A Serbian Film
Note moyenne
1,8
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392 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 septembre 2010
Milos, un acteur porno à la retraite, tente de survivre avec sa famille. Jusqu’au jour où une ancienne collègue lui présente Vukmir, figure influente de l'industrie pornographique, qui va lui faire une offre qu’il ne pourra refuser…



Projeté au 20ème festival du BIFFF après une forte attente du public, averti à un spectateur peu sensible, suite à une bande annonce choquante qui à fait le tour du monde.



Srdjan Spasojevic donne lieu à un film quasiment insoutenable, une violence cru particulièrement pour des scènes impliquant un nouveau né et des enfants. Le réalisateur confirme qu'il s'agit bien évidemment de cinéma et que « les enfants n'ont jamais été filmés en même temps que les adultes lors de ces séquences pornographiques.





Le scénario de Aleksandar Radivojevic est une perle pour les amateurs de trash. Un travail irréprochable de la photographie, et la mise en scène ambiguë insiste sur l'imaginaire du spectateur avec des plans brefs ; les scènes de sexe paraisse des plus explicite mais on ce rend compte qu'il s'agit d'astuce de montage. Le métrage est un tout qualitatif, ne se contente pas d'exposer les séquences les plus hard, le contraste entre une forme fluide et un fond sadique procure une tel polémique.



Ne perdant à aucun moment le fil et la montée en puissance pour un finish insupportable au paroxysme de la violence. Cette première œuvre de Srdjan Spasojevic marque à coup sur le torture porns et fait référence dans le genre ; on assiste à une expérience extrême, insoutenable de grande qualité.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 31 août 2010
Un bouleversement mental. Il est difficile de juger une oeuvre comme A serbian film, tant la volonté du cinéaste reste floue.
Plongé dans un "porn-snuff" movie, on reste sans mots devant la cruauté et l'inimaginable imaginé.
Milos, ancien acteur pornographique célébre, se voit proposer un projet complétement démesuré de Vukmir, un homme d’affaires ayant fait fortune dans le porno grâce à ses appuis politiques. Il fait à Milosh une offre qu’il ne peut se permettre de refuser : tenir le rôle principal de son prochain film. Soit disant une oeuvre artistique suprême melant pornographie incestueuse, viol et autres tortures physique. Mais biensûr, Milos, ignore tout ça, car la clause du contrat ne stipule pas la connaissance du script, ni aucune informations précises. Il finit par accepter, et se retrouve dès lors soumis à la volonté de Vukmir : tourner un porno snuff tel qu’on n’en a jamais vu, avec un casting recruté dans les quartiers pauvres, y compris des enfants. Son objectif : qu’ils soient violés, torturés et tués devant la caméra, afin de livrer ce spectacle à un public assoiffé de cruauté. Terrifié, Milosh va tenter d’échapper à cet enfer sur Terre et de sauver sa famille qu’il sait également menacée, et ce faisant va perdre toute dignité, toute morale et peut-être la raison, voire sa propre vie.
Le film est co-produit par le gouvernement. Comment un tel film a-t-il pu être approuvé par les autorités ? La raison nous est donnée par le directeur de Film Serbia Center, principal organe culturel et cinématographique de l’État : « La violence montrée à l’écran est nécessaire pour traduire l’histoire du pays et des troubles qu’il traverse. ».
Alors, où se situe la force d'un film d'une violence insoutenable ?
Et bien le film se veut le pourfendeur de la cruauté de l'image et paradoxalement, continue de croire que plus l'art est sauvage, plus la réalité devient soutenable.
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