Martha Marcy May Marlene
Note moyenne
3,5
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253 critiques spectateurs

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Christian B.
Christian B.

20 abonnés 696 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 mai 2013
Un superbe scénario , un peu de fesses , ne suffisent pas à faire un bon film , purée celui là c'est gros navet et la fin , au moins le réalisateur a du ce dire bon celà suffit pour ce navet et à couper net le film , là au moin c'est clair , au moins on ne s'y attend pas ....lol
svtlben
svtlben

31 abonnés 617 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 août 2012
Je ne l'ai pas aimé du tout. Je trouve ce film est lent, vide, sans scénario élaboré. A éviter
Lui-Elle
Lui-Elle

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 septembre 2012
Elle : soporifique...
Lui : Que de longueur... Classé dans drame, soit. Mais dans thriller je cherche encore... Un scénario intéressant, basé sur l'endoctrinement et le conditionnement mais que c'est long...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 mars 2012
film superficiel dans le sens où nous avons l'impression que chaque scène débute en espérant avoir une suite "logique", mais l'histoire s'enchaîne sans but précis... On reste vraiment sur sa fin.
Dommage car très belle bande annonce, mais malheureusement il n'y a rien à voir au-delà de ces 4 mn
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 novembre 2014
Un film poussif et sans réel rythme, juste ennuyeux dont je n'ai pas spécialement compris les enjeux a part : les sectes c'est mal! Sans grand intérêt!
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2012
Premières fois. « Martha, Marcy May, Marlene » marque en effet les débuts d’artistes, devant et derrière la caméra. Devant la jeune et époustouflante, Elizabeth Olsen, derrière Sean Durkin, pur réalisateur du cinéma indépendant US, émergeant à Sundance. Jusqu’ici, tout reste classique. Seulement le film de Durkin va bien au-delà des espérances habituelles et révèle un vrai talent. Nous rappelant presque, dans une autre génétique, le Shotgun Stories Jeff Nichols en 2007. Le tout étant plutôt de bonne augure.
Par la thématique principale de son film, les dommages collatéraux des sectes, le réalisateur ne choisit pas la facilité. Sujet pouvant facilement basculer dans l’outrance et les clichés. A l’inverse, il réussit à démontrer l’impact, plus interne qu’externe, que ce genre de manipulations peut imputer à l’être humain. Ancrée dans une ruralité hippie tendance folk, la communauté (secte) décrite par Sean Durkin s’inscrit avec propos dans une démonstration plus que dénonciation.
Exemple même, l’utilisation du flashback avec un certain savoir faire, Martha, Marcy May, Marlene, est la parfaite démonstration de ce qu’on peut faire quand on sait répéter cet exercice de style. Jamais redondant dans l’effet, toujours utile et intégrant fond et forme.
Durkin, n’aime pas la facilité, il utilise chaque flashback par un pont de mise en scène entre un raccord des évènements passés et présents. Outre lui offrir une fluidité de mise en scène cela lui permet d’inscrire le fond qu’il tend à d’écrire ; montrer comment, même après « le départ », la secte garde dans un même parallèle, un impact dans le présent.
Réalité, souvenirs et imagination sont alors confondus dans un même espace temporel, ce qui appuie et désigne avec subtilité la démonstration que le réalisateur tente d’apporter aux dommages que les sectes peuvent engendrer. Ce simple effet, souligne comment Durkin sait donner du sens et une lecture juste à son cinéma. Entre subtilité et savoir faire.
Le tout est baigné d’une lumière très naturaliste, tout en flirtant avec ce qu’un certain cinéma indépendant d’une bonne vingtaine d’années pouvait faire. A ce titre le jeune Jody Lee Lipes montre un savoir faire indéniable et participe à l’ambiance si marquée du film. Les intérieurs tout comme les extérieurs sont dans une esthétique laiteuse et très naturaliste. L’ensemble donnant un relief de chaque instant à tous les personnages du film, tant leurs mouvements se veulent découpés et se dégagent de cette photo au grain prononcé et magnifique.
Ainsi la performance de la toute jeune Elizabeth Olsen (sœur de(s)…) ne peut être que magnifiée. La comédienne pour son premier vrai rôle, emporte tout avec elle, jusqu’à son malaise qu’elle arrive en crescendo à faire ressentir au spectateur. Physique et charme non conventionnels dans la caste hollywoodienne, Olsen s’avère presque être un choix évident. Comédienne naissante, surprenante de maîtrise et d’implication sans tomber dans l’excès de jeu. Elle porte à elle seule avec justesse ce que le réalisateur tend à démontrer, comment un acte psychologique violent fait effet avec la plus grande douceur et sournoiserie. Sean Durkin le filme ainsi, Elizabeth Olsen le porte de la même manière en y apportant l’onde particulière que son personnage demande.
On peut parfois ressentir de la redite dans les termes de « révélations du cinéma indépendant américain » mais Sean Durkin réalise ici un travail d’auteur imparable, autant par son scénario, violent, abrupt et en totale rupture de sa mise en scène, douce, fluide et subtile par sa forme. Comme fil conducteur de l’ensemble et symbole de liberté désirée, Elizabeth Olsen, découverte et comédienne à l’aura naturelle et hypnotisant. Petit budget, grand film.
http://requiemovies.over-blog.com/
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 mars 2012
Premier grand rôle pour Elizabeth Olsen (la sœur des célèbres jumelles Mary-Kate & Ashley) que l’on retrouve ici dans un premier rôle étouffant et criant de vérité. Martha Marcy May Marlene (2011) narre l’histoire d’une jeune femme qui réapparaît auprès de sa sœur après plus de deux ans d’absence (sans avoir donné de ses nouvelles). Pendant ce lapse de temps, elle vivait recluse dans une ferme au sein d’une secte. Parvenue a s’échapper, elle tente de mener une existence à peu près normale chez sa sœur en espérant oublier ce qu’elle a enduré et plus particulièrement son gourou (l’excellent John Hawkes). Mais cette nouvelle vie va lui apparaître bien difficile à cerner, entre ce qui lui était interdit auparavant et ce qui ne l’est plus. Sean Durkin nous séduit avec son drame psychologie reflétant avec une rare justesse (pour un premier film) ce qu’endure cette jeune femme brillamment interprétée par Elizabeth Olsen, une actrice à fort potentiel à suivre de près !
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2012
La jeune soeur Olsen porte sur ses épaules un film ambitieux. Une jeune femme s'échappe d'une secte après deux ans et retrouve sa soeur... Une ambiance envoutante, presque sereine se dégage du film où on suit en parallèle les moments forts de ses deux ans de "calvaire" et son réapprentissage au monde extérieur via sa soeur et mari. Le scénario est intéressant et le montage met parfaitemet en valeur tous les tenants et aboutissants. Cependant Marcy May est va mal et semble avoir vécu un véritable calvaire ; c'est bien là le problème... C'est clair qu'il s'agit d'une secte mais on voit surtout des gens gentil et affectueux qui vive avec la nature, bref la violence est avant tout psychologique (aucune violence physique-le viol est accepté et vit "heureuse" la plupart du temps). Il faut attendre un évènement en dehors de la secte pour voir un tournant. Il aurait sans doute fallu que le calvaire soit plus probant pour nous émouvoir et être touché par les fêlures de l'âme. C'est dommage... Cependant le film est surperbement mis en image et Elizabeth Olsen est clairement plus talentueuse que ses soeurs. Un poil plus d'émotion et de violence aurait été une bonne chose. Une description de la secte qui interpelle mais qui ne fait pas assez froid dans le dos. La fin est beaucoup trop brusque. Un bon film mais sans aucun doute un peu surestimé.
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mars 2012
La trame est bonne et le film entretient parfaitement le mystère et la paranoïa, Elizabeth Olsen est saisissante et le reste du casting, bien que mis au second plan, s'en sort plutôt bien. Dommage cependant qu'il n'y ait pas le début d'une explication, ou du moins qu'on ait l'impression que le projectionniste a oublié une bobine...
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2012
Martha quitte la ferme collective où elle vit depuis plusieurs mois sur un coup de tête. Sa sœur, sans nouvelles depuis longtemps, la recueille sans ne rien savoir de ce qui lui est arrivé. Martha ne livre rien. Au fur et à mesure des jours des souvenirs refont surface, des ressentis, des choses refoulées qu'elle se prend en pleine figure. Le talent du réalisateur réside dans cette capacité à nous faire ressentir tout le parcours de son héroïne. On ne devine que partiellement la façon dont celle-ci est entrée dans cette secte aussi facilement. La manière dont elle s'est livrée corps et âmes, au sens propre et figuré. Ces bribes de souvenirs qui reviennent en surface à mesure que le temps passe, et que l'influence s'estompe. Difficilement et cruellement. Ses proches ne comprennent pas ce qui se passe dans sa tête, pourquoi ce mutisme, ce jugement permanent. Le climat anxiogène qui s'installe insidieusement nous prend à la gorge jusqu'à la fin, paroxysme de la peur que l'on éprouve lorsqu'un danger aussi pernitieux que l'influence d'une secte menace de revenir. On ressent littéralement ce que Martha a peu éprouver, éprouve à rebour, la façon dont elle tente une renaissance quasi impossible. Un film brillant, parfaitement maîtrisé dans son intime, dans la terreur, et ll'horreur.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 mars 2012
Martha ? Marcy May ? Marlene ? Je sais pas. Je sais plus. J'en sais rien. Tout se confond. Tout se partage. Et si je ne suis pas égoïste ? Parce qu'il est là, et c'est un putain de menteur et il faut partir, il faut s'en aller tout de suite et non, j'ai rien fait, et rien vu, et toi tu es comme moi, et tu n'es personne, et je suis heureuse d'être là, parmi vous, ne me touche pas ! Ne me touche pas si tu ne m'écoute pas ! Il a chanté, on a dansé et je ne me souviens plus de rien, et tout était unique, et tout était vrai mais ... je me retourne, ou je ne me retourne pas, qui ai-je été, qui vais-je être, je ne sais plus.
Sebi Spilbeurg
Sebi Spilbeurg

93 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2014
Elle a longtemps vécu dans l’ombre de ses sœurs Mary-Kate et Ashley, en participant à quelques-uns de leurs téléfilms sous son surnom Lizzie. Désormais, tout Hollywood la réclame ! Et pour cause, après l’avoir vue récemment à l’affiche du remake US d’Old Boy et de Godzilla, elle répondra également présente au casting d’Avengers 2 (son rôle ayant déjà été entraperçu dans la séquence post-générique de Captain America : le Soldat de l’Hiver). Mais sa notoriété, Elizabeth Olsen la doit à un seul film. À son tout premier rôle sur grand écran. Un long-métrage indépendant, loin du faste des studios, qui a fait fureur au Festival du film de Sundance 2011 (notamment récompensé par le prix de la meilleure mise en scène), et qui a su dévoiler le talent d’une toute nouvelle comédienne. Retour donc sur Martha Marcy May Marlene, un drame qui vaut le détour !

Pourtant, le pari n’était pas gagner d’avance pour Elizabeth Olsen. En effet, une « débutante » comme elle, voulant à tout prix piquer la vedette à ses frangines (dont on n’entend plus parler, soit dit en passant) en portant littéralement un film sur ses épaules : le projet pouvait aussi bien fonctionner que se casser la figure. Heureusement, la comédienne s’en sort avec énormément de talent. Un talent que personne n’avait vu venir et qui en avait surpris plus d’un à sa sortie. Montrant qu’on peut très bien s’appeler Olsen et faire autre chose que de la nunucherie style Hannah Montana. Notre chère Lizzie crève l’écran, tout simplement ! Son charme, son naturel… sa prestation dans son ensemble surpasse amplement celle de ses complices (John Hawkes, Sarah Paulson, Hugh Dancy, Christopher Abbott…), qui nous paraissent secondaires. Bluffante de bout en bout, elle donne vie à son personnage avec beaucoup de crédibilité, à tel point que son jeu nous aide à entrer dans l’histoire du film, déjà bien captivante sur le papier.

Bien que Martha Marcy May Marlene soit considéré comme un drame, il ne faut pas s’attendre à un tire-larmes ou à un mélo ayant pour but de titiller notre sensibilité. Au lieu de cela, le film de Sean Durkin flirte avec le thriller psychologique, en mettant en place un suspense et ce dès le début du film. En effet, le long-métrage démarre par notre héroïne qui fuit un groupe, une communauté, une secte… on n’en sait rien ! Et quand elle va trouver refuge chez sa sœur, des souvenirs en flashes-back vont nous être livrés petit-à-petit pour tenter de comprendre le personnage : pourquoi est-elle partie pendant 2 ans ? Pourquoi a-t-elle fui ce fameux groupe ? De quoi a-t-elle peur ? Tant de questionnements qui vont forger la paranoïa de l’héroïne, qui ne va plus trop faire la différence entre la réalité et le passé.

Une trame pour le moins intéressante mais qui se retrouve embellie de la plus belle des manières par le réalisateur : plus les fameux souvenirs envahissent l’esprit du protagoniste, plus ils vont s’encrer dans sa réalité. Cela, Sean Durkin le montre en filmant deux séquences se passant à des temps différents mais cependant identiques : spoiler: l’héroïne s’apprête à sauter d’un bateau pour plonger dans l’eau, et quand elle se lance enfin, elle se retrouve avec les membres de sa « secte »
. Des passages réalité/souvenir d’une rare fluidité qui peuvent frustrer au début mais auxquels on s’habitue très vite. Et comme le scénario nous place du point de vue du personnage, nous pouvons, nous aussi, nous demander si la plupart des choses qui nous sont dévoilés se sont véritablement arrivés ou s’il ne s’agit que de l’imagination due à l’angoisse (pour ne pas dire folie) de l’héroïne. spoiler: Certains pourront également se demander lequel de ces trois prénoms (Martha, Marcy May ou Marlene) est la véritable identité de cette dernière
. Si l’histoire du film nous le précise, cela n’empêche pas ce doute !

Enfin, comme si cela ne suffisait pas, Sean Durkin installe peu à peu dans son film une ambiance qui, justement, pourrait définir l’état d’esprit du protagoniste. Même si c’est au spectateur de se faire une idée, notamment via la dernière séquence du film (un plan qui se termine comme tel, de manière brusque, qui peut laisser sur sa faim). Quoiqu’il en soit, le réalisateur, en commençant par filmer des plans de campagne et de belles maisons pour continuer dans la noirceur, créer une atmosphère de paranoïa envoûtante et entraînante. Qui aide à nous faire douter sur la véracité des souvenirs de l’héroïne sans pour autant ôter le fait qu’elle peut être en grand danger. Une maîtrise qui n’a pas volé ses nombreuses nominations et récompenses !

Attachant, passionnant mais aussi troublant, Martha Marcy May Marlene est un film à voir. Pour sa mise en scène et son actrice principale. Il serait même obligatoire de faire découvrir ce long-métrage, qui n’a pas su rembourser l’intégralité de son budget (moins de 4 millions de dollars dans le monde pour un budget de 10 millions) à cause de son statut de film indépendant. Même si nous avons tous nos plaisirs coupables et que certains blockbusters valent le détour, il serait temps que les spectateurs (moi y compris) se détournent d’Hollywood pour se pencher sur d’autres projets, certes moins imposants, mais pouvant être bien plus puissants qu’un divertissement aux moyens pharaoniques.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mars 2012
Il est des films bien mystérieux dont objectivement on peut dire qu'ils regroupent beaucoup de bonnes choses, mais dont le résultat final est décevant.



MMMM fait partie de ces productions prometteuses qui semblent perdre le fil de leur histoire en route.



Martha a passé deux ans dans une secte, elle s'échappe et vient vivre chez sa soeur et son beau-frère. Le film zappe continuellement entre les deux périodes, d'une façon il faut le dire à la fois très élégante, et totalement insignifiante.



En réalité, le sentiment d'empathie qu'on (devrait) éprouve(r) pour Martha se perd quelque part, dans un non-jeu qui peut faire passer la prestation d'Elizabeth Olsen comme remarquable, ou dans une sorte de vertige baba cool qui fait ressembler la secte (qu'on voudrait sanguinaire, satanique ou à tout le moins perverse) à une riante réunion de moniteurs de colo un peu barges, Woodstock style.



Tout cela est estampillé Sundance pur jus (MMMM y fut sacré meilleur drama) avec les avantages (une réalisation soignée, des idées, un scénario original) et les défauts (une certaine pose qui se reflète dans le titre, un understatement narratif permanent). Pour juger d'un film, la fin est souvent une sorte de juge de paix : elle ressort ici de la catégorie énervante, ouvrant une nouvelle piste pour la fermer brutalement. Horripilant.

D'autres critiques sur Christoblog : http://www.christoblog.net/
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2013
Sélectionné au Festival de Sundance et à celui de Canne, « Martha Marcy May Marlene » était précédé d’une flatteuse réputation due en particulier à la prestation de son actrice principale Elizabeth Olsen (oui la sœur des insupportables jumelles Olsen !). Autant dire dès maintenant que ces critiques plutôt élogieuses sont méritées. À l’image de son titre le personnage incarné par Elizabeth Olsen est multiple, fuyant une communauté au fonctionnement sectaire où elle était nommée Marcy May, Martha (son vrai prénom) se réfugie chez sa sœur et son mari ; deux ans de vie dans cette communauté ont malheureusement modifié sont sens de la sociabilité et cela va entraîner des frictions avec sa famille. Plus qu’un film sur les mouvements sectaires et leurs adeptes, le film est un drame qui matérialise la difficulté de réadaptation de ces derniers dans un monde où les lois de la communauté dont ils ont été prisonniers n’ont pas court. Le film rend bien compte de cette inadaptation au travers des réflexes de Martha qui se heurte à l’incompréhension de ceux qui l’hébergent et au travers des flashbacks de celle-ci où les pratiques du mouvement sont exposées. La peur de Martha de voir resurgir ses coreligionnaires, ainsi que la pression psychologique qu’exerce le gourou sur elle durant son séjour sont traités avec un angle de thriller paranoïaque qui sans montrer aucun danger fait, au travers de la musique et des plans, ressentir une angoisse au spectateur qui en un instant se retrouve au niveau de Martha/Marcy May et de la peur qui la paralyse. L’interprétation d’Elizabeth Olsen est vraiment réussie car toute en finesse et en sobriété. Elle formalise un personnage très renfermé, au point d’en agaçant, qui est incapable d’expliquer à sa famille où elle a passé ces deux années et ce qui lui fait peur, rend toute communication difficile. Un film sur la réadaptation des ex-membres de sectes qui montre bien l’angoisse du monde extérieur pour ces derniers et la difficulté de la famille à les aider tant cette expérience leur est inimaginable. À voir pour comprendre le pourquoi des 11 nominations que le film a reçu et profiter du meilleur du cinéma indépendant américain.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

210 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 avril 2012
Film indépendant étrange et énigmatique porté par une excellente comédienne. Le processus terrible et diabolique de la secte est vraiment bien retranscrit dans ce "drame" psychologique. J'utilise les guillemets car je m'attendai plus à un thriller et fut déçu en ce sens. Le rythme et la progression de l'intrigue en subissent les conséquences.
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