Le Garçon et le Héron
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514 critiques spectateurs

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Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 novembre 2023
Mahitio a onze ans. La Seconde Guerre mondiale fait rage au Japon. Il perd sa mère dans l’incendie qui détruit Tokyo et part à la campagne avec son père, qui y dirige une usine aéronautique. Sa nouvelle belle-mère, déjà enceinte de son père, le prend sous sa coupe. Avec la complicité d’un héron cendré doué de parole, Mihito découvre un passage secret qui le mène dans un monde parallèle. Il y pénètre dans l’espoir d’y retrouver sa mère.

Hayao Miyazaki, 82 ans, est de retour, dix ans après "Le vent se lève". Il avait pourtant, à plusieurs reprises déjà, annoncé sa retraite. Pour le plus grand soulagement de ses fans, il n’a pas tenu sa promesse.

"Le Garçon et le Héron" sonne un peu comme un film testamentaire et comme la synthèse de ses films précédents. On y trouve, comme dans "Le vent se lève" ou dans "Porco Rosso", un ancrage historique bien réel et ici largement autobiographique (fils d’un ingénieur en aéronautique, Miyazaki est né en 1941 et sa famille a fui Tokyo en 1944 pour se protéger à la campagne des bombardements). Son héros est un pré-adolescent – ici un garçon alors que souvent il s’agissait d’une jeune fille ("Le Voyage de Chihiro", Le Château ambulant"). Comme Alice au pays des merveilles, ce héros effectue un voyage initiatique dans un monde imaginaire peuplé d’étranges créatures. Il en ressort transformé et grandi et y aura trouvé, comme Mihito à la fin du "Garçon et le Héron" les moyens d’y dépasser le traumatisme originel qu’il avait subi.

Si la palette de Miyazaki est immédiatement reconnaissable, si on retrouve dans son dernier film les mêmes situations, les mêmes personnages que dans les précédents, cette répétition ne produit aucune lassitude. Au contraire. C’est avec un plaisir toujours renouvelé qu’on se laisse emporter dans cet univers à l’imagination débridée, tout à la fois mystérieux et familier.

J’aurai vu trois films magistraux ces dernières semaines : "Killers of the Flower Moon", "L’Enlèvement" et "Le Garçon et le Héron". Ils sont chacun signés par un immense réalisateur octogénaire au sommet de son art. Aucun de ces films n’est crépusculaire. J’ai dit du "Garçon et le Héron" qu’il était testamentaire – dans la mesure notamment où il ouvre dans son dernier tiers une réflexion sur l’héritage et la succession – mais testamentaire et crépusculaire ne sont pas la même chose.
Je ne sais que penser de cette concomitance. Faut-il déplorer que de jeunes réalisateurs se voient éclipsés par de vieilles gloires et que les meilleurs films qu’on nous propose en cet automne 2023 soient les mêmes que ceux qu’on nous proposait déjà il y a vingt ans à l’époque de "Gangs of New York", de "Buongiorno, Notte" ou du "Voyage de Chihiro" ? ou doit-on au contraire se féliciter qu’avant de passer la main ces immenses réalisateurs trouvent encore l’énergie de nous léguer un dernier témoignage de leur impressionnante maîtrise et de leur foisonnante créativité ?
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 janvier 2024
Un film extrêmement décousu avec un scénario très fin, même inexistant, tournant dans tous les sens, rendant l'oeuvre lourde à regarder. On comprend le concept général mais pas le but philosophique ou le message porté. Les personnages sont peu développés. L'idée anti-guerre laisse perplexe.
loken
loken

34 abonnés 10 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 novembre 2023
Très belles esthétique et sonorisation. Personnages attachants et intriguants mais scénario difficile à suivre et quelques longueurs.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 décembre 2023
Le Garçon et le Héron relève de l’inflation esthétique et narrative : Hayao Miyazaki conçoit cette œuvre tel un chant du cygne composant une variation autour de son univers et des différentes œuvres qui le constituent, depuis le visage ensanglanté de Princesse Mononoké (1997) jusqu’aux plans sur une vallée verdoyante balayée par les vents, qui emprunte au peintre français Claude Monet et que l’on observait notamment dans Le Vent se lève (2013), en passant par la porte donnant sur le vide extérieur (Le Château ambulant, 2004) et les bancs de poissons de Ponyo sur la Falaise (2008) qui se déclinent ici en batraciens et goélands. Il semblerait que l’artiste ait souhaité un multivers : le couloir temporel emprunté par Mahito et sa mère multiplie les accès ouvrant chacun sur un espace-temps singulier. Le cœur du long métrage est de la forme d’un kaléidoscope chargé d’images reflétant la méchanceté intrinsèque du monde qui conduira lucidement le jeune homme, conscient de sa propre méchanceté, à refuser la gouvernance du monde laissée en héritage.
Pourtant, le récit initiatique parcourt sa matière mythologique à sauts et à gambades, ce qui crée tout à la fois une impression de densité et un sentiment durable de frustration : l’avalanche de situations grotesques, où l’amusement côtoie le cauchemar, ne concerne que les personnages et échoue à se déployer dans le temps. L’alternance entre les séquences réelles et fantastiques nuit à notre immersion et coupe court à l’émotion, pourtant entretenue lors de belles scènes. L’absurdité du monde et des hommes mute en chaos structurel, le rythme s’accélère, les animaux et créatures s’amassent pêle-mêle. Seul Joe Hisaishi demeure constant, son thème joué et décliné au piano conférant la véritable poésie d’une œuvre baroque, déconcertante et, en cela, originale.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2023
Avant sa sortie au Japon le 14 juillet 2023, ce film était resté dans le plus grand mystère. Aucune image n’avait fuité alors qu’il a nécessité 7 ans de travail de la part de Hayao Miyazaki. L’absence de promotion fut un coup de génie de la part du studio Ghibli. Cela entraîna encore plus d’engouement autour de ce qui pourrait être le dernier film de la légende Hayao Miyazaki.

Comme à son habitude, Hayao Miyazaki parvient à nous entraîner dans un monde fantastique. Au départ, le récit est ancré dans la réalité, puis un événement fait basculer les protagonistes dans un univers surprenant. Une formule qu’on connaît désormais mai qui est toujours aussi efficace. On s’extasie devant les personnages et la construction de ce monde. Les dessins ne font que rajouter de la magie.

Avec Le Garçon et le Héron, c’est une véritable fable qui se déroule devant nos yeux. S’appuyant sur le roman “Et vous, comment vivrez-vous ?”, elle nous raconte le passage à l'âge adulte de Mahito alors qu’il doit gérer sa nouvelle vie et le décès de sa mère. Un message qui se perd parfois dans de trop nombreuses métaphores. Sûrement la raison qui fait qu’on ne peut pas qualifier cette œuvre de meilleur du réalisateur.

Pour autant, on ne peut que constater que ce film d’animation est une œuvre d’art tant il porte d’émotion. Comme toute fable, nous aurons des passages difficiles. Après tout, l’humanité est sombre donc la représenter doit aussi y avoir des moments consacrés. Cependant, ce qui ressort, c’est surtout la beauté de certaines scènes. Amplifiée par une sublime musique, on est touché par le message positif.
Caro Cinéma
Caro Cinéma

80 abonnés 366 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2023
Un récit initiatique, poétique, fantastique et mystique. Un peu à la façon Alice au pays des merveilles... Nous suivons le jeune Mahito dans un univers métaphorique... Le conseil donné à partir de 10 ans est judicieux 
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2026
Comme si Hayao Miyazaki jetait un dernier regard sur les mondes qu’il a façonnés, non pour en proposer un nouveau mais pour les laisser tous affleurer en un même lieu. En son centre, Mahito, enfant marqué par la mort de sa mère dans un incendie en pleine guerre, tente de trouver sa place dans une nouvelle vie à la campagne. Sa rencontre avec un héron, ni guide ni véritable menace, le conduit vers une tour abandonnée. En la franchissant, il pénètre dans un monde instable, peuplé de créatures étranges, traversé de règles mouvantes.

Dans The Boy and the Heron, Miyazaki refuse toute cohérence trop nette du fantastique. Là où d’autres récits cherchent à organiser leurs univers, le film épouse une logique plus flottante, onirique, où chaque élément paraît exister sans avoir à se justifier pleinement. Les Warawara incarnent parfaitement cela, tandis qu’à l’inverse surgissent les perruches, oiseaux anthropomorphes organisés en une hiérarchie grotesque où la domination repose sur la force brute plus que sur une quelconque sagesse.

C’est pourtant dans la rencontre avec le grand-oncle que le film trouve son point de gravité. Architecte de cet univers précaire, il empile des petits blocs de pierre pour en maintenir l’équilibre. Ainsi, construire un monde, ici, revient à contenir des forces contradictoires sans jamais les résoudre. Lorsqu’il propose à Mahito de reprendre cette tâche, la question dépasse le récit : que signifie hériter d’un imaginaire, et surtout, peut-on réellement le transmettre ? Le refus de Mahito devient alors décisif. Il marque l’impossibilité de prolonger intact un monde ancien, même s’il est fascinant, et affirme que chaque génération doit inventer son propre fragile équilibre.

Dès lors, le choix final de Mahito prend une tonalité plus apaisée. Il ne s’agit pas de triompher, mais de revenir. Revenir au monde réel, avec sa guerre, ses pertes, ses imperfections irréductibles. Le film suggère alors que l’imaginaire n’est pas un refuge mais un détour nécessaire, une manière d’apprendre à habiter le réel autrement. Et si le film prend parfois la forme d’un labyrinthe, c’est peut-être parce qu’il ressemble à une ultime traversée intérieure, celle d’un cinéaste qui, après avoir tant construit, accepte de ne plus tout maîtriser, et laisse derrière lui des mondes appelés à vivre sans lui.
Lolallociné
Lolallociné

43 abonnés 139 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2023
Super mais seul petit point négatif : y a que moi que ça chiffonne que les petits garcons aient des voix de bonhommes dans les film d’animation jap ?? Pas tout le temps of course mais là ca m’a trigger.
J’ai noté dans mon carnet "DÉCORS WAW" je crois que c’est pour véhiculer l’idée que les décors/paysages sont magnifiques  jamais déçus dans les Ghibli tfacon.
Bien chaotique comme on aime, je comprends pourquoi il est pas si populaire que ca parce qu’il est tres différent dans autres Miyazaki mais j’ai trouvé un charme, je le conseille du coup.
vicociné
vicociné

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2023
on retrouve dans ce film toute la palette de son réalisateur, c'est un régal lorsqu'on connaît l'ensemble de son travail, chaque personnage, chaque lieu, chaque métamorphose, chaque thème nous rappelle l'un de ses précédents films.

"le garçon et le héron" est berçé par une multitude de questions auxquelles son réalisateur s'adonne, le film traite de la question du deuil, comment le jeune Mahito après le décès de sa mère va-t-il construire son enfance ? la rencontre de celui-ci avec sa nouvelle belle-mère qui ressemble étrangement à sa mère, le déménagement à la campagne, l'arrivée dans sa nouvelle école et enfin sa rencontre avec le héron sont tant d'évènements qui bouleversent la construction du jeune enfant.

est-ce de l'errance que naissent les meilleures expériences ?
comme dans "Le Voyage de Chihiro", Mahito se perd pour mieux se retrouver, il est obsédé par l'idée de retrouver sa mère et comme à son habitude Miyazaki nous plonge dans un univers fantastique japonais très ovidien.

enfin l'harmonie de l'homme avec la nature est toujours l'une des occupations de Miyazaki, sa fascination pour celle-ci se retrouve avec la mise au premier plan de volatiles mais plus généralement comme dans chacun de ses films Miyazaki veut faire l'éloge d'un monde harmonieux où règne la paix et la beauté, même si les limites de ce projet sont évoquées dans le film, son oeuvre reste toutefois d'une finesse bouleversante et est une ode frappante à la vie, à l'amour et à la transmission.

Et vous comme vivrez vous ?
Nath Visuals
Nath Visuals

84 abonnés 279 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 décembre 2024
Ce n'est qu'au bout du troisième visionnage que je me décide enfin à écrire une critique sur le dernier chef d'œuvre de Hayao Miyazaki. Si je ne l'avais pas fait plutôt, c'est que je ne me sentais pas prêt à écrire une critique sur cette œuvre, même si aujourd'hui je ne pense toujours pas que je le suis.

Le garçon et le héron est probablement le film le plus mystérieux et le plus personnel du génie de l'animation. Un film que l'on croit comprendre mais après avoir vu "Hayao Miyazaki et le héron", un documentaire montrant tout le processus de création de 2013 à 2023, tout a été balayé.
En effet, de ce que j'avais vu sur internet et compris du film, pour moi le grand oncle était Miyazaki et Mahito était son petit fils. Hayao se fait vieux et réalise ce film en pensant que ce sera son dernier. Quoi de plus logique que de penser que la phrase "Mahito, veux-tu continuer mon oeuvre ?" est destiné à son petit fils ? Car en plus de cela, il ne fait pas confiance à son propre fils. Pour le héron, je n'avais toujours pas compris qui il représentait.

Mais quelle fut ma surprise quand dans le documentaire, Miyazaki explique que le grand oncle est Isao Takahata, mort durant la production du film, que le héron est Toshio Suzuki, donc le producteur et co-fondateur de Ghibli, et que Mahito est Hayao. Il l'explique tellement bien dans le documentaire mais rajoute du doute. Notamment par exemple le moment où le grand oncle prononce la phrase "Il faut que mon successeur soit de ma lignée". Sauf que c'est Takahata donc qui prononce ces mots.
Isao Takahata a une énorme place dans le coeur de Miyazaki, il en parle en disant "on se détestait autant qu'on s'aimait". Ils étaient les deux meilleurs amis que tout oppose et on le voit bien dans leur film. Isao était vu par Hayao comme un "idéal" à atteindre. Même si le mot n'est pas vraiment le bon, Hayao avait un respect infini pour lui. Il est donc logique qu'il soit dans son film.

Mais alors pourquoi ce délire de successeur ? Ghibli cherche depuis 25 ans un successeur à Isao et Hayao, l'espoir était Yoshifumi Kondo (réalisateur de "Si tu tends l'oreille"), mais il est mort en 1998. Si Mahito est Miyazaki et si le grand oncle est Isao Takahata, ça n'a pas de sens que Takahata voit en Miyazaki son successeur. Ou alors, le film montre une double lecture où les personnages se détachent de leurs motivations. Ils sont simplement inspiré mais destiné à autre chose, comme le fait que Miyazaki voit en son petit fils, un successeur. Pour ce qui est du héron, beaucoup de mystère tournent autour de ce personnage très haut en couleur et qui représente Suzuki.
Même si je met 5 étoiles, je ne peux toujours pas vraiment noter ce film, parce que je sais qu'il est probablement l'un des meilleurs de Miyazaki, beaucoup l'ont déjà compris. Le film en France a pour titre "Le garçon et le héron" mais le titre original est "Et vous comment vivrez vous ?". Et là je pense que pour comprendre le mieux le film, il faut se mettre le titre original en tête. Car oui Hayao délivre un message avec une question, il nous montre deux monde et nous dit que l'on peut choisir. Mais ici dans un sens de création.
Mahito peut presque être vu comme nous-même spectateurs qui continuons l'œuvre de Miyazaki, c'est à dire tout ce qu'il a mis en avant depuis "Le château de Cagliostro" et dans ses thèmes. Les plus dominants sont :

- le féminisme mais dans le sens d'une femme forte, qui peut diriger, qui est créative, inventive comme dans Princesse Mononoke avec San et Eboshi qui sont deux femmes très fortes, avec Nausicaä qui dirige la vallée du vent, qui est respecté, avec Fio qui dirige la réparation d'un hydravion devant Porco qui est l'incarnation du misogyne au début du film, avec Chihiro plus courageuse que jamais. Et même si ces qualités ne sont pas les éléments principaux, Miyazaki met des femmes en personnage principal ou dans les principaux dans absolument tous ses films, que ce soit avec Mei et Satsuki dans Totoro, Ponyo et la mère de Sosuke, Kiki qui vient sauver Tombo, Naoko, Sheeta et Sophie.

- L'écologie est aussi dans les thèmes principaux avec Princesse Mononoke et Nausicaa de la vallée du vent qui l'incarne le mieux et l'aviation qui est aussi présent dans presque tous ses films.
Tous ces éléments qui soient engagés ou pas sont l'oeuvre et le message de Miyazaki. Et le message qu'il porte est : voulons nous d'un monde laid et pollué par la bêtise humaine ou d'un monde onirique où s'est retrouvé Mahito pour sauver sa mère.
Pour ce qui est des perruches, nous n'avons absolument aucune info donné par Miyazaki dans le documentaire, j'ai l'impression que cette étape a complètement été zappé et c'est dommage parce que c'est l'un des éléments encore sombres. Car même si le message de fin est clair, pourquoi tous ces éléments avant, et notamment les perruches.

La question des warawara est aussi à poser même si là on parle des embryons qui peuvent être chassé par les pélicans. C'est d'ailleurs l'un des moments que j'ai préféré du film, avec l'arrivée notamment de Himi.
On a aussi le tombeau où Mahito se retrouve en arrivant dans le monde onirique avec cette grille en or magnifique et immense. Qu'est ce que cela représente, vraiment ? C'est d'ailleurs à ce moment là que Mahito lit "Ceux qui chercheront à comprendre périront". C'est vraiment une phrase très profonde, presque biblique mais qui résume bien le film. D'ailleurs au moment de la sortie du film Miyazaki a dit "si vous ne comprenez pas mon film, ne me demandez pas, moi non plus je ne l'ai pas compris". C'est quand même fort de dire ça pour son propre film. Comme si il avait mis dedans plusieurs éléments imbriqués qui chacun ont un sens mais qui assemblés font très mystérieux.

Pour moi c'est ça Le garçon et le héron et on le voit dans le documentaire que Miyazaki a mis pleins d'éléments de sa vie, de ses précédents films et de ce qui l'entoure.

Je n'en ai pas fini avec ce film, je le reverrai encore et encore jusqu'à avoir tout compris, car je suis persuadé que Miyazaki est le plus grand génie du cinéma d'animation et qu'il ne peut faire que des chef d'œuvre. Chacun de ses films m'ont tellement touché de plusieurs manières différentes et c'est au bout du troisième visionnage seulement que ça y est je commence à être touché par ce film, mais ce n'est rien par rapport à ses précédentes œuvres.

Je vais finir par parler de la partie musicale où nous avons à nouveau le grand Joe Hisaishi. Ayant eu des bandes originales absolument sublimes dans Princesse Mononoke, Le voyage de Chihiro, Porco Rosso, Nausicaä de la Vallée du vent, Le château ambulant ou Le château dans le ciel, celle de "Le Garçon et le héron" est un peu à part. On a des moments musicales absolument sublimes comme à l'arrivée de Himi ou alors le thème principal, mais dans le film en général, la musique est moins présente. Le moment qui me fait le plus dire ça est le moment où Himi et Mahito se retrouvent et se font un câlin. Nous avons un silence absolu en dehors de leurs dialogues. C'est quand même assez étonnant alors que nous avons l'habitude avec Hisaishi que les musiques soient vraiment très présentent et portent le film du début à la fin. Mais là, le silence dicte le film. On a tellement de moments où seuls les dialogues ou les bruits de pas et de la natures sont les seuls éléments sonores. Mais c'est justement ce qui renforce la satisfaction et la beauté de la musique quand elle arrive.
Autre exemple avec la scène d'ouverture qui est je trouve absolument magistrale, l'une des meilleures scènes d'ouverture de Miyazaki et je me souviens qu'au premier visionnage, en voyant cette scène glaçante de l'hôpital en feu avec cette animation flou et déformé, je m'étais dit "ça y est voici le nouveau chef d'œuvre de Miyazaki". Mais cette scène ne comporte aucune musique et encore une fois, c'est assez étonnant. Princesse Mononoke est comparable à ce film en terme d'actions en début de film, la musique est absolument incroyable et met tout de suite dans le bain pour le film de 1997.

Pour conclure, Le garçon et le héron a encore pas mal de mystères non élucidé mais je n'ai aucun doute sur le fait que dans quelques années, je le considérerais réellement comme un grand film d'animation voir l'un de ses meilleurs, d'autant plus que l'animation est sans aucun doute la meilleure et notamment grâce à Honda qui est son chef animateur sur le film et qui apporte énormément. Les transitions, les mouvements du corps, la vitesse des mouvements, tout est sublime et en mériterai une critique et analyse entière !
Cmt HR
Cmt HR

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 novembre 2023
Je n'ai pas compris l'histoire. Les images sont belles mais le film n'a ni queue ni tête. Je suis surpris des critiques plutôt bonnes.
lio
lio

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 novembre 2023
Je ne suis pas du genre à laisser des critiques, mais ce film était d'un tel ennui, sans queue ni tête, que je me sens obliger de dissuader les autres d'y aller...
Matthieu Riviere
Matthieu Riviere

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2023
Mais quel film ! sûrement un des meilleurs des studio Ghibli. Les thématiques que propose le film sont universel et contrairement à certain commentaires je trouve le film compréhensible et les élément du scénario sont amener avec subtilité.
Du grand cinéma !
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 novembre 2023
Le dernier (ultime ?) film d'Hayao Miyazaki me laisse partagé.

J'ai trouvé les premières scènes spoiler: de l'incendie 
sublimes. spoiler: Le travail sur la représentation du feu, la concision diabolique du montage, le travail sur les lumières et les son, les effets de ralentis lors de la course effrénée du jeune garçon : tout respire le génie à plein nez.


Dans la foulée de cette formidable entrée en matière j'étais pleinement disposé à m'extasier et à m'émouvoir, et la première partie du film m'a beaucoup plu, avec ses sublimes paysages aquarellés, ses irruptions délicates de bizarreries spoiler: (le héron bien sûr, si gracieux, mais aussi les vieilles servantes, les poissons, les grenouilles).


Et puis, petit à petit, Miyazaki m'a perdu. Le dédale de lieux traversés par le jeune Mahito, la profusion de références en tout genre, le manque de cohérence artistique des procédés utilisés : le voyage au-delà du miroir du héros m'a perdu et même parfois ennuyé. Je vois bien les enjeux qu'aborde alors le film, mais ils m'ont parus fastidieusement traités, au travers de processus particulièrement tarabiscotés. 

La profonde originalité de Miyazaki, qui consistait pour moi à faire émerger délicatement le merveilleux à la surface du réel, est absente de cette deuxième partie, qui est certes estimable, mais ne génère pas la même émotion que l'ont fait récemment les sublimes Suzume, de Makoto Shinkai, et Belle, de Mamoru Hosoda, les véritables experts de mondes parallèles débridés.

Un autre élément m'a gêné également : j'ai trouvé que la personnalité de Mahito était complètement atone et que son personnage était pauvre en émotion, ce qui ne facilite le travail d'empathie du spectateur.

Je suis peut-être devenu très exigeant avec Miyazaki, mais la pureté formelle et la simplicité apparente d'un film comme Porco Rosso emporte de loin ma préférence.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2023
Un grand cru pour le maître de l'animation japonaise, fidèle à son univers poétique et allégorique et à son graphisme élaboré. Ce beau conte d'automne est à recommander même si l'effet de surprise est moindre que pour ses chefs-d'œuvre passés.
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