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Scorcm83
122 abonnés
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4,0
Publiée le 10 mars 2017
Incroyablement surpris par ce film qui ne m'attirait à la base absolument pas. Une relation houleuse père-fils sur fond de domaine viticole, ça m'emballait pas plus que ça. Et bien au final, je me suis régalé. La première qualité de ce film, c'est qu'il est magnifique. La photo est sublime et la mise en scène, dans sa sobriété, nous permet d'apprécier pleinement le jeu des acteurs. Effectivement, je trouve que le casting est particulièrement pertinent, inutile de revenir sur Niels Arestrup qui, comme toujours, porte le film sur ses épaules, mais il est accompagné par un Laurent Deutsch plus subtil qu'il n'y paraît, un Patrick Chesnais sobre mais impérial, un Nicolas Bridet intéressant et une Anne Marivin très juste. En somme, tous les interprètes du film arrivent à donner de la vie et de la cohérence à une intrigue possiblement casse gueule.
En effet, je trouve que le film est très bien écrit et je dois avouer avoir été pris par l'intrigue dés les premières secondes, le scénariste a réussi à intégrer les relations conflictuelles entre les personnages dans un contexte d'exploitation viticole, le tout s'auto alimentant et captivant le spectateur. Mais tout cet équilibre m'a paru relativement fébrile car il est vrai que le film manque quand même de subtilité. Ce n'est pas un défaut à mes yeux, seulement ça aurait pu en être un si le casting n'avait pas été aussi bon et cohérent.
En clair, j'ai passé un très bon moment devant *Tu seras mon fils*, un film français assez classique mais très bien écrit, très bien interprété et surtout esthétiquement irréprochable.
un super film avec un bon mélange de drame, de morale et familiale.l'histoire est simple mais bien conçu puis les payasges vignobles sont beaux et tous les acteurs jouent à merveille leur rôle.surtout Niel ARESTRUP.en gros j'ai passé un super bon moment sans ennuit.ah,j'oubliais on est bel et bien surpris par une fin innatendue.
Quel film .... Quand un père de famille, grand producteur de vin , avec ses richesses , ses vignes devient le bourreau de son fils c'est très dur . Niels Arelsup en patriarche viticole avec aucune scrupule , face à lui Larant Deutsch qui est excellent dans le rôle de son fils qui essaye tout pour combler son père mais bon..... Patrick Chesnais dans le rôle du bras droit qui tombe malade est géant. Film oublié aux Césars alors que c'est très beau.
Un film dur sur les relations filiales et la transmission d'un empire terrien. Niels Arestrup incarne avec brio un père meurtri par la mort de son épouse, lui qui n'a jamais pardonné à un fils qu'il juge sévèrement coupable de cette perte qui lui a donné un coeur de pierre. Le duo formé avec Lorànt Deutsch est très efficace, il s'agit d'ailleurs probablement d'une des meilleurs performances de ce dernier, tout en fragilité et en hésitations agaçantes. Ce film célèbre la domination des loups sur les moutons, les faibles sont écrasés par la volonté des forts, alors que celle-ci n'est contrariée que par la rigidité des principes moraux d'un vieil homme condamné, lui-même devenu jaloux du succès de sa progéniture. Si le scénario brut a des airs de déjà-vu, la vraie originalité du film de Gilles Legrand est de poser le décors de cet affrontement psychologique violent et cruel, dans l'univers du vin.
Un bon long métrage français dans un décor des plus originales!!
L histoire est simple mais efficace bien mener par un Niels arestrup splendide dans ce rôle de père dure , cruelle et manipulateur , les autres acteurs sont au diapasons et répliquent tous avec talent au vieux loup !
Un film qui fait le rapprochement entre la vie et la vigne.... Le partage , le travail , la transmission et la passion l héritage et la filiation , le mérite et l envie , la trahison et la compassion. On assiste a une passe d arme entre hommes et père et fils .....un fils méprise dont on ne peut que être toucher devant son désespoir face à ce père si injuste avec lui
Le scénario reste linéaire mais bien écrit et justement dose pour le rentre intéressant mais manquant de surprise.
On apprécie la mise en image du domaine viticole. Remarquablement mis en avant durant tous le film et l exigence de ce métier.
Un film tout simplement bien fait et agréable à voir
D'une patte légère toute en fermentation, Gilles Legrand, tire de sa troisième réalisation non pas un tire-bouchon, mais un vin qui a pris le temps de se vinifier avec bonheur et simplicité. Ce vin, grand cru en devenir, se caractérise par son atmosphère délétère qui prend le parfum d'une vieille vigne fané comme un vigneron se casse les dents sur un cépage en peau de chagrin. Gilles Legrand pose son troisième film tel un artisan fait coulisser ses bouteilles dans les secrets de son château. Après avoir scénarisé "Ridicule" (avec Rochefort qui se livre ce soir dans "Un jour, un destin") et "La veuve de St Pierre" (dans lequel on retrouve l’éclectique Auteuil) parmi d'autres, Gilles se tourne à la réalisation pour former le duo Laroque-Villeret ("Malabar princess"), puis part en pays hostile en compagnie de Laetitia Casta ("La jeune fille et les loups"). S'ensuivra "Tu seras mon fils", troisième tableau de Gilles, tourné dans le bordelais initialement prévu en Bourgogne. Synopsis : le propriétaire d'un vignoble à St Emilion voit dans l'arrivée du fils de son régisseur son successeur. Mais le fils du proprio n'a pas dit son dernier mot... . Dans cette guerre des gangs, filmé sous la forme d'un huis-clos (les champs de vigne servant admirablement de toile de fond), Gilles Legrand, également scénariste, apporte tout son savoir-faire : faux-semblants, humour caustique certainement très noir, ambiance malsaine. Un scénario riche donc, qui coule d'une cuve dont le vin a été enlevé de toute sa matière fermentescible et dont il ne reste plus que l'essence. Pour résumer, un polar âpre dans tous ces détails et dans une ambiance tellement noire et appréciable que nous nous sentons comme à l'intérieur d'une cuve qu'il faut curer et récurer, irrémédiablement. Une atmosphère poisseuse donc, qui colle parfaitement aux terrains privés de ces jeux de dupe et de propriété. Très belle écriture, Gilles ! Cette ambiance se distingue par des jeux de lumières complètement maîtrisés sur fond de vie de vignes, à commencer par le générique de début qui donne le ton. Merci à l'équipe d'Yves Angelo. Il a été directeur de la photo sur "Germinal" (version 1993) et metteur en scène pour "Le colonel Chabert" la même année. Ambiance délétère aussi grâce au jeu d'acteur général, parfait. Niels Arestrup (qui connut la consécration après "Un prophète", et vu tout récemment dans le dernier Tavernier ("Quai d'Orsay") et "96 heures" de Schoendoerffer fils) est viscéralement impeccable dans le rôle du père détestable à souhait. Charismatique, il balaye tout sur son passage ! A ses côtés, Lorànt Deutsch (prouvant ainsi qu'il n'est pas fait pour jouer la comédie (voir le consternant "Ripoux 3") mais bien pour expliquer l'Histoire de France : ses romans "Métronome" et "Hexagone" parlent pour lui !), insipide, le regretté Patrick Chesnais toujours aussi bon en second, et Anne Marivin pétillante à souhait, tout juste après le phénomène-société de "Bienvenue chez les ch'tis". Pour terminer, "Tu seras mon fils" reste une œuvre à part entière dans le paysage cinématographique de 2011. Merci Gilles, Niels, ainsi qu'à toute l'équipe. Santé ! Attention à l'abus d'alcool !
Une très belle histoire, portée par des acteurs au charisme certains (Lorent D. époustouflant, qui nous montre qu'il est en pleine ascension... NE le portant pourtant pas dans mon coeur ; je ne peux que le reconnaitre) ; auquel vient s'immisser émotion, sentiment et originalité. Les décors de la propriété sont superbe, tout comme les moments assez vinologie ; qui pourrait presque passé comme un documentaire^^. On assiste à la démolition d'un jeune homme par son père, qui va entrainer un forme de suspens psychologique. Qui même, si je dois le reconnaitre ; n'est pas trépidant. Offre de beau affrontement et offre a Niels A. un rôle parfaitement monstrueux. Bref, ce film a tout pour être parfait. MAis le thème, assez interessant pourtant ; ne m'a guère emballé. Et ceux, malgres la force de charactère des personnages ; qui montre une vraie implication dans l'histoire. C'est pourtant beau, mais cela n'a pas retenu toute mon attention. Peut être manquait il quelques choses pour m'émoustiller complètement. Mais pour le reste, on ne peut nier ; qu'il s'agit d'un très belle oeuvre cinématographique. A voir, si l'on apprécie cette brochette d'acteur et cette histoire de famille ; entre vinologie et querelle familiale.
Très franchement, j'ai été très étonné par la qualité du film qui a le mérite de ne pas être défavorisé par ses origines françaises... "Tu seras mon fils" est avant tout une histoire de famille, de jalousie et de trahison. Niels Arestrup, à la carure imposante, campe un rôle qui lui va comme un gant, celui d'un père cracheur de reproches, affreux envers son fils unique (interprété par Lorant Deutsch), qui peut enfin prouver ses talents en secondant son père au sein de son entreprise viticole renommée, car son partenaire précédent (Patrick Chesnais) est obligé de lâcher l'affaire à cause de son cancer qui l'éteindra dans les prochains mois. Seulement voilà, la tâche est rude et loin d'être accomplie, surtout lorsque le fils de son ancien partenaire (Nicolas Bridet) revient en France pour revoir son père mourant et qui se trouve être un expert des vignobles et surtout très connaisseur en la question. Même si mon bref résumé reste approximatif (un peu comme la bande-annonce qui réduit l'intrigue), le film est beaucoup plus claire et se boit comme du petit lait (même si il est plus question de vin... blague pourrie.. Je sais!). C'est rare qu'un film français m'emballe autant surtout avec une intrigue qui parait aussi banale et familière. Les sentiments sont certes communs mais très bien approfondis et exploités. Lorant Deutsch m'a énormément surpris dans ce rôle bégayant, voulant décrocher la lune pour que son père reconnaisse son travail et ses capacités. Probablement son meilleur rôle depuis perpette! Les interprétations sont justes et profondes, brisant les liens biologiques des père-fils en les fusionnant avec les autres par envie et par haine mais aussi par vengeance. Anne Marivin se montre moins performante face à ses partenaires masculins mais reste directe et grave. Patrick Chesnais et Nicolas Bridet signent des seconds rôles efficaces et prenants! Pourquoi pas des futures nominations pour les Césars moi je dis! D'autant plus que la photographie du film est très alléchante: à la fois très ténébreuse et ambivalente (ensoleillé dans les vignes et obscur telle la couleur du vin dans ses sous-terrains et les scènes de tiraillements psychologiques). La musique, elle aussi très soutenue et présente, permet une intensification approfondie de l'action, ce qui fait qu'on est à fond dedans et qu'on ne s'ennuie pas (en tout cas, pour moi, c'est passé tout seul!). Une bonne surprise qui vaut le coup d'être découverte et dégustée comme un bon vin!
Film français ultra-classique dans toutes ses dimensions. Le scénario tient la route, le montage est sérieux et bien charpenté, les acteurs sont crédibles et bien dirigés. Aucune fantaisie ou surprise à attendre. Le monde du vin est plutôt bien rendu, ce qui est rare. Bref, tout est trop bien pour nous enthousiasmer, mais la copie est honnête.
Les relations père-fils avec leur lot de rancœur, de non-dits et de drame, ce n’est pas un sujet très inédit dans le cinéma français, j’en conviens. Mais qui osera dire que ce n’est pas un sujet qui parle à tout le monde, puisque tout le monde a un père et qu’on ne choisit pas sa famille… La qualité de l’interprétation (Niels Arestrup, Patrick Chesbais et surtout Laurant Deutsch) est pour beaucoup dans l’intérêt de ce film au scénario prenant et à la fin suffisamment inattendue pour nous laisser sur une très bonne impression. On est souvent pantois, parfois même mal à l’aise devant ce père si odieux avec son fils, au point de venir à bout de l’amour que ce dernier lui porte, comme s’il s’agissait au final du but de l’opération : se débarrasser d’un fils pour en choisir un autre. Et on est émus devant les efforts et la capacité de résistance de ce fils qui ne voudrait pas arrêter de croire en son père en dépit de toutes les vexations qu’il doit subir ! Mais l’autre intérêt de ce film, c’est la trame de fonds autour du vin, parce que si les relations père-fils auraient pu être traitées dans un autre contexte, elles prennent ici, dans ce milieu si particulier, une saveur toute particulière. Ceux qui ont vu et aimé le formidable documentaire de Jonathan Lassiter « Mondovino » savent que ce milieu du vin haut de gamme est un milieu assez fascinant, où se mêle la passion, la tradition, l’argent et le cynisme, et nul doute que Gilles Legrand savait ce qu’il faisait en imaginant ce drame familial sur fond de grands crus. En résumé, il s’agit d’une bonne cuvée pour le cinéma français, un film de qualité qui a eu l’audace de sortir en plein été (en plein été pourri, certes, mais quand même…) et qui mérite bien qu’on s’y attarde.
Un récit mené de mains de maître, tenu par une mise en scène sans faille et rythmé, ne tombant jamais dans la grandiloquence ni la facilité et superbement interprété, ce film rare est à voir sans aucune hésitation. Du grand art.
Comment un film aussi bien écrit, tant au niveau du scénario que des dialogues, aussi bien réalisé et joué a-t-il pu si peu rencontrer de succès ? Etouffé par la promo de bouses comme "Comment tuer son boss", "Crazy Stupid Love" j'en passe et des meilleures, ce film qui est probablement un des plus intelligents et dérangeants du cinéma français mérite un public moins confidentiel. A voir absolument !