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Serbian Film (2010) est moins une œuvre cinématographique qu’un test d’endurance gratuitement abject.
Vouloir choquer pour dénoncer la censure ou les traumatismes d'une nation est une chose ; livrer un étalage complaisant de tabous ultimes et de violences extrêmes sous couvert de métaphore politique en est une autre. Le film s'enfonce dans une surenchère de sordide qui détruit toute tentative de propos artistique. La mise en scène, pourtant propre sur le plan technique, ne sert qu'à emballer un voyeurisme poisseux et stérile.
En résumé : Une expérience inutilement éprouvante qui cherche le scandale pur plutôt que le cinéma. À éviter absolument.
Vouloir choquer pour dénoncer la censure ou les traumatismes d'une nation est une chose ; livrer un étalage complaisant de tabous ultimes et de violences extrêmes sous couvert de métaphore politique en est une autre. Le film s'enfonce dans une surenchère de sordide qui détruit toute tentative de propos artistique. La mise en scène, pourtant propre sur le plan technique, ne sert qu'à emballer un voyeurisme poisseux et stérile.
En résumé : Une expérience inutilement éprouvante qui cherche le scandale pur plutôt que le cinéma. À éviter absolument.
Avant de le regarder je pensais avoir vu les pires films d'horreurs et les plus choquant comme human centiped, terrifier, saw, begotten ou midsommar. Ce film est en tout point ce que j'appelle un VRAI film d'horreur. Il regroupe en 1h40 tout ce que l'humain, et lus précisément l'homme, peut faire de pire. Il transgresse les règles habituelles du genre horrifique en abordant ouvertement la péd@philie. Pour ceux qui aime les films vraiment dérangeant celui ci est parfait, j'ai eu des mots de ventre en le regardant. Néanmoins je déconseille formellement ce film Aix personnes qui démarrent dans l'horreur, cela pourrait franchement vous dégoûter de ce genre cinématographique, mais pour les vrais fans d'horreur c'est un très bon film.
Pir film au monde c'est un scandale ça devrait être interdit de faire des films comme ça comment pouvons penser a faire des choses pareil c du grand n'importe quoi un cirque
Il y a malsain… et puis il y a A Serbian Film. Là, on franchit un cap. Sous couvert de “dénoncer l’horreur”, le film se plonge dans un gouffre inhumain où le vice est poussé tellement loin qu’il en devient obscène.
Comment peut-on seulement imaginer — et filmer — de telles abominations, quel que soit le public visé ? Entre gore gratuit et pédocriminalité mise en scène, on a l’impression que les créateurs prennent un plaisir douteux à repousser les limites du supportable.
J’ai dû faire une pause de plusieurs jours avant de reprendre, tant c’est poisseux et inutilement choquant. À éviter absolument.
Comment peut-on seulement imaginer — et filmer — de telles abominations, quel que soit le public visé ? Entre gore gratuit et pédocriminalité mise en scène, on a l’impression que les créateurs prennent un plaisir douteux à repousser les limites du supportable.
J’ai dû faire une pause de plusieurs jours avant de reprendre, tant c’est poisseux et inutilement choquant. À éviter absolument.
Enfin quelque personne qui ont compris ce film si atroce et malsain, pire qu’irréversible, requiem for a dream.
Bref ce n’est pas un bon film, mais il a le mérite de montrer la réalité, si certaine personnes ont déjà été sur le deepweb savent, les riche qui payent pour du snuff avec des demandes spécifiques, des pe do qui payent aussi pour des lives, bref c’est immonde, mais le pire dans tout ça, ses gens là vous les applaudissez sûrement pour certains, car ils faut beaucoup d’argent pour du snuff en live.
Ce film montre cette société que beaucoup de montons ne voient rien, alors oui c’est une interprétation que seul une intelligence et une personne qui arrive à comprendre e voir au delà de l’atrocité des images, mais pour voir cela ils faut de la réflexion.
Si le monde est comme maintenant, c’est en grande partie de notre faute.
Bref ce n’est pas un bon film, mais il a le mérite de montrer la réalité, si certaine personnes ont déjà été sur le deepweb savent, les riche qui payent pour du snuff avec des demandes spécifiques, des pe do qui payent aussi pour des lives, bref c’est immonde, mais le pire dans tout ça, ses gens là vous les applaudissez sûrement pour certains, car ils faut beaucoup d’argent pour du snuff en live.
Ce film montre cette société que beaucoup de montons ne voient rien, alors oui c’est une interprétation que seul une intelligence et une personne qui arrive à comprendre e voir au delà de l’atrocité des images, mais pour voir cela ils faut de la réflexion.
Si le monde est comme maintenant, c’est en grande partie de notre faute.
Un film plutot interessant et imcompris. Notre personnage principal represente bien l'appat du gain et ce que les gens peuventr faire pour l'argent, mais il dénonce aussi l'industrie de la pornographie et c'est rare de voir des films parler de ce sujet. Niveau horreur et gore, ca va, ya pire. Sinon je trouve que ca va, ya pas besoin d'avoir un mental d'acier pour le voir, meme moi qui suis sensible, je n'ai eu aucune diffculté a le voir. Seul bémol, c'est que le film peut etre un peu lent, mais bon ca reste plutot pas mal.
Personnellement, c'est la première fois que j'ai autant rit car chaque scènes était si malaisante...Tout les deux minutes me fallait un stop car plus le film passait, plus les scènes étaient gores et horrible mentalement. Passent de scènes de viols,
spoiler:
sur un bébé qui vient de naître (qui est le fou qui a eu cette idée sérieusement ?) Sur un petit gamin puis les autres femmes
bref, spoiler: j'en parle pas des cadavres
... au début ont se dit "bon, ok. Un peu lourd pour un gosse qui regarde ca" a spoiler: "ils vont violer les parents et le gosse décédés!?"
Vraiment ? Le pire des pires pour le mental, essayer de dormir après ça c'est impossible !
bref, spoiler: j'en parle pas des cadavres
... au début ont se dit "bon, ok. Un peu lourd pour un gosse qui regarde ca" a spoiler: "ils vont violer les parents et le gosse décédés!?"
Vraiment ? Le pire des pires pour le mental, essayer de dormir après ça c'est impossible !
je n'ai pas les mots je suis en colère contre ce que je viens de voir , un film éprouvant et d'une violence comme j'en ai jamais vu . Je ne pensais pas un jour être choqué par un film et ben c'est arrivé ...bon courage a ceux qui vont le voir
Proposer des éléments choquants au sein d'un long-métrage, ce n'est pas une chose nouvelle. Depuis de nombreuses décennies, plusieurs cinéastes ont déjà tenté de repousser les limites de leur art et de leur époque en développant un contenu radical. Parfois, cette approche est utilisée afin d'amener un propos, comme pour "Salò ou les 120 journées de Sodome". D'autres fois, l'expérience sert à développer une nouvelle forme de cinéma, comme pour "Cannibal Holocaust". Ce qu'il faut malgré tout retenir, c'est que cette envie n'est jamais une finalité. On peut très bien vouloir repousser les limites et finir par réaliser un mauvais film à côté de cela, l'un n'empêchant pas l'autre. Mais dans de rares cas, on peut vouloir aller très loin, sans avoir forcément quelque chose à raconter, et en plus, faire un exécrable long-métrage. Et à mon sens, c'est exactement le cas de "A Serbian Film". Si on prend uniquement l'aspect cinématographique pour commencer, le projet est à la ramasse. Réalisé par Srdjan Spasojevic, la mise en scène du film est profondément remplie de problèmes. On y retrouve notamment un gros souci en matière de narration, cette dernière ayant du mal à fournir une continuité solide. Il y a énormément de soucis de raccord au niveau du montage par exemple, ce qui créait un rythme assez inégal et peu fluide. Nous sommes embarqués dans une histoire qui semble aller dans tous les sens, la caméra du réalisateur n'arrivant simplement jamais à proposer une continuité. D'autant plus que, pour ne rien arranger, le casting n'aide pas à cela. Chacun des acteurs se montre assez mauvais, certains surjouant comme pas possible et d'autres paraissant complètement absents. Il se créait donc un ensemble proche de l'amateurisme où ni le rythme, ni le jeu des acteurs, et encore moins la réalisation, ne s'accordent. Mais à la limite, tout cela ne serait qu'un simple mauvais long-métrage si le fond de ce dernier n'était pas aussi répréhensible. Pour le coup, j'ai entendu beaucoup d'analyses possibles sur ce qui a voulu être raconté. J'y note surtout une "intention" de montrer une cruauté humaine très forte et des dérives malsaines. Et sur le papier, je pourrais comprendre l'idée, sauf que réfléchir à ce sujet au sein du film est clairement une mission impossible. Quand un long-métrage décide de toucher à des sujets comme la sexualité envers les enfants ou les morts, pour moi, il entre dans une case beaucoup trop à part. Premièrement, car ce sont des choses qui me paraissent bien trop extrêmes. Il est important de noter ici que je parle de mon cas personnel, et que je suis conscient que certaines personnes pourront avoir l'ouverture d'esprit d'admettre que l'on peut utiliser ce genre d'images afin de réfléchir. Mais dans mon cas, on touche à mes limites, et j'assume totalement cela. Chacun aura son point de non-retour, et ce film a clairement trop touché le mien pour que je puisse prendre du recul. Cependant, ce n'est pas la seule raison qui fait de ce projet un ensemble détestable. La seconde chose qui me rend vraiment en colère contre lui, c'est que je n'ai même pas la sensation qu'il utilise cela pour réfléchir, mais bien plus comme un défouloir. Et à ce niveau, on touche vraiment à des éléments qui dépassent l'ordre du cinéma. Bien sûr que l'on peut me dire que la thématique développée est bel et bien réelle, mais, en voyant le long-métrage, je n'ai jamais eu la sensation que cela avait quelconque sens. Faire un film de plus d'une heure trente pour simplement nous dire des choses aussi banales, comme ce que j'ai évoqué tout à l'heure, me paraît franchement léger. Seulement nous montrer la violence, sans en tirer une conclusion plus profonde, apparaît comme une simple façon détournée pour réaliser tout et n'importe quoi. La frontière est tellement fine avec une approche pareille, que l'on peut justifier la moindre envie étrange par un propos artistique, ce que je ne peux pas concevoir. C'est donc pour cette raison que je trouve ce film particulièrement mauvais et très critiquable. Il ne prend jamais la peine d'être bon, tout en développant une apparence pseudo-intellectuelle pour ne rien dire. Par conséquent, je vous déconseille fortement son visionnage. Pour conclure, un film qui n'a rien d'un long-métrage ordinaire.
Ce film est l’un des plus gros navet que j’ai pu voir
Je ne sais pas comment on peut avoir idée de réaliser un film aussi sordide qu’il en est carrément malsain
Je ne sais pas comment on peut avoir idée de réaliser un film aussi sordide qu’il en est carrément malsain
Ce film est un pur film d'horreur. Je pense que ce film n'aurait JAMAIS au grand JAMAIS du voir le jour. Ce film contient des actes de
spoiler:
nécrophilie et pédophilie. spoiler:
Philosophiquement, cependant, le film est intéressant. Dans ce film, (presque) tout le monde est une victime : le réalisateur bourreau est une victime, le héros également est une victime, car spoiler:
il commet des actes immondes sous l'influence de la drogue. spoiler:
La scène la plus intéressant est certainemnt la tirade que Vukmir spoiler:
avec tout une philosophie de la victime comme quoi elle serait la vente la plus chère. La chair et l'âme d'une victime transmis en live au monde qui a perdu tout ça (leur humanité de ce que j'ai compris). spoiler:
Les spectateurs de ce film auraient donc perdu leur humanité, ce serait dis dans le film lui-même !
Et la justification comme quoi se serait une dénonciation de la guerre de Serbie, et bien, je n'y crois pas. D'ailleurs, je crois qu'il n'y a pas de bonnes justifications pour ces horreurs…
Ce film montre la négation des valeurs de l'individu, de la famille et de la société. spoiler:
On voit une homme, ancienne star du porno, qui va pratiques abominables. On voit une famille qui se suicide (suite à des actes sexuels subis et perpétrés). Et Milo et Vukmir qui serait les piliers de la l'économie Serbe ! spoiler:
C'est la destruction à l'échelle individuelle, familiale et sociétale.
Pour finir, je pense que PERSONNE ne devrait voir ce film. Même édité. C'est une horreur qui s'attaque à ce qu'il y a de plus faible, pour en sortir une séquence des plus immonde. Vous pourriez sortir du visionnage de ce film avec des pensées intrusives très dérangeantes ! 1 étoile, car le film est assez intelligent (à mon goût), mais trop comporte trop d'horreurs pour que je mette une bonne note.
nécrophilie et pédophilie. spoiler:
Philosophiquement, cependant, le film est intéressant. Dans ce film, (presque) tout le monde est une victime : le réalisateur bourreau est une victime, le héros également est une victime, car spoiler:
il commet des actes immondes sous l'influence de la drogue. spoiler:
La scène la plus intéressant est certainemnt la tirade que Vukmir spoiler:
avec tout une philosophie de la victime comme quoi elle serait la vente la plus chère. La chair et l'âme d'une victime transmis en live au monde qui a perdu tout ça (leur humanité de ce que j'ai compris). spoiler:
Les spectateurs de ce film auraient donc perdu leur humanité, ce serait dis dans le film lui-même !
Et la justification comme quoi se serait une dénonciation de la guerre de Serbie, et bien, je n'y crois pas. D'ailleurs, je crois qu'il n'y a pas de bonnes justifications pour ces horreurs…
Ce film montre la négation des valeurs de l'individu, de la famille et de la société. spoiler:
On voit une homme, ancienne star du porno, qui va pratiques abominables. On voit une famille qui se suicide (suite à des actes sexuels subis et perpétrés). Et Milo et Vukmir qui serait les piliers de la l'économie Serbe ! spoiler:
C'est la destruction à l'échelle individuelle, familiale et sociétale.
Pour finir, je pense que PERSONNE ne devrait voir ce film. Même édité. C'est une horreur qui s'attaque à ce qu'il y a de plus faible, pour en sortir une séquence des plus immonde. Vous pourriez sortir du visionnage de ce film avec des pensées intrusives très dérangeantes ! 1 étoile, car le film est assez intelligent (à mon goût), mais trop comporte trop d'horreurs pour que je mette une bonne note.
spoiler:
TrèS Gore Reele de Notre Monde Actuel !!! spoiler:
Le film nous plonge réellement dans le vice humain et psychologique !!!
TrèS Gore Reele de Notre Monde Actuel !!! spoiler:
Le film nous plonge réellement dans le vice humain et psychologique !!!
J en avais tellement entendu parler, que finalement je m attendais à pire. C est plutôt mal foutu, mal joué , mal réalisé. On comprend bien ce qu on veut essayer de nous infliger , mais ça manque de moyens.
Ok j'ai rien dit, The human centiped c'est soft.
MAIS C'EST QUOI CE FILM DE PSYCHOPATHE !!!
J'ai caché l'écran la moitié du film.
C'est la pire chose que j'ai vu de ma vie. Ca donne envie de vomir.
Et en plus le "twist" est prévisible et d'une dégueulasserie infinie.
Comment peut on faire des films comme ça !
MAIS C'EST QUOI CE FILM DE PSYCHOPATHE !!!
J'ai caché l'écran la moitié du film.
C'est la pire chose que j'ai vu de ma vie. Ca donne envie de vomir.
Et en plus le "twist" est prévisible et d'une dégueulasserie infinie.
Comment peut on faire des films comme ça !
A Serbian Film s’avance sous les atours du cinéma extrême, mais dissimule sous sa surface abjecte une construction allégorique d’une rare densité. Il ne s’agit pas simplement d’un film qui choque : il s’agit d’un film qui interroge la structure même du trauma collectif, celui d’un peuple broyé par les logiques géopolitiques, les effondrements idéologiques et la violence institutionnelle. La pornographie, ici, n’est pas du sexe : elle est un langage. Un langage politique. Ce qui est exhibé n’est pas tant l’acte sexuel que l’aliénation d’un sujet dont le corps est réduit à l’état de fonction, d’organe exploité, d’outil au service d’un spectacle qui ne nourrit que l’appétit mortifère du pouvoir.
Dans cette perspective, le détail de l’érection incomplète de Milos acquiert une portée symbolique majeure : elle dit la chute d’une virilité sociale, l’effondrement d’un désir qui, vidé de toute subjectivité, n’est plus producteur de vie mais de douleur. Le corps masculin n’est plus vecteur de puissance, mais machine dysfonctionnelle, symptôme d’une société qui a déréglé les fonctions élémentaires du vivant. La pulsion de vie (Eros) est détournée, pervertie, inféodée à une logique de Thanatos. La procréation elle-même est retournée contre elle-même : il ne s’agit plus de donner naissance, mais d’instrumentaliser la vie dès son origine pour mieux affirmer la toute-puissance de la mort. Le viol du nouveau-né devient, dans cette horreur absolue, le point nodal d’une dénonciation politique et existentielle où l’humanité se détruit dans ce qu’elle a de plus sacré.
Sur le plan médical, le film explore les zones les plus sombres du trauma psychique, dans ce qu’il produit de dissociation, de fragmentation de la mémoire, de désaffiliation. Milos, sous emprise pharmacologique et psychologique, devient le corps-objet d’un système biopolitique, privé de tout consentement réel. Il évoque les patients atteints de troubles dissociatifs sévères (formes extrêmes de PTSD), errant dans une temporalité décomposée, où les affects n’ont plus de support narratif. On peut parler d’un effondrement de la cohérence ego-somatique : Milos agit, mais ne sait plus au nom de quoi. Le système a absorbé son moi.
Philosophiquement, le film pose des questions fondamentales sur la responsabilité dans l’inhumain. Si Milos est drogué, manipulé, détruit psychiquement, peut-on encore le considérer comme un agent moral ? A Serbian Film rejoint ici les réflexions de Hannah Arendt sur la banalité du mal, ou de Canguilhem sur l’anormal comme production sociale. Le monstre n’est pas tant celui qui commet que celui qui organise, planifie, ordonne — dans un système où l’inhumanité devient méthode. Le vrai scandale n’est pas dans le geste, mais dans sa rationalisation.
Le spectateur, enfin, est convoqué comme témoin impuissant. Le dispositif du snuff movie mis en abyme lui renvoie sa propre position de voyeur, l’oblige à prendre conscience du regard comme acte moral. Le cinéma, ici, ne divertit plus : il dissèque. Il déplie devant nous un monde où les catégories esthétiques, morales et politiques s’effondrent simultanément. L’abjection n’est plus un accident : elle est le symptôme d’une modernité déshumanisée.
Dans cette perspective, le détail de l’érection incomplète de Milos acquiert une portée symbolique majeure : elle dit la chute d’une virilité sociale, l’effondrement d’un désir qui, vidé de toute subjectivité, n’est plus producteur de vie mais de douleur. Le corps masculin n’est plus vecteur de puissance, mais machine dysfonctionnelle, symptôme d’une société qui a déréglé les fonctions élémentaires du vivant. La pulsion de vie (Eros) est détournée, pervertie, inféodée à une logique de Thanatos. La procréation elle-même est retournée contre elle-même : il ne s’agit plus de donner naissance, mais d’instrumentaliser la vie dès son origine pour mieux affirmer la toute-puissance de la mort. Le viol du nouveau-né devient, dans cette horreur absolue, le point nodal d’une dénonciation politique et existentielle où l’humanité se détruit dans ce qu’elle a de plus sacré.
Sur le plan médical, le film explore les zones les plus sombres du trauma psychique, dans ce qu’il produit de dissociation, de fragmentation de la mémoire, de désaffiliation. Milos, sous emprise pharmacologique et psychologique, devient le corps-objet d’un système biopolitique, privé de tout consentement réel. Il évoque les patients atteints de troubles dissociatifs sévères (formes extrêmes de PTSD), errant dans une temporalité décomposée, où les affects n’ont plus de support narratif. On peut parler d’un effondrement de la cohérence ego-somatique : Milos agit, mais ne sait plus au nom de quoi. Le système a absorbé son moi.
Philosophiquement, le film pose des questions fondamentales sur la responsabilité dans l’inhumain. Si Milos est drogué, manipulé, détruit psychiquement, peut-on encore le considérer comme un agent moral ? A Serbian Film rejoint ici les réflexions de Hannah Arendt sur la banalité du mal, ou de Canguilhem sur l’anormal comme production sociale. Le monstre n’est pas tant celui qui commet que celui qui organise, planifie, ordonne — dans un système où l’inhumanité devient méthode. Le vrai scandale n’est pas dans le geste, mais dans sa rationalisation.
Le spectateur, enfin, est convoqué comme témoin impuissant. Le dispositif du snuff movie mis en abyme lui renvoie sa propre position de voyeur, l’oblige à prendre conscience du regard comme acte moral. Le cinéma, ici, ne divertit plus : il dissèque. Il déplie devant nous un monde où les catégories esthétiques, morales et politiques s’effondrent simultanément. L’abjection n’est plus un accident : elle est le symptôme d’une modernité déshumanisée.
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