pas un sous-amateurisme larmoyant à deux balles.
Enfin un vrai film d' auteur avec beaucoup de singularité après tony manero qui était fort puissant.Pablo Larrain très bien entouré montre que le cinéma n 'est pas mort que l'on peut faire un film sans des personnage caricaturé et des montages creux qui sont là juste pour faire avancés la dramaturgie . Il fait évolué une pensé et une ambiance de part l' évolution des personnages et leur language corporel avec beaucoup de finesse la photo est contemplative sans pour autant virée dans un côté artie creux pour servir un réalisme fort tout en restant dans une poésie très pudique.Alfredo Castro déchire l' écran avec beaucoup de finesse et de pudeur arrive à faire passé des émotions et des attitudes remarquable.Le montage , le rythme , le son reflète une créativité hors du comun .Ce chef oeuvre souligne une fois de plus que sans tombé dans les violons d' hollywood et sans tombé dans un côté martyre on peut parlé de la connerie humaine avec beaucoup d' humanisme Je le compare à "Allemagne année zéros" , " L' éclipse" , "Europe 51" ,
Comme Titanic est un film romantique avec un bateau qui coule, Santiago est un film sur la dépression, avec un coup d'état en arrière plan, c'est pour ça qu'on s'emmerde tellement ! Franchement, j'attendais avec impatience que les chars ouvrent le feu pour soigner notre dépressif comme il se doit ! A noter : mon temps de réaction de décollage de cul du fauteuil au lancement du générique a été de 0.324 secondes. Record perso.
Un film fort passionnant, digne d'un Ettore Scola ou d'un Fassbinder... ce qui est très rare dans le cinéma contémporain, donc à ne pas rater ! J'avais bcp aimé aussi le film précedent du réalisateur, on y retrouve les mêmes thématiques et ambiances très originales... à suivre !!!
Ceux qui ont vu Tony Manero, le précédent et excellent film de Pablo Larrain, ne seront pas surpris par Santiago 73, Post Mortem. Il y règne le même climat sordide et ambigu avec un personnage central inquiétant dont on doute de la santé mentale. Sauf que le réalisateur chilien pousse le bouchon de la radicalité encore plus loin, dans une lumière blafarde qui baigne tout le film, glauque au possible. Le putsch de Pinochet n'est pas le sujet de Santiago 73, mais ses effets collatéraux sur la vie de quelques citoyens de la ville. Le cadavérique Mario, joué par Alfredo Castro, traverse le film comme un zombie, plus mort que les défunts qu'il côtoie à la morgue. Belle ambiance ! Agé de 35 ans, chouchou des festivals, Pablo Larrain est présenté comme le petit génie du cinéma latino américain. Certes, il est talentueux, mais il ne faudrait pas qu'il s'enferre dans un style sépulcral qui finira bien, tôt ou tard, par laisser. Cela a d'ailleurs commencé avec ce Santiago 73.
Evoquer un fait historique par des voies détournées peut s’avérer malin et perspicace, à condition que l’histoire développée ainsi que ses protagonistes présentent un intérêt certain. Ce n’est vraiment pas le cas avec « Santiago 73, Post Mortem », fiction qui plombe le pauvre spectateur dès les premières minutes de projection ; celui-ci ne sortira de sa torpeur qu’une fois la salle rallumée. En effet, dur dur de s’intéresser à ce médiocre qui s’amourache d’une danseuse de cabaret de troisième zone afin de dénoncer son irréversible assimilation au fascisme ambiant qui se propage dans le pays. Nous ne sommes pas aidés : des acteurs caverneux, des situations et des dialogues grotesques, une mise en scène Propofol, de nombreux plans de dissection de cadavres (depuis « Vénus Noire », le spectateur est désormais aguerri à ce genre d’images), mais rien n'y fait, on s’emm… Distanciation, froideur clinique : n’est pas Haneke ou Bresson qui veut. Seul le chef op’ trouve grâce à mes yeux pour ce prétentieux naufrage pseudo-intellectuel.
Ce film sur les conséquences du coup d'état d’Augusto Pinochet sur un citoyen chilien lambda ne reflète à aucun moment la situation historique que semble pourtant dénoncer Lorrain. Le choix de ce personnage n’ayant aucune importance dans la vie politique du pays s’avère en cela une erreur scénaristique injustifiable. Mais, en plus de cette absence d'intérêt historique et d'engagement politique, la photographie glaçante créant une atmosphère dérangeante, les jeux d'acteurs très limités et surtout le rythme aussi mort que les cadavres que l'on voit se faire déchirer font de ce film une source d'ennui consternante.
Mario, dépressif chilien qui se fout de tout, de son boulot de ce qui se passe dehors, de lui même... il se raccroche à sa voisine, espérant que cette dernière ne lui offre autre chose que sa dépression... oui elle aussi... ce film est mortel. Mis à part qu'il poussera certains de nos compatriotes au savoureux sport de l'intellectualisation outrancière, j'en suis sortis vide.
un plan de 3 minutes sur un oeuf qui frit, de longs silences sur des visages ternes... bref on en sort lessivé, prostré... un film qu'auraient pu faire les avant gardes autrichiens des années 70...