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    Cani arrabbiati
    note moyenne
    3,5
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    6 critiques spectateurs

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    Davidhem
    Davidhem

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    5,0
    Publiée le 19 septembre 2012
    Mario Bava, l'un des maîtres de l'épouvante dans les années 1960 et 1970, il fut d'ailleurs celui qui inspira Dario Argento, réalise un long-métrage atypique dans sa filmographie. Celui qui partageait les rênes du giallo et de l'horreur avec Argento décide d'élaborer un thriller sur fond de road-movie. Fidèle à lui-même, le film présente une intrigue corsée, riche en rebondissements et débouche sur un final inattendu. Mais ce qui frappe dans ce film appelé en France "Les chiens enragés", c'est l'extrême violence à la fois physique et psychologique. En effet, Mario Bava ne laisse aucun moment de répit au spectateur qui voit s'enchaîner les dialogues crus et les situations malsaines. Le principe de l'histoire est simple mais encore fallait-il penser et réussir à créer chez le spectateur la transpiration du stress. Oui, quand vous visionnerez ce film, vous n'aurez pas peur, vous serez déboussolé et désireux d'aller aux toilettes pour vomir non pas parce que le film est épouvantable parce qu'il l'est mais simplement parce que le génie du réalisateur italien consiste à surprendre le spectateur avec une logique qui se révèle implacable et pessimiste. De plus, la musique qui ressemble à un disque rayé puisqu'elle ne change jamais de rythme ni ne laisse en paix le spectateur, apporte une fixation dans le cerveau pour l'informer que le cauchemar que l'on visionne ne cessera que lorsqu'il sera écrit le mot "fin" sur l'écran. Le film fut tourné en 1974 mais étrangement il ne fut pas accepté dans les salles. Pourquoi étrangement? Parce que ce film outre son coté malsain possède une richesse scénaristique extraordinaire et qu'à aucun moment l'on ne peut décrocher de ce long-métrage qui présente les assassins vraiment comme les pires ordures qu'il existe dans ce monde, c'est-à-dire qu'ils n'ont aucun remords, aucune éducation, aucun sens de la morale, aucun sens de l'honneur, ils sont présentés ici comme des idiots pervers et brutaux. Avec ce road-movie lancé à une vitesse infernale, Mario Bava signe un chef-d'oeuvre dans le genre du film de gangsters. Déconseillé aux âmes sensibles.
    AMCHI
    AMCHI

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    3,5
    Publiée le 16 juin 2013
    Différents des autres films de Mario Bava Semaforo rosso (connu aussi sous le nom de Rabid dogs ou encore Chiens Enragés en français) commence comme ces polars italiens des années 70 avec fusillades violentes et course-poursuite. L'essentiel du film se passe dans une voiture ou plusieurs personnages doivent fuir la police (les bandits ont pris des otages dont un enfant), c'est un film très tendu, sadique et vicieux mais dont on prend un malin plaisir à le regarder. Le final est surprenant bien qu'à un moment donné j'ai eu cette idée (ce qui ont vu le film savent de quoi je parle). Bon film mais personnellement j'ai trouvé dans un style proche La Proie de l'auto-stop (autre film italien) meilleur.
    cylon86
    cylon86

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    3,5
    Publiée le 26 septembre 2015
    Trois gangsters en cavale prennent en otage une femme ainsi qu'un homme et son enfant. Road-movie violent et implacable, "Cani Arrabbiati" donne l'opportunité à Mario Bava de s'éloigner de son style gothique, parfois proche du nanar pour nous livrer une œuvre plus viscérale, critique acerbe de la société et de la violence qu'elle engendre. Évitant la psychologie trop fouillée, Bava nous montre des personnages peu humanisés, souvent plus proche de l'animal que de l'homme. Il en résulte un film surprenant de bout en bout, tenant la route (au sens propre comme au figuré) durant toute sa durée et qui nous plonge dans une atmosphère bien crade dont on ne sort pas indemne, impression renforcée par la trogne des acteurs employés et par le grain de la photographie.
    Cathedrale
    Cathedrale

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    4,5
    Publiée le 26 décembre 2013
    Coincé entre deux squelettes dégoulinants de sueur, l'enfant tremblote, malade - ils le sont tous.L'iris bouillonnant de l'objectif encercle les passagers, pénètre leurs âmes et, au gré des kilomètres, expose doucement leurs plus intimes pulsions. Rongés par la haine,abrutis de violence, les 3 complices n'épargnent rien à leurs otages.. Sous la face rougeoyante d'un soleil de plomb se joue un drame d'une toute puissante finesse, efficacement mené par une brochette d'énergumènes déphasés. Avec ses airs de road movie décomplexé, l'haletante débandade laisse apparaître dans son sillage une ecchymose cuisante de cruauté, dont quelques clébards errants pourront se délecter.
    S M.
    S M.

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    5,0
    Publiée le 11 mars 2014
    "Cani arrabbiati" est une oeuvre atypique dans la filmographie de Mario Bava. Véritable "road movie" au suspense haletant et à la tension palpable où le plus gros du film se passe dans une voiture. Des malfaiteurs ont pris en otage un couple avec un enfant. L'ambiance est très tendue et malsaine. Les bandits sont crédibles et de vrais sadiques. Certaines scènes sont vicieuses. Le final, carrément imprévisible est excellent. Ce film maudit, est proche des "proies de l'autostop", autre classique italien. Bien que réalisé en 1974, il n'est sorti qu'à la fin des années 90. A posséder.
    ronny1
    ronny1

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    4,0
    Publiée le 11 février 2020
    « Cani arrabiati » ayant été saisi, « Rabid Dogs» est la première version du film de Bava qui fut présentée en 1995, soit 20 ans plus tard, au marché du film à Milan sous le titre "Semaforo Rosso". La première vision de ce road movie concentrationnaire, claustrophobe (l’essentiel du métrage est filmé dans l’intérieur d’une voiture) et sanglant est un véritable coup de poing. L’ambiance irrespirable soulignée par une violence de tous les instants, de ce réquisitoire brutal et malsain n’offre point de répit au spectateur constamment mal à l’aise. Le final, surprenant au premier abord, révèle une fois de plus la misanthropie profonde de Bava. C’est une énorme leçon de cinéma démontrant le talent certain de Mario Bava. Photographie, musique et interprétation (inhabituellement bonne chez Bava) sont irréprochables. Seul le lien d’une scène à l’autre est parfois heurté, car il s’agit du premier montage « brut » de Carlo Reali. Lamberto Bava, fils du réalisateur, affirma que ce montage ne fut pas validé par son père. On peut supposé que Reali qui travaille avec Bava depuis 1971 et « La baie sanglante » savait anticiper les désirs du cinéaste. Mais Lamberto remonta un nouveau film intitulé « Kidnapped », en ajoutant des scènes coupées (le dispatching de la police) et en filmant un nouveau personnage : la mère du petit garçon qui passe son temps à téléphoner. Ces scènes ajoutées nuisent au rythme et rendent la fin incohérente. Les inconditionnels verront sans doute les deux versions. Mais le grand film, c’est clairement « Rabid Dogs / Semaforo Rosso».
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