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azurtlse
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4,0
Publiée le 21 mars 2024
Film très méconnu et très peu passé à la télé, moi je l'ai vu il y a longtemps, et j'ai finalement fini par acheter le DVD. Soit j'étais naïf à l'époque ou à côté de la plaque, mais tout au long du film je ne comprenais pas ce qui se passait, ce n'est à qu'à cinq minutes de la fin (comme l'inspecteur Bourrel, bon dieu mais c'est bien sûr !) que j'ai enfin compris ! Sans être un grand film moi je pense qu'il est un peu trop vite passé aux oubliettes !
Alice Caroll interprétée par la très belle Sylvia Kristel, rompt avec son amant puis part sur les routes au volant de sa R12. Un incident se produit qui l'amène à être accueillie dans une demeure de maître par l'hôte des lieux, Charles Vanel, accompagné de son majordome, Jean Carmet. Des évènements et des rencontres étranges se produisent. Claude Chabrol envoie un clin d'œil à l'œuvre de Lewis Carroll dont l'univers est pourtant fort différent de celui narré dans le film. Alice semble prisonnière d'un maléfice, condamnée à répéter une sempiternelle journée si ce n'est son envie de trouver une solution pour s'échapper de cette demeure où l'espace et le temps semblent se courber dans une boucle infinie. Saura-t-elle déjouer le maléfice et trouver la sortie ? Finira-t-elle par découvrir la prodigieuse vérité à temps pour échapper à son terrible destin ? Ce type d'univers est bien plus proche du fantastique belge décrit par l'écrivain Jean Ray que de celui de Lewis Carroll. Son originalité est différente et sa poésie plus grande. La mort y est joyeuse et teintée de folie. Les acteurs sont parfaits dans leur rôle. Charles Vanel en maître d'un lieu ancien et en dehors du temps, détenteur des secrets et bienveillant. Jean Carmet, celui qui sait, fidèle second et pourtant retenu dans ses propos. Les apparitions du fils du réalisateur, l'enfant espiègle aux oiseaux. Les autres comme André Dussolier, François Perrot... jeunes et beaux en 1977, bien connus du cinéma français. Et surtout Sylvia Kristel, l'émotion à fleur de peau, un accent étranger, un regard perdu, prisonnière d'une cage comme un oiseau de l'enfant. Un film onirique à voir et à revoir.
En 1977, Claude Chabrol s'essaye dans le fantastique avec « Alice ou la Dernière Fugue », pas le résultat est mitigé : quelques scènes lentes ou ennuyeuses, seules les 20 premières minutes et la fin sont captivantes. Le rôle principal d'Alice est interprété par Sylvia Krystel (l'actrice de la saga « Emmanuelle »). Les seconds rôles sont joués par André Dussollier (2 rôles), Charles Vanel, Jean Carmet, Fernand Ledoux et François Perrot.
J'ai bien aimé ce Chabrol unique dans son genre, c'est peut être même mon préféré du réalisateur avec Le boucher, Que la bête meurt et Les fantômes du chapelier. Avec Alice ou la dernière fugue (1977), Claude Chabrol nous invite à explorer un univers empreint d’étrangeté et de poésie, ce qui n'est pas son genre ! S’éloignant de ses thrillers traditionnels pour livrer une œuvre à la fois onirique et métaphysique.
Sylvia Kristel (Emmanuelle) incarne une Alice à la fois magnétique, vulnérable mais surtout complètement paumée , guidant le spectateur dans un voyage où le réel et le fantastique s’entrelacent. Mais ce sont aussi les performances d'André Dussollier et de Charles Vanel qui enrichissent profondément ce tableau singulier. La fin est toute aussi surprenante mais spoiler: prévisible
Dussollier, dans un rôle mystérieux, apporte une intensité subtile et un charme envoûtant, jouant sur des nuances d'ambiguïté qui captivent. Quant à Charles Vanel, figure imposante et magistrale du cinéma français, il offre une interprétation marquante, pleine de gravité et de sagesse, devenant une ancre émotionnelle dans ce récit labyrinthique. Leur présence donne à l’histoire du cachet.
Le film, porté par une mise en scène soignée et des choix esthétiques audacieux, bénéficie également d’une bande-son minimaliste mais évocatrice, amplifiant l'atmosphère d'inquiétante étrangeté. Les décors en pleine nature, le charme de la vieille demeure et les rencontres surréalistes plongent le spectateur dans une réflexion tout le long du film.
En s’éloignant de ses œuvres plus conventionnelles, Chabrol signe ici un bijou de cinéma d’auteur qui, hélas , le réalisateur ne réitéra pas dans le genre fantastique. Grâce à des performances magistrales et une réalisation maîtrisée, Alice ou la dernière fugue demeure une œuvre incontournable pour les amateurs de récits mystérieux et de portraits humains profonds, surtout à la sauce Chabrol !
Très bon film fantastique pour l'époque ! Les acteurs sont formidables et le sujet du film est pas mal du tout pour un film des années 70. J'aimerais beaucoup le revoir.