Genius
Note moyenne
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tixou0

787 abonnés 2 046 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 juillet 2016
Il ne faut pas confondre Tom Wolfe (l'auteur du « Bûcher des Vanités » est d'ailleurs toujours vivant – il a 85 ans) et Thomas Wolfe, mort quelques jours avant ses 38 ans, en 1938. C'est ce dernier que Jude Law incarne (de manière époustouflante) dans « Genius ». Un « biopic », un de plus ?... En fait, beaucoup mieux que cela, ce 1er long métrage du metteur en scène de théâtre (et pour l'opéra) britannique Michael Grandage ! Son importante expérience sur les scènes américaines lui a permis de mener avec un budget US l'adaptation du livre d'Andrew Scott Berg, racontant la rencontre entre le jeune écrivain (il a alors 29 ans) et le « publisher » Maxwell Perkins, l'éditeur perpétuellement "coiffé" (Scribner) de Fitzgerald et Hemingway, début d'une collaboration et d'une amitié présentées comme exceptionnelles par le biographe spoiler: (et que seule la mort prématurée de Wolfe brisera)
 . MG bâtit justement l'ensemble de son film en ce sens, ce qui fait donc autant la part belle à la psychologie (Nicole Kidman réussissant une belle prestation en Aline Bernstein, la maîtresse de TW, son aînée de 18 ans, la première à sentir que son amant lui échappe, lorsque MP se fait maïeuticien du talent impétueux de ce dernier, et réagissant avec excès et désespoir, quand l'épouse de l'éditeur - la discrète et fine Laura Linney - sait accepter, elle, la relation exclusive de l'auteur avec son mari, alias Colin Firth - parfait, comprenant qu'il vient de se trouver le fils - spirituel - que ce père de..... 5 filles n'espérait plus) qu'à l'étude de la création (dialogues passionnants, pour qui aime la littérature, évidemment). Les deux registres sont superbement exploités, la mise en scène soignée et la direction d'acteurs impeccable. Du cinéma exigeant, de qualité – et donc une très bonne surprise estivale !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 31 juillet 2016
Un film relatant une histoire vraie, celle de la rencontre entre l'éditeur Maxwel Perkins (Colin Firth) et le romancier Thomas Wolfe (Jude Law).
Alors qu'aucun éditeur ne voulait publier son roman, Thomas Wolfe se tourne vers celui qui a découvert Ernest Hemingway et Francis Scott Fitzgerald.
Ce dernier a un coup de coeur pour son roman et il décide de le publier.
Il est qualifié de génie à sa sortie.
S'en suit toute une série de coups de gueule, de heurts, sur fond d'une amitié sincère entre les deux hommes, malgré un caractère exubérant et égocentrique de la part du romancier, et une compagne (Nicole Kidman) ayant tendance à tout dramatiser, allant jusqu'à menacer l'éditeur avec un pistolet.
Un film qui relate une page intense de l'histoire de la littérature américaine, servi par des acteurs qui remplissent pleinement leur rôle.
dominique P.

907 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juillet 2016
J'ai été voir ce film car j'apprécie beaucoup l'acteur Colin Firth et aussi car j'aime bien les biopics.
Le film est pas mal dans l'ensemble mais on s'ennuie beaucoup et aussi l'atmosphère du film n'est pas très agréable.
Par ailleurs la teinte choisie pour ce film est moche : à la fois grisâtre, jaunâtre et marronnasse.
Heureusement que l'acteur Colin Firth est toujours aussi remarquable dans ses rôles.
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

167 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 juillet 2016
Sur fond d’Amérique de la grande dépression et basé sur la relation entre un éditeur et un écrivain, « genius » peut sembler un brin pointu, pourtant ce biopic passe comme une lettre à la poste des années 30. Maxwell Perkins et Thomas Wolfe sont portés à l’écran par un duo absolument impeccable (Colin Firth et Jude Law) dans une reconstitution historique convaincante. Filmé de façon classique en lumière naturelle, les tons sont proches du bois sombre (matériau omniprésent à l’époque) et donnent une coloration très en phase avec l’histoire. On croise nombre de personnages « secondaires » comme F. Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway ! Ce qui fait que l’on se sent comme un témoin privilégié de l’effervescence littéraire de New-York (dont on voit des lieux assez originaux).
Le cœur du film pose une question très intéressante : à quel point l’éditeur change-t-il l’écrit du romancier en essayant de le mettre en valeur ?
Voilà une bien belle façon de montrer une amitié aussi improbable que vivace entre deux être que tout oppose mais qui se retrouvent sur la passion de l’écriture et des beaux mots (les dialogues sont d’ailleurs savoureux).
En prime, le film donne envie de faire sortir de l’oubli Thomas Wolfe et de (re)lire ses œuvres.
juste1zeste
juste1zeste

2 abonnés 61 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2016
Une réalisation très classique (l'accent est mis sur les belles images) et c'est un peu dommage mais interprétation magistrale, mention spéciale pour Jude Law en écrivain fantasque, exalté, tourmenté égoïste et cynique. Film prenant et intéressant qui vaut beaucoup par son interprétation.
clotaire5
clotaire5

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 juillet 2016
Jude Law et Colin Firth magistraux , dans l'interprétation de cette histoire vraie qui décrit avec finesse l'amitié forte et rare qui unissait Thomas Wolfe et son éditeur.
traversay1

4 502 abonnés 5 400 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2016
Malheureux les spectateurs de Genius que les affres de la création littéraire laissent froid. De même que la façon dont un manuscrit devient un livre bon à publier après un long travail d'édition. Oui, malheureux parce que le film de Michael Grandage ne parle que de cela, à travers la relation entre l'écrivain Thomas Wolfe et l'éditeur Maxwell Perkins. Une collaboration qui devient amitié voire davantage tellement ces deux hommes ont négligé tout le reste, maîtresse d'un côté, famille et enfants de l'autre, pour accoucher de deux livres. L'histoire d'amour entre ces deux hommes est sous-jacente, leurs scènes de ménage en ont l'authenticité avec des romans en guise de progéniture. Il faut aimer sans doute énormément la littérature pour se passionner pour les dialogues incessants entre Wolfe et Perkins. D'autant que le premier est joué par un Jude Law cabotin qui fait ressortir avec outrance l'exubérance et l'égocentrisme de son personnage. Cependant, le "couple" qu'il forme avec un Colin Firth, extraordinaire de retenue, force l'admiration. La fièvre contre le marbre, ou quelque chose d'approchant. Hemingway et surtout Fitzgerald, davantage passés à la postérité que Wolfe, apparaissent en seconds rôles et apportent un peu d'oxygène à une relation qui n'est pas loin de devenir étouffante. Genius a un parti pris austère et s'y tient jusqu'au bout. Cela augure d'un échec commercial prévisible mais il y a dans ce film une exigence et une volonté de raconter une histoire par le biais des mots qui le rendent infiniment précieux et touchant. Et tant pis s'il est réservé quelques happy few.
alain-92

351 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juillet 2016
Genius est un film bavard, unique aussi, pour mettre en images ce rapport particulier entre l'écrivain et l'éventuel éditeur. Le scénariste John Logan, explique que la relation entre Perkins et Thomas Wolfe était d’autant plus forte qu’ils étaient extrêmement différents : "On n’aurait pas pu imaginer deux êtres plus dissemblables que ces deux là. Max était un éditeur propre sur lui, originaire du Nord, coincé et conservateur, alors que Thomas Wolfe était un type du Sud, totalement déchaîné. Il suffit de lire cinq pages de L’ange exilé ou du Temps et le fleuve pour ressentir la passion dans le choix de ses mots et son style. Ses romans atteignent le lecteur en plein cœur avec une force émotionnelle peu commune." Avec retenue, talent et élégance Colin Firth endosse le costume de l'éditeur, qui ne se sépare jamais de son chapeau, y compris pendant les dîners en famille. La personnalité volcanique de l'écrivain permet à Jude Law de sortir du rôle de beau gosse. Son déchaînement peut paraître excessif mais il semble correspondre à celui du Thomas Wolfe. Dans le rôle de F. Scott Fitzgerald, Guy Pearce offre un beau moment d'émotion. Les excellentes Nicole Kidman et Laura Linney, dans des rôles secondaires, n'en sont pas moins précieuses pour le récit. La réalisation de Michael Grandage, grand metteur en scène de théâtre et d'opéra, reste très appliquée, mais avec un grand mérite, celui de donner envie de relire ou découvrir l'œuvre de ce génial écrivain. Thomas Wolfe.
benoitG80

3 595 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juillet 2016
"Genius" est à ajouter à la liste des nombreux biopics dont beaucoup de réalisateurs raffolent...
Ici ce sont deux personnalités interdépendantes qui sont à l'honneur : un écrivain et son éditeur... Le premier étant le fruit du deuxième jusqu'à... un certain point !
Ici, Thomas Wolfe et Maxwell Perkins en personne dans les années 1920 à 1930 !
Avec une mise en scène maniérée et académique, la première partie fait craindre le pire, à la fois longuette et un poil excessive, voire fatigante comme peut l'être Thomas Wolfe lui-même...
En effet, à vouloir installer ses deux héros, Michael Grandage finit par tenir un propos trop illustratif pour passionner de suite.
Puis, alors que l'écrivain rentre de France pour retrouver les États Unis, un tournant s'opère enfin...
Et là tout ce qu'avait voulu prouver, montrer de manière appuyée le réalisateur, semble couler de source, s'expliquer implicitement par un changement net et intéressant dans la relation entre les personnages.
Le film gagne alors en densité par le jeu beaucoup plus fort et limpide des acteurs qui donnent enfin une dimension psychologique très nette à celui ou à celle qu'ils interprètent.
C'est alors que la relation qui unit ces deux hommes prend son véritable sens, que le caractère de Thomas Wolfe, excessif, exubérant, égocentrique et manipulateur (Jude Law, au jeu un peu forcé !) transparaît vraiment dans ce besoin de séduire, ce qu'il va réussir avec cet éditeur en retrait (Colin Firth, impeccable et tout en réserve), qui va être charmé, impressionné par cette jeunesse, cet élan à vouloir brûler sa vie par tous les bouts, jusqu'à montrer à point nommé les limites de cette fascination...
En effet, c'est également là qu'intervient en tant que signal d'alarme et véritable électron libre, (Nicole Kidman) dont l'influence dans le duo masculin sera décisive en tant que barrière à ne pas franchir...
D'ailleurs il est à noter que les femmes, auront chacune à leur façon les paroles de bon sens quant aux valeurs essentielles que ces deux hommes de lettre auront tendance à oublier à travers leur passion de la langue et des mots...
Il n'empêche malgré quelques maladresses évidentes que les portraits des deux héros est plutôt bien brossé, et que surtout on reste suspendu à l'interaction entre les deux et à l'étude de son fonctionnement !
Quelques réflexions sur le rôle d'un éditeur face aux écrits d'un romancier resteront aussi en question pour cheminer doucement dans notre tête.
Au final un biopic de plus, mais intéressant dans ce qu'il tente de démontrer à propos du rapport humain, ici complexe et compliqué en terme de réussite, de reconnaissance et aussi par ce qu'il retire ou apporte à tous ceux qui gravitent autour !
Un poil trop classique et appuyé, sans doute, mais révélateur de vérités à méditer...
Danny N.
Danny N.

121 abonnés 306 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2016
Sortie en catimini au fin fond de l'été, je savais qu'aller voir ce film allait être la galère :
parmi mes cinémas accessibles, il ne sortait que chez Pathé et UGC Lyon Confluence mais mon bus étant passé 25mn en retard encore, je suis juste arrivé pour la séance Pathé qui est plus cher qu'UGC...
Quelle idée de mettre la première séance à 10h40 alors que le film ne fait que 1H 45!

le film sera vite dégagé au bout de sa première semaine : aucun article dans la presse,
2 personnes dans la salle...
Heureusement qu'il y avait Kidman qui fait une excellente prestation avec un rôle passionnant
où elle a pleins d'émotions à jouer car Jude Law est mauvais et le film est quelconque...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 mars 2017
un duo harmonieux révélant une vision un manière de vie singulière flamboyante complexe un goût forcé pour elle
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2016
Ça m'a fait penser à "life"... On y retrouve a peu près la même ambiance c'est a dire une couleur assez froide et terne, un rythme assez lent et des personnages assez atypiques: J.Dean dans "life" et Thomas Wolfe ici Mais ces 2 personnages sont bien différents : JDean introverti et loin d'être un grand bavard bien au contraire de Wolfe qui ne s'arrête jamais de causer et en fait des tonnes! Quel personnage ! Pas évident de trouver l'acteur capable d'incarner ce phénomène... Très bonne idée que de confier cela à un acteur comme Jude Law que j'ai trouvé absolument génial! Le mec était vraiment incroyable ce qu'avait bien compris M.Perkins, interprété par un Colin Firth également très inspiré dans son interprétation de cet éditeur qui aura été le seul à reconnaître le talent de l'écrivain perfectionniste. L' histoire n'est peut être pas des plus passionnantes (il y a en effet qq longueurs et temps morts où l'ennui n'est souvent pas très loin mais le film se suit malgré tout assez facilement et vaut son coup d'oeil au moins pour la performance de ses acteurs: Jude Law tout d'abord (que je n avais pas vu aussi inspiré depuis des lustres!) mais aussi celle de Colin Firth qui apporte beaucoup lui beaucoup d' émotion à travers son regard notamment...
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