Il est des films bien mystérieux dont objectivement on peut dire qu'ils regroupent beaucoup de bonnes choses, mais dont le résultat final est décevant.
MMMM fait partie de ces productions prometteuses qui semblent perdre le fil de leur histoire en route.
Martha a passé deux ans dans une secte, elle s'échappe et vient vivre chez sa soeur et son beau-frère. Le film zappe continuellement entre les deux périodes, d'une façon il faut le dire à la fois très élégante, et totalement insignifiante.
En réalité, le sentiment d'empathie qu'on (devrait) éprouve(r) pour Martha se perd quelque part, dans un non-jeu qui peut faire passer la prestation d'Elizabeth Olsen comme remarquable, ou dans une sorte de vertige baba cool qui fait ressembler la secte (qu'on voudrait sanguinaire, satanique ou à tout le moins perverse) à une riante réunion de moniteurs de colo un peu barges, Woodstock style.
Tout cela est estampillé Sundance pur jus (MMMM y fut sacré meilleur drama) avec les avantages (une réalisation soignée, des idées, un scénario original) et les défauts (une certaine pose qui se reflète dans le titre, un understatement narratif permanent). Pour juger d'un film, la fin est souvent une sorte de juge de paix : elle ressort ici de la catégorie énervante, ouvrant une nouvelle piste pour la fermer brutalement. Horripilant.
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Veritable drame psycho de deux mondes , l'un sectaire et l'autre capitaliste à souhait , et au milieu cette jeune actrice qui faut bien le dire excelle dans les deux parties . Actrice en devenir par son charme fou , son carisme et son jeu dramatique , une actrice vient de naitre de fort belle manière .
Un sujet trop peu et trop mal abordé en général et une actrice qui gagne à être connue pour un film à l'atmosphère oppressante et à la violence incidieuse. Maîtrisé de bout en bout, on en sort tendu et un peu perdu.
Très bonne surprise de ce début d'année après quelques semaines catastrophiques. Naissance d'une actrice hypnotisante dans un film subtile au montage habile. On navigue aisément entre passé et présent et les deux périodes sont aussi réussies l'une que l'autre. Le film vous cueille immédiatement et fascine, vous fait peur comme il vous émeut. Belle recherche de plans esthétiques dans une époque où seule l'histoire compte. A voir et revoir.
La jeune soeur Olsen porte sur ses épaules un film ambitieux. Une jeune femme s'échappe d'une secte après deux ans et retrouve sa soeur... Une ambiance envoutante, presque sereine se dégage du film où on suit en parallèle les moments forts de ses deux ans de "calvaire" et son réapprentissage au monde extérieur via sa soeur et mari. Le scénario est intéressant et le montage met parfaitemet en valeur tous les tenants et aboutissants. Cependant Marcy May est va mal et semble avoir vécu un véritable calvaire ; c'est bien là le problème... C'est clair qu'il s'agit d'une secte mais on voit surtout des gens gentil et affectueux qui vive avec la nature, bref la violence est avant tout psychologique (aucune violence physique-le viol est accepté et vit "heureuse" la plupart du temps). Il faut attendre un évènement en dehors de la secte pour voir un tournant. Il aurait sans doute fallu que le calvaire soit plus probant pour nous émouvoir et être touché par les fêlures de l'âme. C'est dommage... Cependant le film est surperbement mis en image et Elizabeth Olsen est clairement plus talentueuse que ses soeurs. Un poil plus d'émotion et de violence aurait été une bonne chose. Une description de la secte qui interpelle mais qui ne fait pas assez froid dans le dos. La fin est beaucoup trop brusque. Un bon film mais sans aucun doute un peu surestimé.
Une seule vraie révélation : Elizabeth Olsen, lumineuse ! Le reste = un mélange de parano, de clichés sur les sectes, d'atmosphère malsaine, d'embrouilles encéphales, d'une certaine violence gratuite, un gourou trop beau pour être vrai, pour un film indé bobo branchouille… et une fin (ou la non-fin?)… peut-être pour un "Martha 2, 3, 4 ???"
Film prenant, troublant, très bien joué. On sort de la salle encore imprégné de cette gravité. A aller voir si on a un goût prononcé pour les films dramatiques.
Ce premier film du réalisateur Sean Durkin est basé sur la narration parallèle des histoires de l’endoctrinement d’une jeune fille dans une secte libertine et celle de son retour dans un cocon familial très conventionnel. La narration juxtaposée de ces deux périodes de la vie de cette adolescente en quête d’affection permet d’interroger le spectateur sur les problèmes d’adaptation liés à un tel changement de modes de vie et sur les artifices de chacune des deux. D’une manipulation se voulant spirituel à un cloisonnement matérialiste, la pauvre Martha, ainsi que le public pris sous son charme, en viennent à perdre tous ses repères, depuis les notions de bien et mal jusqu’aux notions même de vie en société. Ce drame psychologique s’appuyant avant tout sur la beauté envoutante de ses images pleines de lumières et sur le jeu plein de vie de la ravissante Elisabeth Olsen, laisse derrière lui un profond sentiment de paranoïa et d’ambigüité morale insalubre.
Premières fois. « Martha, Marcy May, Marlene » marque en effet les débuts d’artistes, devant et derrière la caméra. Devant la jeune et époustouflante, Elizabeth Olsen, derrière Sean Durkin, pur réalisateur du cinéma indépendant US, émergeant à Sundance. Jusqu’ici, tout reste classique. Seulement le film de Durkin va bien au-delà des espérances habituelles et révèle un vrai talent. Nous rappelant presque, dans une autre génétique, le Shotgun Stories Jeff Nichols en 2007. Le tout étant plutôt de bonne augure. Par la thématique principale de son film, les dommages collatéraux des sectes, le réalisateur ne choisit pas la facilité. Sujet pouvant facilement basculer dans l’outrance et les clichés. A l’inverse, il réussit à démontrer l’impact, plus interne qu’externe, que ce genre de manipulations peut imputer à l’être humain. Ancrée dans une ruralité hippie tendance folk, la communauté (secte) décrite par Sean Durkin s’inscrit avec propos dans une démonstration plus que dénonciation. Exemple même, l’utilisation du flashback avec un certain savoir faire, Martha, Marcy May, Marlene, est la parfaite démonstration de ce qu’on peut faire quand on sait répéter cet exercice de style. Jamais redondant dans l’effet, toujours utile et intégrant fond et forme. Durkin, n’aime pas la facilité, il utilise chaque flashback par un pont de mise en scène entre un raccord des évènements passés et présents. Outre lui offrir une fluidité de mise en scène cela lui permet d’inscrire le fond qu’il tend à d’écrire ; montrer comment, même après « le départ », la secte garde dans un même parallèle, un impact dans le présent. Réalité, souvenirs et imagination sont alors confondus dans un même espace temporel, ce qui appuie et désigne avec subtilité la démonstration que le réalisateur tente d’apporter aux dommages que les sectes peuvent engendrer. Ce simple effet, souligne comment Durkin sait donner du sens et une lecture juste à son cinéma. Entre subtilité et savoir faire. Le tout est baigné d’une lumière très naturaliste, tout en flirtant avec ce qu’un certain cinéma indépendant d’une bonne vingtaine d’années pouvait faire. A ce titre le jeune Jody Lee Lipes montre un savoir faire indéniable et participe à l’ambiance si marquée du film. Les intérieurs tout comme les extérieurs sont dans une esthétique laiteuse et très naturaliste. L’ensemble donnant un relief de chaque instant à tous les personnages du film, tant leurs mouvements se veulent découpés et se dégagent de cette photo au grain prononcé et magnifique. Ainsi la performance de la toute jeune Elizabeth Olsen (sœur de(s)…) ne peut être que magnifiée. La comédienne pour son premier vrai rôle, emporte tout avec elle, jusqu’à son malaise qu’elle arrive en crescendo à faire ressentir au spectateur. Physique et charme non conventionnels dans la caste hollywoodienne, Olsen s’avère presque être un choix évident. Comédienne naissante, surprenante de maîtrise et d’implication sans tomber dans l’excès de jeu. Elle porte à elle seule avec justesse ce que le réalisateur tend à démontrer, comment un acte psychologique violent fait effet avec la plus grande douceur et sournoiserie. Sean Durkin le filme ainsi, Elizabeth Olsen le porte de la même manière en y apportant l’onde particulière que son personnage demande. On peut parfois ressentir de la redite dans les termes de « révélations du cinéma indépendant américain » mais Sean Durkin réalise ici un travail d’auteur imparable, autant par son scénario, violent, abrupt et en totale rupture de sa mise en scène, douce, fluide et subtile par sa forme. Comme fil conducteur de l’ensemble et symbole de liberté désirée, Elizabeth Olsen, découverte et comédienne à l’aura naturelle et hypnotisant. Petit budget, grand film. http://requiemovies.over-blog.com/
Le premier long métrage de Sean Durkin en tant que réalisateur si je comprends bien. Ce qui est assez prometteur ! Les acteurs sont très justes, et le film bien ficelé. Esthétiquement, il n'y a pas grand chose à re-dire, si ce n'est que c'est très correct. Il aborde un sujet délicat avec panache. La fin n'est pas dérangeant dans le sens ou le film traite d'un sujet déjà complexe. Comment en est-elle arrivée la ? Pourquoi en est-elle partie ? Alors si on veut en savoir plus sur la post vie de "Marcy" dans son hopital psychiatrique, il faudra attendre une éventuelle suite.
Film d'abord intrigant puis qui parvient à créer un climat inquiétant par son travail sur le son et l'image. Une vraie réussite. Elisabeth Olsen excellente et John Hawkes, comme toujours, parfait.
Comment définir un film au scénario bâclé , quel dommage l'idée vraiment bonne , l Actrice superbe et émouvante , l(histoire ne décolle pas , on s'ennui , la fin est nulle
Film étonnant et bouleversant, dont la scène finale nous laisse pantois... on ne sait trop ce qu'elle signifie, sinon qu'on ne sort pas indemné de deux années passées dans une secte et ce, quelle qu'elle soit. C'est à la fois effroyable et subjuguant... les acteurs sont remarquables... on reste sans voix à la fin du film.
une jeune femme s'échappe d'une secte et se réfugie chez sa soeur..Ce film pourrait être un bon témoignage sur les dégâts que certaines personnes perverses et manipulatrices peuvent faire dans les esprits d'autres plus faibles ... c'est plutôt réussi , ça reste modeste , en bref ça se laisse voir ...
Martha ? Marcy May ? Marlene ? Je sais pas. Je sais plus. J'en sais rien. Tout se confond. Tout se partage. Et si je ne suis pas égoïste ? Parce qu'il est là, et c'est un putain de menteur et il faut partir, il faut s'en aller tout de suite et non, j'ai rien fait, et rien vu, et toi tu es comme moi, et tu n'es personne, et je suis heureuse d'être là, parmi vous, ne me touche pas ! Ne me touche pas si tu ne m'écoute pas ! Il a chanté, on a dansé et je ne me souviens plus de rien, et tout était unique, et tout était vrai mais ... je me retourne, ou je ne me retourne pas, qui ai-je été, qui vais-je être, je ne sais plus.