Mais comment Isabelle Huppert a-t-elle pu accepter de jouer dans un navet pareil? Une soudaine envie de devenir populaire? Des arriérés d'impôts a payer rapidement? Surtout qu'elle avait déjà interprété ce rôle de bourgeoise coïncée dans le réussi "Les soeurs fâchées" avec Catherine Frot. Mais là, elle se répète, avec un Benoït Poolvorde bien grossier à ses côtés. Si au moins les gags étaient drôles... Et que dire de cette fin convenue que l'on devine par avance? On avait connu Anne Fontaine bien mieux inspirée, notamment dans "Nettoyage à sec". Mais là, c'est un ratage total, un nanard de première à oublier très vite!
J'ai beaucoup aimé. Les 3 acteurs principaux sont extra's : Poelvoorde, Dussolier, Huppert. Isabelle Huppert joue maintenant avec sa réputation de comédienne froide qu'on retrouve presque toujours dans le rôle de la bourgeoise, à l'instar de Nathalie Baye depuis pas mal d'année maintenant ou plus récemment de Catherine Deneuve. Et ça leur va bien d'afficher l'humour et l'auto-dérision en corde en plus à leur arc.
Sans oublier Poelvoorde qui nous montre une fois de plus qu'il peut nous émouvoir.
une comédie qui tarde à monter en puissance tant les deux acteurs principaux campent leurs rôles habituels. PLV : on peut passer néanmoins un bon moment.
De cette mécanique comique formée par ce couple il ne ressort pas grand chose,ci ce n'est de gros clichés,sur les beaufs et les bourgeois. Seul Benoît Poelvoorde sort du lot avec son jeu qui écrase littéralement celui d'Isabelle Huppert. Si Poelvoorde et amusant,le scénario d’Anne fontaine lui ne l'est pas,il y a trop de grosse facilitées d’écriture dans cette histoire qui ne possède pas un brin d'originalité.
Anne Fontaine revisite « Boudu sauvé des eaux » en confiant le rôle de Boudu tenu chez Renoir par le grand Michel Simon au belge Benoît Poelvoorde déjà vu chez la réalisatrice pour le très inquiétant « Entre ses mains » (2005). Il est vrai que le talent protéiforme et baroque de Poelvoorde est parfois assimilable au génie de l’acteur de « Drôle de Drame ». Pour le reste Anne Fontaine qui n’est pas sans savoir qu’un remake a été proposé en 2005 par Gérard Jugnot bouleverse un peu la donne en opposant au marginal magnifique une petite bourgeoise coincée interprétée par une Isabelle Huppert ravie de montrer de temps à autre comme elle l’a déjà fait chez Blier, Chabrol , Balasko ou plus récemment chez Fitoussi que son jeu souvent jugé comme trop cérébral peut s’accommoder des personnages les plus farfelus. Une respiration entre deux Haneke ne peut qu’être salutaire pour l’actrice stakhanoviste qui a déjà à son compteur près de cent films . La réunion de ces deux pôles extrêmes a sans doute été une gourmandise trop copieuse pour Anne Fontaine et il ne fallait pas moins que le flegmatique André Dussolier au milieu pour adoucir cette association du feu et de l’eau. Beaucoup ont reproché au film son côté prévisible dû justement à cette réunion de deux acteurs que tout semble opposer. Il est vrai que les choses ont un peu de mal à se mettre en place comme si les deux acteurs redoutaient que leur collaboration tourne à la confrontation . Le scénario comique classique de la cohabitation forcée est ici assez mal exploité car on ne comprend pas très bien comment Patrick (Poelvoorde) parvient à s'immiscer dans l'intimité de ce couple ultra bourgeois formé par Agathe (Huppert) et François (Dussolier). Cette incohérence initiale nuit à la fluidité du récit et il faut dès lors se satisfaire de petites saynètes tantôt drolatiques tantôt émouvantes portées par des acteurs montrant leur faculté à venir au secours d'une trame brinquebalante. Anne Fontaine s'est certainement perdue dans cette association improbable qu'elle pensait à elle seule capable de transcender les difficultés rencontrées à l'écriture. Reste la prestation de Huppert qui une fois de plus intrigue. Cette actrice constitue décidement un mystère avec sa capacité apparemment innée à passer sans effort et avec la même crédibilité de la distance la plus éthérée à la grivoiserie la plus salée, faisant sans problème jeu égal avec Poelvoorde dans son domaine de prédilection. Rarement on aura vu actrice au registre aussi étendu comme si rien des émotions humaines ne lui était étranger. Le problème de cette perfection presque insolente est qu'elle peut fasciner pour elle-même et finir par phagocyter tout l'écran quand l'intrigue n'est pas suffisamment puissante pour dissiper ce vertige. Ce n'est pas pour rien que souvent Isabelle Huppert occupe la tête d'affiche de ses films. Dans sa longue filmographie qui se souvient de ses partenaires ? Hormis Depardieu à ses débuts, lequel de ses compagnons de jeu est parvenu à se mettre en valeur à ses côtés ? Catherine Deneuve et Nathalie Baye ses deux alter ego n'ont pas rencontré cette difficulté qui place désormais bien seule la belle Isabelle sur son olympe où rares sont ceux qui osent l'approcher. Même Poelvoorde, acteur un peu casse-cou, semble quelquefois paralysé devant une telle assimilation à son personnage. Michel Serrault à son firmament s'est lui aussi un peu isolé des autres acteurs par trop de présence. Chabrol avait réuni les deux monstres pour une pochade fort réjouissante en 1997 ("Rien ne va plus") où ils formaient un couple d'escrocs de haut vol. On dit souvent que le génie isole, Madame Huppert en mesure aujourd'hui le prix qui officie désormais le plus souvent sous la houlette de réalisateurs étrangers.
Je me suis clairement ennuyé devant Mon pire cauchemar. Le film est beaucoup trop prévisible, le scénario est superficiel, les personnages sont stéréotypés et l’humour n’est pas toujours efficace. Il réussit juste à nous faire esquisser quelques sourires de temps en temps. Malgré quelques bonnes répliques, l’ensemble reste très maladroit. Concernant la mise en scène, Anne Fontaine se contente du minimum syndical. Pour la distribution, le duo Isabelle Huppert, Benoît Poelvoorde est plutôt bien (ces rôles leurs réussissent). J’ai également été ravi de retrouver André Dussollier dans le long-métrage.
Bref, rien de mémorable, on peut cependant passer un bon moment.
Je voulais y croire au moins un peu et en fait non, ce qui ressort de ce film est un cinéma bourgeois sans rien d'édifiant. Malgré ses acteurs et sa réalisation correcte, son idée saugrenue mais à creuser, tout est convenu, attendu et dans sa globalité juste vulgaire spoiler: au sens propre du terme le final est bien vulgaire . Une romance entre deux grandes gueules de genre opposé, des beuveries et excès, les deux garçons sont assez transparents sinon pour des clichés et les autres sujets abordés aussi des sortes de clichés sous forme de moqueries. Sans être malsain car relativement réaliste cette comédie romance n'est une fois de plus que le dévidoir d'une bourgeoisie friquée.
Malgré ses clichés et l’aspect caricatural de ses personnages, cette comédie réalisée par Anne Fontaine, en 2011, tient la route. Cela repose en très grande partie sur l’excellente prestation des acteurs (Isabelle Huppert, Benoît Poelvoorde, André Dussollier et dans un plus petit rôle Virginie Efira) au service d’un scénario convenablement rythmé. On ne se tape pas des barres de rire mais on reste sous le charme de cette relation sentimentale entre deux êtres issus de milieux sociaux opposés et au caractère incompatible. Bref, un divertissement sans surprise mais touchant.
Bon ce film n'est pas hyper original, mais je me suis bien maré, d'habitude je ne peux pas voir benoit poulevord qui m'insuporte au plus haut point, mais j'ai quand meme tanté le coups et ce fut plutot pas mal.
Après une première partie de film drôle et touchante, on tombe dans l'ennuie et le convenu. Poelvoorde toujours aussi drôle mais Huppert toujours aussi rigide et froide que ça en devient agaçant.
Une femme coincée et bourgeoise rencontre un homme bourru au franc parlé, les deux vont être obligés de cohabiter au point de se rapprocher, l'alcool aidant. C'est sur ce script que sont réunis Isabelle Hupert et Benoit Poelvoorde, 2 acteurs qu'on imaginait pas réuni un jour à l'écran. Accompagné de seconds rôles délicieux avec Virginie Efira et Andre Dussollier, on rigole volontiers devant de nombreuses situations burlesques, surtout grâce au génie comique de l'acteur belge. Pour le reste, le film souffre de beaucoup de stéréotypes et d'un abandon de certains personnages, en premier lieu les enfants qui sont pourtant le centre de l'histoire.